Bonjour,
un nouveau sujet, pas vraiment neuf, mais j'ai besoin d'en parler même si maintenant j'ai encaissé et que je me sens mieux. J'ai besoin de vos conseils parce que je ne sais pas si c'est moi qui part envrille en refusant de pardonner ou si... enfin, si sans avoir raison, je n'ai pas des raisons valables de vouloir en rester là .
Voilà le truc, c'est que je ne me suis jamais sentie aimée de ma famille, de mes parents ou de mes soeurs. J'ai passé mon enfance et mon adolescence dans une maison froide et vide, avec des gens avec qui je partageais de repas (en silence, pour ne pas déranger l'écoute de la télé), le plus souvent seule dans ma chambre à lire ou à jouer toute seule. Je n'ai pas de souvenirs très précis de mon enfance, juste une impression de froid et de vide, les seules choses qui me reviennent, j'ai du mal à les situer dans le temps, ou je les déforme. A plusieurs reprises, j'ai aprlé avec ma famille de souvenirs mais eux ne s'en rappellaient pas. A croire que j'ai même fabriqué certains souvenirs !
Bref... cela ne m'a pas beaucoup aidée à me construire, surtout emotionnellement, de croire que mes parents ne m'aimaient pas. Ou plutôt qu'ils ne faisaient pas attention à moi. Je n'ai jamais subi de maltraitance, de l'avis de tout le monde, ce sont des gens biens, de bons parents. Je n'ai jamais eu faim (au contraire), pas souvent froid, ils m'ont donné une éducation, une vie matérielle correcte.. mais rien sur le plan affectif, ou même moral.
Je crois qu'ils ont surtout été très maladroits, ils ne devaient pas comprendre qu'un enfant avait aussi besoin d'autre chose que de vêtements chauds ou un toit au dessus de sa tête.
Je suis partie de chez eux à 17 ans, en entrant dans un pensionnat de façon volontaire, puis j'ai pris une chambre à la fac et enfin, j'ai pu partir à des centaines de kilomètres de chez eux.
ça a été difficile mais aussi une bouffée d'oxygène. J'ai commencé à grandir seulement à ce moment là , je me suis pris des coups mais j'ai appris beaucoup de choses aussi. Je deviens à peine adulte, et ce n'est pas graçe à eux. Je m'accepte de mieux en mieux, mais seulement quand je suis loin d'eux.
pourtant depuis que je suis partie nos rapports se sont un peu améliorés. Déjà parce que le fait pour moi de voir d'autres personnes (je ne sortais jamais de chez eux, ej ne voyais personne, en dehors de l'école) m'a permis de reporter sur ces gens l'affection que j'avais besoin de donner. J'ai eu d'autres points de repère, d'autres references qu'eux, et ce sont ces autres personnes qui m'ont permis de me construire. Cela a soulagé mes rapports avec mes parents, parce que je n'avais plus autant besoin de leur amour ou de leur respect. En fait, je les considère un peu comme des connaissances chez qui je me sens tenue d'aller ou à qui je suis tenue de donner des signes de vie de temps à autre, j'ai même une certaine tendresse pour eux, mais je n'ai pas besoin d'eux. Je ne veux pas d'eux dans ma vie, je rejette tout ce qui pourrait les impliquer dans ma vie d'une façon ou d'une autre. Je refuse de leur donner des informations que je consièdre comme trop personnelles, comme des problèmes de santé ou am vie sentimentale. Je refuse l'idée de me marier un jour parce la tradition veut qu'ils soient présents et ce n'est pas mon souhait. Je ne veux pas qu'ils aient, même en apparence, le droit d'être d'accord avec le choix que je ferai de vivre avec un homme pour le restant de mes jours.
Tout cela m'allait très bien, comme mode de fonctionnement.. oui mais voilà ...
Le reveillon de Noel m'a démolie, cette année encore, même si ce n'était pas vraiment de la façon "habituelle" : ma soeur aînée, chiante encore, et toujours aussi egoiste et egocentrique, elle m'enervait mais cela n'a pas été le pire. Le pire c'était mon père. Je ne sais pas si c'est dû à sa retraite, ou si c'est de me savoir aussi loin mais il n'a pas cessé de tenter de me montrer qu'il tenait à moi... de façon maladroite, crispante, en me posant des questions sur ma vie perso, en me suivant partout, en voulant à tout prix me ramener à la gare et jusque sur le quai... Cela devrait me rendre heureuse, mais non au contraire cela m'a enfoncée la tête sous l'eau. Parce que pour moi c'est trop tard. Il m'aime, oui, peut être mais ce n'est plus maintenant que j'ai besoin de lui. Maintenant pour moi c'est trop tard, je n'ai plus besoin de lui. Je ne veux plus qu'il se mêle de ma vie, je ne lui reconnais pas ce droit. Il m'a souhaité, pour cette nouvelle année, de trouver un homme, comme mes soeurs. Après avoir mis 20 ans à me faire croire que je n'étais pas digne d'être aimée, qu'on s'interesse à moi, c'est à moi maintenant de me demerder pour me trouver un mec et le leur servir sur un plateau !
Je ne peux pas lui rendre son affection, je ne peux pas. Et pourtant ça me bouffe...
Ca m'a tellement bouffée que j'étais au trente sixième dessous en rentrant.
Maintenant moralement je me sens mieux, mais je les maintiens à distance. Je n'ai pas eu de contact avec eux depuis le premier janvier, et j'espere bien réusssir à prolonger cela le plus longtemps possible...
Ai je tort ? est ce que je dois faire un effort pour améliorer nos relations ? ça me gave... pour moi c'est comme si je devais me lier d'amitié avec des personnes que je ne connais pas, avec qui je ne partage rien, tout est à construire et je n'en n'ai ni envie ni besoin.
Suis je égoiste ?
Désolée pour le pavé...
un nouveau sujet, pas vraiment neuf, mais j'ai besoin d'en parler même si maintenant j'ai encaissé et que je me sens mieux. J'ai besoin de vos conseils parce que je ne sais pas si c'est moi qui part envrille en refusant de pardonner ou si... enfin, si sans avoir raison, je n'ai pas des raisons valables de vouloir en rester là .
Voilà le truc, c'est que je ne me suis jamais sentie aimée de ma famille, de mes parents ou de mes soeurs. J'ai passé mon enfance et mon adolescence dans une maison froide et vide, avec des gens avec qui je partageais de repas (en silence, pour ne pas déranger l'écoute de la télé), le plus souvent seule dans ma chambre à lire ou à jouer toute seule. Je n'ai pas de souvenirs très précis de mon enfance, juste une impression de froid et de vide, les seules choses qui me reviennent, j'ai du mal à les situer dans le temps, ou je les déforme. A plusieurs reprises, j'ai aprlé avec ma famille de souvenirs mais eux ne s'en rappellaient pas. A croire que j'ai même fabriqué certains souvenirs !
Bref... cela ne m'a pas beaucoup aidée à me construire, surtout emotionnellement, de croire que mes parents ne m'aimaient pas. Ou plutôt qu'ils ne faisaient pas attention à moi. Je n'ai jamais subi de maltraitance, de l'avis de tout le monde, ce sont des gens biens, de bons parents. Je n'ai jamais eu faim (au contraire), pas souvent froid, ils m'ont donné une éducation, une vie matérielle correcte.. mais rien sur le plan affectif, ou même moral.
Je crois qu'ils ont surtout été très maladroits, ils ne devaient pas comprendre qu'un enfant avait aussi besoin d'autre chose que de vêtements chauds ou un toit au dessus de sa tête.
Je suis partie de chez eux à 17 ans, en entrant dans un pensionnat de façon volontaire, puis j'ai pris une chambre à la fac et enfin, j'ai pu partir à des centaines de kilomètres de chez eux.
ça a été difficile mais aussi une bouffée d'oxygène. J'ai commencé à grandir seulement à ce moment là , je me suis pris des coups mais j'ai appris beaucoup de choses aussi. Je deviens à peine adulte, et ce n'est pas graçe à eux. Je m'accepte de mieux en mieux, mais seulement quand je suis loin d'eux.
pourtant depuis que je suis partie nos rapports se sont un peu améliorés. Déjà parce que le fait pour moi de voir d'autres personnes (je ne sortais jamais de chez eux, ej ne voyais personne, en dehors de l'école) m'a permis de reporter sur ces gens l'affection que j'avais besoin de donner. J'ai eu d'autres points de repère, d'autres references qu'eux, et ce sont ces autres personnes qui m'ont permis de me construire. Cela a soulagé mes rapports avec mes parents, parce que je n'avais plus autant besoin de leur amour ou de leur respect. En fait, je les considère un peu comme des connaissances chez qui je me sens tenue d'aller ou à qui je suis tenue de donner des signes de vie de temps à autre, j'ai même une certaine tendresse pour eux, mais je n'ai pas besoin d'eux. Je ne veux pas d'eux dans ma vie, je rejette tout ce qui pourrait les impliquer dans ma vie d'une façon ou d'une autre. Je refuse de leur donner des informations que je consièdre comme trop personnelles, comme des problèmes de santé ou am vie sentimentale. Je refuse l'idée de me marier un jour parce la tradition veut qu'ils soient présents et ce n'est pas mon souhait. Je ne veux pas qu'ils aient, même en apparence, le droit d'être d'accord avec le choix que je ferai de vivre avec un homme pour le restant de mes jours.
Tout cela m'allait très bien, comme mode de fonctionnement.. oui mais voilà ...
Le reveillon de Noel m'a démolie, cette année encore, même si ce n'était pas vraiment de la façon "habituelle" : ma soeur aînée, chiante encore, et toujours aussi egoiste et egocentrique, elle m'enervait mais cela n'a pas été le pire. Le pire c'était mon père. Je ne sais pas si c'est dû à sa retraite, ou si c'est de me savoir aussi loin mais il n'a pas cessé de tenter de me montrer qu'il tenait à moi... de façon maladroite, crispante, en me posant des questions sur ma vie perso, en me suivant partout, en voulant à tout prix me ramener à la gare et jusque sur le quai... Cela devrait me rendre heureuse, mais non au contraire cela m'a enfoncée la tête sous l'eau. Parce que pour moi c'est trop tard. Il m'aime, oui, peut être mais ce n'est plus maintenant que j'ai besoin de lui. Maintenant pour moi c'est trop tard, je n'ai plus besoin de lui. Je ne veux plus qu'il se mêle de ma vie, je ne lui reconnais pas ce droit. Il m'a souhaité, pour cette nouvelle année, de trouver un homme, comme mes soeurs. Après avoir mis 20 ans à me faire croire que je n'étais pas digne d'être aimée, qu'on s'interesse à moi, c'est à moi maintenant de me demerder pour me trouver un mec et le leur servir sur un plateau !
Je ne peux pas lui rendre son affection, je ne peux pas. Et pourtant ça me bouffe...
Ca m'a tellement bouffée que j'étais au trente sixième dessous en rentrant.
Maintenant moralement je me sens mieux, mais je les maintiens à distance. Je n'ai pas eu de contact avec eux depuis le premier janvier, et j'espere bien réusssir à prolonger cela le plus longtemps possible...
Ai je tort ? est ce que je dois faire un effort pour améliorer nos relations ? ça me gave... pour moi c'est comme si je devais me lier d'amitié avec des personnes que je ne connais pas, avec qui je ne partage rien, tout est à construire et je n'en n'ai ni envie ni besoin.
Suis je égoiste ?
Désolée pour le pavé...
Je parle moins maintenant. Je terrasse plus mes ennemis par l'éloquence. Plus je vieillis, plus je ferme ma gueule.
"J'tabassse les vieux, ça m'dérange pas" Tony Stark à Captain America.
"J'tabassse les vieux, ça m'dérange pas" Tony Stark à Captain America.
