Bonjour les filles et les messieurs,
J'ai une question à vous poser : j'ai une espece de depression latente, depuis toujours, que beaucoup d'entre vous doivent connaitre ou vivre aussi. Je ne me considère pas comme un "être humain normal", mais plutôt comme une sorte de monstre, de phénomène de foire. C'est pour moi aussi reel et aussi evident que les lois de la physique ou que les étoiles dans le ciel, ou que la terre soit ronde.
Je souffre de cette forme de depression, de cette image de moi, à tel point que je ne considère pas comme ayant droit à l'amour, ou à une vie de famille normale. J'en ai pris mon parti depuis longtemps, et je le "vie" plutôt bien, cela m'empêche de trop attendre des gens ou de la vie, de prendre des baffes, cela ne m'empêche pas de penser à avoir des enfants un jour, en passant par la coparentalité, mais bien évidemment cela ne me permettra jamais une "vie normale". Encore une fois j'en ai pris mon parti et ce n'est pas si gênant la plupart du temps.
Je sais ce que vous allez dire : c'est n'importe quoi, etc etc etc..
Ce n'est pas le sujet (même si vous êtes très gentilles).
A ce jour, une seule personne, mon meilleur ami, était au courant de cela. Il l'accepte tant bien que mal... j'évite soigneusement d'en faire étalage devant d'autres personnes, parce que je sais à quel point c'est destructeur pour eux... En apparence, je suis gaie, vive, pleine de bonne humeur et d'humour...
Ce n'est pas vraiment qu'une apparence d'ailleurs je ne me sens la plpupart du temps pas si nulle que cela...
Mais voilà ... un de mes collègues, que je considère comme un ami, a découvert "ma perception de moi" et il est très inquiet. La première
fois qu'il m'en a parlé,hier, j'ai été prise au dépourvu et je l'ai renvoyé dans ses cordes, en lui disant de ne pas s'en préoccuper, que tout allait bien et j'ai changé de sujet.
Je viens d'aller le voir pour discuter plus "rationnellement" et ne pas le laisser barboter dans son jus. Je lui ai expliqué à quel point ça pouvait être destructeur pour lui de s'impliquer là dedans, qu'il n'avait pas à s'inquièter d'apprendre un jour que je m'étais suicidée ou une autre connerie dans ce genre parce que je suis habituée à ce trouble et je le vis plutôt bien.
Il m'a dit comprendre que je ne voulais pas lui en parler et qu'il n'avait pas les capacités psy ou même l'envie d'en discuter avec moi, de prendre ce problème à sa charge mais il m'a demandé d'aller voir un psy. Je lui ai expliqué que j'étais suivie, avant et que depuis mon déménagement, je ne l'étais plus car les psys d'ici veulent memettre sous anti depresseur, ce que je refuse. Il m'a demandé de persister dans ma recherche d'aide... ce que je n'ai plus le courage de faire (ne lui ai pas dit, non plus).
Il reste inquiet... je ne sais pas trop de quoi, puisque je lui ai dit que je n'étais pas suicidaire, mais il l'est encore.
J'ai peur pour lui, s'il ne sait pas prendre du recul, il va morfler. Je ne sais pas quoi faire, il ne peut ni comprendre ni accepter ce trouble... je ne sais pas le rassurer...
Que me conseillez vous ? D'attendre ? de laisser passer du temps ?
J'ai une question à vous poser : j'ai une espece de depression latente, depuis toujours, que beaucoup d'entre vous doivent connaitre ou vivre aussi. Je ne me considère pas comme un "être humain normal", mais plutôt comme une sorte de monstre, de phénomène de foire. C'est pour moi aussi reel et aussi evident que les lois de la physique ou que les étoiles dans le ciel, ou que la terre soit ronde.
Je souffre de cette forme de depression, de cette image de moi, à tel point que je ne considère pas comme ayant droit à l'amour, ou à une vie de famille normale. J'en ai pris mon parti depuis longtemps, et je le "vie" plutôt bien, cela m'empêche de trop attendre des gens ou de la vie, de prendre des baffes, cela ne m'empêche pas de penser à avoir des enfants un jour, en passant par la coparentalité, mais bien évidemment cela ne me permettra jamais une "vie normale". Encore une fois j'en ai pris mon parti et ce n'est pas si gênant la plupart du temps.
Je sais ce que vous allez dire : c'est n'importe quoi, etc etc etc..
Ce n'est pas le sujet (même si vous êtes très gentilles).
A ce jour, une seule personne, mon meilleur ami, était au courant de cela. Il l'accepte tant bien que mal... j'évite soigneusement d'en faire étalage devant d'autres personnes, parce que je sais à quel point c'est destructeur pour eux... En apparence, je suis gaie, vive, pleine de bonne humeur et d'humour...
Ce n'est pas vraiment qu'une apparence d'ailleurs je ne me sens la plpupart du temps pas si nulle que cela...
Mais voilà ... un de mes collègues, que je considère comme un ami, a découvert "ma perception de moi" et il est très inquiet. La première
fois qu'il m'en a parlé,hier, j'ai été prise au dépourvu et je l'ai renvoyé dans ses cordes, en lui disant de ne pas s'en préoccuper, que tout allait bien et j'ai changé de sujet.
Je viens d'aller le voir pour discuter plus "rationnellement" et ne pas le laisser barboter dans son jus. Je lui ai expliqué à quel point ça pouvait être destructeur pour lui de s'impliquer là dedans, qu'il n'avait pas à s'inquièter d'apprendre un jour que je m'étais suicidée ou une autre connerie dans ce genre parce que je suis habituée à ce trouble et je le vis plutôt bien.
Il m'a dit comprendre que je ne voulais pas lui en parler et qu'il n'avait pas les capacités psy ou même l'envie d'en discuter avec moi, de prendre ce problème à sa charge mais il m'a demandé d'aller voir un psy. Je lui ai expliqué que j'étais suivie, avant et que depuis mon déménagement, je ne l'étais plus car les psys d'ici veulent memettre sous anti depresseur, ce que je refuse. Il m'a demandé de persister dans ma recherche d'aide... ce que je n'ai plus le courage de faire (ne lui ai pas dit, non plus).
Il reste inquiet... je ne sais pas trop de quoi, puisque je lui ai dit que je n'étais pas suicidaire, mais il l'est encore.
J'ai peur pour lui, s'il ne sait pas prendre du recul, il va morfler. Je ne sais pas quoi faire, il ne peut ni comprendre ni accepter ce trouble... je ne sais pas le rassurer...
Que me conseillez vous ? D'attendre ? de laisser passer du temps ?
Je parle moins maintenant. Je terrasse plus mes ennemis par l'éloquence. Plus je vieillis, plus je ferme ma gueule.
"J'tabassse les vieux, ça m'dérange pas" Tony Stark à Captain America.
"J'tabassse les vieux, ça m'dérange pas" Tony Stark à Captain America.
