Depuis hier je porte un peu mes réflexions sur le coeur, et j'ai décidé de lâcher un peu de lest ce soir.
Je préviens que c'est un peu long...
Hier, j'ai passé la journée avec soeur, à faire les magasins. Jusqu'ici, rien de bien spécial, c'était agréable, et comme je déménage dans deux jours, elle voulait me voir avant que je parte, j'ai donc accepté avec plaisir son offre, bien que je sache pertinamment qu'elle me complexerait plus d'une fois dans la journée...
Déjà , il faut savoir que ma soeur est une obsédée de son poids, toujours à parler de son apparence, de son poids, de sa taille, à se comparer ouvertement aux autres filles.. Et j'avoue que cette attitude hyper superficielle me lourde grandement, bien que je l'aime. On a mangé au MacDo, à midi, et déjà , elle se comparait une fille qu'elle jugeait belle et qui, aux vues de ce qui se trouvait sur son plateau, semblait manger beaucoup sans grossir. Alors, elle en a conclu qu'elle pouvait s'accorder un autre sandwich.
Depuis quelques temps, elle a beaucoup maigri, et sincèrement, je la trouve pas bien, de corps, alors qu'elle était franchement très belle lorsqu'elle avait genre 5/6 kilos en trop de son poids normal... Désormais, elle est hyper sèche, a perdu toute sa poitrine... a des toutes petites fesses, des jambes rikiki. Je ne dis pas qu'être mince est moche, mais ça ne lui va pas du tout, elle perd de sa féminité je trouve
Bref...
Arrive le moment où les confidences sur la raison de mon départ pour Paris deviennent à l'ordre du jour..
Et là .. on parle de ma mère, de ma relation avec ma mère, et pour ceux qui ont suivi plus ou moins quelques uns de mes posts, et s'en souviennent, j'ai de très mauvaises relations avec elle parce qu'elle ne m'a jamais acceptée comme je suis et j'ai subi ses remarques et ses humiliation toute mon enfance.
Là , elle me parle de son enfance à elle, du fait qu'elle a un jour été très grosse, elle aussi (merci.. pour la comparaison très grosse/aussi) et que le déclic de maigrir, elle l'avait eu grâce au fait que des copines lui avaient fait des remarques très blessantes à ce sujet. Et là , elle ajoute que "mon dieu, c'était horrible, j'étais monté jusqu'au 44! "
Ah.. oui, 44 mon Dieu c'est énorme!!!!

Puis, elle m'avoue être "à l'origine" d'une crise importante que j'ai eue avec ma mère à l'âge de 16 ans, qui a finit de me faire tomber dans les crises de boulimie que j'avais déjà bien entamées avant... Ma mère me faisait des remarques hyper choquantes, hyper blessantes, me forçait au régime, me traitait de grosse à totu bout de champ, me disait que je ne plairais jamais aux garçons, que j'étais un gouffre, qu'il valait mieux m'avoir en photo, m'humiliait publiquement.. etc. Et surtout, elle mettait toute la famille au courant de ma "tristesse à cause de mon poids".
En fait, ma mère avait parlé à ma soeur du fait que semblais être malheureuse. Et toutes les deux, sans même m'en parler et me demander, ont conclu que j'étais malheureuse à cause de mon poids, et qu'en me faisant des remarques très blessantes, j'aurais le déclic pour maigrir. A aucun moment, elles ne se sont dit que
1. Recevoir des remarques de sa mère et de ses copines sont deux choses très différentes
2. J'étais peut-être bien comme j'étais
3. Il aurait été prudent de me parler avant d'entamer ce genre de choses...
Je suis restée conne devant ça.. je ne dis pas qu'elle y est pour tout, mais elle a contribué à ça, et surtout, elle m'a dit qu'elle voyait bien que ça n'avait pas marché, voire empiré, mais elle n'a rien fait pour que ça change, n'a jamais tenté de me parler de ça, n'a jamais présumé qu'il valait mieux arrêter tout ça? Elle savait que je souffrais, que ça me faisait du mal.. mais c'était pour mon bien?
J'ai envie de dire qu'il y a des limites à la connerie... Vouloir être bienveillant et se tromper ou être maladroit, je veux bien. Mais vouloir être bienveillant, se tromper, voir qu'on se trompe, que ça fait du mal, et ne pas agir mais au contraire continuer... là je dis non..
Ah oui, elle peut bien se sentir responsable, pour le coup...
J'ai réussi à ne pas m'enerver, à ne pas l'accâbler, mais quelque part, je le regrette un peu, parce que oui, je lui en veux, même si ma mère était maître de ses paroles et actes. Pendant tout ce temps, elle me parlait, comme ça, l'air de rien, en sachant pertinamment ce qui se tramait, en voyant très bien que j'étais malheureuse...
Je ne supporte vraiment plus ma famille. Tout ce que je fais devient affaire publique, je ne peux rien garder pour moi, tout le monde se mêle de ma vie et croit tout savoir mieux que moi. Et ils ont même des "petits complots entre eux" pour arriver à me faire maigrir. Voyez donc jusqu'où ça va..
Bien que je sois très secrète sur ma vie privée, et par choix, parce que ma famille est "trop ouverte" à tout, et les informations circulent trop vite, j'ai sans cesse la sensation qu'on me vole ma vie, ma façon de penser, d'être... de perdre ma personnalité par la déformation qu'en fait ma mère auprès des autres, qui vont ensuite s'imaginer des choses sur moi et en déduire des scénarios derrière mon dos pour que ça change....
J'aimerais simplement vivre ma vie, et qu'on me laisse maître de mes choix, qu'on comprenne que je prends les décisions moi-même, qu'ils n'ont rien avoir à faire avec tout ça
Je préviens que c'est un peu long...
Hier, j'ai passé la journée avec soeur, à faire les magasins. Jusqu'ici, rien de bien spécial, c'était agréable, et comme je déménage dans deux jours, elle voulait me voir avant que je parte, j'ai donc accepté avec plaisir son offre, bien que je sache pertinamment qu'elle me complexerait plus d'une fois dans la journée...
Déjà , il faut savoir que ma soeur est une obsédée de son poids, toujours à parler de son apparence, de son poids, de sa taille, à se comparer ouvertement aux autres filles.. Et j'avoue que cette attitude hyper superficielle me lourde grandement, bien que je l'aime. On a mangé au MacDo, à midi, et déjà , elle se comparait une fille qu'elle jugeait belle et qui, aux vues de ce qui se trouvait sur son plateau, semblait manger beaucoup sans grossir. Alors, elle en a conclu qu'elle pouvait s'accorder un autre sandwich.
Depuis quelques temps, elle a beaucoup maigri, et sincèrement, je la trouve pas bien, de corps, alors qu'elle était franchement très belle lorsqu'elle avait genre 5/6 kilos en trop de son poids normal... Désormais, elle est hyper sèche, a perdu toute sa poitrine... a des toutes petites fesses, des jambes rikiki. Je ne dis pas qu'être mince est moche, mais ça ne lui va pas du tout, elle perd de sa féminité je trouve
Bref...
Arrive le moment où les confidences sur la raison de mon départ pour Paris deviennent à l'ordre du jour..
Et là .. on parle de ma mère, de ma relation avec ma mère, et pour ceux qui ont suivi plus ou moins quelques uns de mes posts, et s'en souviennent, j'ai de très mauvaises relations avec elle parce qu'elle ne m'a jamais acceptée comme je suis et j'ai subi ses remarques et ses humiliation toute mon enfance.
Là , elle me parle de son enfance à elle, du fait qu'elle a un jour été très grosse, elle aussi (merci.. pour la comparaison très grosse/aussi) et que le déclic de maigrir, elle l'avait eu grâce au fait que des copines lui avaient fait des remarques très blessantes à ce sujet. Et là , elle ajoute que "mon dieu, c'était horrible, j'étais monté jusqu'au 44! "
Ah.. oui, 44 mon Dieu c'est énorme!!!!
Puis, elle m'avoue être "à l'origine" d'une crise importante que j'ai eue avec ma mère à l'âge de 16 ans, qui a finit de me faire tomber dans les crises de boulimie que j'avais déjà bien entamées avant... Ma mère me faisait des remarques hyper choquantes, hyper blessantes, me forçait au régime, me traitait de grosse à totu bout de champ, me disait que je ne plairais jamais aux garçons, que j'étais un gouffre, qu'il valait mieux m'avoir en photo, m'humiliait publiquement.. etc. Et surtout, elle mettait toute la famille au courant de ma "tristesse à cause de mon poids".
En fait, ma mère avait parlé à ma soeur du fait que semblais être malheureuse. Et toutes les deux, sans même m'en parler et me demander, ont conclu que j'étais malheureuse à cause de mon poids, et qu'en me faisant des remarques très blessantes, j'aurais le déclic pour maigrir. A aucun moment, elles ne se sont dit que
1. Recevoir des remarques de sa mère et de ses copines sont deux choses très différentes
2. J'étais peut-être bien comme j'étais
3. Il aurait été prudent de me parler avant d'entamer ce genre de choses...
Je suis restée conne devant ça.. je ne dis pas qu'elle y est pour tout, mais elle a contribué à ça, et surtout, elle m'a dit qu'elle voyait bien que ça n'avait pas marché, voire empiré, mais elle n'a rien fait pour que ça change, n'a jamais tenté de me parler de ça, n'a jamais présumé qu'il valait mieux arrêter tout ça? Elle savait que je souffrais, que ça me faisait du mal.. mais c'était pour mon bien?
J'ai envie de dire qu'il y a des limites à la connerie... Vouloir être bienveillant et se tromper ou être maladroit, je veux bien. Mais vouloir être bienveillant, se tromper, voir qu'on se trompe, que ça fait du mal, et ne pas agir mais au contraire continuer... là je dis non..
Ah oui, elle peut bien se sentir responsable, pour le coup...
J'ai réussi à ne pas m'enerver, à ne pas l'accâbler, mais quelque part, je le regrette un peu, parce que oui, je lui en veux, même si ma mère était maître de ses paroles et actes. Pendant tout ce temps, elle me parlait, comme ça, l'air de rien, en sachant pertinamment ce qui se tramait, en voyant très bien que j'étais malheureuse...
Je ne supporte vraiment plus ma famille. Tout ce que je fais devient affaire publique, je ne peux rien garder pour moi, tout le monde se mêle de ma vie et croit tout savoir mieux que moi. Et ils ont même des "petits complots entre eux" pour arriver à me faire maigrir. Voyez donc jusqu'où ça va..
Bien que je sois très secrète sur ma vie privée, et par choix, parce que ma famille est "trop ouverte" à tout, et les informations circulent trop vite, j'ai sans cesse la sensation qu'on me vole ma vie, ma façon de penser, d'être... de perdre ma personnalité par la déformation qu'en fait ma mère auprès des autres, qui vont ensuite s'imaginer des choses sur moi et en déduire des scénarios derrière mon dos pour que ça change....
J'aimerais simplement vivre ma vie, et qu'on me laisse maître de mes choix, qu'on comprenne que je prends les décisions moi-même, qu'ils n'ont rien avoir à faire avec tout ça
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