L'hyperphagie boulimique ou "Binge eating disorder"
Tandis que la Boulimique parvient à contrôler son poids tant bien que mal par le vomissement provoqué ou d'autres méthodes, l'hyperphage boulimique n'utilise pas de telles techniques et est donc la plupart du temps en surpoids.
Selon les premières estimations, 20 à 50 % des individus en surpoids qui consultent en vue de maigrir seraient sujets à des troubles du comportement alimentaire de ce type.
Contrairement à l’anorexie mentale et la Bulimia nervosa, l'hyperphagie boulimique serait de fréquence semblable dans les deux sexes (on compte un homme anorexique pour neuf femmes, un homme boulimique pour neuf femmes).
Les obèses hyperphages incontrôlés seraient davantage préoccupés par la nourriture et par leur poids que les obèses non hyperphages incontrôlés, toujours occupés à se restreindre sans y parvenir, plus insatisfaits de leur physique. Ils seraient aussi davantage perturbés psychiquement: on observerait chez eux plus de dépressions, d’attaques de paniques et de manifestations phobiques. Ils auraient enfin plus de troubles de la personnalité.
On ne peut à ce jour dire si leur surpoids est dû aux comportements alimentaires aberrants, ou bien si au contraire le syndrome d’hyperphagie boulimique résulte des efforts de restriction d’obèses en mal d’amaigrissement.
Définition du DSM-IV, 1996 (Diagnostic and Statistical Manual)
HYPERPHAGIE BOULIMIQUE ("Binge eating disorder", Spitzer et al., 1993; DSM-IV, 1996)
A. Épisodes récurrents de crises de boulimies (" binge eating "). Une crise de boulimie répond aux 2 caract-éristiques suivantes :
1) Absorption, en une courte période de temps (moins de 2 heures), d’une quantité de nourriture dépassant notablement ce que la plupart des personnes mangent dans le même temps et dans les mêmes cir-constances.
2) Sentiment de perte de contrôle sur le comportement alimentaire pendant la crise (par exemple, senti-ment de ne pas pouvoir s’arrêter de manger ou de ne pas pouvoir contrôler ce qu’on mange ou la quantité de ce qu’on mange).
B. Durant les crises de boulimie, au moins trois des critères suivants d’absence de contrôle sont présents :
1) Prise alimentaire nettement plus rapide que la normale.
2) L’individu mange jusqu’à l’apparition de sensations de distension abdominale inconfortable.
3) Absorption de grandes quantités d’aliments sans sensation physique de faim.
4) Prises alimentaires solitaires afin de cacher aux autres les quantités ingérées.
5) Sensations de dégoût de soi, de dépression, ou de grande culpabilité après avoir mangé.
C. Le comportement boulimique est source d’une souffrance marquée.
D. Le comportement boulimique survient en moyenne au moins 2 fois par semaine sur une période de 6 mois.
E. Le comportement boulimique n’est pas associé à des comportements compensatoires inappropriés (par exemple vomissements, prise de laxatifs, exercice physique intensif), ne survient pas au cours d’une Anorexie mentale (Anorexia nervosa) ou d’une Boulimie (Bulimia nervosa).
Tandis que la Boulimique parvient à contrôler son poids tant bien que mal par le vomissement provoqué ou d'autres méthodes, l'hyperphage boulimique n'utilise pas de telles techniques et est donc la plupart du temps en surpoids.
Selon les premières estimations, 20 à 50 % des individus en surpoids qui consultent en vue de maigrir seraient sujets à des troubles du comportement alimentaire de ce type.
Contrairement à l’anorexie mentale et la Bulimia nervosa, l'hyperphagie boulimique serait de fréquence semblable dans les deux sexes (on compte un homme anorexique pour neuf femmes, un homme boulimique pour neuf femmes).
Les obèses hyperphages incontrôlés seraient davantage préoccupés par la nourriture et par leur poids que les obèses non hyperphages incontrôlés, toujours occupés à se restreindre sans y parvenir, plus insatisfaits de leur physique. Ils seraient aussi davantage perturbés psychiquement: on observerait chez eux plus de dépressions, d’attaques de paniques et de manifestations phobiques. Ils auraient enfin plus de troubles de la personnalité.
On ne peut à ce jour dire si leur surpoids est dû aux comportements alimentaires aberrants, ou bien si au contraire le syndrome d’hyperphagie boulimique résulte des efforts de restriction d’obèses en mal d’amaigrissement.
Définition du DSM-IV, 1996 (Diagnostic and Statistical Manual)
HYPERPHAGIE BOULIMIQUE ("Binge eating disorder", Spitzer et al., 1993; DSM-IV, 1996)
A. Épisodes récurrents de crises de boulimies (" binge eating "). Une crise de boulimie répond aux 2 caract-éristiques suivantes :
1) Absorption, en une courte période de temps (moins de 2 heures), d’une quantité de nourriture dépassant notablement ce que la plupart des personnes mangent dans le même temps et dans les mêmes cir-constances.
2) Sentiment de perte de contrôle sur le comportement alimentaire pendant la crise (par exemple, senti-ment de ne pas pouvoir s’arrêter de manger ou de ne pas pouvoir contrôler ce qu’on mange ou la quantité de ce qu’on mange).
B. Durant les crises de boulimie, au moins trois des critères suivants d’absence de contrôle sont présents :
1) Prise alimentaire nettement plus rapide que la normale.
2) L’individu mange jusqu’à l’apparition de sensations de distension abdominale inconfortable.
3) Absorption de grandes quantités d’aliments sans sensation physique de faim.
4) Prises alimentaires solitaires afin de cacher aux autres les quantités ingérées.
5) Sensations de dégoût de soi, de dépression, ou de grande culpabilité après avoir mangé.
C. Le comportement boulimique est source d’une souffrance marquée.
D. Le comportement boulimique survient en moyenne au moins 2 fois par semaine sur une période de 6 mois.
E. Le comportement boulimique n’est pas associé à des comportements compensatoires inappropriés (par exemple vomissements, prise de laxatifs, exercice physique intensif), ne survient pas au cours d’une Anorexie mentale (Anorexia nervosa) ou d’une Boulimie (Bulimia nervosa).
