ça va paraitre bizarre, mais parfois, je me retrouve dans des situations où des kilos de plus me sembleraient plus pratiques.
Il y a quelques semaines, j'étais dans un compartiment TGV, le Carré comme ils appellent ça.
Mon collègue lisait un magasine en face de moi, et de l'autre coté du compartiment se tenait une femme, visiblement obèse.
Pour ma part, j'ai été toute ma vie en surpoids et une partie de ma vie obèse si on se réfère aux IMC.
Aujourd'hui, j'ai à peine un léger surpoids au niveau des chiffres, mais je me sens toujours plus ou moins ronde dans ma tête.
On avait parlé politique deux secondes avant le départ du train, mon collègue, la femme et moi, et elle m'avait paru trés sympathique.
Et puis chacun s'était plongé dans son magasine. Et d'un coup, mon collègue se penche vers moi, me montrant un article qu'il était en train de lire, en commentant: un article sur l'obésité touchant plus les femmes que les hommes, les IMC, la malbouffe, etc.
Il y avait une image d'un slip rose gigantesque en tête d'article, et il rigolait en me le montrant du doigt, mais l'article semblait à caractère plus scientifique, statistique qu'autre chose. Et je me suis sentie vraiment mal vis à vis de la femme qui apparemment écoutait sans rien dire les commentaires "scientifiques" de mon collègue.
Mon collègue, à part son amusement du slip géant ne se moquait pas de l'obésité en général, c'est plus un ignorant concernant le thème de l'obésité, pas un moqueur, mais je me suis sentie mal parce que je me suis dit que si cette femme n'assumait pas réellement son obésité, elle risquait comme moi quand j'étais obèse, ou comme beaucoup que je vois écrire dans le forum, de se sentir visée par ces propos, et de sentir triste, mal, etc.
J'ai plus ou moins parlé avec mon collègue, lui expliquant les limites de l'IMC, etc, mais rapidement je n'ai pas eu plus envie de développer et j'ai changé de sujet.
J'avais beaucoup de mal à me concentrer sur la conversation, sachant que la femme à coté ne disait plus un mot.
Et je ne savais pas quoi faire: quand je ne m'assumais pas, que quelqu'un me demande de participer à une discussion sur le surpoids parce que j'étais concernée, ça me foutait une honte pas possible. Mais de parler à haute voix en l'ignorant alors qu'elle était visiblement concernée, ça me paraissait mal-poli. Et en plus, en étant pas obèse moi-même, si jamais cette discussion la peinait, elle n'avait aucun moyen de deviner que je pouvais comprendre ce qu'elle ressentait.
En tout cas, j'ai maudit mon collègue de n'avoir pas pensé que peut être cette femme pouvait être peinée qu'il aborde le sujet du poids: dans le doute, il aurait pu s'abstenir...
Qu'auriez-vous fait à ma place? Auriez-vous invité la dame à se joindre à la discussion? auriez-vous changé brusquement de sujet? auriez-vous crié VLR à haute voix?
ça m'arrive souvent de croiser des rondes, et de me demander si elles frequentent VLR, mais ma trouille, c'est que si je commence à en parler à une de ces femmes, et qu'elles ne connaissent pas VLR du tout, qu'elles le prennent mal et m'envoient paitre en me demandant de m'occuper de mes affaires, qu'elles me prennent pour une vendeuse de poudre de perlimpinpin ou pour une donneuse de leçon...
Il y a quelques semaines, j'étais dans un compartiment TGV, le Carré comme ils appellent ça.
Mon collègue lisait un magasine en face de moi, et de l'autre coté du compartiment se tenait une femme, visiblement obèse.
Pour ma part, j'ai été toute ma vie en surpoids et une partie de ma vie obèse si on se réfère aux IMC.
Aujourd'hui, j'ai à peine un léger surpoids au niveau des chiffres, mais je me sens toujours plus ou moins ronde dans ma tête.
On avait parlé politique deux secondes avant le départ du train, mon collègue, la femme et moi, et elle m'avait paru trés sympathique.
Et puis chacun s'était plongé dans son magasine. Et d'un coup, mon collègue se penche vers moi, me montrant un article qu'il était en train de lire, en commentant: un article sur l'obésité touchant plus les femmes que les hommes, les IMC, la malbouffe, etc.
Il y avait une image d'un slip rose gigantesque en tête d'article, et il rigolait en me le montrant du doigt, mais l'article semblait à caractère plus scientifique, statistique qu'autre chose. Et je me suis sentie vraiment mal vis à vis de la femme qui apparemment écoutait sans rien dire les commentaires "scientifiques" de mon collègue.
Mon collègue, à part son amusement du slip géant ne se moquait pas de l'obésité en général, c'est plus un ignorant concernant le thème de l'obésité, pas un moqueur, mais je me suis sentie mal parce que je me suis dit que si cette femme n'assumait pas réellement son obésité, elle risquait comme moi quand j'étais obèse, ou comme beaucoup que je vois écrire dans le forum, de se sentir visée par ces propos, et de sentir triste, mal, etc.
J'ai plus ou moins parlé avec mon collègue, lui expliquant les limites de l'IMC, etc, mais rapidement je n'ai pas eu plus envie de développer et j'ai changé de sujet.
J'avais beaucoup de mal à me concentrer sur la conversation, sachant que la femme à coté ne disait plus un mot.
Et je ne savais pas quoi faire: quand je ne m'assumais pas, que quelqu'un me demande de participer à une discussion sur le surpoids parce que j'étais concernée, ça me foutait une honte pas possible. Mais de parler à haute voix en l'ignorant alors qu'elle était visiblement concernée, ça me paraissait mal-poli. Et en plus, en étant pas obèse moi-même, si jamais cette discussion la peinait, elle n'avait aucun moyen de deviner que je pouvais comprendre ce qu'elle ressentait.
En tout cas, j'ai maudit mon collègue de n'avoir pas pensé que peut être cette femme pouvait être peinée qu'il aborde le sujet du poids: dans le doute, il aurait pu s'abstenir...
Qu'auriez-vous fait à ma place? Auriez-vous invité la dame à se joindre à la discussion? auriez-vous changé brusquement de sujet? auriez-vous crié VLR à haute voix?
ça m'arrive souvent de croiser des rondes, et de me demander si elles frequentent VLR, mais ma trouille, c'est que si je commence à en parler à une de ces femmes, et qu'elles ne connaissent pas VLR du tout, qu'elles le prennent mal et m'envoient paitre en me demandant de m'occuper de mes affaires, qu'elles me prennent pour une vendeuse de poudre de perlimpinpin ou pour une donneuse de leçon...
