ceci est un article de la revue "contacts" de février 2007, le mensuel des salariés de l'Etablissement Français du Sang qui gère tous les dons de sang, leurs analyses et leur distribution en france.
"Assurer la sécurité des malades, des donneurs et des produits est un devoir pour le monde transfusionnel. C'est la raison pour laquelle des barrières permettant de garantir cette sécurité ont été mises en place. La 1ère d'entre elles est l'entretien médical pré-don. Il a pour objectif , non pas d'écarter certaines personnes sur un évènement avéré, mais d'ajourner certains profils sur la base d'un risque établi de manière statistique.
C'est ce qui est, par exemple, pratiqué avec les personnes ayant voyagé dans des zones touchées par des agents transmissibles. Le risque de contracter une maladie étant très élevé, leur don de sang est tout de suite refusé. Cette logique est, pour la même raison, appliquée aux homosexuels, qui forment une population dont le risque statistique de contamination du VIH est dix fois supérieur à la moyenne générale. Il s'agit d'un ajournement incontournable. Les homosexuelles n'entrent d'ailleurs pas dans le cadre de cette exclusion. Toute fois, afin de ne heurter personne, nous nous sommes engagés à apporter toutes les améliorations nécessaires au questionnaire et à et a sa présentation. Certaines formulation devront évoluer. On ne parlera plus de "populations " à risques, mais de "pratiques" à risques, homosexuelles ou hétérosexuelles. Enfin il va de soi que si ces risques statistiques disparaissaient, l'EFS en tirerait les conséquences." ( article de Philippe de Micco, Personne responsable de l'EFS )
J'en ai discuté avec un ami technicien en distribution à l'EFS, il m'a dit qu'il trouve cette exclusion tout à fait normale, que les homos masculins ne sont pas connus pour leur fidélité et qu'ils ont des pratiques à risque, et que si on découvrait qu'un médecin avait accepté un don d'un homosexuel qui s'avèrerait être séropositif sa carrière serait finit et il serait exclu de l'entreprise.
Pensez vous comme lui que les homosexuels masculins sont incapables de fidélité? Qu'ils sont plus à risque qu'un couple hétéro dont un des membres "omettrait" de dire qu'il a été flirté ailleurs avec ou sans capote?
Même si l'EFS s'appuie sur des statistiques de taux d'infection au VIH supérieur chez la population homosexuelle masculine que chez les hétéros, je pense qu'un couple gay, masculin ou féminin, qui se dit fidèle et est séronégatif devrai avoir autant le droit de donner son sang qu'un couple hétéro.
Quand on voit les campagnes de promotion de don, qu'on entend l'EFS se pleindre régulièrement dans les médias qu'ils manquent de donneurs, je trouve cette descrimination inadmissible, surtout quand comme moi, on connait la batterie de tests effectuée sur chaque don, qui pour le VIH effectue même un dépistage génomique, ce qui rend le risque de laisser passer une poche positive au VIH virtuellement nul.
"Assurer la sécurité des malades, des donneurs et des produits est un devoir pour le monde transfusionnel. C'est la raison pour laquelle des barrières permettant de garantir cette sécurité ont été mises en place. La 1ère d'entre elles est l'entretien médical pré-don. Il a pour objectif , non pas d'écarter certaines personnes sur un évènement avéré, mais d'ajourner certains profils sur la base d'un risque établi de manière statistique.
C'est ce qui est, par exemple, pratiqué avec les personnes ayant voyagé dans des zones touchées par des agents transmissibles. Le risque de contracter une maladie étant très élevé, leur don de sang est tout de suite refusé. Cette logique est, pour la même raison, appliquée aux homosexuels, qui forment une population dont le risque statistique de contamination du VIH est dix fois supérieur à la moyenne générale. Il s'agit d'un ajournement incontournable. Les homosexuelles n'entrent d'ailleurs pas dans le cadre de cette exclusion. Toute fois, afin de ne heurter personne, nous nous sommes engagés à apporter toutes les améliorations nécessaires au questionnaire et à et a sa présentation. Certaines formulation devront évoluer. On ne parlera plus de "populations " à risques, mais de "pratiques" à risques, homosexuelles ou hétérosexuelles. Enfin il va de soi que si ces risques statistiques disparaissaient, l'EFS en tirerait les conséquences." ( article de Philippe de Micco, Personne responsable de l'EFS )
J'en ai discuté avec un ami technicien en distribution à l'EFS, il m'a dit qu'il trouve cette exclusion tout à fait normale, que les homos masculins ne sont pas connus pour leur fidélité et qu'ils ont des pratiques à risque, et que si on découvrait qu'un médecin avait accepté un don d'un homosexuel qui s'avèrerait être séropositif sa carrière serait finit et il serait exclu de l'entreprise.
Pensez vous comme lui que les homosexuels masculins sont incapables de fidélité? Qu'ils sont plus à risque qu'un couple hétéro dont un des membres "omettrait" de dire qu'il a été flirté ailleurs avec ou sans capote?
Même si l'EFS s'appuie sur des statistiques de taux d'infection au VIH supérieur chez la population homosexuelle masculine que chez les hétéros, je pense qu'un couple gay, masculin ou féminin, qui se dit fidèle et est séronégatif devrai avoir autant le droit de donner son sang qu'un couple hétéro.
Quand on voit les campagnes de promotion de don, qu'on entend l'EFS se pleindre régulièrement dans les médias qu'ils manquent de donneurs, je trouve cette descrimination inadmissible, surtout quand comme moi, on connait la batterie de tests effectuée sur chaque don, qui pour le VIH effectue même un dépistage génomique, ce qui rend le risque de laisser passer une poche positive au VIH virtuellement nul.
