Bonjour à tous et à toutes.
Cela fait plusieurs années que je traine sur ce forum, sans pourtant n'avoir jamais écrit.
Ce qui m'a poussée à m'inscrire et à enfin "participer", c'est le post réprimandant les accueils trop nombreux envers ceux et celles qui ne font pas particulièrement d'efforts de présentation.
Il y était dit que ce forum n'est pas la porte ouverte aux curieux.
Je ne me sens pas vraiment comme une curieuse arrivée ici par hasard, qui n'aurait lu qu'un ou deux posts -voire aucun, sans jamais aller plus loin. Je me sens proche de ce forum, que je parcours très régulièrement depuis tant d'années, des VLR'iennes actives sur le forum, etc. Je vous connais toutes et tous très bien, mais vous ne vous doutez pas une seconde de mon existence.
J'ai toujours hésité à m'inscrire et participer car j'ai encore énormément de mal à parler de kilos, rondeurs, etc. Pourtant, ceci a fait partie intégrante de ma vie. J'ai eu une mère obèse et boulimique, qui depuis mon plus jeune âge, me faisait participer à ses crises. Autrement dit, quand elle ramenait à la maison trois tonnes de gâteaux à la crème pour tout engloutir en une fois, j'y avais moi aussi droit. Chacune avait sa moitié.
J'ai aussi eu une belle-mère -l'épouse de mon père- terriblement complexée, qui je me souviens, était sans cesse au régime. J'allais chez eux un weekend sur deux, lorsque j'étais petite. Elle répétait tout le temps que l'on devrait me mettre au régime, car j'étais trop grosse. Ce qu'ils ont fait à plusieurs reprises. Pas drôle du tout, en colonie de vacances, de n'avoir le droit de manger comme tous les autres enfants...
Toute ma vie, je me suis ainsi sentie obèse.
Ce n'est qu'il y a un ou deux ans, en revoyant des photos de moi petite, que j'ai vu que j'étais en fait une petite fille normale. Du même gabarit que toutes les autres petites filles.
Mais il était trop tard, j'étais déjà lancée depuis bien longtemps dans la spirale boulimie/anorexie.
J'ai du mal à me qualifier de boulimique/anorexique. J'accepte depuis deux ou trois ans le fait d'être boulimique. Mais j'ai encore énormément de mal avec le mot "anorexique", car je suis loin d'avoir le physique auquel on pense, lorsque l'on parle d'anorexie. Mais je pense pourtant que c'est bien le qualificatif qui convient, lorsque l'on se prive de manger des jours durant.
Donc je grossis, je maigris. Je grossis, je maigris. Encore et toujours.
Je suis aussi au courant des nouvelles solutions offertes aux personnes voulant maigrir. Ma mère a eu un anneau gastrique, il y a quelque chose comme dix ans, qu'elle a très mal supporté (physiologiquement parlant). Peu après d'ailleurs, elle a fait un infarctus, puis un second. Elle a finalement dû s'en séparer. Et a énormément grossi. Elle était devenue plus boulimique que jamais. Vous imaginez donc qu'à cette période, j'ai été moi aussi plus boulimique que jamais. On est complice ou on l'est pas...
La solution pour elle a donc été de procéder au "by-pass". J'étais totalement contre, car c'est un acte que je trouve trop extrême, du fait de son irréversibilité. Mais elle l'a fait. Et peu après cette opération, elle a eu un accident vasculaire cérébral (une hémorragie au cerveau), qui lui aura valu de se retrouver hémiplégique et quelque peu "étrange dans sa tête", pour ne pas dire "folle", "tarée", "à côté de ses pompes", etc. Elle a aussi perdu énormément de poids jusqu'à en devenir mince. Mais à quoi cela sert, finalement? Vu qu'elle est handicapée, vieillie -elle ressemble maintenant à une "mémé" et plus très saine mentalement? La minceur, oui mais à quel prix?
Bref, je m'éloigne du sujet dont il était question. Ma présentation.
Que dire, j'ai vingt-quatre ans et vis en Norvège. Cela fait un an que je suis ici. Je commence à saturer et espère rentrer bientôt dans ma ville d'origine -Bordeaux- afin d'y entamer des études de droit.
Il est très probable que personne ne lise cette présentation bien trop longue. Mais il fallait rattraper toutes ces années à ne rien dire sur ce forum. Bref, voilà qui est rectifié.
En vous souhaitant à toutes et tous une excellente soirée.
Cela fait plusieurs années que je traine sur ce forum, sans pourtant n'avoir jamais écrit.
Ce qui m'a poussée à m'inscrire et à enfin "participer", c'est le post réprimandant les accueils trop nombreux envers ceux et celles qui ne font pas particulièrement d'efforts de présentation.
Il y était dit que ce forum n'est pas la porte ouverte aux curieux.
Je ne me sens pas vraiment comme une curieuse arrivée ici par hasard, qui n'aurait lu qu'un ou deux posts -voire aucun, sans jamais aller plus loin. Je me sens proche de ce forum, que je parcours très régulièrement depuis tant d'années, des VLR'iennes actives sur le forum, etc. Je vous connais toutes et tous très bien, mais vous ne vous doutez pas une seconde de mon existence.
J'ai toujours hésité à m'inscrire et participer car j'ai encore énormément de mal à parler de kilos, rondeurs, etc. Pourtant, ceci a fait partie intégrante de ma vie. J'ai eu une mère obèse et boulimique, qui depuis mon plus jeune âge, me faisait participer à ses crises. Autrement dit, quand elle ramenait à la maison trois tonnes de gâteaux à la crème pour tout engloutir en une fois, j'y avais moi aussi droit. Chacune avait sa moitié.
J'ai aussi eu une belle-mère -l'épouse de mon père- terriblement complexée, qui je me souviens, était sans cesse au régime. J'allais chez eux un weekend sur deux, lorsque j'étais petite. Elle répétait tout le temps que l'on devrait me mettre au régime, car j'étais trop grosse. Ce qu'ils ont fait à plusieurs reprises. Pas drôle du tout, en colonie de vacances, de n'avoir le droit de manger comme tous les autres enfants...
Toute ma vie, je me suis ainsi sentie obèse.
Ce n'est qu'il y a un ou deux ans, en revoyant des photos de moi petite, que j'ai vu que j'étais en fait une petite fille normale. Du même gabarit que toutes les autres petites filles.
Mais il était trop tard, j'étais déjà lancée depuis bien longtemps dans la spirale boulimie/anorexie.
J'ai du mal à me qualifier de boulimique/anorexique. J'accepte depuis deux ou trois ans le fait d'être boulimique. Mais j'ai encore énormément de mal avec le mot "anorexique", car je suis loin d'avoir le physique auquel on pense, lorsque l'on parle d'anorexie. Mais je pense pourtant que c'est bien le qualificatif qui convient, lorsque l'on se prive de manger des jours durant.
Donc je grossis, je maigris. Je grossis, je maigris. Encore et toujours.
Je suis aussi au courant des nouvelles solutions offertes aux personnes voulant maigrir. Ma mère a eu un anneau gastrique, il y a quelque chose comme dix ans, qu'elle a très mal supporté (physiologiquement parlant). Peu après d'ailleurs, elle a fait un infarctus, puis un second. Elle a finalement dû s'en séparer. Et a énormément grossi. Elle était devenue plus boulimique que jamais. Vous imaginez donc qu'à cette période, j'ai été moi aussi plus boulimique que jamais. On est complice ou on l'est pas...
La solution pour elle a donc été de procéder au "by-pass". J'étais totalement contre, car c'est un acte que je trouve trop extrême, du fait de son irréversibilité. Mais elle l'a fait. Et peu après cette opération, elle a eu un accident vasculaire cérébral (une hémorragie au cerveau), qui lui aura valu de se retrouver hémiplégique et quelque peu "étrange dans sa tête", pour ne pas dire "folle", "tarée", "à côté de ses pompes", etc. Elle a aussi perdu énormément de poids jusqu'à en devenir mince. Mais à quoi cela sert, finalement? Vu qu'elle est handicapée, vieillie -elle ressemble maintenant à une "mémé" et plus très saine mentalement? La minceur, oui mais à quel prix?
Bref, je m'éloigne du sujet dont il était question. Ma présentation.
Que dire, j'ai vingt-quatre ans et vis en Norvège. Cela fait un an que je suis ici. Je commence à saturer et espère rentrer bientôt dans ma ville d'origine -Bordeaux- afin d'y entamer des études de droit.
Il est très probable que personne ne lise cette présentation bien trop longue. Mais il fallait rattraper toutes ces années à ne rien dire sur ce forum. Bref, voilà qui est rectifié.
En vous souhaitant à toutes et tous une excellente soirée.
