Re coucou
Eh ben les filles, sns avoir lu Bret Easton Ellis, vous arrivez plutôt pas mal à le comprendre. ( C'que c'est d'être naturellement douées

)
Effectivement, je lis la phrase av ses deux sens et son jeu de mieux :
"Mieux tu regardes, plus tu en vois" sympa mais bon, pas d'actu pour VLR
"Plus tu es beau à regarder, plus tu auras de choses à voir"
Dans son livre le plus connu "American Psycho" B.E.E nous fait suivre la mégalomanie et les obsessions de son personnage principale Ptrick Batman. A chaque fois qu'il croise un autre personnage, celui-ci se trouve décrit de la tête aux pieds de la manière suivante:
(Je cite à titre d'exemple et pour donner une idée de l'écriture et le style névrosé de l'auteur...)
[/i] Price paraît tendu, nerveux, et je n'ai aucune envie de lui demander ce qui ne va pas. Il porte un costume de lin Canali Milano, une chemise de coton Ike Behar, une cravate de soie Bill Blass et des Brooks Brother à lacets et bouts ferrés. Moi je porte un costume de lin très fin, pantalon à pinces, une chemise de coton, une cravate de soie tachetée -Valentino Coutureé et des Allen-Edmonds en cuir perdoré à bouts renforcés. Une fois au Harry's, nous avisons David Van Patten et Craig McDermont , à une table du devant. Van Patten porte un veston de sport croisé laine et soie, un pantalon laine et soie à pli creux et braguette boutonnée Mario Valentino, une chemise de coton Gitman Brothers, une cravate de soie à petits pois Bill Blass et une paire de Brooks Brothers en cuirs...."[/i]
Tout dans l'oeuvre de BEE se résume à une frénésie de vie, de consommation, de sexe, de violence. S'habiller avec des marques de luxe, travailler à Wall Street le jour, sniffer de la coke le soir dans les boîtes les plus branchées de la ville, se payer des prostituées pour (euh la je censure c'est très violent)
Bref, l'auteur critique plus qu'il n'adhère à ce style de vie. Mais pour moi, ces pages ne sont qu'un miroir déformant de ce que l'on peut nous imposer, à plus petite dose, tous les jours... Etre le plus performant, le plus beau, le plus actif, parler quatre langues, avoir une belle position, gagner de l'argent, se vêtir de grandes marques, être connu, reconnu, ne fréquenter que des gens connus... vu combien la presse poeple a de succès, faisant de ce style la référence de reconnaissance sociale et de réussite, je me dis que dès les années 80, Bret Easton Ellis avait plutôt bien cerné le mal-être d'une société de consommation...
D'où mon interrogation quand je suis tombée sur cette phrase , citée isolée, dans un livre de Beigbeder.
Faut il forcément être beau et bien fringué selon les critères actuels de la mode, pour pouvoir vivre à fond et surtout, voir/vivre les choses essentielles...
Porter du Gucci ouvre certaines portes. Ok. Mais ce qu'il y a derrière ces portes vaut il la peine d'être vu?
Je ne suis pas persuadée que les gens les plus épanouis figurent uniquement sur des pages de papier glacé...