Article intéressant, oui merci anais-nin, mais à la conclusion de ce texte je me retrouve face à une de mes lacunes culturelles...

SVP y aurait-il ici quelqu'un d'assez érudit pour m'expliquer la référence à , apparemment, une tyrannie douce dont parlait Tocqueville ?
Euh... J'ai cherché un peu et j'ai appris plein de trucs au passage sur d'autres sites, je vous copie-colle ce résumé au cas où ça intéresserait d'autres incultes comme moi :
Selon Tocqueville, la démocratie se caractérise par l'égalisation des conditions. L'égalité de droits permet la mobilité sociale, la naissance ne détermine plus le rang. Les inégalités ont tendance à diminuer sans pour autant disparaître. De cette contradiction entre l'égalité juridique et l'inégalité économique naît la passion égalitaire, soit un sentiment de frustration relative propre aux classes moyennes.
Celles-ci vont alors développer un "goût pour les jouissances matérielles" excessif. Le matérialisme est pour Tocqueville une recherche exclusive du bien-être matériel qui conduit les individus "hors d'eux-mêmes", en les détournant de leurs "devoirs politiques". L'intérêt porté à l'enrichissement individuel devient si grand qu'il ne laisse plus de place à l'accomplissement des tâches citoyennes ("choisir leurs représentants, de prêter main-forte à l'autorité, de traiter en commun la chose commune").
Dès lors va se développer l'individualisme, au sens tocquevillien de l'expression, soit le repli sur la sphère privée (relations proches, environnement familial ou amical) au détriment de la collectivité. Par voie de conséquence, ceux qui ne s'intéressent plus véritablement aux questions collectives et politiques, vont être amenés à accepter, de facto, l'opinion commune. Ne pensant plus par eux-mêmes, ou plutôt, ne pensant plus du tout, sur un plan politique, ils vont se rallier systématiquement au point de vue majoritaire. La force d'une idée résulte alors non pas de son caractère pertinent ou étayé mais de la simple addition de ceux la soutenant. Ce conformisme des opinions peut même conduire à la
tyrannie de la majorité, c'est-à -dire au non respect des minorités, à une situation dans laquelle les individus refusent aux autres et pour eux-mêmes le droit de penser différemment.
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