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Salut les filles

Vous lisant depuis pas mal de temps, et bien, ça y est, je me lance.
J'ai au début cru que ce site était reservé aux "rondes" uniquement (je sais ça ne veut pas dire grand chose...), mais je me suis vite aperçu que j'y avais aussi ma place. Parce que ce qui fait mal n'est pas le fait en lui même mais la façon dont on le reçoit...

Voilà, j'ai 26 ans, je fais 1m65 68kg, une taille 40 et pourtant, je ne me supporte plus, si tant est que je me sois supportée un jour.

Il y a 5 ans, j'ai fait un régime. Je pesais alors 78 kg et je suis descendue à 52kg sachant que j'ai une carure relativement importante. Puis j'ai regrossi progressivement jusqu'à peser 73 kg, après une rupture très difficile. Je suis à nouveau au régime mais je sais déjà que cela sera un échec. Parce que même à 52kg je ne m'aimais pas.

En vous écrivant, je m'aperçois que je ne parle que de mon poids alors que ce n'est vraiment pas le problème. MAis je focalise.

Je n'ai jamais souffert d'insulte, je passe totalement inaperçue. Mais si qq'un a le malheur de me regarder dans le métro, alors j'ai envie de disparaitre ou pire de me faire du mal tellement j'ai honte de mon corps. C'est une haine viscérale et je ne sais plus comment m'en séparer.

Intimement parlant, jamais je n'ai réussi à me montrer nue devant un homme. Pourtant j'ai eu des histoires relativement longues et cela a été une vraie organisation pour que mon homme ne s'aperçoive pas des difformités de mon corps, de mes cuisses pleine de graisse, de mes bras énormes... et j'en passe. Et aujourd'hui je suis tellement persuadée de ne pas être aimable, que je vois de moins en moins vivre une relation normale. Et j'ai peur de bousiller ma vie.

Un ami médecin m'a dit un jour que je souffrais de dismorphophobie, que je ne me voyais pas comme j'étais. Peut-être.... je n'ai qu'un mot à la bouche: "je suis grosse".

Parallélement je souffre de TCA. Je mange quand je souffre, je me fais vomir parfois. Puis j'arrête de manger pendant qq jours. Je ne sais plus où j'en suis, en fait... et je ne sais plus quoi faire.

Bien sûr, tout ça est une question d'estime de soi. MAis comment faire pour y arriver?? J'ai déjà fait 5 ans de psychanalyse et je suis toujours aussi mal dans ma peau...

Voilà, désolée d'avoir été longue. Et excusez moi par avance de ce discours un peu décousu.

J'espère trouver de l'aide ici, du réconfort.

Meric beaucoup
Bonjour Amélie,

Je vois bien que tu souffres et j'espère que tu trouveras les réponses que tu attends sur ce forum. Je n'ai aucune expérience en général en fait, mais surtout pas sur ce sujet ... je voulais juste te souhaiter bon courage. Et j'espère que d'autres web surfeurs et -euses pourront t'aider.

Bisous
loli
Je n'ai jamais souffert d'insulte, je passe totalement inaperçue. Mais si qq'un a le malheur de me regarder dans le métro, alors j'ai envie de disparaitre ou pire de me faire du mal tellement j'ai honte de mon corps. C'est une haine viscérale et je ne sais plus comment m'en séparer.


Ce n'est parce que quelqu'un te regarde qu'il te juge mal où qu'il va te rejetter. Cela peut être tout l'inverse, tu sais, surtout en été les hommes ont souvent des regards un peu plus baladeur. Personne ne te rejette, tu n'as d'ailleurs jamais eu de remarques désobligeantes sur ton physique et même si c'était le cas, on sait tous que ce n'est pas ça qui compte chez quelqu'un.
Salut Amélie, et bienvenue !! :D

Ce qui me choque quand je lis ton post, c'est que tu parles beaucoup des "autres". de tes relations avec les hommes, du regard des autres dans la rue.... tu ne penses pas qu'il faudrait que tu t'occupes un peu plus de toi, plutôt que de t'occuper du regard des autres, de ce qu'ils vont penser de toi.
C'est TA vie, pas celle des autres ! Arrêtes de te focaliser sur ce que les gens vont penser de toi, ça ne te fera pas avancer je te l'assure !
Ou alors, si ce regard est si important pour toi, laisse le de côté pendant une période au moins, pour te concentrer sur toi,sur ce que tu as envie.

Une perte ou une prise de poids n'est pas seulement une question de régime, c'est aussi un travail sur soi mêmequi peut être difficile c'est certain, mais qui est nécessaire....

bonne chance, on est avec toi ;)
Quand je te lis j'ai l'impression que derrière le fait que tu te detestes se cache autre chose.
Sais tu quand et comment cela à commencer ce sentiment? Y'a t il quelque chose qui a été déclencheur?
merci à toutes de m'avoir répondu...

Yubaba, pour répondre à ta question, je me déteste depuis l'adolescence. La raison, je la connais. Mon père est parti quand j'avais 13 ans et je ne l'ai jamais revu. Mais bon, je n'aime pas dire ça. ça fait un peu victimisation alors que je suis loin d'avoir eu une vie plus difficile que celle des autres.

Alors oui, depuis ce jour là, je crois que je ne suis pas aimable et c'est de pire en pire.

Mais entre savoir expliquer les choses et les accepter, il y a un fossé que je n'arrive pas à franchir.

J'ai fini par apparenté l'amour à la souffrance. Manger, c'est me faire souffir tout en me procurant un plaisir malsain et temporaire. C'est ma façon de "maimer". Quant aux hommes, je vais toujours vers ceux qui sont susceptibles de me faire du mal.

Ce qui me fait peur aujourd'hui, c'est ma grande lucidité sur ce qui se passe et en même temps une profonde incapacité à aller dans le bon sens, à agir pour mon bien.

Pourtant je sais que je suis une fille bien, que je suis jolie, que j'ai plein de choses pour moi. Mais au fond, je suis persuadée du contraire.

Voilà, j'essaie d'être clair. Je ne sais pas si il y a une solution. Mais j'avais besoin d'en parler...

Merci
De ma propre expèrience je sais qu'on peut s'en sortir, un jour on arrive à se reconcilier même avec l'irreconciliable. En tout cas on a arrive à faire assez de compromis afin de vivre en paix.
Mais ça prend du temps.

Pour moi en être consciente est une bonne chose même être lucide à ce point, c'est un bon signe qui signifie qu'on ne se voile pas la face et qu'on a une chance de trouver la bonne voie.

Quand au fait de manger et si c'était tout simplement la seule façon qu'on a de montrer qu'on souffre?

Je crois qu'il est important de bien analyser le chemin qu'il y a entre le départ de ton père et le fait que tu en es arriver à te détester. Avec ton psy, avez vous travailler sur cela?

Mon père est parti mais avec le temps j'ai su changé mes sentiments négatifs que j'avais pour lui et pour moi par la même occasion en quelque chose comme l'indiffèrence. Après tout est ce que j'aurai vécu toutes ces choses sympas que j'ai vécu grâce à ma mère si j'avais cet energumène comme autorité dans notre foyer. Le connaissant c'est plus qu'un doute :lol:

Courage tu trouveras ta voie, il faut comme on dit parfois du temps au temps.
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