Aujourd'hui, je suis allée à Bruxelles, spécialement pour aller voir le médecin-inspecteur du ministère des affaires sociales pour faire des vérifications pour voir si je pourrais bénéficier d'allocation de remplacement de revenus (je suis malvoyante et invalide à 66%). Je l'ai senti mal, ce rendez-vous. Et c'est légitime: c'est jamais facile d'être bombardée de questions concernant mes capacités pour sortir, faire la cuisine, le ménage, etc... Bref toutes des questions qui mettent en relief ma "différence".Déjà avec ça je me sens plutot humiliée.
Mais je pensais par après qu'il allait me faire lire quelque chose (comme c'était le cas avec un autre médecin-inspecteur il y a quelques années). Eh bien non même pas...
Par contre il m'a demandé quelque chose qui m'a surpris: de me PESER
. D'abord quel est l'intérêt de me peser alors que mon handicap n'est absolument pas lié à mon poids? Je sens déjà venir l'humiliation à 3 km déjà que pendant le questionnement sur mes capacités je l'ai trouvé très "jugeant". Les souvenirs de mes visites médicales de l'école me sont revenus d'un coup (d'ailleurs c'est après une telle visite à 9 ans alors que j'étais juste un peu joufflue que j'ai commencé à avoir des problèmes avec mon image et la nourriture). En plus ma mère était là .
Verdict: 81 kilos.
l'étonnement, hier soir après avoir mangé je faisais 78,5 chez moi.
J'ai dit: 81?? Mais c'est bien + que chez moi.
La réponse ne s'est pas fait attendre: "ah ben ici c'est le gouvernement, c'est nous qui avons raison"
(surréaliste l'argument)
J'ai lancé un rire nerveux (très nerveux d'ailleurs).
Et lui de me dire: "mais il faut faire du sport" (super, ya 5 minutes, il me demandait si je pouvais me laver sans aide d'infirmière (je ne suis que malvoyante, merci...) et là il me reproche de ne pas faire du sport).
Mais surtout après il a rajouté: "vous avez 20 ans et 81 (en insistant bien sur le chiffre) kilos, quand vous aurez 30 ans, vous en aurez 100, ça ne va pas, c'est très grave, il faut se raisonner"...
Il a pris ma tension... et rien n'était mauvais (pan dans les dents,ça tu ne pourras pas me le reprocher).
Il m'a demandé si je fumais, j'ai dit que non (et voilà , ça tu ne pourras pas me le reprocher, NA... je me suis sentie tellement humiliée que je n'ai jamais été aussi fière de dire que je ne fume pas).
Le pire c'est que j'ai rien fait, je me suis laissée faire, j'ai même pas pu répliquer alors que j'en mourrais d'envie ("en 2 secondes, vous avez perdu vos 2 neurones)... Mais bon, qu'aurait il fait si j'avais répliqué? Me rayer de la liste de ceux bénéficiant d'allocs? (il avait dit au début de l'entretien que j'étais à la limite de ne pas en recevoir... Ben ils sont vraiment sévères à la sécu sociale
) Ca m'écoeure ces gens qui se servent de leur prétendu pouvoir pour humilier les gens.
Notez bien soit dit en passant qu'il ne m'a même pas mesurée... donc il s'est vraiment fié QUE sur mon poids et mon apparence physique.
Donc voilà , je suis sortie vraiment minée et en colère contre lui et contre moi même qui n'ai même pas été foutue de réagir.
c'était mon coup de gueule du jour...
Mais je pensais par après qu'il allait me faire lire quelque chose (comme c'était le cas avec un autre médecin-inspecteur il y a quelques années). Eh bien non même pas...
Par contre il m'a demandé quelque chose qui m'a surpris: de me PESER
Verdict: 81 kilos.
J'ai dit: 81?? Mais c'est bien + que chez moi.
La réponse ne s'est pas fait attendre: "ah ben ici c'est le gouvernement, c'est nous qui avons raison"
J'ai lancé un rire nerveux (très nerveux d'ailleurs).
Et lui de me dire: "mais il faut faire du sport" (super, ya 5 minutes, il me demandait si je pouvais me laver sans aide d'infirmière (je ne suis que malvoyante, merci...) et là il me reproche de ne pas faire du sport).
Mais surtout après il a rajouté: "vous avez 20 ans et 81 (en insistant bien sur le chiffre) kilos, quand vous aurez 30 ans, vous en aurez 100, ça ne va pas, c'est très grave, il faut se raisonner"...
Il a pris ma tension... et rien n'était mauvais (pan dans les dents,ça tu ne pourras pas me le reprocher).
Il m'a demandé si je fumais, j'ai dit que non (et voilà , ça tu ne pourras pas me le reprocher, NA... je me suis sentie tellement humiliée que je n'ai jamais été aussi fière de dire que je ne fume pas).
Le pire c'est que j'ai rien fait, je me suis laissée faire, j'ai même pas pu répliquer alors que j'en mourrais d'envie ("en 2 secondes, vous avez perdu vos 2 neurones)... Mais bon, qu'aurait il fait si j'avais répliqué? Me rayer de la liste de ceux bénéficiant d'allocs? (il avait dit au début de l'entretien que j'étais à la limite de ne pas en recevoir... Ben ils sont vraiment sévères à la sécu sociale
Notez bien soit dit en passant qu'il ne m'a même pas mesurée... donc il s'est vraiment fié QUE sur mon poids et mon apparence physique.
Donc voilà , je suis sortie vraiment minée et en colère contre lui et contre moi même qui n'ai même pas été foutue de réagir.
c'était mon coup de gueule du jour...
Jane Lane : "I like having low self esteem. It makes me feel special."
