Bonjour les filles,
Je ne savais pas trop où mettre ce post car je pense qu'il correspond à plusieurs thèmes, image de soi, tca etc etc ...
Je poste finalement ici ma bouteille à la mer, car je me dis que c'est par ici que j'ai le plus de chance de croiser une personne qui aurait trouvé sa lumière au bout du couloir et qui pourrait peut être m'aider à trouver la mienne.
Je pose le décor :
Enfance particulièrement difficile, maltraitance, parents toxiques, c'est mon père obèse qui me gave, à 10ans il m'emmène acheter une baguette viennoise tous les matins qu'il recouvre d'un quart de plaquette de beurre et d'une épaisse couche de nutella, il me propose régulièrement des tablettes de chocolat en guise de diner ou déjeuner... Chez ma mère c'est légèrement différent, elle ne sort plus de son lit depuis plusieurs années donc si je veux manger je me débrouille avec ce que je trouve, des boîtes en général, en tout cas ça m'aide à réguler les gavages du week-end. A ce moment là , je suis ronde, juste ronde.
Et puis je m'émancipe, je saisis ma liberté, je prends mon envole et m'éloigne de mon enfer. Je vous passe ces 6 années.
Quand je rencontre mon mari, je suis toujours seulement ronde, en tout cas jolie et bien dans ma peau. Deux ans plus tard, on décide d’arrêter de fumer et je ne sais par quel miracle, on y arrive. Je prends 20 kilos cette année là . Et j'en prendrais 10 par ans, les trois années suivantes.
Au bout d'un moment mon généraliste m'alarme, j'en tiens pas trop compte et puis finalement j'y songe et je retourne le voir en lui disant: ok, je veux me faire opérer, je suis prête à regarder les choses en face. Il me réponds que la priorité c'est le côté psy et donc sur son conseil je démarre une thérapie, elle durera 2ans. Pendant la thérapie, je mets de côté l'idée de l'opération, je me dis que je vais trouver les ressources en moi pour l'éviter et que je soignerais mon corps en soignant mon esprit.
A la fin de ces deux ans, je vais mieux dans ma tête, enfin il me semble mais cela n'a aucunes répercutions sur ma manière de m'alimenter. Je décide donc à nouveau d'aller vers l'opération, mon psy est ok, mon généraliste aussi. En parallèle un projet bébé voit le jour. On est en Juin 2014, j'ai rdv à l'hopital en Octobre pour démarrer le protocole pour l'opération, je fais retiré mon stérilet et je dis à mon mari que si je tombe enceinte avant le rdv à l'hopital alors on fera un enfant, et si mon corps ne me donne pas cet enfant avant octobre alors c'est qu'il sera temps de me faire opérer.
Bien sur, je tombe enceinte le 01 octobre
!
J'ai un déclic assez violent le jour d' un rdv médical de suivi de grossesse, il est écris sur le dossier :
2008 : 80kg
2014 : 132kg
Je suis en état de choc ... Je réalise et ça fait plutôt mal. Jusque là , je sous estimais pas mal l'ampleur du problème, je suis de nature très positive, pas du genre à me morfondre. Je me trouvais toujours jolie et mon mari aussi.
Je grossis très très vite jusqu'au 6 mois de grossesse si bien que je demande de l'aide à l'hopital et suis leur régime alimentaire "équilibré" pour limiter la casse. Ca marche pas mal, mais c'est plus que dur, je prendrais finalement 10kg pour cette grossesse. Trois semaines après l'accouchement, je perds tout, deux mois après j'ai tout repris.
Deux mois pendant lesquels j'aurai prolongé une alimentation relativement saine. Donc là le découragement est particulièrement violent.
Je suis perdue, je vous lis et je cherche de l'aide car je ne vois plus clair dans mon brouillard.
J'ai acheté le livre de Zermati, j'ai adoré, jusqu'au moment ou il demande de tenir un carnet alimentaire. Le premier jour ça va mais après je suis envahis par de très grande angoisse ne serait-ce que de regarder ce que je mange. Rien que de voir, je suis angoissée. Je suis dans l'incapacité d'éteindre la tv ou la radio pour manger, c'est trop angoissant. La majorité de ma vie tourne autour de ce que je vais mangé et ma journée est belle ou ne l'est pas en fonction de ce qu'il y aura dans mon assiette le soir. Si j'ai quelque chose d'autre d'agréable de prévu il faut toujours que je l'accompagne de quelque chose que j'adore manger. Comme ça tout est "parfait". Je ne peux pas quitter la table sans avoir mal au ventre, car cet estomac distendu me calme, m’apaise. Je ne peux pas manger moins que mon mari.
Aujourd'hui je ne suis plus positive, j'ai l'impression que je vais mourir demain, j'en ai même la certitude, je me dis que ça y est, je n'ai plus d'autre alternative que de mourir sous mon poids. C'est cash mais c'est ce que je ressens. Je commence à avoir des difficultés à bouger, j'ai mal, très mal, aux genoux, aux pieds, je respire mal. Je n'ovule plus. J'ai l'impression que je n'ai plus que deux alternatives, me faire retirer l'estomac ou mourir.
Je suis triste et révoltée, parce que j'ai combattue bien des démons, parce que je suis forte mais que là , j'ai l'impression que je vais être battue et j'ai peur. Je ne veux pas qu'on me retire l'estomac, je veux vivre en ayant trouvé en moi le moyen d'avancer, je ne veux pas d'une camisole de force.
J'ai besoin d'aide s'il vous plaît, je suis pleine de ressources mais là , je ne trouve plus la voie, aidez moi.
Merci
Je ne savais pas trop où mettre ce post car je pense qu'il correspond à plusieurs thèmes, image de soi, tca etc etc ...
Je poste finalement ici ma bouteille à la mer, car je me dis que c'est par ici que j'ai le plus de chance de croiser une personne qui aurait trouvé sa lumière au bout du couloir et qui pourrait peut être m'aider à trouver la mienne.
Je pose le décor :
Enfance particulièrement difficile, maltraitance, parents toxiques, c'est mon père obèse qui me gave, à 10ans il m'emmène acheter une baguette viennoise tous les matins qu'il recouvre d'un quart de plaquette de beurre et d'une épaisse couche de nutella, il me propose régulièrement des tablettes de chocolat en guise de diner ou déjeuner... Chez ma mère c'est légèrement différent, elle ne sort plus de son lit depuis plusieurs années donc si je veux manger je me débrouille avec ce que je trouve, des boîtes en général, en tout cas ça m'aide à réguler les gavages du week-end. A ce moment là , je suis ronde, juste ronde.
Et puis je m'émancipe, je saisis ma liberté, je prends mon envole et m'éloigne de mon enfer. Je vous passe ces 6 années.
Quand je rencontre mon mari, je suis toujours seulement ronde, en tout cas jolie et bien dans ma peau. Deux ans plus tard, on décide d’arrêter de fumer et je ne sais par quel miracle, on y arrive. Je prends 20 kilos cette année là . Et j'en prendrais 10 par ans, les trois années suivantes.
Au bout d'un moment mon généraliste m'alarme, j'en tiens pas trop compte et puis finalement j'y songe et je retourne le voir en lui disant: ok, je veux me faire opérer, je suis prête à regarder les choses en face. Il me réponds que la priorité c'est le côté psy et donc sur son conseil je démarre une thérapie, elle durera 2ans. Pendant la thérapie, je mets de côté l'idée de l'opération, je me dis que je vais trouver les ressources en moi pour l'éviter et que je soignerais mon corps en soignant mon esprit.
A la fin de ces deux ans, je vais mieux dans ma tête, enfin il me semble mais cela n'a aucunes répercutions sur ma manière de m'alimenter. Je décide donc à nouveau d'aller vers l'opération, mon psy est ok, mon généraliste aussi. En parallèle un projet bébé voit le jour. On est en Juin 2014, j'ai rdv à l'hopital en Octobre pour démarrer le protocole pour l'opération, je fais retiré mon stérilet et je dis à mon mari que si je tombe enceinte avant le rdv à l'hopital alors on fera un enfant, et si mon corps ne me donne pas cet enfant avant octobre alors c'est qu'il sera temps de me faire opérer.
Bien sur, je tombe enceinte le 01 octobre
J'ai un déclic assez violent le jour d' un rdv médical de suivi de grossesse, il est écris sur le dossier :
2008 : 80kg
2014 : 132kg
Je suis en état de choc ... Je réalise et ça fait plutôt mal. Jusque là , je sous estimais pas mal l'ampleur du problème, je suis de nature très positive, pas du genre à me morfondre. Je me trouvais toujours jolie et mon mari aussi.
Je grossis très très vite jusqu'au 6 mois de grossesse si bien que je demande de l'aide à l'hopital et suis leur régime alimentaire "équilibré" pour limiter la casse. Ca marche pas mal, mais c'est plus que dur, je prendrais finalement 10kg pour cette grossesse. Trois semaines après l'accouchement, je perds tout, deux mois après j'ai tout repris.
Deux mois pendant lesquels j'aurai prolongé une alimentation relativement saine. Donc là le découragement est particulièrement violent.
Je suis perdue, je vous lis et je cherche de l'aide car je ne vois plus clair dans mon brouillard.
J'ai acheté le livre de Zermati, j'ai adoré, jusqu'au moment ou il demande de tenir un carnet alimentaire. Le premier jour ça va mais après je suis envahis par de très grande angoisse ne serait-ce que de regarder ce que je mange. Rien que de voir, je suis angoissée. Je suis dans l'incapacité d'éteindre la tv ou la radio pour manger, c'est trop angoissant. La majorité de ma vie tourne autour de ce que je vais mangé et ma journée est belle ou ne l'est pas en fonction de ce qu'il y aura dans mon assiette le soir. Si j'ai quelque chose d'autre d'agréable de prévu il faut toujours que je l'accompagne de quelque chose que j'adore manger. Comme ça tout est "parfait". Je ne peux pas quitter la table sans avoir mal au ventre, car cet estomac distendu me calme, m’apaise. Je ne peux pas manger moins que mon mari.
Aujourd'hui je ne suis plus positive, j'ai l'impression que je vais mourir demain, j'en ai même la certitude, je me dis que ça y est, je n'ai plus d'autre alternative que de mourir sous mon poids. C'est cash mais c'est ce que je ressens. Je commence à avoir des difficultés à bouger, j'ai mal, très mal, aux genoux, aux pieds, je respire mal. Je n'ovule plus. J'ai l'impression que je n'ai plus que deux alternatives, me faire retirer l'estomac ou mourir.
Je suis triste et révoltée, parce que j'ai combattue bien des démons, parce que je suis forte mais que là , j'ai l'impression que je vais être battue et j'ai peur. Je ne veux pas qu'on me retire l'estomac, je veux vivre en ayant trouvé en moi le moyen d'avancer, je ne veux pas d'une camisole de force.
J'ai besoin d'aide s'il vous plaît, je suis pleine de ressources mais là , je ne trouve plus la voie, aidez moi.
Merci
<3
