Tu m'inquiètes parce que ta démarche semble être quel est le meilleur discours à obtenir pour avoir mon opération. Or la seule règle à suivre est être soi et faire confiance aux professionnels en face de toi pour qu'ils optent avec toi pour la meilleure solution.
Etre toi aussi pour ne pas chercher à t'épier quand tu les rencontres, mais comprendre leur message. Ils ont très peu de temps à accorder à chaque patient face à la lourdeur de cette opération. Si tu gaches ton temps à être une autre, tu peux passer à côté des recommandations essentielles au risque de te retrouver dans la tombe.
Imagine un apprentit parachutiste qui essaye de se faire passer pour un pro. Si le parachute prinicpal se met en torche, il a toutes les chances de en plus ne pas savoir actionner le parachute de secours parce qu'il n'aura pas prêté assez attention à la manip. Cette opération va amener du jour au lendemain des changements radicaux dans ta manière de t'alimenter, mais aussi tu n'auras plus la possibilité de trouver dans la nourriture le refuge que tu trouves actuellement.
Tu dis être prête à faire des efforts après l'opération. Il est possible que l'opération t'aide à te prendre en charge. Il est aussi possible que l'opération t'enfonce sur le plan psychologique. Chacun y réagit différemment. Ce qui est certain c'est que tu ne pourras pas faire qu'elle n'ait pas eu lieu, tu ne pourras pas revenir en arrière. Du moins jamais totalement après un bypass. Ce n'est pas prévu pour. Et c'est vrai que si tu as des problèmes avec le gras, le sucré et l'alcool, tu représente la candidate idéale pour l'electrochoc du dumping syndrôme. Il faut payer très cher un bypassé pour qu'il mange une seconde fois du baba au rhum

Est-ce cela que tu recherches vraiment ?
Autre chose, le but de cette opération est de perdre 70% de son surpoids, pas 100%. La malabsorption établie est modulable (longueur de l'instestin entre la jonction du Y et le gros instestin). Mais les réactions des patients sont aussi pour une part imprévisible (et d'autant plus qu'ils ne jouent pas franc jeu). Or, dire qu'on perd 70% de son surpoids veut dire que la majorité va perdre entre 60% et 80% de son surpoids, autrement dit pour toi entre 9,5 points et 12,5 points d'IMC, par rapport à un IMC de 38. Mais aussi que certain ne perdent pas assez et d'autre perdent trop. Amaigrissement qui ne s'arrête plus et mort au final. Même si ce n'est pas dit, vu le risque que représente la famille lors du décès d'un patient, je suppose que chaque médecin s'arrange pour que la malabsorption crée n'entraine pas a priori le risque de trop de perte, le reste étant le travail à fournir par le patient.
En un mot, si tu veux aller vers cette opération, dis toi qu'il faut avant tout mettre toutes les chances de ton côté en étant toi et uniquement toi. Il est possible qu'elle te soit refusée, il est possible qu'elle soit différée. Mais elle a pour but en fait de te faire perdre 50% de ton surpoids dans le but de diminuer les risques que te font courrir ton surpoids. Pas d'être la baguette magique qui va te transformer en manequin.
Enfin, si tu vas sur les parties rééducation alimentaire et trouble du comportement alimentaire, tu trouveras aussi beaucoup de personnes qui ont résolu le problème du yoyo et maigrissent grace à la rééducation alimentaire de la faim et de la satiété et la correction des toubles du comportement alimentaire. Personellement, la rééducation alimentaire, avant d'aller vers l'opération, ne m'avait permis que de stabiliser mon poids. Mais aller vers une telle opération sans tenter cette démarche, c'est vraiment dommage. D'autant plus que pour réussir à terme ton bypass, il faudra finalement aborder cet aspect.