Bonjour,
Je vous écris car je n'arrête pas de pleurer depuis hier, moi qui pensais être plus forte que ça...
J'ai 16 ans, et cela fait à peu près trois mois que je sors avec un garçon. Avant ça, je crois que mes parents s'inquiétaient de ne pas me voir avec des garçons. Donc quand je leur ai annoncé ils ont eu l'air soulagés. Comme ils avaient l'air contents, je leur ai aussi avoué qu'il avait 24 ans, qu'il était noir et qu'il habitait en région parisienne (alors que j'habite à Dijon).
C'est là que ça a commencé à se dégrader... surtout avec mon père. Il me fait la gueule en permanence et je ne savais pas pourquoi, au début. Alors je faisais des efforts, des bulletins à coup de félicitations, et vas-y que je rangeais ma chambre du mieux que je pouvais, que je débarrassais, que je mettais la table, rangeais ma chambre, que je l'écoutais me raconter des histoires sur ses anciens collègues aujourd'hui morts que j'ai déjà entendues plusieurs fois, que j'écoutais ses remarques aigries sur tous les sujets sans rien dire pour ne pas le mettre en colère... Alors pendant une heure ou deux il était gentil et me disait que c'était bien. Et puis ça repartait. La gueule. Ma mère a fini par me dire qu'il ne supportait pas ma relation avec mon copain, qu'il espérait que j'arrête de le voir.
Je vois mon copain environ toutes les deux semaines. Un week-end sur deux, il prend le train jusqu'à Dijon, une chambre d'hôtel, paye les sandwichs ou les restaurants...Et on reste ensemble du samedi matin au dimanche midi. Quand je pars le samedi matin, c'est assez difficile avec mon père, au lieu de me dire au revoir (je n'espère même plus qu'il me souhaite bon week-end), il me crie "bonne bourre !" en mimant des coups de reins... Toujours cette ironie à laquelle j'ai de plus en plus de mal à ne plus réagir. Il m'a dit qu'il espérait que maintenant que je m'étais "faite sauter" et que j'avais vu ce que c'était j'arrêterais de le voir.
Comme il est a la retraite, qu'il ne sort jamais, passe son temps à regarder la télé et ne veut recevoir personne, il rumine toute la journée...
Comme je suis en vacances, j'ai réussi à convaincre mes parents de me laisser aller voir mon copain chez lui trois jours. C'était super.. Tellement mieux qu'ici, c'était simple pour une fois. Alors avec mon copain on s'est naïvement dit que ça pourrait être marrant de faire une blague à mes parents et de leur faire croire que je ne rentrais que le lendemain. Évidement c'est très mal passé, ma mère m'a expliqué que mon père avait dit qu'il le savait bien... que mon copain avait tout prévu depuis le début pour que je reste plus longtemps...etc. D'autant plus que j'ai réellement raté mon train et que même si je ne suis pas rentrée le lendemain, je suis rentrée plus tard que prévu..
Je suis rentrée hier soir et depuis je me sens mal, je ne peux pas rester face à mes parents plus de 10 minutes sans avoir envie de pleurer...alors je sors de la pièce en espérant qu'ils ne me posent pas de questions. Là -bas c'était facile, je n'avais pas besoin de réfléchir à ce que je disais, j'ai même rencontré les parents de mon copain et ça s'est très bien passé... Tandis qu'ici c'est tout le contraire. Mon père me pose des questions sur ces trois jours et j'ai beau chercher mes mots pour qu'il ne puisse pas le faire, il tourne toujours ce que j'ai dit au négatif pour mieux me critiquer ou critiquer mon copain...
J'appréhende déjà le repas de ce midi qui va être lourd en questions, en accusations et en sous-entendus humiliants...
Je ne sais pas quoi faire pour que mes parents acceptent cette relation et je m'en veux pour cette histoire de blague... je n'ose même pas espérer qu'un jour mon copain puisse passer un moment chez moi. J'essaye d'être souriante, de leur parler, de passer du temps avec mon père, de faire correctement mes devoirs... mais j'ai de moins en moins le courage de m'ouvrir à eux.
Je n'attends pas forcément de réponses, peut-être des témoignages et des avis, peut-être quelqu'un ici a-t-il vécu quelque chose de similaire ?
Merci pour ceux qui ont lu ces états d'âme qui j'espère ne paraitront pas trop ridicules...
Je vous écris car je n'arrête pas de pleurer depuis hier, moi qui pensais être plus forte que ça...
J'ai 16 ans, et cela fait à peu près trois mois que je sors avec un garçon. Avant ça, je crois que mes parents s'inquiétaient de ne pas me voir avec des garçons. Donc quand je leur ai annoncé ils ont eu l'air soulagés. Comme ils avaient l'air contents, je leur ai aussi avoué qu'il avait 24 ans, qu'il était noir et qu'il habitait en région parisienne (alors que j'habite à Dijon).
C'est là que ça a commencé à se dégrader... surtout avec mon père. Il me fait la gueule en permanence et je ne savais pas pourquoi, au début. Alors je faisais des efforts, des bulletins à coup de félicitations, et vas-y que je rangeais ma chambre du mieux que je pouvais, que je débarrassais, que je mettais la table, rangeais ma chambre, que je l'écoutais me raconter des histoires sur ses anciens collègues aujourd'hui morts que j'ai déjà entendues plusieurs fois, que j'écoutais ses remarques aigries sur tous les sujets sans rien dire pour ne pas le mettre en colère... Alors pendant une heure ou deux il était gentil et me disait que c'était bien. Et puis ça repartait. La gueule. Ma mère a fini par me dire qu'il ne supportait pas ma relation avec mon copain, qu'il espérait que j'arrête de le voir.
Je vois mon copain environ toutes les deux semaines. Un week-end sur deux, il prend le train jusqu'à Dijon, une chambre d'hôtel, paye les sandwichs ou les restaurants...Et on reste ensemble du samedi matin au dimanche midi. Quand je pars le samedi matin, c'est assez difficile avec mon père, au lieu de me dire au revoir (je n'espère même plus qu'il me souhaite bon week-end), il me crie "bonne bourre !" en mimant des coups de reins... Toujours cette ironie à laquelle j'ai de plus en plus de mal à ne plus réagir. Il m'a dit qu'il espérait que maintenant que je m'étais "faite sauter" et que j'avais vu ce que c'était j'arrêterais de le voir.
Comme il est a la retraite, qu'il ne sort jamais, passe son temps à regarder la télé et ne veut recevoir personne, il rumine toute la journée...
Comme je suis en vacances, j'ai réussi à convaincre mes parents de me laisser aller voir mon copain chez lui trois jours. C'était super.. Tellement mieux qu'ici, c'était simple pour une fois. Alors avec mon copain on s'est naïvement dit que ça pourrait être marrant de faire une blague à mes parents et de leur faire croire que je ne rentrais que le lendemain. Évidement c'est très mal passé, ma mère m'a expliqué que mon père avait dit qu'il le savait bien... que mon copain avait tout prévu depuis le début pour que je reste plus longtemps...etc. D'autant plus que j'ai réellement raté mon train et que même si je ne suis pas rentrée le lendemain, je suis rentrée plus tard que prévu..
Je suis rentrée hier soir et depuis je me sens mal, je ne peux pas rester face à mes parents plus de 10 minutes sans avoir envie de pleurer...alors je sors de la pièce en espérant qu'ils ne me posent pas de questions. Là -bas c'était facile, je n'avais pas besoin de réfléchir à ce que je disais, j'ai même rencontré les parents de mon copain et ça s'est très bien passé... Tandis qu'ici c'est tout le contraire. Mon père me pose des questions sur ces trois jours et j'ai beau chercher mes mots pour qu'il ne puisse pas le faire, il tourne toujours ce que j'ai dit au négatif pour mieux me critiquer ou critiquer mon copain...
J'appréhende déjà le repas de ce midi qui va être lourd en questions, en accusations et en sous-entendus humiliants...
Je ne sais pas quoi faire pour que mes parents acceptent cette relation et je m'en veux pour cette histoire de blague... je n'ose même pas espérer qu'un jour mon copain puisse passer un moment chez moi. J'essaye d'être souriante, de leur parler, de passer du temps avec mon père, de faire correctement mes devoirs... mais j'ai de moins en moins le courage de m'ouvrir à eux.
Je n'attends pas forcément de réponses, peut-être des témoignages et des avis, peut-être quelqu'un ici a-t-il vécu quelque chose de similaire ?
Merci pour ceux qui ont lu ces états d'âme qui j'espère ne paraitront pas trop ridicules...
