Le dialogue dans ce genre de situation, c'est souvent l'autre qui nie en bloc. Et puis avant de dialoguer on a des doutes... puis des doutes de plus en plus fort, puis des évidences.
Pas facile d'en parler tout de suite. Quand on aime qq'un on commence par lui faire confiance, sauf si on est un jaloux pathologique. Jusqu'à ce que les hasards soient trop nombreux pour être des hasards.
Et quand le dialogue ne marche pas, et qu'on veut savoir, il n'y a plus qu'à chercher les preuves soi-même...
Je ne me suis pas méfiée par manque de confiance ou par jalousie toute bête. Je savais qu'il y avait qq'un. Elle ne s'était pas privée de me le faire savoir... Ce que je voulais savoir, c'est s'il avait toujours des relations avec elle, de n'importe quelle nature, puisqu'il disait ne plus avoir aucun contact avec elle alors que je savais que c'était faux.
Je suis devenue digne d'un enquêteur du FBI... Croisement de témoignages, localisation d'appels, piratage du téléphone portable...
Beaucoup d'énergie et d'ingéniosité que j'aurais mieux fait de mettre au profit de qqchose de plus utile. Mais c'était plus fort que moi. Et plus j'en découvrais, plus je voulais savoir. Plus ça faisait mal, plus j'avançais dans ma quête... Jusqu'à ce qu'enfin il finisse par reconnaître ce que je savais déjà . Jusqu'à ce qu'enfin elle disparaisse de notre vie.
Je n'ai arrêté que quand la confiance est revenue et je n'ai jamais recommencé.
Quand j'ai confiance, je ne fouille pas, je ne pose même pas de questions. Mais si j'ai de bonnes raisons de penser qu'il se passe qqchose qu'on me cache, alors là ... Sherlock Holmes entre en action...
