il me revient un souvenir d'enfance en lisant le sujet d'une petite de 14 ans sur vlr.
ce souvenir est lié à l'école primaire , du cp au cm2.
j'allais dans une petite école de village, privée, catholique, qui comportait deux classes, la maternelle et la primaire.
trois ou quatre éleves par section, tous les enfants mélangés, et un état d'esprit plus famille que vie en société.
à l'époque j'étais plus ronde et plus grande que tous mes camarades. grandie très vite, formée très tot, j'étais vraiment hors de leur norme, physiquement.
j'étais d'une timidité maladive, vraiment, j'hurlais quand maman me trainait par la main jusqu'à la porte, je ne parlais absolument jamais, je ne me liais pas avec les autres enfants.
pour couronner le tout, j'étais bonne élève, et cela emplifiait encore le sentiment d'incompréhension envers moi.
je souffrais beaucoup des réflexions des autres "ouh, la grosse vache ! elle a des nichons ! la chouchoute du maitre ! intello tête de veau.. macaroni (oui, j'ai un nom italien..) " bref, pas du tout intégrée.
l'instit avait eu la judicieuse idée, pour me "protéger", de me demander de l'aider à dessiner le tableau dans l'heure de midi, car il parait que j'avais un bon coup de crayon. donc tous les midi après la cantine, je laissais les jeux des autres enfants dans la cour pour aller faire la "fresque du jour" à la craie dans la classe.
en y repensant maintenant, je pense que cet instit a eu tout faux depuis le début. je sais c'était en 1970-1975, d'autres méthodes, etc, mais il n'a réussi qu'à m'isoler encore plus , et à me faire détester encore plus par le reste de l'école.
aujourd'hui encore, je ne comprend toujours pas...
mes difficultés de communication, ma timidité excessive, mon manque de confiance en moi ont une origine, et tout cela fait partie de l'origine de mon malaise.
conclusion il faut faire super attention avec les enfants.

ce souvenir est lié à l'école primaire , du cp au cm2.
j'allais dans une petite école de village, privée, catholique, qui comportait deux classes, la maternelle et la primaire.
trois ou quatre éleves par section, tous les enfants mélangés, et un état d'esprit plus famille que vie en société.
à l'époque j'étais plus ronde et plus grande que tous mes camarades. grandie très vite, formée très tot, j'étais vraiment hors de leur norme, physiquement.
j'étais d'une timidité maladive, vraiment, j'hurlais quand maman me trainait par la main jusqu'à la porte, je ne parlais absolument jamais, je ne me liais pas avec les autres enfants.
pour couronner le tout, j'étais bonne élève, et cela emplifiait encore le sentiment d'incompréhension envers moi.
je souffrais beaucoup des réflexions des autres "ouh, la grosse vache ! elle a des nichons ! la chouchoute du maitre ! intello tête de veau.. macaroni (oui, j'ai un nom italien..) " bref, pas du tout intégrée.
l'instit avait eu la judicieuse idée, pour me "protéger", de me demander de l'aider à dessiner le tableau dans l'heure de midi, car il parait que j'avais un bon coup de crayon. donc tous les midi après la cantine, je laissais les jeux des autres enfants dans la cour pour aller faire la "fresque du jour" à la craie dans la classe.
en y repensant maintenant, je pense que cet instit a eu tout faux depuis le début. je sais c'était en 1970-1975, d'autres méthodes, etc, mais il n'a réussi qu'à m'isoler encore plus , et à me faire détester encore plus par le reste de l'école.
aujourd'hui encore, je ne comprend toujours pas...
mes difficultés de communication, ma timidité excessive, mon manque de confiance en moi ont une origine, et tout cela fait partie de l'origine de mon malaise.
conclusion il faut faire super attention avec les enfants.
