Déjà , j'ai eu du mal. A trouver un titre, et un lieu où poster. En fait, je voulais parler de ce moment, en tant que mère et femme, où on sait que c'est fini, que plus jamais il n'y aura de bb à la maison.
Une mienne amie a difficilement passé cette phase, alors que moi je me débattais encore avec un nourrisson. Je lui avais dit (elle a 3 garçons) qu'à mon sens, quel que soit le nombre on a toujours à faire ce deuil, de celui qui ne viendra pas. Elle l'avait assez mal pris.
Aujourd'hui, mon "bb" entré à l'école, alors que je crie haut et fort que plus jamais, les nuits blanches je les laisse à d'autres (et c'est sincère ! ) je me prends à penser : plus jamais cette odeur de lait caillé, plus jamais cette petite tête ronde reposant confiante sur votre épaule, plus jamais ces regards qui vous envahissent l'âme, plus jamais... et cela me laisse comme un grand relent de nostalgie. Que je chasse en pensant : demain ils seront grands, demain tu te diras "plus jamais les jeux d'enfants, plus jamais l'histoire du soir, plus jamais les courses folles, plus jamais..." alors vis-le, maintenant.
Mais quand même, je le crois encore : quel que soit le nombre, il y a à faire le deuil de celui ou celle qui ne viendra pas. L'enfant imaginaire ? Et vous, avez-vous connu cela ?
Une mienne amie a difficilement passé cette phase, alors que moi je me débattais encore avec un nourrisson. Je lui avais dit (elle a 3 garçons) qu'à mon sens, quel que soit le nombre on a toujours à faire ce deuil, de celui qui ne viendra pas. Elle l'avait assez mal pris.
Aujourd'hui, mon "bb" entré à l'école, alors que je crie haut et fort que plus jamais, les nuits blanches je les laisse à d'autres (et c'est sincère ! ) je me prends à penser : plus jamais cette odeur de lait caillé, plus jamais cette petite tête ronde reposant confiante sur votre épaule, plus jamais ces regards qui vous envahissent l'âme, plus jamais... et cela me laisse comme un grand relent de nostalgie. Que je chasse en pensant : demain ils seront grands, demain tu te diras "plus jamais les jeux d'enfants, plus jamais l'histoire du soir, plus jamais les courses folles, plus jamais..." alors vis-le, maintenant.
Mais quand même, je le crois encore : quel que soit le nombre, il y a à faire le deuil de celui ou celle qui ne viendra pas. L'enfant imaginaire ? Et vous, avez-vous connu cela ?
"Le même qui, honteux d’être un sans-coeur trop occupé de soi, aimerait s’oublier comme, quelque part, on oublie son parapluie."
Michel Leiris
Michel Leiris
