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que faites vous quand un TCA vous prends et que vous êtes avec votre enfant? Vous vous cachez? Vous essayer d'assumer?
je n'ai aps encore d'enfant, mais bon ,en élargissant la question, je pense que je ferai comme d'hab: je boufferai en cachette. Enfin , pas vraiment en cachette, mais c'est vrai que les crises se développent plus facilement si on est seul, car on a moins honte qu'on nous voit manger.

cela dit j'ai dejà dû avoir quelques dérapages car je me rappelle que quand j'ai avoué à ma meilleure amie que j'étais boulimique elle m'a dit qu'elle s'en doutais, en particulier car à une soirée d'anniversaire il parait que j'avais englouti la quasi totalité des gâteaux ( :oops: ) en quelques minutes.... Comme quoi, même si on a l'impression de ne pas se lâcher devant les autres ou que ça reste discret, ben on est visible malgré tout...
merci pour ta réponse, boreale... :)

En ce moment, je me pose la question: mon bébé est tout petit, il a 9 mois, donc il ne doit pas bien comprendre ce qu'il se passe (encore que, on dit qu'ils comprennent tout?? :?: ) et d'un côté, je me dis que j'ai pas envie qu'il ait devant les yeux ce "modèle", mais de l'autre, je me dis que ce serait pire de me cacher car il ressentirais à la fois la crise et les cachotteries...

Bref, je suis dans le flou, en ce moment... Bon, le plus simple, ce serait encore d'arrêter les crises d'hyperphagie :roll:

j'ai l'impression que beacoup n'ont pas d'enfants, donc je comprends que ce ne soit pas simple de répondre à cette question... mais qu'est-ce que vous en pensez?
Coucou ! Je n'ai pas d'enfant mais des beaux-enfants, neveux-nièces, filleul(e)s, etc.

Pour moi : adulte ou enfant c'est du pareil au même, s'il y a un spectateur je ne vais pas faire de crise d'hyperphagie devant lui...
Dans ce cas-là j'essaie plutôt de "transformer" la crise que je sens venir, par exemple en proposant de prendre un petit encas ou goûter ou apéro (en fonction de l'heure), et donc au final je grignote un petit quelque chose et je ne fais pas de crise.

Finalement c'est seulement seule que d'hyperphagie je crise. :(
Ah j'oubliais : si c'est un bébé c'est pareil, ça reste une personne avec un regard sur moi, donc je crois qu'en cas d'envie je grignoterais gentiment un p'tit truc en attendant sa sieste pour criser tranquille...
:roll:

En tous cas bonne contination mamykro, et oui je te souhaite d'arriver à arrêter les crises d'hyperphagie ! ;)
ça va ,je n'ai plus beaucoup de crises, je pense que du côté de l'hyperphagie, j'arrive au bout du truc... 8) mais ça me turlupine quand ça m'arrive, car je ne sias pas trop quoi faire vis à vis de ma fille: d'un côté, je ne veux pas lui donner un mauvais exemple, de l'autre, se cacher, c'est pas top non plus...
tu peux aussi lui expliquer ce qui se passe.

les enfants ressentent les malaises de toute façon, même si on ne leur dit pas. alors autant en parler avec eux, histoire qu'ils ne s'imaginent pas plein de truc.

la bouffe, dans les crises, c un peu comme la clope, un truc addictif, qui vient combler un vide, un manque.

ben par exemple j'ai toujours vu fumer mon père comme un pompier. Et il m'a expliqué un jour , à l'entrée dans l'adolescence, un truc style " tu sais je fume, mais en fait c'ets pas bien, ça m'abime le corps, mais je ne peux pas m'en empêcher. tu feras comme tu veux plus tard, mais si tu peux éviter de fumer ce sera bien car tu n'abimeras pas ton corps, et je serai content" bon il n'a pas dit les choses excatement comme ça, masi grosso modo c'était le fond quoi.

tu peux donc lui expliquer, quel que soit son âge ( il suffit juste d'adapter ton langage et tes mots en fonction de l'âge de ton enfant ), que quand tu n'es pas bien , ce qui arrive parfois quadn on a des petits soucis de grandes personnes, le stress au travail,etc, eh bien tu a besoin de manger n'importe quand, beaucoup, qu'en vrai c pas bien et il faut faire autrement, mais que toi tu n'y arrives pas toujours. etc...

non?
Bonjour:)

Je trouve que l'attitude que tu proposes est saine, boréale. En tout cas, elle a le mérite de mettre du sens sur une angoisse, un malaise ressenti par la maman comme par l'enfant. C'est une question interessante et difficile... Peut-être serait-il important d'ajouter: "je ne me sens pas toujours bien, alors je mange,mais tu n'es pas responsable, et ce souci là ne change en rien l'Amour que je ressens pour toi."

Qu'en pensez-vous? En tout cas, je parlerai...
"Ce qu'il y a de beau, dans la vie, c'est le soleil qui éclaire ton visage, comme un étrange mirage... Ce qu'il y a de beau, dans la vie, c'est ce même soleil qui brûle mes pieds, et qui m'empêche de marcher ..."
En parler, oui je suis d'accord à condition de le dire une seule fois pour expliquer cette culpabilité que l'on porte et que l'enfant peut ressentir : lui expliquer une fois, et puis basta.

Mais cela ne résoud pas le problème si j'ai bien compris qui est de faire sa crise devant l'enfant ou en cachette de lui.

Attention par exemple de ne pas donner à l'enfant un rôle qui n'est pas le sien, comme lui demander ainsi de "cautionner" un comportement parental.

Mes crises d'hyperphagie (et même plus : de boulimie) sont un moment de ma vie que je dis, que je ne cache pas, je peux les raconter, témoigner. Mais je ne crise pas en public, ni même devant mon mari. Ces crises sont reliées à un problème de fond dans ma personnalité, un manque, une souffrance, je ne vais pas infliger le spectacle de ma crise à quelqu'un, et encore moins à un bébé. Je vais faire une comparaison forte pour moi (je suis ancienne fumeuse) ce serait comme fumer devant lui, à côté de lui !

A mon avis la crise d'hyperphagie, si on ne la fait pas en public, on ne la fait pas non plus devant son bébé. Il ne s'agit pas de la faire en cachette, mais de ne pas le faire devant d'autres, par respect, un peu comme pour la cigarette qu'on va fumer sur le balcon, comme l'amour qu'on fait après avoir fermé la porte, bref, sans aller jusqu'à "le faire en cachette", simplement "ne pas le faire en public"...

Bon, ce n'est que mon opinion, et en plus je n'ai pas d'enfant donc suis mal placée pour donner des conseils.
:oops:
Anne-Etoile a écrit :Il ne s'agit pas de la faire en cachette, mais de ne pas le faire devant d'autres, par respect


je ne sais pas si il ya seulement cette question de "respect" en jeu dans le fait de se "cacher" pendant les crises. Je pense qu'il y a une énorme part de Honte aussi, et surtout. de Culpabilité. On se sent sale, avali, moche , rien, on a pas envie que l'on nous voit "baffrer comme un porc" ( c'est vraiment ça, enfin pour moi , pendant mes crises... ) . Alors que s'éloigner pour fumer une clope y'a aussi car on ne veut pas gêner les autres avec notre fumer. Il y a une différence entre ne pas vouloir imposer une gêne ou une vision désagréable aux autres, et ne pas vouloir être vu comme une chose désagréable ou vilaine à regarder. A mon sens du moins...
boreale a écrit : avali


avili
boreale a écrit :Honte aussi, et surtout. de Culpabilité.

:arrow: Les majuscules sont-elles volontaires?? Parce que sinon, c'est un joli signe inconscient .... ;) Z'ai pô pum'en empêcher :oops:
:peur: :arrow:
"Ce qu'il y a de beau, dans la vie, c'est le soleil qui éclaire ton visage, comme un étrange mirage... Ce qu'il y a de beau, dans la vie, c'est ce même soleil qui brûle mes pieds, et qui m'empêche de marcher ..."
Celestia a écrit :
boreale a écrit :Honte aussi, et surtout. de Culpabilité.

:arrow: Les majuscules sont-elles volontaires?? Parce que sinon, c'est un joli signe inconscient .... ;) Z'ai pô pum'en empêcher :oops:
:peur: :arrow:
:nananr:


;)
boreale a écrit : tu peux donc lui expliquer, quel que soit son âge ( il suffit juste d'adapter ton langage et tes mots en fonction de l'âge de ton enfant ), que quand tu n'es pas bien , ce qui arrive parfois quadn on a des petits soucis de grandes personnes, le stress au travail,etc, eh bien tu a besoin de manger n'importe quand, beaucoup, qu'en vrai c pas bien et il faut faire autrement, mais que toi tu n'y arrives pas toujours. etc...


Oui, je crois que c'est une super idée: en fait, c'est bien ça le problème que je soulevais: celui du dit et du non-dit. Tu as complètement raison. Merci!

je pense que la prochaine fois que je ferais une crise (heureusement, c'est pas souvent du tout et en plus, elles ne sont plus très fortes), je prendrais le temps de lui expliquer tout ça. Je pense que je le redirais sans doute quelques années plus tard si je fais encore des crises, parce que là, elle est vraiment toute petite (9 mois), mais je crois que c'est la bonne solution.
mamykro a écrit :parce que là, elle est vraiment toute petite (9 mois), .

alors je n'y connais pas grand chose en psycho, mais j'ai entendu dire que même quand les bébés sont petits on peut leur expliquer des choses, et même s'ils ne comprennent pas forcément le sens de tous les mots qu'on leur dit, certaines choses passent , ne serait-ce que l'intonation de ta voix, la façon dont tu la tiens à ce moment là, le fait que pour toi même lui expliquer rend peut être certaines choses plus claires , etc... donc il ne faut pas hésiter à parler à son bébé ;)

un petit lien , en espérant qu'il fonctionne où on peut voir combien parler à un enfant peut l'aider, même si c'est un nourrisson
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