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Bonjour,


Je viens de lire les posts sur la perte de poids et le regard qui ne change pas et je dois avouer que je me dis que je suis bien "névrosée" ...(en "dissonance cognitive" quant à l'acceptation de mon corps).

Autrement dit, j'ai toujours l'impression, malgré mes kilos perdus, repris, perdus, repris ](*,) ... qu'il y a toujours un décalage entre la personne que je suis "à l'intérieur" et celle de l'extérieur...

Il a des jours où je n'arrive même pas à me regarder dans une glace sans qu'une vague de dégoût me submerge...alors j'essaie tant bien que mal de relativiser, de me dire que je fais une projection de pbs externes sur mon corps...ou même d'intellectuaaliser cela par rapport à l'éducation de mes parents (pas vraiment de compliments, plutôt des critiques), et par rapport à l'absence de regard valorisant du père, etc...

En ce moment, je suis dans une phase "descendante" par rapport à mon poids...(j'ai essayé d'écouter mon corps...mes rythmes...)

Néanmoins, j'ai peur que ce "dégoût de moi" (on pourrait qualifier cela de "crise de narcissime aigu" d'ailleurs :roll: ) est tellement ancré que n'arriverais jamais à faire la paix avec moi-même. Je peux dépenser des fortunes en maquillage, en fringues...pour RIEN.

Au final, je me regarde et je me dis "ça va pas". Et une partie de moi se despère d'être en un jour liberée de ce regard si critique :fouet: , de quitter ce mode aliénant (desir de beauté/de perfection...si bien entretenue par notre société de consommation)...Je me sens écartelée.... :puppydogeyes:
" Vouloir, c'est susciter les paradoxes. " (A. Camus)
S'accepter est un travail long, long...
Mais pour être en train de le faire, je t'assure que le jeu en vaut la chandelle, meme si ce n'est pas toujours rose tous les jours.

Es-tu accompagnée dans cette démarche (amis, médecin, confident...)?
Le paradis de la terre se trouve entre les seins d'une femme, sur le dos d'un cheval, dans les pages d'un livre. [proverbe arabe]
Je crois qu'accepter son corps, c'est s'accepter soi. En toute imperfection.

Depuis un an, le travail de réeduc me fait me pencher sur moi même. J'aspire non pas à me trouver super belle tous les matins, mais à avoir une relation sereine et pacifiée avec mon corps et avec la nourriture.

Je crois que c'est un raisonnement enfantin que de croire que vivre dans un monde parfait, un monde de contes de fées est possible.
Le monde, comme nous même, est fait d'imperfections, il faut l'admettre.

Non pas que je sois défaitiste ni meme àquoiboniste. J'essaie d'envisager avec lucidité ce qui peut être amélioré et je concente mes efforts là dessus, en tachant de prendre mon parti du reste. Je ne dis pas que j'y parviens tous les jours... :?

Le moral joue enormement sur la perception que j'ai de mon corps. J'avais bcp maigri à un moment, et je me crois toujours comme ça la plupart du temps. Quel choc chaque fois que je me vois dans une glace, ou pire, en photo !
Quand je n'ai pas le moral, je me vois comme une espèce de boule informe à laquelle je n'ai envie de faire essayer aucun vetement, ni de prodiguer le moindre soin, je sais d'avance que rien ne m'ira, que rien n'y fera.

En revanche, quand j'ai le moral, je parviens bcp mieux à prendre mon parti de mon corps, et à apprécier qu'un vetement m'aille bien, qu'une coupe de cheveu soit réussie, ect... même sur mon corps imparfait.
merci à coffexe et sugarfree pour vos réponses.

La question de l'accompagnement, je l'ai abordée de différentes manières... mais pour différentes raisons, je ne peux faire de thérapie pour l'instant...et les amies...ah ! je m'aperçois (ou plutôt cela me confirme ds mes hypothèses) que nous sommes nombreuses à traîner nos complexes avec nous...

Je crois que c'est vraiment une démarche personnelle, une étape de développement personnel à franchir...mais comme je l'écrivais, j'intellectualise un peu "trop" :roll: et entre mes pensées et mes actes, il existe tjrs un fossé.

Admettre l'imperfection, l'impossibilité de tout contrôler, c'est important et même vital, face aux nombreuses épreuves de la vie. J'ai lu quelques ouvrages de Pema Chodron à ce sujet, car c'est à la base de la philosophie bouddhiste : l'impermanence.

Néanmoins, comment nous extraire du chaos ambiant ? Peut-être qu'il "me" manque une oreille attentive, ou tout du moins quelqu'un que je pourrais croire. Qd quelq'un me dit dans la rue "vous êtes belle" :oops: (bon, c'est arrivé), soit je ne le crois pas, soit je deteste cela car j'y vois un compliment qui réduit la femme à un "objet" (si je suis claire... :silly: ).

Enfin, je crois que j'aspire certes à retrouver un rapport pacifié avec la nourriture et mon corps, mais surtout à harmoniser l'exterieur avec l'intérieur. Pourquoi devant un miroir ai-je toujours l'impression qu'une étrangère me dévisage :-s ?
" Vouloir, c'est susciter les paradoxes. " (A. Camus)
anais-nin a écrit :Au final, je me regarde et je me dis "ça va pas". Et une partie de moi se despère d'être en un jour liberée de ce regard si critique :fouet: , de quitter ce mode aliénant (desir de beauté/de perfection...si bien entretenue par notre société de consommation)...Je me sens écartelée.... :puppydogeyes:


Pour ma part, j'ai le même soucis de regard trop critique envers moi-même, mais je suis persuadée que c'est intimement lié au regard très critique que mon père a toujours porté sur moi (si j'avais 19/20, il me disait que j'aurais du avoir 20/20 par exemple, et ça me mettait dans une rage folle, surtout si les autres avaient tous eu des mauvaises notes).

c'est pour ça que, de mon côté, je suis sûre que seule une thérapie qui reglera mes problèmes avec mon père pourra me guérir de ce regard critique. Pour moi, c'est moins le problème de s'accepter soi-même que le problème de ne plus intérioriser le regard que mon père porte sur moi.
mamykro a écrit :Pour ma part, j'ai le même soucis de regard trop critique envers moi-même, mais je suis persuadée que c'est intimement lié au regard très critique que mon père a toujours porté sur moi (si j'avais 19/20, il me disait que j'aurais du avoir 20/20 par exemple, et ça me mettait dans une rage folle, surtout si les autres avaient tous eu des mauvaises notes).

c'est pour ça que, de mon côté, je suis sûre que seule une thérapie qui reglera mes problèmes avec mon père pourra me guérir de ce regard critique. Pour moi, c'est moins le problème de s'accepter soi-même que le problème de ne plus intérioriser le regard que mon père porte sur moi.


Incroyable ! Mon père me disait exactement ça à chaque bulletin scolaire ! Une fois j'avais 20 de moyenne en biologie, au lieu de juste me dire "c'est bien ma fille", il m'a dit "tu aurais pu avoir 21" !!!
En riant bien sur, mais il n'a jamais pu me faire un vrai compliment. POurtant il était fier de moi, mais il n'a jamais pu me le dire autrement qu'en plaisantant.

... En vous le disant, je réalise moi aussi que lorsque je suis un tant soi peu émue, je tourne la situation en dérision de façon systématique !!! (:shock: je sors et je vais réfléchir à ça !)
Je remonte ce post car la dernière semaine a été terrible...

Je ne sais si c'est un mélange de manque de magnésium (que je prends quotidiennement d'habitude), de règles qui vont bientôt venir :roll: , de stress et d'angoisse... et donc :

... j'ai multiplié (comme jamais) les crises d'hyperphagie, c'était vraiment du masochisme pur et dur...
et pour être malade, je l'ai été : mon corps réagit vivement qd il y a trop de nourriture (et là j'ai eu droit à tout ) : pb de digestion, ventre gonflé, acné, oedèmes...la cata totale.

Je sais que si j'avais écouté mon corps, je me serais calmé, mais là, impossible. J'ai l'affreuse impression de n'en venir jamais à bout.

Inutile (?) de préciser que lorsque je pensais moins au poids perdu/à perdre, je faisais vraiment ma R.A.

Un des élements à prendre en compte c'est que mon corps réagit très vivement à certains aliments (limite allergies :roll:)... quand je les exclue de mon alimentation, je "sens" que mon corps va mieux (ex : produits laitiers)...mais alors comment ne pas glisser vers la restriction cognitive, ce qui, objectivement :oops:, s'est passé ces derniers mois ?

Enfin, à ceci s'ajoute les pbs financiers et professionnels, et le fait que très, très peu de gens connaissent mon passé de TCAs, et mes difficultés à renouer une relation normale avec la nourriture (ma famille, par ex)
:puppydogeyes:
" Vouloir, c'est susciter les paradoxes. " (A. Camus)
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