J'ai publié cela ailleurs, mais pas sur VLR, donc, autant profitter de ce post.
J'ai par la même occasion retrouvé le bilande ma diète hyperprotéïnée juste avant (15 jour sans matière grasse et le minimum de gulcide. Au menu, poisson en papillote, filet de dinde au four, fromage blanc ou yaourt 0%, légumes verts feuilles et fruits (tomate, aubergines cougette, salde, chou...+ navet et radis) et un soupçon de carotte oignon echalotte pour relever cela.
Donc le voici au 5 juin :
Sur le plan physique, aucune migraine, aucun vertige. Ca c'est vraiment génial.
Sur le plan du régime, pas trop de problèmes. Des écarts minimes, mais c'est ma technique. Si je sens une compulsion venir je me l'offre d'habitude à 10% avant qu'elle soit incourtanable. Là , j'avais décrété du 1%. Donc sur la période, 2 frites, un peu de salade vinaigrette réelle, 1 petit morceau de viande grillée, 2-3 bouchées de pain. Il en faudrait le triple pour remplir un pot de yaourt.
Poids final, 101,9 (poids de départ : 106,9) soit 5 kilo en moins. C'est certainement le point le plus positif pour l'instant. On verra le verdict du chirugien demain.
Niveau tension une améliration perceptible, ma tension est passé de 14-9 en moyenne à 13-8,(ce matin 129-76) et mon rytme cardiaque c'est abaissé de 80 à 70 au repos et même 66 ce matin.
Pour moi, tout est donc globalement positif, mais je ne suis pas médecin. J'attends donc son bilan. (remarque complémentaire, objectif réduction du foie atteint, confirmé ensuite par le chirurgien)
Mon opération
Dimanche 5 juin
Rentrée à la clinique à 14h15, puis radio pulmonaire. Par contre la chambre n’est pas prête du tout. Je vais faire un tour en ville en attendant. A mon retour l’infirmière laisse un flacon de bétadine pour la douche du soir et du lendemain. On me fait un électrocardiogramme et je verrais le cardiologue et l’anesthésiste dans la soirée.
Repas spartiate, bouillon style viandox et lait gélifié. Je n’angoisse pas donc je préfère ne pas prendre le somnifère. Douche et au lit assez tôt. J’ai bien fait de prendre des bouchons d’oreilles car les fenêtres donnent sur une route bruyante, et comme il fait chaud, pas question de les fermer.
Lundi 6 juin
Réveil vers trois heures et demi. Je vire les bouchons d’oreille qui me gênent et somnole jusqu’au passage de l’infirmière à 5 heures. Elle me dit que j’ai eu raison d’enlever les bouchons parce que cela fausse la température. Je l’ignorais.
Douche, Antarax et à 7 H 30, direction la salle d’opération. Perfusion placée, masque à oxygène posé, le dernière chose dont je me souvienne, c’est vous allez dormir…
J’ouvre un œil, j’entends une voix dire « 11H 53 ». Ce n’est pas pour moi. Peut-être pour une naissance, mais c’est la première chose que j’entends. Je prends conscience que cette salle commune doit être la salle de réveil et que l’opération est terminée. Rapidement, on vient s’occuper de moi, prendre ma tentions. La personne reviendra faire la même chose 10 minutes plus tard et retour en chambre.
J'essaye de faire un bilan. Un immense pansement recouvre tous les autres, et je trouve cela très confortable, notamment pour tousser. Une perfusion dans le bras gauche, sinon pas de douleur, juste une lourdeur quand je me déplace dans le lit.
Je m’ennuie plutôt, d’autant plus que j’ai changé de chambre et qu’ils n’ont pas encore rétabli la ligne. Bianca me téléphone, mais juste au moment où les infirmières viennent. On a à peine le temps d’échanger deux mots. On parlera plus après. Bianca me dit notamment qu’elle a pu boire un verre d’eau le soir même. Après son coup de fil je négocie donc de pouvoir me rincer la bouche et une aide soignante m’apporte un haricot (toute petite bassine en forme de haricot) et un gobelet d’eau. Bien sûr, il ne s’agit pas de boire, mais cela est déjà plus qu’agréable.
L’infirmière m’explique que je ne pourrai boire qu’après le retour de mes mouvements intestinaux confirmés par l’émission de gaz, soit le lendemain soit le surlendemain. La diététicienne passera alors me voir. Les gaz reviendront le soir, mais j'évite encore de boire. Trop tard pour la diététicienne.
Mardi 7 juin
La nuit a été plutôt bonne. Par contre surveillance de la tension très régulière, au moins 4 fois. Le matin coup de fil de Bianca, ça fait du bien de papoter. Mes collègues m’appellent aussi en fin de matinée. La diététicienne passe rapidement vers 11 heures et repasse vers 16 heures. A 11 heures, elle était censée voir comment l’eau passait, je lui explique que j’ai déjà un peu bu (à peine 1/4 de verre d’eau) et que ça c’est bien passé. Elle fixe le menu du jour : eau, bouillon, thé, « ni trop chaud, ni trop froid pour éviter les spasmes ». A boire à très petites gorgées ou à la petite cuillère. A 16 heures, elle me demande comment cela s’est passé et on étable le menu du lendemain en 6 fois, fromage blanc, compote, yaourt compote, fromage blanc, compote. Le fromage blanc sera servi avec un peu de lait pour le liquéfier éventuellement.
Mercredi 8 juin
Il fait beau, de plus, plus de perfusion. Coup de fil à nouveau assez long avec Bianca, on s’échange nos impressions sur nos premiers pas avec l’anneau. Vers midi, comme il fait beau, je sors me promener une demi-heure. L’après midi, la diététicienne passe à nouveau. Je lui demande comment gérer l’eau. La vieille, je ne suis pas arrivée à finir ma bouteille d’eau. Elle m’explique que si je bois lentement, je n’aurai pas d’impression de lourdeur, l’eau passant au fur et à mesure et peux donc boire plus. Pour le lendemain, la diète comportera une soupe lisse (avec légumes bien mixés, et assez liquide) le midi et le soir, un jus de fruit au goûter, plus compote à 10 heures et 22 heures. Pour le petit déjeuner, elle veut que je teste de boire un thé après pour voir comment il passe.
Elle me demande aussi comment se sont passés mes repas précédents. Je lui explique que j’ai éprouvé une sensation de « assez » avant d’arriver à la fin du fromage blanc. Pas vraiment de satiété, mais plutôt comme si j’avais assez de ce plat avant de passer au suivant. Elle me demande si c’est une impression de « à la prochaine bouchée je vais vomir ». Comme je lui réponds non, elle me dit que je ferai peut-être parti des gens qui ne vomissent pas avec l’anneau. Intéressant. Elle me signale aussi la nécessité de retrouver un nouveau rythme alimentaire, en tâtonnant un peu au début et donc en adaptant mes portions aux exigences de l’anneau.
Elle reparle également de l’idée qu’après, je ne pourrai plus avoir accès aux mêmes quantités qu’avant mon régime. De la nécessité d’avoir une aide tout au long de ce parcours, évoque à mots couverts d’abord l’idée du psy, puis ouvertement quand elle voit que je n’y suis pas opposée. Sur la nécessité aussi de trouver un psy qui nous convient, voire d’en changer ensuite si ensuite il nous convient moins. Presque une idée qu’il peut y avoir un seul psy, mais aussi un psy pour les premiers pas et un psy pour la suite.
Cet échange est extrêmement enrichissant. Elle n’a avancé aucune idée sans vérifier que j’étais prête à la recevoir. Je commence à comprendre qu’avec une telle diététicienne, les résultats de l’anneau puissent être bons dans le coin
Le soir je verrais le chirurgien rapidement. Mon anneau est lui totalement desserré. Cela confirmerait une différence de technique de pose suivant la marque de l’anneau. Nous convenons d’une sortie le lendemain. Boulot d’ici 8 à 15 jours.
Jeudi 9 juin
On me rend les différents résultats d’examen.
Petit déjeuner. Après avoir pris le fromage blanc, quand je commence à boire le thé ensuite, je ressens nettement l’impression de lourdeur que l’on a évoquée la veille avec la diététicienne. Je n’insiste pas. Au bout d’une heure, quand j’en rebois, l’impression de lourdeur se manifeste également rapidement. Je pense que c’est cette recherche du moment où la poche est vide que veut me faire chercher la diététicienne, et donc où je vais pouvoir boire
Je revois rapidement la diététicienne une dernière fois avant de partir, elle me donne les consignes pour les jours à venir et nous fixons notre prochain rendez-vous le 8 juillet, jour où je me ferai serrer l’anneau
En bilan, un immense étonnement de ne pas avoir réellement souffert. Certe, en plus de la préparation par régime, j'ai également pris de l'homéopathie pré et post opératoire, mais cela a été vraiment étonnant. D'autant plus que je n'ai eu que des antiinflammatoire et uniquement 2 jours.
Pour être tout à fait exacte je ressens en général une gène et parfois une douleur au changement de position. C'est très net quand je m'accroupis ou à l'hopital quand je me retournais dans le lit.
Par contre, Je réagis instinctivement en contractant mes muscles, et complète souvent par 2 ou 3 inspirations ventrales, ce qui calme très vite le problème. Etonnamment, aucun problème dans mon propre lit où j'ai pu rouler en tout confort cette nuit, y compris sur le ventre. A peine un peu de gène. (C'est un lit avec sommier à lattes rapprochées et matelas en mousse très dur. Je lui attribue déjà de n'avoir auccun problème de dos)
Par contre, pas de TOGD, mais à la place un suivi diététique extrêmement important.
Commentaires : vous ne vous attendiez tout de même pas à ce que je fasse court

Remarque, le 8 juillet, je n'ai pas fait resséré mon anneau. Je n'en voyais pas l'utilité puisque je perdais alors près 1k par semaine. Il n'est toujours pas serré et j'ai perdu pour l'instant 20k en 7 mois. Depuis septembre, je perds plutôt 2k par mois, je trouve cela suffisant. Mon chirurgien dit que si j'arrive à 70k anneau non serré, il ne le serrera pas ensuite. C'est donc l'objectif qu'il me fixe.