Bonjour à toutes et à tous.
Certains ont déjà dû s'en apercevoir, je ne suis pas quelqu'un de "stable", d'"équilibré", en tout cas je ne me ressens pas du tout comme ça.
A l'adolescence, j'étais très lunatique, me renfermant comme une huître dès que ça n'allait pas, ou au contraire extravertie au possible. Rien de bien méchant, j'étais l'ado de base, quoi. Toutefois à cette époque, j'avais un minimum confiance en moi. En mes capacités scolaires par exemple. En mon droit à être comme j'étais et pas comme les autres voulaient que je sois.
Ensuite, j'ai grandi. A l'entrée de la fac, ça a commencé à changer. Plus je prenais de l'indépendance, moins j'avais confiance en moi. Je crois avec le recul que c'est du à la vente de mon cheval (qui était ma béquille, mon bouclier envers l'extérieur, mon doudou en quelque sorte^^), qui a laissé un grand vide à l'intérieur de moi. Avant, je ne me posais pas la question d'être utile ou non, depuis ce jour, je me demande sans cesse quel est le sens de mon existence, et dans quelle direction je dois, je veux aller (cf ma recherche permanente d'un boulot "adapté").
Vers 20 ans, j'ai fait une dépression. Non diagnostiquée, mais quand on dort 23h sur 24, qu'on ne se lève que pour pisser, et encore c'est un effort insurmontable, qu'on pleure à un mariage (de tristesse profonde), qu'on se hait au point d'avoir des pensées suicidaires dès qu'on passe devant une fenêtre, ou des flashs de couteau planté en travers de la gorge alors qu'on découpe son steack...
Je ne sais pas trop le déclencheur. J'ai bien mis un terme à ma relation amoureuse de l'époque, qui était très toxique, qui m'a fait du chantage pendant longtemps ce qui m'a fait culpabiliser, je ne crois pas que ce ne soit dû qu'à ça.
Je me suis débattue farouchement quand ma tante a voulu m'emmener à l’hôpital. J'ai gagné, je suis entrée à l'armée à la place (
). D'un certain côté ça m'a aidé, je suis descendue tellement bas, que je ne pouvais que remonter.
S'en sont suivis quelques mois paisibles (presque 2ans), où j'arrivais à vivre au jour le jour, profitant de choses simples.
Puis, je me mets en tête de retourner à l'école. Et là , disparue l'assurance que je ne suis pas trop conne, je patauge, je ne comprends pas malgré mes efforts.
BTS blanc: ma 1ère vraie crise d'angoisse. Tétanie, perte de contrôle des muscles, tremblements, sensation de mourir.
Je vais voir un médecin qui me fait une piqure de magnesium qui me soulage bien, et qui me prescrit des anti-dépresseurs. Que je ne prendrai jamais.
Depuis, je fais une crise d'angoisse à peu près tous les mois (ou deux mois quand ça va bien).
Je ne sais pas vraiment pourquoi. Ce que je sais c'est que je culpabilise de ça, que j'ai envie souvent de passer par la fenêtre pour que tout s'arrête, mais d'un autre côté je ne veux pas mourir. Je veux juste être mieux.
Je dois aller travailler, donc je continuerai plus tard ma petite histoire, sans doute très banale.
Je vais aller faire semblant que tout va bien, au début je vais me forcer à sourire, puis ça se fera tout seul au cours de la journée, j'aurai l'air joyeuse, même radieuse;
puis, rentrée chez moi je quitterai ce rôle qui m'aura épuisée, essayant malgré tout d'être agréable à celui que j'aime, parce qu'il n'a pas à avoir la "mauvaise" Yuutsu tout le temps alors que les autres ont la "bonne" (mais la fausse).
A ce soir peut être!
Certains ont déjà dû s'en apercevoir, je ne suis pas quelqu'un de "stable", d'"équilibré", en tout cas je ne me ressens pas du tout comme ça.
A l'adolescence, j'étais très lunatique, me renfermant comme une huître dès que ça n'allait pas, ou au contraire extravertie au possible. Rien de bien méchant, j'étais l'ado de base, quoi. Toutefois à cette époque, j'avais un minimum confiance en moi. En mes capacités scolaires par exemple. En mon droit à être comme j'étais et pas comme les autres voulaient que je sois.
Ensuite, j'ai grandi. A l'entrée de la fac, ça a commencé à changer. Plus je prenais de l'indépendance, moins j'avais confiance en moi. Je crois avec le recul que c'est du à la vente de mon cheval (qui était ma béquille, mon bouclier envers l'extérieur, mon doudou en quelque sorte^^), qui a laissé un grand vide à l'intérieur de moi. Avant, je ne me posais pas la question d'être utile ou non, depuis ce jour, je me demande sans cesse quel est le sens de mon existence, et dans quelle direction je dois, je veux aller (cf ma recherche permanente d'un boulot "adapté").
Vers 20 ans, j'ai fait une dépression. Non diagnostiquée, mais quand on dort 23h sur 24, qu'on ne se lève que pour pisser, et encore c'est un effort insurmontable, qu'on pleure à un mariage (de tristesse profonde), qu'on se hait au point d'avoir des pensées suicidaires dès qu'on passe devant une fenêtre, ou des flashs de couteau planté en travers de la gorge alors qu'on découpe son steack...
Je ne sais pas trop le déclencheur. J'ai bien mis un terme à ma relation amoureuse de l'époque, qui était très toxique, qui m'a fait du chantage pendant longtemps ce qui m'a fait culpabiliser, je ne crois pas que ce ne soit dû qu'à ça.
Je me suis débattue farouchement quand ma tante a voulu m'emmener à l’hôpital. J'ai gagné, je suis entrée à l'armée à la place (
S'en sont suivis quelques mois paisibles (presque 2ans), où j'arrivais à vivre au jour le jour, profitant de choses simples.
Puis, je me mets en tête de retourner à l'école. Et là , disparue l'assurance que je ne suis pas trop conne, je patauge, je ne comprends pas malgré mes efforts.
BTS blanc: ma 1ère vraie crise d'angoisse. Tétanie, perte de contrôle des muscles, tremblements, sensation de mourir.
Je vais voir un médecin qui me fait une piqure de magnesium qui me soulage bien, et qui me prescrit des anti-dépresseurs. Que je ne prendrai jamais.
Depuis, je fais une crise d'angoisse à peu près tous les mois (ou deux mois quand ça va bien).
Je ne sais pas vraiment pourquoi. Ce que je sais c'est que je culpabilise de ça, que j'ai envie souvent de passer par la fenêtre pour que tout s'arrête, mais d'un autre côté je ne veux pas mourir. Je veux juste être mieux.
Je dois aller travailler, donc je continuerai plus tard ma petite histoire, sans doute très banale.
Je vais aller faire semblant que tout va bien, au début je vais me forcer à sourire, puis ça se fera tout seul au cours de la journée, j'aurai l'air joyeuse, même radieuse;
puis, rentrée chez moi je quitterai ce rôle qui m'aura épuisée, essayant malgré tout d'être agréable à celui que j'aime, parce qu'il n'a pas à avoir la "mauvaise" Yuutsu tout le temps alors que les autres ont la "bonne" (mais la fausse).
A ce soir peut être!
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- Celles qui comprennent le binaire
- Et les autres.
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