Ah le collège, le lycée... c'est si loin tout ça !

au collège tout d'abord.
J'ai eu droit à mon lot de moqueries et de réflexions du style "tu devrais faire un régime". Ca m'affectait mais je m'en foutais en même temps : j'étais brillant à l'époque donc ça m'apprortait une satisfaction qui combla largement toutes ces frustrations. Ma carrure faisait aussi qu'on m'embétait que trop peu.

au lycée, c'est la "benne à cons" et surtout en Seconde, la pire année que je n'ai jamais passée. C'est l'année où l'on quitte le collège pour se lancer vers le Bac, mais c'est aussi l'année de la "liberation sexuelle" (et de la frustration qui en découle nécessairement) : en gros l'année où l'on commence à avoir ses premiers flirts, à aller en boite ou en soirée, à "faire le grand saut" pour certains. Mais ce fut l'année de la frustration pour moi dans la mesure où j'étais entouré de cons, et où je me suis rendu compte de ce principe très dur à avaler, au sens que la Physique lui prête (un principe, c'est un fait non vérifiable par le calcul mais qui l'est expérimentalement).
gros = seul = pas de soirées = pas de meuf = reste dans ton coin
Arrivé en première S, c'était déjà mieux, même si cette frustration m'envahissait toujours : cela demeurait supportable. Jusqu'en terminale où, une fois mon bac en poche, j'ai ressenti quelque chose de semblable à ce qui était une délivrance.
Mais bon, quand on est gros et à la fac, quand on connait ce que veulent les filles (un mec bien foutu qui n'en a rien à battre de leur gueule), il vaut mieux avoir d'autres préoccupations.