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en vous lisant je me disais finalement, quasi personne autour de moi ne se doute de ce que je vis;

plus jeune, j'ai fait des crises de boulimie vomitive avec des séances de "punitions" de 4/5 jours de jeûne parfois
maintenant je fais plutôt de l'hyperphagie, disons qu'il y a un mieux puisque j'inflige moins de choses a mon corps

justement j'étais en train de lutter devant mon pc pour arriver a savoir si oui ou non j'allais craquer ce soir ou arriver a me contrôler... et de penser au réveil, a la tete de mon mari

lui il sait. il accepte. il tente de comprendre. comprendre les placards vide le matin et les quantités terribles que j'avale, comprendre pourquoi je mange tout et n'importe quoi en meme temps, meme les bonbons des enfants ... c'est un peu la honte quand même... :cry:

parfois on se dispute, souvent il compatit et tente de me réconforter.
mais les autres, mes parents, grands parents, mes amis, mes copines, ne savent pas.
officiellement, je suis "gourmande" ... mouais ...

et vous comment gérez vous cela? vos proches savent? comment réagissent-ils?
Connaître c'est comprendre toute chose au mieux de nos intérêts (F. Nietzsche)
Coucou,

Moi, mon copain sait mais il ne comprend vraiment pas. Pour lui, c'est juste que je suis très gourmande et qu'un effort de ma part suffirait. Cela dit il essaie de comprendre ce qu'il m'arrive, il ne m'accuse pas, ne me juge pas. Et c'est déjà bien :)
Ma mère sait également, elle vit plus ou moins la même chose que moi sauf que pour elle la solution à mon problème s'appelle regime :roll:
SInon j'essaie d'en parler à mes amis, pour les sensibiliser mais aussi pour expliquer mes prises de poids. J'ai décidé d'en parlé que récemment avant c'était vraiment un sujet tabou pour moi. J'aimerais tant que les gens comprennent que c'est une maladie et pas juste un manque de volonté ou de la gourmandise. J'aimerais que les gens sachent ce que l'on ressent après une crise, le mal être physique et psychologique.
POur ma part, je ne gère rien du tout, je tente vaguement une RA mais même si je sens que je n'ai plus faim c'est plus fort que moi il faut que je me gave. ça m'épuise tout ça... POur toi aussi c'est coimme ça ?
J'en parle assez facilement. je lance les mots "hyperphagie" et "boulimie" de temps en temps.
Mais le commun des mortels ne comprennent pas du tout ce que c'est, ce que ça sous entend.

Ils assimilent ça à du gavage.

Mes parents savent qu'il y a un problème mais ils ne savent pas lequel. par contre ils savent qu'ils ne doivent aps me parler de régime... c'est déjà ça.
Mes proches sont au courant.

Ma mère et ma soeur en premier. Elles savent qu'il y a un problème et ont tenté de m'aider au début, mais elles ont vite baissé les bras car il n'y avait aucun signe d'amélioration.

Mon problème de boulimie a été donc été laissé en suspend pendant des années, avec des piques d'humiliations et de réprobations de la part de ma soeur pour me faire réagir apparemment (alors qu'elle même n'est pas en paix avec la nourriture).

Mon copain aussi le sait, il comprend la maladie et me soutient. Il remarque bien que j'ai des problèmes profonds et que la boulimie est le seul moyen que j'ai trouvé pour exprimer ce mal-être.

Mon père aussi est au courant. Je ne sais pas ce qu'il en pense de tout ça, mais je suppose qu'il ne sait pas renseigner sur les TCA et que pour lui, c'est la faute de ma mère si j'ai ça :roll:
Par contre, il l'a dit à tout notre entourage (demi-frère, cousins, oncles, tantes, grand-mère etc) dès qu'il l'a sut, et je ne l'ai appris qu'il y a quelques mois...
- Vous avez ramené les clous de la sainte croix ?!
- Les ramener ? Vous voulez que je choppe le tétanos ou quoi, je les ai foutu en l'air oui !
Pour moi ça devient ingérable.
Ca dégénère vite. Une seule amie le sait, et elle ne le comprend pas. Elle pense que c'est une partie de plaisir peut-être...Tu sais, on pense que les autres comprennent, mais en fait, il ne comprennent le problème qu'en partie et franchement, tant qu'on n'a pas eu soi-même des troubles du comportement alimentaire, c'est assez dur. Moi-même je ne comprenais rien à ces choses-la (enfin, à l'époque je croyais comprendre mais je me suis rendue compte maintenant que pas du tout...)
C'est ingérable parce que je suis hyperphage et que je me détestais déjà avant de le devenir alors ça empire, et parce que ma famille ne sait pas non plus, donc je suis obligée de manger la plupart du temps en cachette dans ma chambre, et de prendre quelques fois des trucs que j'aime pas lors de mes crises, pour que la diminution du stock de nourriture ne se voit pas trop.
Maintenant, je suis devenue anorexique mentale et je me scarifie.Et je deviens complètement folle lors de mes crises puisque je me prive (je sais que c'est glauque mais je suis allée jusqu'à m'attacher et me frapper pour m'empêcher d'aller manger)Je me scarifie mais j'arrive à le faire encore à des endroits discrets, et je fais semblant de mâcher la nourriture avant de la recracher à côté. Et personne ne s'en aperçoit, parce que tout le monde s'en fout.
Donc, non, personne ne sait, et oui, c'est ingérable.
je me rends compte que c'est ça, finalement les gens assimilent les TCA a de la gourmandise, en gros c'est un manque de volonté pour se mettre au régime ou diminuer les quantités absorbés

cerise87: j'ai été voir une diététicienne du GROS cet aprés midi même, et je ne regrette pas ma démarche. une RA oui mais si je n'avait pas été la voir, je n'aurais pas su comment la gérer et voir un espoir au bout du tunnel, essaie de voir dans ton département si il y a quelqu'un, vraiment je pense que le coté soutien humain est primordial dans la résolutions de nos problèmes

fila91: tu as de la chance ils ont commencé a comprendre quelque chose quand même !

seraphie: c'est pas correct d'en parler a des gens avant même d'avoir eu une discussion sérieuse avec toi, je trouve qu'il abuse là!

fuckb: oui je crois que t'as raison, au fond tout le monde s'en fout
par contre ne reste pas dans cette situation, tu souffres énormément et tu es très jeune, fais toi aider, je t'en prie, je ne sais pas exactement ce qu'il existe comme structure pour les mineures mais le CAMSP (centre d'action médico social précoce) peut au moins t'orienter vers une structure adaptée
Connaître c'est comprendre toute chose au mieux de nos intérêts (F. Nietzsche)
Je pense que certaines personnes s'en doutent, d'autres pas, mais personne ne peut le comprendre...

C'est considéré comme de la gourmandise, s'empriffrer, manque de volonté, un caprice quand on ne veux pas manger avec les autres à table, etc parce qu'on ne voit pas ce qu'il y a derrière, on ne voit pas toute cette souffrance...
Emmyjoly : je suis très tentée de consulter quelqu'un du GROS pour m'accompagner dans ma démarche et malheureusement il n'y a personne dans mon département. Le plus proche étant à 250 km, ce qui est bien dommage pour moi puisque j'ai besoin d'un encadrement, de soutien, etc... J'ai hâte que cette "méthode" se démocratise pour que les gens comprennent davantage et aussi pour qu'il y ait une meilleure prise en charge des gens "comme nous".
dans mon entourage, personne ne le sait. Ils se disent que je mange trop ou que je grignote entre les repas.
J'en avais parlé une fois à 2 collègues. Elles m'ont dit qu'elles ne s'en étaient jamais douté. Mais faut dire que je me cache. J'en ai très honte.
Personnellement je n'ai prit conscience que cette année, à la suite d'une psychotherapie de plus de deux ans que j'avais de gros problème d'hyperphagie et de boulimie ( par crises biensure ... ) J'en ai parlé à mon mari, biensure, de toute manière il n'est pas aveugle et l'avait compris ... et à mes parents qui eux prennent plutot cela à la légère.

Ca va faire deux mois que je ne me suis pas forcée à vomir (outre maladie... no comment ) et que je ne mange plus comme une goinfre mais c'est un travail de longue halène et pas facile du tout ... surtout quand tu commences à reprendre du poids vu que tu ne prives plus n'importe comment ton corps :s
Pour ma part, ma mère l'a su par elle-même. Elle a pris l'initiative de discuter avec moi un jour. C'était amusant, car dans notre famille, on ne parle jamais de nos sentiments, chose tabou. Puis là, elle m'avait fait un guet-apens, prétextant une fausse raison pour que je l'accompagne.
Elle était hyper gênée de me dire qu'elle pensait que j'étais boulimique, de me poser des questions. Et comme à l'époque je le vivais mal, je ne lui répondait que par oui ou non. Depuis, elle m'a demandé une fois si je me faisais encore vomir, et elle l'a aussi demandé à ma sœur, dans son dos. Bref, elle a fait un pas en avant vers moi, mais depuis, les bons vieux réflexes ont pris le pas et ma maladie est elle aussi un tabou.

Ma sœur, je le lui ai avoué. Je lui ai expliqué ma souffrance. Elle est la première à qui je me suis dévoilée, mais elle ne l'a jamais pris en compte. Je pense qu'elle s'en fiche, et tant mieux.

Quand à mon compagnon, il le sait depuis le début. Je voulais être franche dès le départ. Ça ne l'a pas choqué, et au contraire, il m'aide beaucoup à me construire et à retrouver l'estime de moi-même.
Je trouve qu'il n'y a rien de plus réconfortant et apaisant que le regard attendri de son amoureux posé sur soi. :)
Famille : personne.
Pour eux c'est juste que je "bouffe trop" parce que je suis trop gourmande, que j'ai pas de volonté. J'ai qu'a bouger mon cul et manger moins gras moins sucré moins salé et avaler 5 fruits et légumes par jour pour maigrir.

Proches/Amis : 2 personnes
Une amie très proche qui a les mêmes problèmes, nous sommes d'ailleurs en démarche bypass ensemble. Au moins on se comprend et on peut se parler franchement.
Un ami qui est aussi mon collègue. Il sait que j'ai des soucis de poids (forcément ca se voit!), des soucis avec la nourriture mais il ne sait pas jusqu'a ou ca va. Il sait aussi pour l'opération, j'ai été obligée de lui en parler a cause du boulot. Il trouve que j'ai du "courage" d'aller me faire charcuter juste pour maigrir, dit que je suis folle mais me soutient.

Honnêtement ca me va bien de ne pas en parler avec ma famille car j'en ai aucune envie. Ma mère est pro-minceur. Je ne lui parle jamais des problèmes poids/santé, les fois ou elle essaye de le faire, c'est à dire les fois ou elle me dit "tu voudrais pas commencer a faire attention a ce que tu manges??" je l'envoie bouler direct.
J'ai une sœur qui est anorexique, enfin je sais pas si elle se fait vomir, en tous cas elle ne mange rien a part de la salade, des boissons drainantes et les croutes de mes pizzas! Dans ma famille y'a quelques gros et surtout des maigres et pour eux si on est gros c'est juste parce qu'on mange trop.
...
Personne ne le sait, j'en ai trop honte... J'ai envie parfois de le dire, de me confier.. Mais pas à des amis proches, plutôt à des connaissances, dont je suis moins proche justement.. C'est bizarre.
SunSet a écrit :Personne ne le sait, j'en ai trop honte... J'ai envie parfois de le dire, de me confier.. Mais pas à des amis proches, plutôt à des connaissances, dont je suis moins proche justement.. C'est bizarre.


En parler ou non, le tout est de le faire pour toi, en te basant sur tes ressentis.
Il faut savoir que les TCA sont des maladies pour le plus souvent entourées de préjugées ou de méconnaissance, donc le jugement peut être facilement blessant par l'entourage.
Néanmoins, tout dépend des relations entretenues, les personnes concernées, la manière d'en parler.
Si tu en ressens le besoin, peut-être pourrais-tu amorcer le sujet à quelqu'un de confiance?
Dans tous les cas, même si au début c'est difficile, même si les changements ne sont pas immédiatement flagrants, le simple fait de briser le tabou fait réellement avancer. ;)
bonjour,J'ai 48 ans, et je suis rentrée dans l'hyperphagie à 40 ans, et ce suite à une prise d'antidépresseur, j'avais déjà le besoin de me nourrir de sucré auparavant pour faire face à des problèmes affectifs depuis mon enfance mais les quantités étaient minimes et je fesais du yoyo, un coup crise de sucre puis régime derrière, du coup je naviguais entre 60 et 65 kg et personne ne le remarquait. Depuis mon antidépresseur les doses sont devenus de plus en plus importante et les régimes impossibles, c'est devenu un besoin vital,en 1 an 1/2 j'ai pris 40kg. Je lutte depuis seule contre mon problème, je dis seule car j'en ai vu des pro, dietétique, nutritioniste, psy, sophro,... tous même discours !! mangez équilibré et faite du sport (ah ah) mais oui ma pov'dame je viens de passer 30 mn à vous expliquer que je fais des crises d'hyperphagie et que je cherche des outils pour m'en débarrasser et donc de pouvoir suivre ce super programme que vous m'indiquez. Mon entourage, à part ma fille de 22 ans qui considère que c'est une maladie,me dit "tu sais il faut que tu t'accepte comme cela avec tes kilos en trop" encore ah ah car je continue à grimper dans les kilos donc m'accepter jusqu'où ? 200 kg ? plus plus ? il m'énerve les gens de ne rien comprendre à nos problème c'est pas comme si on ne mangeait pas équilibré,on a des crises de malbouffe avec des quantités énormes jusquà ce sentir rempli pour compenser un vide sidéral
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