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Je lance ce débat ( d'ailleurs désolée s'il a déjà été lancé ) suite à un reportage que j'avais vu sur l'amour ( ou j'ai du lire un bouquin, je ne me souviens plus très bien )et qui traitait une question particulière: Quand on est amoureux l'est-on vraiment TOUT le temps. Ca m'a interpelé, parce que j'ai trouvé ça tellement vrai.

Quand je suis amoureuse, je le suis globalement. Je sais que je suis amoureuse...Mais c'est vrai qu'il y a des jours ou je n'aime "pas ( plus )" mon partenaire. Pire... Ca ne change pas forcément de jour en jour, mais ça peut-être d'heure en heure, d'une matinée à l'après-midi... Bref, il y a des moments ou je n'aime pas. Donc c'est une théorie qui me correspond bien.

J'aurais voulu savoir votre opinion sur le sujet. Si vous êtes pareils, comment gérez-vous les moment ou vous n'aimez pas votre partenaire?
Je pense que cela dépend ce que tu mets dans le mot amour ou amoureux.

J'aime profondément mon mari depuis 25 ans, mais je ne suis pas tout le temps dans le côté "amoureux".

Je suis toujours heureuse de le voir, tous les jours, mais je n'ai pas d'élan amoureux tout le temps vers lui.

Par contre, je ne me pose jamais la question si je l'aime ou pas. J'ai une notion de l'amour différente dans le sens ou je l'aime pour la vie, pour moi c'est possible puisque c'est possible d'aimer ses enfants toute la vie.

Mes fils (je ne suis pas amoureuse d'eux je vous rassure) je les aime. Donc même si un jour cela peut arriver que nous ne soyons pas d'accord, que je sois exaspérée par le tas d'habits qui s'amoncelle sur le sol de leur chambre malgré la promesse de les ranger ;) , je me dis pas "ce comportement m'agace, mais je ne me dis pas, du fait que cela m'agace, cela voudrait-il dire que je n'aimerais plus mes enfants ?".

Pour mon conjoint en fait, je le vois les choses de la même manière. Son comportement peut m'agacer, je ne me pose pas la question si je ne l'aime plus par contre.

Mais je ne suis pas amoureuse de l'amour proprement dit, je n'ai pas besoin d'attention particulière, de cadeaux, de grandes phrases, je ne suis pas romantique, pour moi ce qui compte c'est le quotidien, ces petits actes du quotidien qui font que je sais que je peux compter sur lui, la routine qui fait tellement peur à plein de gens, moi je j'aime bien. On a toujours plein de choses à se dire et c'est le principal.

Donc à ta question je répondrai, oui j'aime 24 h sur 24h, j'aime même pour toute la vie, mais je ne suis pas amoureuse 24h sur 24h, quand j'accomplis les tâches ménagères, je ne les fais pas sous son regard tendrement amoureux :D . Cela n'est pas vivable sur le long terme à mon sens.
Comment tu gères tes changements d'humeur ? C'est la même chose, on n'est pas d'humeur égale h24 (en tout cas, je ne le suis pas !)

Pour le reste, je suis un peu comme Saralou (un poil plus romantique peut-être), je l'aime, c'est un fait mais je ne suis pas tout le temps concentrée là dessus, je n'ai pas tout le temps envie de l'exprimer et parfois, j'ai plutôt envie de lui dire "tu m'agaces" plutôt que "je t'aime" et lui comme moi, on sait que même si il m'agace ou que je l'agace, ça ne remet rien en cause.
Non bien sûr que ça ne remet rien en cause! Pour moi non plus je vous assure. Mais c'est vrai que, justement, dans ces moments où on est agacé, le sentiment amoureux n'est plus vraiment là. Bien sûr on sait qu'il va revenir, parce que globalement on est amoureux, mais dès lors qu'il y a cet instant où l'agacement prime sur l'amour... Peut-on considéré que cet un (court) instant où l'amour ne fait plus partie de nos sentiments, concernant notre partenaire?

Personnellement, le fait que des fois je n'ai pas envie de voir sa gueule, me faisait me sentir coupable, jusqu'au jour ou j'ai parlé avec une amie, qui m'a dit que c'était normal. Aimer quelqu'un ne veut pas dire qu'on doit l'aimer inconditionnellement et dans la constance, chaque minute de notre existence.
Sibell a écrit :Personnellement, le fait que des fois je n'ai pas envie de voir sa gueule, me faisait me sentir coupable, jusqu'au jour ou j'ai parlé avec une amie, qui m'a dit que c'était normal. Aimer quelqu'un ne veut pas dire qu'on doit l'aimer inconditionnellement et dans la constance, chaque minute de notre existence.


Idem, quand j'étais en couple, ce genre d'idées me faisaient psychoter et poser des tas de questions : "du coup est-ce que je l'aime vraiment ?" etc. J'avais ouvert un post sur VLR là-dessus. Une vlrienne avait écrit "on peut aimer quelqu'un toute une vie mais pas tous les jours". Il faut arriver à prendre du recul par rapport à ça, ce n'est pas simple !

J'ai mis récemment dans ce même post un article de Elle "Je l'aime mais pas tous les jours". Je me permets de le remettre ici car il va pile poil dans le sens de ton débat Sibell ;) Désolée, c'est un peu long :oops:

Source : Elle - Septembre 2011

Désolée, c'est un peu long Embarassed

Au début d’une histoire, on pense qu’on aimera toujours autant l’autre, et puis, un jour, un détail, un doute … et on s’image que tout est fini. Et si la fluctuation des sentiments était inévitable ? Enquête et témoignages.

A 20 ans, on ne voyait pas l’amour comme ça : inconstant. La faute aux contes de fées de notre enfance (« Ils vécurent heureux … »), qui mentent par omission ? Peut-être. Car c’est le genre de vérité qui ne se raconte pas mais se découvre par soi-même : on peut aimer quelqu’un pendant des années, sans l’aimer tout le temps ni à chaque instant. On rencontre un homme, on tombe amoureuse, on le pare de mille attraits, alors, on le choisit. Seulement, tôt ou tard, quelque chose nous fait douter, ouvrant une brèche angoissante. C’est la première expérience du désamour passager. Pas seulement parce qu’il n’a pas refermé le tube de dentifrice ou oublié de mettre son linge sale dans le bon panier, alors qu’on lui en a fait la remarque cinquante fois. Mais parce que, soudain, une des qualités de cet homme, qu’on croyait aimer les yeux fermés, se transforme en défaut, un aspect de sa personnalité devient rédhibitoire. Cette belle force tranquille qu’on appelait « sérénité », ne serait-ce pas plutôt du je-m’en-foutisme ? Et cette endurance au travail, un « workaholisme » déguisé ? Du coup, d’autres questions surviennent : est-elle normale, cette aversion soudaine pour ce que j’aimais ? Me serais-je trompée ? Et si c’était le premier signe que je ne l’aime plus vraiment ?

Psychologue clinicienne exerçant depuis trente ans et spécialiste des difficultés des relations amoureuses, Rose-Marie Charest est formelle : désaimer quelque temps son conjoint est normal, fluctuations et variations étant des phénomènes inhérents au concept de sentiment. « La complexité du sentiment amoureux, c’est qu’il possède plusieurs composantes paradoxales : la passion, l’intimité, l’attachement et la volonté. La passion ne dure pas longtemps. Elle se nourrit d’imaginaire et de ce qui est inconnu, comme le désir se nourrit du manque. Après ces premières années de passion et de désir, dans tous les couples, c’est l’intimité qui prend le relais, puis l’attachement, l’attachement étant proportionnel à la somme des événements vécus ensemble », précise Rose-Marie Charest. La difficulté, c’est que cette régularité de l’intimité, qui crée le lien solide d’un couple, met à mal et tue provisoirement ce qui avait favorisé l’élan originel ! Certains couples n’y résistent pas. Pour les autres, le « passage » se fait de manière plus ou moins sereine … Léa, 31 ans, se souvient : « C’est en m’installant avec Julien que j’ai éprouvé la certitude de l’aimer, doublée du sentiment vif que oui, mais pas tout le temps ! Lorsque je le retrouvais avachi sur le canapé, plongé dans ses BD, je l’aurais volontiers trucidé ! Je crois qu’il ne faut jamais oublier pourquoi on aime quelqu’un et se le réciter comme un mantra … Sinon, franchement, je mets au défi quiconque d’aimer 24 heures sur 24 ! ».Même expérience pour Sophie, 36 ans, mariée depuis huit ans : « Je ne supporte pas quand Thomas va mal, parce qu’il devient mollasson. L’envie est brutale de le secouer et, au début de notre mariage, c’est ce que je faisais, je l’agressais. Maintenant, j’ai une autre tactique. Soit je fiche le camp de l’appartement, soit je me plonge dans un bouquin. Je me renferme sur moi-même, comme dans une bulle. Pour autant, je n’ai jamais eu envie de quitter Thomas. Je sais que je l’aime, même quand je n’ai pas le sentiment de l’aimer ! Je sais aussi qu’il est plus facile de détruire que de construire … ».

Voilà bien le genre d’histoire que les jeunes amoureux ne veulent pas entendre, car il faut de la volonté pour aimer dans la durée. Rosalie, 54 ans, se dit « en état de veille » permanent, à la fois tournée vers l’avenir et vers le souvenir sensible et vivace du sentiment d’origine. Sagesse et maturité que la jeunesse ignore forcément. Au cours de sa consultation, Rose-Marie Charest le constate : « A 20 ans ou au début d’une relation, on est dans l’idéalisation. On ne voit pas les défauts de l’autre, ou on décrète que ce ne sont pas des défauts ! On pense que le sentiment d’amour va vivre et faire vivre la relation à lui tout seul. C’est un leurre. L’erreur la commune, c’est de vouloir garder et retrouver toujours la même émotion pour l’autre. » Pour autant, rien n’est inscrit fans le marbre. Une période sans éprouver l’amour ne signifie pas qu’il n’y a plus d’amour. Pour revenir au stade de la passion et du désir, on peut s’éloigner quelque temps, réellement ou dans sa tête, comme Sophie. On peut aussi entrer en conflit car, d’après notre psychologue, un des facteurs qui éteint le désir est la colère non exprimée. Réveiller ses sentiments pour l’autre en commençait par le sentiment colérique, c’est la technique de plus d’une d’entre nous. Barbara, 38 ans, se souvient : « Après sept années vécues avec Ludovic, il y a des tas de choses que j’aimais chez lui mais que je n’aime plus, et inversement, sans que cela remette en cause le choix initial. L’amour est une matière vivante. Pour moi, la colère, la joie, l’agacement sont des moyens pour l’alimenter. Les excès, les moments de « haine » font que la relation ne se dessèche pas : l’amour se nourrit aussi du désamour. Est-ce que j’aurais envie de rester avec quelqu’un qui ne me ferait jamais réagir ni ne m’agacerait ? Non. Est-ce que j’ai envie d’être contente de mon mari ? Non. J’ai envie d’être contente de ma femme de ménage, ça oui. L’amour, c’est autre chose qu’un service ; Plusieurs fois par an, après quinze jours où je ne peux plus l’encadrer, je provoque une engueulade pour vérifier les sentiments que j’ai pour lui et ceux qu’il a pour moi. »

N’empêche, « désaimer », que ce soit pour deux jours ou deux semaines, est souvent source d’inquiétude, de doute et de tristesse. La première chose à faire est donc de se dire que tous les amoureux en sont passés par là. Si ce n’est pas une consolation, cela rassure. Ensuite, il faut se poser les bonnes questions. Y’a-t-il quelque chose que je n’ose pas exprimer ? Est-ce que c’est pas moi que je n’aime pas ? « Croyez-vous que les personnes qui vivent seules se lèvent toujours de bonne humeur et sont prêtes à manger la vie à pleines dents ? C’est ce que je demande à mes patientes lorsqu’elles arrivent dans mon cabinet en exprimant une lassitude générale qu’elles mettent sur le compte de leur couple, raconte Rose-Marie Charest. Les célibataires aussi ont leurs passages à vide ! Il y a des périodes où l’on ne se sent pas capable d’aimer, parce qu’on ne s’aime pas soi-même. Il faut alors s’interroger : « Est-ce avec lui ou avec moi que j’ai du mal ? » On se lève un matin et on se trouve moins jeune, moins belle. Alors, le garçon à côté de nous, comme par hasard, on ne le trouve plus aussi aimable et désirable. Dès le réveil, quelque chose en lui s’avère insupportable : par exemple boire son thé suivi d’un café en faisant semble d’écouter France Inter (pour Anne, 35 ans, en couple depuis cinq ans). Du coup, on remet tout en question et on évalue son histoire d’amour comme une marchandise, ou presque. Sybille, 32 ans, a failli en faire les frais. « L’année dernière, j’ai été maltraité au bureau. Résultat : je me suis mise à trouver l’ensemble de ma vie minable. Je ne supportais plus ni l’appartement, ni le chat, ni le fiancé ! Si ma mère ne m’avait pas mise en garde –en me disant de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain-, je crois que j’aurais tout largué, Vincent en premier ! »

Et les maris et les fiancés justement, dans tout ça ? Leur arrive-t-il de douter de leurs sentiments pour nous ? Rarement, d’après notre spécialiste. « C’est assez féminin d’ausculter son couple en permanence. Peu d’hommes viennent consulter en disant « Je me pose des questions ». Contrairement à nous, ils sont prêts à vivre une relation où le sentiment amoureux serait affaibli. Alors que, pour les femmes, le sentiment amoureux est la condition sine qua non. Au risque d’agacer, je rappelle que cette volonté de l’amour intense est infantile. L’amour ne peut être évalué en termes de performances et de bilan de compétences ! Il faut faire confiance à la force du lien et à sa longévité, en le réinscrivant dans le temps … » Autrement dit, une histoire d’amour n’est pas égale à la somme des événements positifs et négatifs vécus ensemble. Un sentiment d’amour ne se résume pas à l’équilibre des défauts et des qualités de l’autre : il faut que ça bouge, que ça évolue. C’est compliqué à vivre, mais passionnant. Quoi qu’en disent les contes de fées.
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Pas d'échanges
Sibell a écrit :Non bien sûr que ça ne remet rien en cause! Pour moi non plus je vous assure. Mais c'est vrai que, justement, dans ces moments où on est agacé, le sentiment amoureux n'est plus vraiment là. Bien sûr on sait qu'il va revenir, parce que globalement on est amoureux, mais dès lors qu'il y a cet instant où l'agacement prime sur l'amour... Peut-on considéré que cet un (court) instant où l'amour ne fait plus partie de nos sentiments, concernant notre partenaire?

Personnellement, le fait que des fois je n'ai pas envie de voir sa gueule, me faisait me sentir coupable, jusqu'au jour ou j'ai parlé avec une amie, qui m'a dit que c'était normal. Aimer quelqu'un ne veut pas dire qu'on doit l'aimer inconditionnellement et dans la constance, chaque minute de notre existence.


En fait je ne gère pas, car je ne me pose pas de questions dans ces moments, pour moi cela fait juste partie de la vie.

Par contre, cela ne m'arrive pas de me dire "je n'ai plus envie de voir sa gueule comme tu dis" . Quand il m'agace j'ai pas besoin qu'il disparaisse de mon champ de vision. En général j'exprime ce qui peut m'agacer et pourquoi.

Tu es peut être d'une nature plus exhaltée que moi. J'ai une amie qui a besoin de ce qu'elle appelle la "passion" et du coup elle crée souvent des disputes et des "j'ai plus envie de te voir" pour le plaisir de la réconciliation.

Elle vit très bien cela, pour elle sinon la vie est trop routinière et calme, par contre son mari en souffre.

Et quand je dis que je ne suis pas romantique c'est à dire que je ne suis pas sensible à ce qui fait le romantisme dans les films par exemple. Je suis plus sensible à une écoute réelle du partenaire, à une toute petite attention qui montre que la personne compte pour nous, par exemple, le fait qu'il me donne un coup de main me touche plus qu'un cadeau, un petit regard, un clin d'oeil, un sourire, ce genre de chose qui peut paraitre assez anodin.

La même amie dont je parle plus haut, son mari est tout le temps en train de chercher le moyen de lui offrir quelque chose, un week-end ici, un cadeau, des surprises, un restau, des fleurs, un bijou ou autre, mais elle a toujours besoin que cela se voit, comme pour prouver aux autres, qu'elle est aimée très fort, c'est dans ce sens là que je n'en ai pas besoin. Cela m'est égal si tout le monde ne sait pas que mon mari m'aime, moi je le sais ;) .

Je ne suis pas du tout contre une petite ballade main dans la main.
Ah bah c'est là que je l'ai lue Mumu!! J'ai trouvé l'article très intéressant, parce que je me suis beaucoup reconnue dedans et je pense que beaucoup de personnes fonctionnent comme ça sans le savoir. Je pense qu'il y a des périodes - où comme la libido - l'amour baisse. Du coup, le partenaire qui ressent ça rompt avec son conjoint, ce qui entraîne par la suite le regret de la rupture de la part de celui qui l'a souhaité, parce qu'au bout d'un certains temps ils s'aperçoit qu'il aimait encore.

Saralou: Peut-être que c'est une manière de fonctionner effectivement. J'avoue que quand je suis en colère ( et comme je suis colérique ), il y a pas grand monde que j'aime. Ce sont des moments où il faut me laisser pester dans mon coin jusqu'à ce que je me calme. Sinon effectivement je deviens tranchante. Tu es plus diplomate, c'est d'ailleurs ce qu'on apprécie beaucoup, toutes, chez toi.
Je sais aussi qu’il est plus facile de détruire que de construire


et

il faut de la volonté pour aimer dans la durée.


C'est tellement vrai..
etre amoureux 24/24, c'est ce qui s'appelle, la passion non ?

et franchement, c'est plutot nocif qu'autre chose.......

d'ailleurs ça veut dire quoi "aimer" ?
c'est tellement aleatoire d'une personne a une autre, que c'est impossible d'emettre une definition objective......

mais il est evident que quand on aime une personne (dans le sens "sentimental") on ne peut l'aimer unilateralement, du matin au soir, 7/7.
Perso je pense qu'on peut aimer 24/24.. au début d'une relation. Quand c'est le moment de la passion, qu'on est fou de l'autre :)
la passion aveugle la raison.... c'est super dangereux
Tout comme Saralou, je vis au jour le jour en sachant que je l'aime. C'est le genre de choses pour moi inébranlable et seule la distance pourrait nous rendre indifférents, quoique... Je pense que c'est bien aussi de se protéger humainement de savoir désaimer s'il le faut.. Lors de la perte d'un être cher, il faut savoir aimer différemment pour pouvoir refaire sa vie et ne pas avoir l'impression de tromper...

Dans la vie de tous les jours, je marche comme Saralou, c'est à dire que je l'aime mais ça ne m'empêche pas d'avoir des émotions et humeurs, je peux être fâché contre lui, ou heureuse de le prendre dans les bras mais par exemple si je suis fâchée, je suis fâchée concernant le sujet du problème. Je ne suis pas là à ne plus l'aimer, juste fâchée et en général ça ne dure pas très longtemps car on discute beaucoup.
J'ai beaucoup de mal à comprendre les personnes qui haïssent leur compagnons, pour moi c'est le début de la faim.
:shock: :shock: :shock: FIN évidemment, au secours.... :oops:
Bon tout d'abord, ne plus ressentir un sentiment d'amour l'espace de quelques instants, ne met pas ( forcément ) en péril toute la relation. Et puis ça ne veut pas non plus dire qu'on en est à la haine.

Cela-dit, contrairement à toi qui pense que la haine est le début de la fin... Moi je pense que temps qu'il y a de la haine rien n'est fini. Comme on le dit, les frontières entre l'amour et la haine, sont très fines. Et, selon moi, on peut passer d'un extrême à l'autre facilement ( mais bien entendu ressentir de la haine pour quelqu'un, complique les relations).

La fin d'un couple, d'un amour, c'est l'indifférence.
Au début de ma relation avec mon chéri j'avais l'impression de l'aime plus quand il faisait quelque chose de touchant, et moins quand il faisait quelque chose qui m'agaçait.

En réalité, cela reflétait ma propre insécurité. Quand il faisait quelque chose qui m'agaçait fortement je me disais inconsciemment "comment un homme qui m'aime vraiment peut-il faire quelque chose que je désaprouve autant, c'est qu'il ne doit pas m'aimer autant que cela".

Du coup je remettais en question ses sentiments, et pour me protéger, les miens.

Depuis que j'ai acquis plus de confiance en moi, je me pose moins ce genre de questions. Je pense que c'est plus féminin que masculin. Un jour mon copain m'a dit: "je t'aime plus que tout, même quand tu me rends dingue. C'est pas parce que je désaprouve ce que tu fais que je t'aime moins". C'est ça l'amour, c'est quand les sentiments sont plus forts que notre conception personnelle du conjoint parfait et du comportement qu'il aurait dû avoir.
Turn to Stone, Lose my Faith, I'll be Gone, before it happens...
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