Bonjour à tous.
premièrement je vous prie de bien vouloir excuser le fait que je publie ma vie publiquement, je sais bien que...ce n'est pas excessivement intéressant. Ainsi, rien de bien passionnant. Mais...si j'ai décidé de mettre tout à plat sur ce forum c'est parce que j'ai besoin d'en parler, et de savoir que quelqu'un me lit et me comprend. Je vous jure, j'ai tout essayé, je tiens même un journal de bord, qui dérive quelques fois en journal intime. Je déteste ça.
Je suis hyperphage. J'ai 16 ans. Cette situation dure depuis un an. J'en sais les causes, et je m'en suis rendue compte assez rapidement du reste.
Je suppose que c'est du à des problèmes personnels...Depuis un an j'ai déménagé, parce que ma mère ne voulais plus de moi chez elle. Je ne suis pas une sale gosse. On s'est embrouillées, et je ne lui parle plus depuis deux ans. Elle a un comportement d'adolescente. Pour vous dire, une situation inversée, ce n'est pas top pour l'éducation...Je déteste mon père et ma belle-mère, et je ne parle pas à ma demie-soeur.
Il y a également tout ce qui me concerne. Je me déteste. Je n'ai jamais eu de copain, et pourtant, je ne suis pas non plus, repoussante, enfin, je pense, je suis propre au moins...et, ce n'est pas normal pour une fille de 16 ans. Je me trouve conne. Je n'arrive pas à réfléchir correctement. Enfin, je crois.
Le pire, c'est que je sais que ma situation n'est pas la pire. Je ne suis pas obèse, mais j'ai peur ! j'ai si peur de cette maladie ! je ne la comprends pas...J'ai peur, peur, si peur...je voudrais tant ne pas ressentir la faim qui me trouble, m'empêche de penser à autre chose, me paralyse, se tord dans mon ventre jusqu'à ce qu'une envie inéluctable de vomir ne me prenne les tripes...Et ils y a tant de personnes moins aisées...comment ne pas se sentir mal et coupable, à chaque fois que l'on passe devant un sans abri ? comment ne pas vouloir lui donner tout son argent, ses habits, et comment ne pas désirer recracher immédiatement tout ce que l'on vient d'ingurgiter ?
Les autres. Le regard des autres. Cette appréhension me ronge également. Je pense que je fais chier tout le monde. J'ai des amis pourtant, je sors...
Revenons à ma maladie. J'ai lu un peu les histoires qui lui sont dédiées, et je dois avouer que c'est assez effrayant. Je ne veux pas que ça continue. Et j'ai si peur. Mon hyperphagie n'est pas encore assez développée pour atteindre ce niveau ; à savoir devenir obèse.
Je lutte. Chaque seconde. C'est si horrible...j'en suis réduite à ne pouvoir l'occulter de ma vie...Je suis capable d'avaler une marmite de riz en moins de deux minutes. Est-ce normal ? Non, je ne crois pas. Je ne m'en rendais pas compte. Jusqu'à ce que perdre du poids devienne une obsession. Si je n'étais pas hyperphage, je suis certaine que j'aurai des tendances anorexiques. La première fois que je m'en suis rendue compte, j'ai éclaté en sanglots. Je me trouvais trop bizarre et j'avais aussi peur de moi qu'à présent. Je me suis précipitée dans les toilettes, toujours en pleurant, je me suis déshabillée, j'ai enlevé mes lunettes, attaché les cheveux, et je me suis enfoncé les doigts dans la gorge. J'ai senti quelque chose de désagréable et inévitablement j'ai recraché. Mais seulement un misérable petit crachat. Alors j'ai enfoncé encore mes doigt, plus profondément. Toujours rien. Je l'ai refait, plus profondément encore et je les ait remué. j'ai pris une brosse à dent, et j'ai fait la même chose. j'ai pris un médicament qui m'a toujours fait vomir. Rien. Je n'arrive pas à vomir. Après un mois avec un scénario similaire, j'ai recherché sur le net "boulimie sans vomissements", prise de doutes.
Maintenant, j'ai réussi à perdre trois kilos. Si vous voulez un truc infaillible eh bien...Il faut se goinfrer vers 4h de l'aprem avec un truc bien lourd...style pâtes et fromage. prenez en autant que vous en voulez. Avant, on peut manger tout ce qu'on veut. Seulement, à partir de 4h, quand on a fini les pâtes, plus rien. Il faut boire tout le temps de l'eau. On dors sans manger le soir, et toujours en buvant de l'eau. Le lendemain, on maigrit et on a le ventre plat. (je ne peux pas faire cela chez mon père, je suis obligée de manger, et ils ne savent pas que ça dégénère.) Mais je peux vous dire que j'ai fais cela pendant une semaine et j'ai perdu cinq kilos, que je n'ai pas repris de poids car ce jeûne m'avais permis il y a deux ans de prendre de la distance avec ma faim, même si je n'étais pas encore hyperphage.
A présent je lutte. Je me suis repliée sur la cigarette. Je sais que je ne suis pas dépendante, car je ne supporte pas la clope. Dès que je fume j'ai la tête qui tourne et une forte envie de vomir. Alors, ça marche.
Mais je n'arrive plus à travailler, à dessiner (ma passion), à écrire (une autre passion), à lire (également) et analyser des films (des vrais).
J'y pense tout le temps. Ou disons, que..je sai sque si je sors de ma chambre, je rôderai près de la cuisine et alors...j'ai peur. tout dégénère. Je n'arrive pas à me contrôler.
Alors je saute des repas. Heureusement qu'il y a le lycée et les cours chargés, et que j'habite loin .Si je rentre à pied, je met de la distance entre la tentation et moi. heureusement que je n'ai pas d'argent, car à cause de mes notes dues à mon mal-être en général et à mon hyperphagie je suis privée de sortie et mes parents m'on coupé les vivres. (mais je peux encore sortir chez ma mère, quand je suis sur Paris.) Alors, je ne mange pas à midi, donc, tout va bien, je me sens bien ,je me sens heureuse, épurée, je ne comprends même plus comment j'ai pu succomber à la tentation.
Le problème, c'est le soir.
Ce qui me sidère le plus, c'est que personne ne comprend. Je l'ai dit à une amie dont je suis très proche et dont j'espérai l'aide. Elle ne comprend pas. Je lui ai dit dès que j'ai su, et après mes crises, je suis en pleurs, elle me rassure,et je lui demande de m'empêcher à tout prix de manger, même si je la supplie, même si j'emploie la ruse (ce que je fais quand je perds le contrôle, quand la faim me rend presque folle :" de toutes façons c'est si ça dégénère que ça ne va pas...") mais le lendemain elle n'en parle pas et feint l'indifférence.
Alors...
S'il vous plaît...
Pitié...
Même si je sais bien que vous ne vous souciez pas d'un cas d'hyperphagie aussi léger...HELP/
J'ai peur !
Je ne sais pas si c'est de l'hyperphagie grave et que je ne prend pas trop de poids pour le moment parce que je suis particulièrement obsédée par mon poids et rigoureuse et affolée à l'idée de manger ou bien...
Voila. merci à tous pour avoir lu ce message...:/
premièrement je vous prie de bien vouloir excuser le fait que je publie ma vie publiquement, je sais bien que...ce n'est pas excessivement intéressant. Ainsi, rien de bien passionnant. Mais...si j'ai décidé de mettre tout à plat sur ce forum c'est parce que j'ai besoin d'en parler, et de savoir que quelqu'un me lit et me comprend. Je vous jure, j'ai tout essayé, je tiens même un journal de bord, qui dérive quelques fois en journal intime. Je déteste ça.
Je suis hyperphage. J'ai 16 ans. Cette situation dure depuis un an. J'en sais les causes, et je m'en suis rendue compte assez rapidement du reste.
Je suppose que c'est du à des problèmes personnels...Depuis un an j'ai déménagé, parce que ma mère ne voulais plus de moi chez elle. Je ne suis pas une sale gosse. On s'est embrouillées, et je ne lui parle plus depuis deux ans. Elle a un comportement d'adolescente. Pour vous dire, une situation inversée, ce n'est pas top pour l'éducation...Je déteste mon père et ma belle-mère, et je ne parle pas à ma demie-soeur.
Il y a également tout ce qui me concerne. Je me déteste. Je n'ai jamais eu de copain, et pourtant, je ne suis pas non plus, repoussante, enfin, je pense, je suis propre au moins...et, ce n'est pas normal pour une fille de 16 ans. Je me trouve conne. Je n'arrive pas à réfléchir correctement. Enfin, je crois.
Le pire, c'est que je sais que ma situation n'est pas la pire. Je ne suis pas obèse, mais j'ai peur ! j'ai si peur de cette maladie ! je ne la comprends pas...J'ai peur, peur, si peur...je voudrais tant ne pas ressentir la faim qui me trouble, m'empêche de penser à autre chose, me paralyse, se tord dans mon ventre jusqu'à ce qu'une envie inéluctable de vomir ne me prenne les tripes...Et ils y a tant de personnes moins aisées...comment ne pas se sentir mal et coupable, à chaque fois que l'on passe devant un sans abri ? comment ne pas vouloir lui donner tout son argent, ses habits, et comment ne pas désirer recracher immédiatement tout ce que l'on vient d'ingurgiter ?
Les autres. Le regard des autres. Cette appréhension me ronge également. Je pense que je fais chier tout le monde. J'ai des amis pourtant, je sors...
Revenons à ma maladie. J'ai lu un peu les histoires qui lui sont dédiées, et je dois avouer que c'est assez effrayant. Je ne veux pas que ça continue. Et j'ai si peur. Mon hyperphagie n'est pas encore assez développée pour atteindre ce niveau ; à savoir devenir obèse.
Je lutte. Chaque seconde. C'est si horrible...j'en suis réduite à ne pouvoir l'occulter de ma vie...Je suis capable d'avaler une marmite de riz en moins de deux minutes. Est-ce normal ? Non, je ne crois pas. Je ne m'en rendais pas compte. Jusqu'à ce que perdre du poids devienne une obsession. Si je n'étais pas hyperphage, je suis certaine que j'aurai des tendances anorexiques. La première fois que je m'en suis rendue compte, j'ai éclaté en sanglots. Je me trouvais trop bizarre et j'avais aussi peur de moi qu'à présent. Je me suis précipitée dans les toilettes, toujours en pleurant, je me suis déshabillée, j'ai enlevé mes lunettes, attaché les cheveux, et je me suis enfoncé les doigts dans la gorge. J'ai senti quelque chose de désagréable et inévitablement j'ai recraché. Mais seulement un misérable petit crachat. Alors j'ai enfoncé encore mes doigt, plus profondément. Toujours rien. Je l'ai refait, plus profondément encore et je les ait remué. j'ai pris une brosse à dent, et j'ai fait la même chose. j'ai pris un médicament qui m'a toujours fait vomir. Rien. Je n'arrive pas à vomir. Après un mois avec un scénario similaire, j'ai recherché sur le net "boulimie sans vomissements", prise de doutes.
Maintenant, j'ai réussi à perdre trois kilos. Si vous voulez un truc infaillible eh bien...Il faut se goinfrer vers 4h de l'aprem avec un truc bien lourd...style pâtes et fromage. prenez en autant que vous en voulez. Avant, on peut manger tout ce qu'on veut. Seulement, à partir de 4h, quand on a fini les pâtes, plus rien. Il faut boire tout le temps de l'eau. On dors sans manger le soir, et toujours en buvant de l'eau. Le lendemain, on maigrit et on a le ventre plat. (je ne peux pas faire cela chez mon père, je suis obligée de manger, et ils ne savent pas que ça dégénère.) Mais je peux vous dire que j'ai fais cela pendant une semaine et j'ai perdu cinq kilos, que je n'ai pas repris de poids car ce jeûne m'avais permis il y a deux ans de prendre de la distance avec ma faim, même si je n'étais pas encore hyperphage.
A présent je lutte. Je me suis repliée sur la cigarette. Je sais que je ne suis pas dépendante, car je ne supporte pas la clope. Dès que je fume j'ai la tête qui tourne et une forte envie de vomir. Alors, ça marche.
Mais je n'arrive plus à travailler, à dessiner (ma passion), à écrire (une autre passion), à lire (également) et analyser des films (des vrais).
J'y pense tout le temps. Ou disons, que..je sai sque si je sors de ma chambre, je rôderai près de la cuisine et alors...j'ai peur. tout dégénère. Je n'arrive pas à me contrôler.
Alors je saute des repas. Heureusement qu'il y a le lycée et les cours chargés, et que j'habite loin .Si je rentre à pied, je met de la distance entre la tentation et moi. heureusement que je n'ai pas d'argent, car à cause de mes notes dues à mon mal-être en général et à mon hyperphagie je suis privée de sortie et mes parents m'on coupé les vivres. (mais je peux encore sortir chez ma mère, quand je suis sur Paris.) Alors, je ne mange pas à midi, donc, tout va bien, je me sens bien ,je me sens heureuse, épurée, je ne comprends même plus comment j'ai pu succomber à la tentation.
Le problème, c'est le soir.
Ce qui me sidère le plus, c'est que personne ne comprend. Je l'ai dit à une amie dont je suis très proche et dont j'espérai l'aide. Elle ne comprend pas. Je lui ai dit dès que j'ai su, et après mes crises, je suis en pleurs, elle me rassure,et je lui demande de m'empêcher à tout prix de manger, même si je la supplie, même si j'emploie la ruse (ce que je fais quand je perds le contrôle, quand la faim me rend presque folle :" de toutes façons c'est si ça dégénère que ça ne va pas...") mais le lendemain elle n'en parle pas et feint l'indifférence.
Alors...
S'il vous plaît...
Pitié...
Même si je sais bien que vous ne vous souciez pas d'un cas d'hyperphagie aussi léger...HELP/
J'ai peur !
Je ne sais pas si c'est de l'hyperphagie grave et que je ne prend pas trop de poids pour le moment parce que je suis particulièrement obsédée par mon poids et rigoureuse et affolée à l'idée de manger ou bien...
Voila. merci à tous pour avoir lu ce message...:/
