Bonsoir les filles!
Vous êtes toujours de bon conseil et j'en ai vraiment besoin. Attention, ceci est une histoire plutôt triste, alors si vous déprimez déjà , passez votre chemin!
Voilà , jeudi à 5h30 du matin je reçois le coup de fil de ma belle soeur, paniquée, me disant de réveiller mon fiancé et de nous rendre tous les deux au domicile de ses parents. Rien de plus. Paniquée qu'ils leur soient (encore) arrivé quelque chose je m'exécute. Nous voilà là bas, où sa soeur nous annonce le décès de son père. Tous complètement débordés par l'émotion, j'ai un peu pris les choses en main, appelé les pompes funèbres etc.
Le corps du père était toujours dans la maison et il faut savoir que j'ai un rapport très douloureux avec la mort, alors, bien que je n'ai laissé rien transparaître, j'étais paniquée à l'intérieur.Mais dans ma tête, les plus forts soutiennent les plus faibles. Nous, les trois conjoints de mon fiancé et ses deux soeurs les avons soutenus, elles et leur mère. Mon fiancé est allé dans la chambre voir son père, je n'ai pas eu la présence d'esprit de l'en empécher tant j'avais à faire, et quand il est sorti il a insisté pour que personne ne rentre dans la chambre, tant c'était horrible apparemment. Je m'en veux beaucoup de l'avoir laissé rentrer dans cette pièce, et ce plusieurs heures après le décès. Je m'en veux qu'il l'ait vu dans cet état. Je n'ai rien vu mais j'imagine très bien (rigidité cadavérique, visage crispé probablement, il y a avait du sang par terre donc probablement sur lui aussi, et puis les voix naturelles qui se relachent, etc...) Je pense que j'aurais du avoir la présence d'esprit de bloquer cette porte...
Puis mon fiancé a pris les choses en main une fois le choc passé. Papiers administratifs, notaire, etc. Maintenant c'est lui l'homme de la maison, et il essaie d'assurer. Il m'a même impressionné par sa maitrise de lui-même. Même une fois rentrés à la maison, il ne s'est pas (ou très peu) laissé aller.
Je suis déjà passée par plusieurs deuils, d'amis ou de famille, j'ai aussi supporté plusieurs personnes, mais mon fiancé est un cas très à part. Il ne parle pas beaucoup contrairement à ceux que j'ai aidé jusque là . C'est impossible de savoir ce qu'il pense. Il a peur de craquer devant moi je pense.
Grace à ma formation de sexo j'ai une grande part de cours de phycho, alors j'utilise quelques techniques apprises pour essayer de le faire parler u peu sans le forcer, d'essayer de laisser aller sa douleur, mais je crois qu'il est encore dans le déni de la réalité. J'essaie de ne pas faire de son père un sujet tabou, car ce serait le conforter dans son déni (mais bien sur j'y vais en douceur). Ce n'est pas dans mes habitudes mais je laisse même de très longs blancs pour qu'il puisse parler, mais pas grand chose ne sort. Je le réconforte comme je peux mais comment réconforter quelqu'un dont le père est mort? C'est impossible... J'essaie de l'aider comme je peux mais je me sens maladroite, et, je ne le reconnaitrais pour l'instant pas devant lui de peur de lui faire d'avantage de peine, mais je suis moi même très triste de ce décès, de la disparition de cet homme que je commençais à connaitre.
De plus je me sens égoiste de souffrir et de penser à tout ça alors que je devrais juste le soutenir. J'ai mal pour lui. J'essaie de le mettre en avant mais comme ce n'est pas notre dynamique de couple habituelle je le sens légèrement perdu. Avant il s'occupait pas mal de moi, maintenant c'est l'inverse. Et ma dépression n'arrange pas les choses...
Je ne sais pas quoi faire de plus que ce que je fais. Je ne veux pas trop parler de peur de le blesser ou de dire quelque chose de maladroit, et même si je le fait u peu, je veux lui laisser beaucoup d'espace de parole pour qu'il puisse s'exprimer (il ne le fait pas pour l'instant mais voit qu'il peut le faire).
Si vous avez des conseils en la matière je suis preneuse, peu importe lesquels, si vous êtes déjà passés par la (le deuil de votre conjoint ou ce que vous auriez aimé qu'on vous dise/fasse si vous en avez vécu un vous même). J'avoue que je suis un peu perdu...
Enfin voilà , désolée pour le pavé mais il faut que ça sorte...
Merci beaucoup de m'avoir lue et bonne fin de nuit à vous.
Vous êtes toujours de bon conseil et j'en ai vraiment besoin. Attention, ceci est une histoire plutôt triste, alors si vous déprimez déjà , passez votre chemin!
Voilà , jeudi à 5h30 du matin je reçois le coup de fil de ma belle soeur, paniquée, me disant de réveiller mon fiancé et de nous rendre tous les deux au domicile de ses parents. Rien de plus. Paniquée qu'ils leur soient (encore) arrivé quelque chose je m'exécute. Nous voilà là bas, où sa soeur nous annonce le décès de son père. Tous complètement débordés par l'émotion, j'ai un peu pris les choses en main, appelé les pompes funèbres etc.
Le corps du père était toujours dans la maison et il faut savoir que j'ai un rapport très douloureux avec la mort, alors, bien que je n'ai laissé rien transparaître, j'étais paniquée à l'intérieur.Mais dans ma tête, les plus forts soutiennent les plus faibles. Nous, les trois conjoints de mon fiancé et ses deux soeurs les avons soutenus, elles et leur mère. Mon fiancé est allé dans la chambre voir son père, je n'ai pas eu la présence d'esprit de l'en empécher tant j'avais à faire, et quand il est sorti il a insisté pour que personne ne rentre dans la chambre, tant c'était horrible apparemment. Je m'en veux beaucoup de l'avoir laissé rentrer dans cette pièce, et ce plusieurs heures après le décès. Je m'en veux qu'il l'ait vu dans cet état. Je n'ai rien vu mais j'imagine très bien (rigidité cadavérique, visage crispé probablement, il y a avait du sang par terre donc probablement sur lui aussi, et puis les voix naturelles qui se relachent, etc...) Je pense que j'aurais du avoir la présence d'esprit de bloquer cette porte...
Puis mon fiancé a pris les choses en main une fois le choc passé. Papiers administratifs, notaire, etc. Maintenant c'est lui l'homme de la maison, et il essaie d'assurer. Il m'a même impressionné par sa maitrise de lui-même. Même une fois rentrés à la maison, il ne s'est pas (ou très peu) laissé aller.
Je suis déjà passée par plusieurs deuils, d'amis ou de famille, j'ai aussi supporté plusieurs personnes, mais mon fiancé est un cas très à part. Il ne parle pas beaucoup contrairement à ceux que j'ai aidé jusque là . C'est impossible de savoir ce qu'il pense. Il a peur de craquer devant moi je pense.
Grace à ma formation de sexo j'ai une grande part de cours de phycho, alors j'utilise quelques techniques apprises pour essayer de le faire parler u peu sans le forcer, d'essayer de laisser aller sa douleur, mais je crois qu'il est encore dans le déni de la réalité. J'essaie de ne pas faire de son père un sujet tabou, car ce serait le conforter dans son déni (mais bien sur j'y vais en douceur). Ce n'est pas dans mes habitudes mais je laisse même de très longs blancs pour qu'il puisse parler, mais pas grand chose ne sort. Je le réconforte comme je peux mais comment réconforter quelqu'un dont le père est mort? C'est impossible... J'essaie de l'aider comme je peux mais je me sens maladroite, et, je ne le reconnaitrais pour l'instant pas devant lui de peur de lui faire d'avantage de peine, mais je suis moi même très triste de ce décès, de la disparition de cet homme que je commençais à connaitre.
De plus je me sens égoiste de souffrir et de penser à tout ça alors que je devrais juste le soutenir. J'ai mal pour lui. J'essaie de le mettre en avant mais comme ce n'est pas notre dynamique de couple habituelle je le sens légèrement perdu. Avant il s'occupait pas mal de moi, maintenant c'est l'inverse. Et ma dépression n'arrange pas les choses...
Je ne sais pas quoi faire de plus que ce que je fais. Je ne veux pas trop parler de peur de le blesser ou de dire quelque chose de maladroit, et même si je le fait u peu, je veux lui laisser beaucoup d'espace de parole pour qu'il puisse s'exprimer (il ne le fait pas pour l'instant mais voit qu'il peut le faire).
Si vous avez des conseils en la matière je suis preneuse, peu importe lesquels, si vous êtes déjà passés par la (le deuil de votre conjoint ou ce que vous auriez aimé qu'on vous dise/fasse si vous en avez vécu un vous même). J'avoue que je suis un peu perdu...
Enfin voilà , désolée pour le pavé mais il faut que ça sorte...
Merci beaucoup de m'avoir lue et bonne fin de nuit à vous.
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