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Hello. Je suis nouvelle par ici. Enfin, je suis inscrite depuis un moment et je suis les sujets.

Il est peut-être temps pour moi de m'exprimer sur la question de l'acceptation de soi, et puis pour trouver des personnes qui m'aideront à lutter contre ce démon intérieur qui me chuchote constamment que la vie serait plus simple si j'étais plus mince, là, comme ces jolies filles.

Je me suis un peu présentée dans la partie sur les troubles alimentaires. Je fais de l'hyperphagie, et je suis pas loin de la boulimie. Ma personnalité tend à me rendre excessive dans ce que j'entreprends. J'aime le sport et j'en fais trop, je fais un régime, je deviens mon propre bourreau. J'ai du mal à tout simplement essayer de vivre normalement, d'accepter mon poids et de ne plus aller dans les extrêmes.

Je suis obsédée par l'idée de perdre du poids, de faire des régimes et tout en jonglant avec des périodes d'alimentation raisonnable (j'ai au moins conscience qu'il vaut mieux voir des nutritionnistes), il m'arrive de perdre les pédales, de me priver pendant des semaines, puis de craquer, puis de me repriver.

Je me punis constamment de ne pas être belle, c'est à dire mince. Mon mécanisme de protection, qui me pourrit paradoxalement la vie, c'est de dire que je suis laide avec mon 74 kilo pour 1m67 (je ne peux pas m'empêcher de toujours me référer aux nombres).

J'essaye de m'accepter, mais je n'y arrive pas. Je me dis toujours "avec 10 kilo de moins...". Je rêve d'être normale constamment.

Bon, je me relis, je me dis que je passe vraiment pour une chouineuse, mais, cette souffrance je la porte depuis tant d'années. Tant d'année pendant lesquelles le regard des autres a été une source d'angoisse. Dans ma tête, je suis la p'tite grosse qui fait pitié.

Et le truc c'est que ma famille est gentille, mais entendre "bon tu es jolie, mais c'est vrai tu serais tellement mieux avec ces kilo en moins". Quand à mon oncle, quand je me ressers "oh oh oh, tu penses que c'est bien raisonnable" ou encore "oh mais t'as pris du poids ?!" etc (honnêtement, si on pouvait tuer par la pensée, mon oncle serait mort depuis longtemps - ceci est de l'humour je précise).

Ah ah ah, j'ai enchainé tellement de régime depuis que j'ai 11 ans que je suis vraiment lasse de me détester. Mais je n'arrive pas à arrêter ce cycle. A dire "STOP" je suis bien comme je suis un point c'est tout. Il suffit que je regarde un film avec une belle actrice pour que ça repart.

Erf. Désolée pour ce pavé de pur égocentrisme, j'avais envie de sortir ce que j'avais sur le coeur :| .

Merci de me lire, et je serai heureuse de discuter avec vous, et de partager.
Je peux te parler un peu de mon expérience.

Je suis un garçon, mais comme la plupart des filles ici j'ai des problèmes avec la nourriture. En surpoids au moins depuis le collège, je ne m'en suis jamais vraiment préoccupé, mais la mauvaise image que j'avais de mon corps a tout de même ruiné ma vie. Attention, je dis mauvaise image de mon corps, pas mon corps. Des tas de garçons avec une corpulence similaire à la mienne ne se sont pas posés toutes les questions que je me posais, n'avaient pas la même honte de leur corps que moi, et vivent leur vie avec moins de complexes.

Il y a environ 4 ans je suis passé par un mauvais moment, et la déprime m'a porté à prendre bcp de poids. La réaction qui a suivi a été celle d'entamer un régime (argh!), probablement le premier de ma vie, et sûrement le dernier.
Or, je ne peux pas dire que ce régime ce soit si mal passé que cela d'un point de vue strictement physique. Arrêté depuis an et demi, je n'ai pas repris du poids depuis, mais je pratique beaucoup de sport, probablement ça joue.
Mais ce qui compte est que durant ce régime je n'étais pas bien, j'avais faim, j'étais nerveux, j'étais fatigué, je luttais avec mes assiettes, il m'arrivait de refuser des activités par peur de leurs conséquences sur le régime. Tout tournait autour de ça, je n'étais plus la même personne, et je peux même dire que j'étais une personne moins bien que celle que j'étais.

A l'arrêt du régime, je m'étais préparé psychologiquement. Je voulais retourner celui que j'étais avant, et rétablir un rapport plus sain avec la nourriture. Je ne me cache pas, j'espérais pouvoir aussi garder au moins une partie de la perte de poids.
En ce moment mon rapport avec la nourriture se normalise petit à petit, de temps en temps il m'arrive de me dire que je devrais éviter certaines choses, ou que je dois absolument terminer mon assiette ("termine ton assiette!", ah, l'éducation familiale...). Mais aussi au resto je choisis le plat qui me fait envie, je ne refuse pas les desserts qui me font envie, et aussi il m'arrive de ne pas terminer une assiette si je n'ai plus faim.

Mais le rapport avec mon corps n'est pas parfait. J'ai changé, et pourtant je ne suis pas satisfait. Quand je fais du sport je me sens bien, mais devant un miroir j'aimerais être un autre.
Et aussi, déjà qu'on en est là, j'espérais avoir plus de succès avec le sexe opposé, mais c'est raté. Et pourtant je ne m'estime pas moche ni dégoutant ou je ne sais pas. J'arrive petit à petit à la conclusion que le problème n'est pas dans mon bide ou dans mon assiette, mais dans tête. J'espère un jour comprendre mieux où cela se situe exactement, pour pouvoir trouver une solution. Pour l'instant je rame un peu...

Mais le régime ? J'en suis de plus en plus convaincu, ce n'est pas la solution. Sur ce site c'est facile à dire, mais encore il faut en être vraiment convaincu pour que ça marche !

Tu as passé une grosse moitié de ta vie à lutter avec la bouffe, avec ton corps, à t'imposer des restrictions, à t'interdire de vivre.
Il y a un blocage quelque part, je te souhaite de le trouver !

J'espère que mon témoignage t'apporte quelque chose !

Courage
Merci de partager ton expérience avec moi :).

J'avais fait un long régime après avoir vraiment pris du poids à un moment donné dans ma vie. Je pensais ne pas reprendre et j'étais bien, mais force est de constater que le surpoids est revenu (la vie à deux m'avait entrainé à suivre le rythme alimentaire de mon compagnon qui n'était pas du tout léger x) ).

Un régime au sens propre du terme ne me fait pas souffrir réellement, c'est juste que je suis très gourmande et mes émotions me poussent à des crises de boulimie, enfin, d'hyperphagie puisque je ne me fais pas vomir.

J'ai toujours été rondouillarde et c'est un point clef de mon problème, je n'ai jamais réussi à m'accepter et je me dis toujours que je ne suis pas "normale", pas comme "j'aurai du être".

Toujours est-il que je réagis à ce passage "Quand je fais du sport je me sens bien, mais devant un miroir j'aimerais être un autre". C'est tout à fait moi ! Enfin, mon ressenti. Tant que je fais mon heure de jogging, ou ma natation, ou de l'escalade, je me sens bien dans mon corps. Mais dès que j'arrête, dès que je croise un miroir, il y a cette inadéquation entre ce que je ressens et ce que je vois.

Dans ma tête je suis / veux (être)/ désire (être) mince.
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