Bon, j'en ai un peu parlé, mais je vis un calvaire en ce moment. La mère de mon mari est décédée il y a six semaines, d'un cancer déclaré un an auparavant.
Bien évidemment, il est super mal, et il serait anormal que cela ne soit pas le cas.
Sauf que.
Sauf qu'il m'a expliqué qu'il avait envie de mourir, qu'il passait sa journée à faire semblant d'aller bien, et qu'il voudrait, uniquement à la maison et qd notre fils n'est pas là , ne pas avoir à faire semblant.
Il m'a aussi expliqué qu'il gérait ses émotions grace à un effort surhumain, et qu'il ne pouvait pas en gérer d'autre.
Concrètement, il est hyper agressif, et qd je lui parle de chose sybillines, il peut se lever en plein milieu et se barrer.
J'ai invité des potes pour lui changer des idées : catastrophe, je l'oblige à faire semblant encore plus.
S'il me voit pleurer (par ce que c'est vraiment dur, et des fois je n'arrive pas à me retenir) ou même avoir les yeux rouges : je le culpabilise.
Dimanche dernier j'ai craqué et je me suis permise de lui demander de me parler sur un autre ton : il s'est mis à hurler que j'étais vraiment chiante et que je ne comprenais rien, et il s'est barré en claquant la porte.
Pierre a eu peur, et moi je chialais comme une conne en essayant de lui expliquer que ce n'était rien "papa s'est énervé mais il va prendre l'air et revenir calme".
En essayant hier soir d'en rediscuter avec lui, il m'a dit qu'il ne voulait pas "percevoir ce que je ressens". Il voudrait que je mette "entre parenthèses mes sentiments pour lui permettre de surmonter cette phase". Or, il perçoit encore ma "souffrance ou ma désapprobation", et c'est intolérable pour lui.
J'en déduis qu'il vouidrait que je sois un bout de mois, c'est mon humanité même qui le dérange. Mais c'est sa mère qui est morte, pas moi !
Il m'a fait remarquer que je pouvais faire un effort de deux mois sur douze ans d'amour. Honnêtement, je ne sais pas si j'en suis capable. Je culpabilise à mort, du coup, c'est vrai qu'il vit un truc effroyable dont je n'ai pas idée et que je devrais pouvoir l'aider, mais j'arrive au bout, moi.
Je ne sais plus quoi faire. J'ai décidé de faire comme si je vivais avec un colocataire, il faut bien que j'ai une carapace pour endurer tout ça.
Aujourd'hui il est parti répandre les cendres (elle a été inhumée). Je n'ose pas imaginer ce soir. Si au moins je pouvais me plonger ds le boulot... Même pas, je n'arrive pas à bosser, je vais finir par me faire virer.
J'ai honte, mais alors... Pas bonne à grand chose sauf à me lamenter, alors qu'il a besoin de moi...
Bien évidemment, il est super mal, et il serait anormal que cela ne soit pas le cas.
Sauf que.
Sauf qu'il m'a expliqué qu'il avait envie de mourir, qu'il passait sa journée à faire semblant d'aller bien, et qu'il voudrait, uniquement à la maison et qd notre fils n'est pas là , ne pas avoir à faire semblant.
Il m'a aussi expliqué qu'il gérait ses émotions grace à un effort surhumain, et qu'il ne pouvait pas en gérer d'autre.
Concrètement, il est hyper agressif, et qd je lui parle de chose sybillines, il peut se lever en plein milieu et se barrer.
J'ai invité des potes pour lui changer des idées : catastrophe, je l'oblige à faire semblant encore plus.
S'il me voit pleurer (par ce que c'est vraiment dur, et des fois je n'arrive pas à me retenir) ou même avoir les yeux rouges : je le culpabilise.
Dimanche dernier j'ai craqué et je me suis permise de lui demander de me parler sur un autre ton : il s'est mis à hurler que j'étais vraiment chiante et que je ne comprenais rien, et il s'est barré en claquant la porte.
Pierre a eu peur, et moi je chialais comme une conne en essayant de lui expliquer que ce n'était rien "papa s'est énervé mais il va prendre l'air et revenir calme".
En essayant hier soir d'en rediscuter avec lui, il m'a dit qu'il ne voulait pas "percevoir ce que je ressens". Il voudrait que je mette "entre parenthèses mes sentiments pour lui permettre de surmonter cette phase". Or, il perçoit encore ma "souffrance ou ma désapprobation", et c'est intolérable pour lui.
J'en déduis qu'il vouidrait que je sois un bout de mois, c'est mon humanité même qui le dérange. Mais c'est sa mère qui est morte, pas moi !
Il m'a fait remarquer que je pouvais faire un effort de deux mois sur douze ans d'amour. Honnêtement, je ne sais pas si j'en suis capable. Je culpabilise à mort, du coup, c'est vrai qu'il vit un truc effroyable dont je n'ai pas idée et que je devrais pouvoir l'aider, mais j'arrive au bout, moi.
Je ne sais plus quoi faire. J'ai décidé de faire comme si je vivais avec un colocataire, il faut bien que j'ai une carapace pour endurer tout ça.
Aujourd'hui il est parti répandre les cendres (elle a été inhumée). Je n'ose pas imaginer ce soir. Si au moins je pouvais me plonger ds le boulot... Même pas, je n'arrive pas à bosser, je vais finir par me faire virer.
J'ai honte, mais alors... Pas bonne à grand chose sauf à me lamenter, alors qu'il a besoin de moi...
Myraellen me manque
