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Bonjour tout le monde !

Je suis comme beaucoup dans la quête de l'acceptation, d'une bonne estime de moi et en ce qui me concerne ça devient vraiment un parcours du combattant, car j'ai vraiment de la peine à avancer.

J'aimerais savoir quelle distinction vous faites ou plutôt comment vous faites pour vous accepter plus que vous contenter ?

Je m'explique : j'ai le sentiment de ne jamais vraiment m'accepter, mais plutôt d'arriver à parfois m'en foutre de ce que je n'aime pas chez moi. Or, j'ai bien l'impression que le but n'est pas de réussir à s'oublier et se contenter de ce qu'on a ou de ce qu'on est ... mais bel et bien d'arriver à s'accepter avec nos défauts.

Je profite d'ouvrir un sujet pour vous dire également bonjour, je suis donc un petit nouveau. Je ne suis pas en surpoids, mais me sens très concerné parce que j'ai été obèse il y a de ça 6-7 ans et malgré les changements, j'ai toujours du mal à me sentir bien dans ma peau ... et je me rends compte que j'ai donc exactement les mêmes petits soucis, peu importe le chiffre qu'affiche la balance

Je vous embrasse :!:
obvious a écrit :(...)arriver à parfois m'en foutre de ce que je n'aime pas chez moi(...)arriver à s'accepter avec nos défauts.

J'ai juste gardé ces deux phrases là. Tu les mets en opposition, mais pour moi c'est un peu la même chose... S'accepter pour moi, ce n'est pas forcément me trouver parfaite ou sans défaut (je ne le suis pas), mais c'est plutôt avoir un état d'esprit tel que ces défauts ne me bouffent pas la vie et que je peux avancer tranquillement sans me préoccuper de ces défauts.
J'essaye aussi de prendre soin de moi et de mettre en valeur les parties de moi que j'aime bien (ma taille, ma poitrine, par exemple). Il y a plein de choses que je n'aime pas chez moi, mais j'essaye de faire en sorte que quand je me regarde dans la glace, l'image générale me plaise, même si je continue à voir mes défauts, mais ce ne sont pas eux que je vois en premier, et donc j'ai l'impression que je m'accepte en me foutant un peu de mes défauts... Donc je ne suis pas sûre de bien comprendre l'opposition que tu mets entre ces deux choses.
En pause VLR longue durée.

Les régimes, ça ne marche pas, c''est dangereux et ça fait grossir:
https://www.anses.fr/fr/content/r%C3%A9 ... igrissants
http://www.huffingtonpost.co.uk/sue-tho ... 56126.html
La grande différence chez toi c'est que tu "zappes" certaines parties de toi que aimes moins, mais tu t'acceptes dans la globalité de ton être.

Moi j'ai le sentiment soit de m'en foutre royalement de A à Z càd que je vis ma vie en m'oubliant complètement physiquement, soit alors je suis complètement mal dans ma peau.

Je crois que ce qu'il me manque c'est bien ce regard global positif malgré ce que je considère comme mes défauts. Je suis trop à chercher le tout, mais du coup à rester dans le rien.
Je crois que le problème vient du fait que j'ai un esprit de battant sadique au sens où j'estime que tout peut être améliorer à force de volonté :

- un jour c'est le ventre qui va pas ... on va trouver un nouveau traitement, une nouvelle crème, plus de sport

- le lendemain c'est les cuisses qui ne vont vraiment pas : vite, du vélo elliptique

- et ainsi de suite ^^


je suis finalement jamais en paix avec moi-même, toujours à la recherche d'une manière d'améliorer la situation. je crois que c'est humain d'essayer de changer ce qui ne va pas, mais quand ça atteint ce niveau-là, c'est épuisant et surtout démoralisant. parfait, je ne le serais jamais et à vrai dire à quoi bon ?

je crois que m'accepter dès à présent, comme je suis, serait beaucoup plus simple ... sans pour autant que ça signifie que je sois fataliste, que je me laisse aller "parce que c'est comme ça" ... non ! juste être plus cool avec moi-même.

c'est que dans la pratique j'ai de la peine à voir comment faire évoluer les choses.
C'est peut-être aussi une question d'âge aussi (oh là là j'ai l'impression d'être une vieille croute, là! :) ), après quelques années on se rend compte (enfin, en tout cas je me suis rendue compte) que quelques cm de plus ou de moins sur les cuisses ça n'allait pas changer ma vie...
En fait c'est surtout ça la question : qu'est ce que tu cherches en essayant "d'améliorer", qu'est ce que ça va amener en plus dans ta vie, qu'est ce que ça va changer? Pourquoi cette quête de perfection? A quoi ça te sert? Est-ce que c'est vraiment ça qui est important pour avoir une vie remplie et intéressante?
En pause VLR longue durée.

Les régimes, ça ne marche pas, c''est dangereux et ça fait grossir:
https://www.anses.fr/fr/content/r%C3%A9 ... igrissants
http://www.huffingtonpost.co.uk/sue-tho ... 56126.html
Moi je pense que c'est surtout un problème global de confiance en toi dont tu souffres Obvious, certes peut être initialement créé par le poids (moqueries, regard déplacés des autres etc...) mais actuellement plus vraiment lié à ça. En gros, je pense que si tu arrivais à ce dont tu rêves en matière de poids (et quand on manque de confiance en soi ça n'arrive jamais)tu te débrouillerai pour complexer sur autre chose, ton nez, tes mains, ta façon de bouger ou tes cheveux, que sais je...bref le souci au fond n'est pas ton poids mais le regard très négatif que tu poses sur toi...et cela tu ne le résoudra ps en faisant du sport ou mettant des crèmes mais en travaillant psychologiquement sur ta confiance en toi, en comprenant ce qui te pousses à ne pas t'accepter comme tu es... Courage ;)
Des douces brumes d'Octobre surgissent les cîmes sombres des épicéas, immenses, imposants, maitres en leurs royaumes de forêts...
Mouais, je préfère pas compter sur les années pour changer les choses étant donné que j'ai en tête un paquet de personnes qui restent bien trop complexées même à plus 50 ans ...

Ce que je cherche en essayant d'améliorer c'est un mieux-être.

J'aime ma vie, ma famille, mes amis et mon boulot mais j'ai le sentiment que ces défauts physiques me pourrissent (trop) la vie. Ou que du moins je les laisse me pourrir la vie. Typiquement, certains vêtements que j'aimerais porter mais qui je trouve marquent trop ce que je n'aime pas chez moi et vont me faire me sentir mal à l'aise,

Je pense que cette quête de la perfection vient du fait que je ne voulais plus subir de regards ou remarques désagréables à l'école ou dans la rue. que j'ai ensuite toujours visé l'excellence pour être en quelque sorte irréprochable et ne plus subir DU TOUT des remarques. C'est bien évidemment impossible ... les gouts sont dans la nature et il est impossible et même pas très utile de plaire à tout le monde.

J'en arrive à penser souvent que je serais plus tranquille si on ne disait rien à mon sujet (le bien y compris) plutôt que de prendre le risque qu'on trouve à redire quelque chose de négatif. encore une fois, c'est insensé, personne ne m'impose d'être parfait ou se réjouit pouvoir dire de mal de ma personne ....

J'ai vraiment l'impression que ca tient d'un gros séquelle de cette période où j'avais beaucoup de kilos en trop ...
obvious a écrit :Ou que du moins je les laisse me pourrir la vie.

C'est ça exactement le problème, je pense. Et tu n'as pas besoin d'attendre d'avoir mon âge canonique pour travailler là dessus! ;)
Je rejoins tout à fait les propos de Nenufar (tiens, tu as changé de pseudo? ;) ), c'est un problème de confiance en toi que tu as (d'ailleurs tu le reconnais bien toi même), c'est ça qu'il faut que tu arrives à améliorer, pas le pli du vêtement ici ou la cuisse qui frotte là.
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Les régimes, ça ne marche pas, c''est dangereux et ça fait grossir:
https://www.anses.fr/fr/content/r%C3%A9 ... igrissants
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Nenufar a écrit :Moi je pense que c'est surtout un problème global de confiance en toi dont tu souffres Obvious, certes peut être initialement créé par le poids (moqueries, regard déplacés des autres etc...) mais actuellement plus vraiment lié à ça. En gros, je pense que si tu arrivais à ce dont tu rêves en matière de poids (et quand on manque de confiance en soi ça n'arrive jamais)tu te débrouillerai pour complexer sur autre chose, ton nez, tes mains, ta façon de bouger ou tes cheveux, que sais je...bref le souci au fond n'est pas ton poids mais le regard très négatif que tu poses sur toi...et cela tu ne le résoudra ps en faisant du sport ou mettant des crèmes mais en travaillant psychologiquement sur ta confiance en toi, en comprenant ce qui te pousses à ne pas t'accepter comme tu es... Courage ;)


tu as clairement raison ...

je crois que le problème vient de l'aspect physique en général : si ce n'est pas les kilos en trop, ca serait 3 boutons qui pointent leur nez.

j'ai tenté les psy ... mais tous en reviennent à la non-acceptation de ma nouvelle silhouette ... sauf qu'il y a un moment où ça coute cher et je ne vois pas bien comment aller de l'avant, si ça en est la raison ?

est-ce que tu aurais des pistes peut-être ? je ne sais pas ... des petits exerices pour constituer une meilleure estime de soi au quotidien ?
Mmmh...en fait ce n'est pas la non acceptation de ta nouvelle silhouette, mais la non acceptation de toi, tout court, l'ancienne silhouette, l'actuelle, la future, et sincèrement je pense que ça ne se limite pas au physique...je peux me tromper mais quand on manque de confiance en soi comme ça (je connais assez bien ton problème, j'ai le même genre, cette obsession de plaire à tous) ça ne se limite pas au physique, on pèse toujours ses paroles avant de les dire, on a des difficultés à s'imposer ou alors au contraire on est dans la valorisation (factice) du soi perpétuellement, en affichant un fort caractère, se mettant constamment en avant...mais de toute façon on arrive pas à gérer le regard d'autrui, parce qu'au fond le problème c'est surtout ça: le regard que les autres posent sur nous (ou qu'on s'imagine qu'ils posent sur nous).
Pour résoudre ça il y a plein de choses à faire, plein de méthodes, mais quand cela résulte d'une souffrance initiale je pense que la seule chose vraiment efficace c'est d'aller décortiquer tout ça avec un psy, parler de son enfance, accepter d'exprimer ce qui nous fait peur, mal, ce qui nous angoisse. Ce n'est pas facile parce c'est ce que l'on cherche constamment à cacher aux autres justement, lors dire tout ça à une personne c'est extrêmement angoissant, mais il faut en passer par la. Pour ma part je vais voir une psychiatre (je sors de dépression) et c'est donc bien mieux remboursé, sinon tu as les CMP...
Sinon c'est vrai que l'amour d'une personne aide beaucoup (mais il est un peu difficile de trouver quelqu'un d'assez fort pour accepter nos angoisses durablement) ou alors partir du principe, par exemple un jour par semaine, que tu ne t'autorise aucune pensée négative sur toi, dès que tu en sens venir une tu l'accepte mais tu la mets de côté, tu t'empèches de la ressasser et tu te concentres sur ce qu'il t'arrive de positif :)...c'est du boulot mais je pense qu'on en sort de tout ça ^^
Des douces brumes d'Octobre surgissent les cîmes sombres des épicéas, immenses, imposants, maitres en leurs royaumes de forêts...
Je crois que justement ce qui fait que je sombre pas dans la déprime c'est justement que j'ai des amis en or, une famille en or, que j'ai qqun de génial dans ma vie. Au niveau professionnel, je me sens bien, j'ai du moins l'impression d'accepter les échecs et de mener à bout et fièrement mes projets. Je ne joue pas, je suis sincèrement franc, sans me livrer au premier passant, mais sans jouer à celui qui ne fait plus confiance en la race humaine.

Comme tu dis, c'est le regard que les gens portent sur moi physiquement, je me préoccupe pas du fait qu'il puisse penser que je suis têtu, que je suis parfois flemmard, que j'aime bien râler le sourire en coin, je m'aime bien "intérieurement".

Mon souci avec les psy ... après je ne sais pas s'il y a qqch d'inconscient que ni eux, ni moi, ne savont déceller, mais qu'en résumé mon problème se résume au rapport avec mon corps et au jugement des autres. On a creusé au niveau de l'enfance, de l'adolescence, de l'homosexualité, mais en résumé j'ai l'impression qu'ils en viennent tous à une conclusion du genre : y a rien à chercher dans le passé si y a rien qui cloche, le problème c'est votre sévérité envers fou. moi par là, j'entends : vous être trop superficiel, ma foi ! ... peut-être que oui, reste que j'en souffre et que j'ai pas le sentiment d'avoir les clés en main pour être sincèrement moins sévère et plus cool avec moi meme aussi tordu que ça puisse paraitre :)

Au fond j'ai le sentiment d'être profondément marqué par l'image de l'homme parfait véhiculé par les médias et que j'arrive pas à en décrocher sauf en passant par la case : ouais je m'en fouts de ci ou ça, mais c'est passer par la négation de soi et c'est pas une solution en soi je crois.
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