J'ai une amie.
si si
C'est une boule d'énergie. L'une des femmes les plus courageuse que j'ai jamais rencontré. Elle a ce courage du quotidien, de la lutte contre l'immobilisme et la facilité.
On s'est rencontré quand je bossais chez un éditeur de livre d'art. Elle avait repris ses études à 36 ans, deux enfants à charge (son mec s'est tiré avec sa secrétaire, minable et banal) et faisait un stage en édito-fabrication.
Elle était douée pour ce métier. Elle a fait sa route. Mais le milieu est un peu sinistré et même si l'édition, c'est pas le cinéma, sans relation...
Elle m'a envoyé ce texte. Je vous le laisse à méditer.
Juste un rappel, les ASSEZ DICK, c'est un organisme privé. On a pas affaire à des fonctionnaires là . Cet organisme est rémunéré par nos impôts. Nos côtisations chômage par exemple.
Ils semblerait qu'il leur soit sorti de la tête que nous étions leurs CLIENTS !
Chômeurs longue durée : la double peine.
J'ai aujourd'hui 39 ans, deux enfants à charge que j'élève seule, je
perçois une modeste mais régulière pension alimentaire, j'habite Paris
depuis plus de trois ans. Depuis le 20 juillet 2005, après des années
meilleures, et une mauvaise année, je suis chômeuse en fin de droit,
touchant l'ASS, soit 3,73 euros par jour, environ 115 euros par mois.
A ce titre, et au nom de la solidarité nationale, j'ai droit au RMI
différentiel, à ajuster en fonction des allocations logement que la CAF peut
me verser. Encore faut-il que je le sache.
A ce titre, et au nom de la solidarité municipale, je peux faire une
demande auprès du Centre d'action social de la ville de Paris, pour étudier
la possibilité d'une réduction de mes factures Edf et d'une demande
d'allocation logement famille monoparentale, en complément de celle de la
CAF. Encore faut-il que je le sache.
Ce vendredi 14 octobre, à la veille de la journée de lutte contre la
misère, je me suis rendue à mon antenne assedics préférée. A la demande des
intervenants sociaux avec qui je suis en contact, je devais me faire
confirmer le montant que je reçois au titre de l'allocation spécifique
(symbolique ?) de solidarité dont je suis bénéficiaire (sic).
Ce qui fut fait, et au passage, l'on me confirma que cette allocation
n'était révisable que tous les six mois, qu'il n'y pas de recours possible,
pas de caisse de secours, et de toutes façons, ce montant est fonction des
ressources déclarées sur un période 12 mois précédants la demande. Mais rien
de plus.
Pourquoi la préposée des Assedics derrière sa vitre m'a-t-elle laissée
partir sans s'assurer que j'étais informée de mes droits et/ou suivie par
une assistante sociale, et le cas échéant me renvoyer vers les services
sociaux pouvant m'aider dans cette situation précaire ?
Si la première punition est la misère, la deuxième est l'abandon. A quand
la triple peine ?
Hélène, Paris
Personnellement, ça fait un an que j'attends un bilan de compétence, mais bon...
...et vous ? Si vous avez été client de cet organisme. Quelle est vootre appréciation.
si si
C'est une boule d'énergie. L'une des femmes les plus courageuse que j'ai jamais rencontré. Elle a ce courage du quotidien, de la lutte contre l'immobilisme et la facilité.
On s'est rencontré quand je bossais chez un éditeur de livre d'art. Elle avait repris ses études à 36 ans, deux enfants à charge (son mec s'est tiré avec sa secrétaire, minable et banal) et faisait un stage en édito-fabrication.
Elle était douée pour ce métier. Elle a fait sa route. Mais le milieu est un peu sinistré et même si l'édition, c'est pas le cinéma, sans relation...
Elle m'a envoyé ce texte. Je vous le laisse à méditer.
Juste un rappel, les ASSEZ DICK, c'est un organisme privé. On a pas affaire à des fonctionnaires là . Cet organisme est rémunéré par nos impôts. Nos côtisations chômage par exemple.
Ils semblerait qu'il leur soit sorti de la tête que nous étions leurs CLIENTS !
Chômeurs longue durée : la double peine.
J'ai aujourd'hui 39 ans, deux enfants à charge que j'élève seule, je
perçois une modeste mais régulière pension alimentaire, j'habite Paris
depuis plus de trois ans. Depuis le 20 juillet 2005, après des années
meilleures, et une mauvaise année, je suis chômeuse en fin de droit,
touchant l'ASS, soit 3,73 euros par jour, environ 115 euros par mois.
A ce titre, et au nom de la solidarité nationale, j'ai droit au RMI
différentiel, à ajuster en fonction des allocations logement que la CAF peut
me verser. Encore faut-il que je le sache.
A ce titre, et au nom de la solidarité municipale, je peux faire une
demande auprès du Centre d'action social de la ville de Paris, pour étudier
la possibilité d'une réduction de mes factures Edf et d'une demande
d'allocation logement famille monoparentale, en complément de celle de la
CAF. Encore faut-il que je le sache.
Ce vendredi 14 octobre, à la veille de la journée de lutte contre la
misère, je me suis rendue à mon antenne assedics préférée. A la demande des
intervenants sociaux avec qui je suis en contact, je devais me faire
confirmer le montant que je reçois au titre de l'allocation spécifique
(symbolique ?) de solidarité dont je suis bénéficiaire (sic).
Ce qui fut fait, et au passage, l'on me confirma que cette allocation
n'était révisable que tous les six mois, qu'il n'y pas de recours possible,
pas de caisse de secours, et de toutes façons, ce montant est fonction des
ressources déclarées sur un période 12 mois précédants la demande. Mais rien
de plus.
Pourquoi la préposée des Assedics derrière sa vitre m'a-t-elle laissée
partir sans s'assurer que j'étais informée de mes droits et/ou suivie par
une assistante sociale, et le cas échéant me renvoyer vers les services
sociaux pouvant m'aider dans cette situation précaire ?
Si la première punition est la misère, la deuxième est l'abandon. A quand
la triple peine ?
Hélène, Paris
Personnellement, ça fait un an que j'attends un bilan de compétence, mais bon...
...et vous ? Si vous avez été client de cet organisme. Quelle est vootre appréciation.
