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Bonsoir à tous,

Je vous écris ce message car j'ai vraiment besoin de m'exprimer, de vider mon sac ce soir...

Voici mon parcours : J'ai 21 ans, je fais de l'hyperphagie boulimique depuis mes 13 ans (ça a commencé en crescendo pour empirer au fil des années). Les raisons, en bref, un mal-être durant cette période ingrat appelée l'adolescence, beaucoup de moqueries et d'humiliations de la part d'autres élèves et parfois professeurs. La nourriture a alors été mon refuge. Au cours des dernières années, mes crises d'hyperphagie avaient lieu quasi tous les 2-3 jours.

En mai 2010, j'ai décidé de me prendre en mains. J'ai alors pris RDV avec le centre d'orthonutrition (à Tournai, en Belgique), une équipe pluridisciplinaire qui s'occupe de traiter l'obésité et TCA, approche surtout comportementale (psychologue, sophrologue, diététicienne, kiné, médecin).
15 mois plus tard, j'ai perdu 30 kg, mes crises d'hyperphagie se sont bcp espacées (quelques fois par mois), je ne fais plus d'hypertension artérielle et je règle mes problèmes de "fond". Bref, tout le monde est content de moi, les résultats positifs étant là. J'en suis ravie aussi, même si j'ai encore du mal à réaliser tous ces kg partis.

Mais depuis 6 mois, je ne suis pas bien, ma psychologue parle de dépression. Cela va de pire en pire, je me sens "couler", une part de moi veut s'en sortir, et une autre part semble déconnectée, comme si je m'en foutais de tout, que plus rien ne me touche. Je n'ai plus d'appétit, envie de rien, ai dû mal à me concentrer, à dormir, les tâches de la vie quotidiennes m'épuisent, etc. J'ai aussi eu de gros moments d'angoisses, parfois des vraies crises (cela semble se calmer ces dernières semaines). J'ai souvent des idées noires ces dernirs temps, surtout le soir mais à d'autres moments de la journée aussi mais je n'ose pas en parler avec ma psy (avec qui pourtant je m'entends très bien, la 1e psy qui m'aide vraiment et je lui ai déjà dit). Je me demande ce que je fais ici, je me dévalorise, trouve la vie sans intérêt, je rumine aussi sur des amis décédés, bref je me pose bcp de question sur le sens de la vie. heureusement, avec ma psy je tiens un carnet dans lequel je prends des notes de choses que j'aimerais aborder avec elle, j'ai enfin osé écrire "idées noires" dans mon carnet, j'espère sincèrement réussir à lui en parler lors de mon prochain RDV (dans moins de 2 semaines).

Il faut aussi dire qu'il y a 3 semaines, nous avons abordé un sujet délicat avec ma psy (les moqueries subies à l'école ou dans d'autres contextes ; en effet j'ai un problème de voix depuis ma naissance, qui a suscité en moi bcp de mal-être et de souffrance). Et depuis cet entretien durant lequel nous en avons un peu parlé, je me sens encore plus mal que durant les mois présents. J'ai eu le sentiment que quelque chose s'était éclairé, ou conscientisé et cela est difficile à gérer. Cela dit, cela n'explique pas mon mal-être depuis 6 mois, et c'est donc très dur pour moi d'en parler autour de moi car moi-même je n'y comprends pas grand-chose.

Et pour faire le lien avec la nourriture, il m'arrive ces derniers temps d'avoir plus de crises d'hyperphagie que d'habitude. 3 la semaine passée et 2 cette semaine. Cela fait beaucoup par rapport à mon "évolution" depuis ma prise en charge. Et vous vous en doutez, ces crises n'arrangent en rien mon mal-être...
Et lors des repas, je mange sans appétit (cela fait des mois que je ne sais plus ce que veut dire "avoir faim" et "prendre du plaisir en mangeant"). Je mange surtout pour trois raisons : soit pour dire d'avoir quelque chose dans l'estomac (histoire de tenir le coup, étant déjà très fatiguée au quotidien), soit pour combler un vide que je ressens, soit pour soulager ma tristesse ou mes angoisses. Bref, je n'ai plus un rapport serein avec la nourriture et cela me fait bcp de mal car il m'a fallu bcp de temps déjà pour retrouver un bon rapport, et là j'ai l'impression que tout fout le camp...

Après demain, j'ai RDV avec une psychiatre (qui collabore avec ma psy, je ne l'ai vue qu'une seule fois il y a un mois et demi). C'est ma psychologue qui me l'a conseillé il y a quelques mois, et dernièrement elle m'a également conseillé de lui parler davantage de mon humeur. En effet, je lui avais fait part d'une situation durant laquelle j'ai vécu un brutal changement d'humeur, où j'étais "fort" bien, peut-être trop bien, et en discutant avec elle de cela, je me suis rendue compte que ce n'était pas la première fois que j'avais des changements d'humeur aussi radicaux (allant de très haut à très bas, ou vice versa). Cela me fait un peu peur aussi... même si en ce moment, je suis plus déprimée qu'autre chose, j'ai peur de revivre ces états là, qui sont très durs à vivre, ces fluctuations pouvant avoir lieu durant une même journée.

Aussi, je me pose des questions : mon médecin du centre m'a prescrit 5 compléments alimentaires (oméga 3, magnésium, d'autres pour l' "équilibre émotionnel") ainsi que 2 huiles à prendre (colza, lin). Il pense que cela pourra m'aider à me sentir mieux. J'ai commencé à prendre cela aujourd'hui. est-ce vraiment efficace ? Et si la psychiatre souhaite me prescrire un AD, dois-je accepter ? Lui dire ce que je prends déjà ? Attendre que les compléments fassent effet avant de prendre un médicament ? J'ai oublié d'en parler avec le médecin, que je dois revoir que dans 6 mois "si tout va bien".

Voilà, je pense avoir tout dit... Désolée pour la "tartine" écrite.

Merci à ceux qui auront le temps et le courage de me lire...


Bibi0211
Message 150 fois lu, et personne pour un mot, conseils ?? ...

N'hésitez pas... je peux tout entendre (lire).

Merci déjà aux lecteurs, vraiment.

Bibi0211
ce n'est pas grave tu as fais des crises cette semaines, surtout ne culpabilise pas, tu vas reprendre à manger plus harmonie avec ton corps.

moi aussi aujourd'hui j'ai craqué, alors que cela faiscait 4 semaines que j'avais un rapport à la nourriture plus sain.

essaie de concentrer ton énergie sur ton mal être, pourquoi cela ne va pas ? que se passe t'il ?

c'est très dur ce que nous avons tous, ce rapport à la nourriture est très compliquée, mais on va s'en sortir

courage
Je viens tout juste de découvrir ton message !

J'ai été internée plusieurs mois dans un service spécialisé adolescents a l'hopital psychiatrique.
Bon dans mon cas particulier ca devenait une urgence,les crises étaient associées a d'autres comportements,du a la perte de mon père,bref,je ne vais te parler que de l'hyperphagie ;)
Je suis désormais sortie de ca,et c'est une vraie libération. Je peux reprendre une vie complètement normale,et ca fait des années. Tout ca est derrière moi,je peux le dire ! J'ai un traitement qui fait que je peux vivre vraiment comme tout le monde.

Comme toi,j'ai vécu les moqueries,le rejet,les humiliations a l'école,ca a été dur d'apprendre a vivre avec. Je sais le mal que ca peut faire !

On m'a prescrit des AD au début,pour m'aider. Tu ne sens les effets qu'au bout de 2/3 semaines. Moi c'était associé a des anxiolytiques et des neuroleptiques,parfois somnifères car sommeil très perturbé.
Il faut savoir que la dépression est une véritable maladie,il faut te soigner. Si le psychiatre décide de te mettre sous traitement,accepte. Les compléments alimentaires,crois moi mon expérience ca m'étonnerait que ca suffise a te guérir de ces troubles ...
On pense souvent du mal des AD,on voit tout de suite la dépendance,un état de "zombie" mais crois moi avec une psychothérapie ca aide énormément !
Bref...
Merci pour vos messages.

Me centrer sur mon mal-être, et bien je le fais déjà... par la force des choses puisqu'il y a d'office les ressentis corporels qui vont avec la souffrance intérieur...

Quant aux AD, je n'ai pas d'avis négatif là-dessus, j'en ai déjà pris par le passé (il y a 2 ans), et cela m'avait aidé en effet. Mais je crains juste qu'avec les compléments alimentaires que je prends, ça n'aille pas ou je ne sais quoi... et je ne peux pas encore savoir les effets des compléments puisque je ne les prends que depuis hier.
Mais bon je verrai demain lors de mon RDV.

Difficile de ne pas culpabiliser lors des crises... pendant les crises, c'est vrai je ne culpabilise pas trop, mais c'est surtout l' "après", les lendemains surtout, et physiquement je ressens que j'ai fait des excès donc difficile d'oublier.

Merci pour vos encouragements en tout cas.
bonjour tout le monde

'bibi0211' je te trouve déjà très courageuse,et l'on sent bien que tu es pleinement consciente de ce qui se passe et que même si tu te sens épuisée, tu fais tout pour revenir à la surface donc ne te rends pas malade...

il arrive que l'on traverse des périodes 'sans' et les moments de faiblesse ne doivent pas tout remettre en question, je veux dire tous les efforts que tu as fait jusqu'à maintenant (je dis çà pour 'vaincre' aussi)

il faut prendre la chose autrement et se dire que comme une balle rebondissante, plus bas et plus violemment tu tombes, plus haut tu rebondiras...

quant aux changements d'humeur dont tu parles, oui je connais, par moments il m'est même arrivé de me poser des questions à ce sujet, je suis comme toi, capable de changer du tout au tout en une seule journée et les extrêmes sont impressionnants!!au point que lorsqu'il m'arrivait d'être 'bien' j'avais déjà peur du revers, du retour de flamme, je me disais 'attention je me sens bien, çà va mieux....çà va même trop bien, il va y avoir de la casse dans pas longtemps'...comme si plus rien ne dépendait de moi alors que tout se passe en moi justement!! je ne sais pas si je m'exprime correctement, j'ai du mal à expliquer la chose

bref, tout est question d'équilibre à tous les niveaux, ou de règlages comme pour une machine, il arrive qu'elle s'emballe ou ne veuille au contraire plus fonctionner du tout, il faut savoir s'auto réparer mais c'est pas simple.

Le fait que tu ailles consulter est déjà un plus, tu as autour de toi des professionnels, qui semblent t'apporter beaucoup!!

pour les AD n'aies pas peur si jamais le psychiatre veut t'en prescrire, voyez ensemble si c'est vraiment nécessaire tout de suite, à mon avis, il va d'abord t'en parler puis te laisser un petit délai pour voir si tu ne peux pas aller à nouveau mieux sans médicaments.
Les compléments alimentaires que tu prends vont mettre un certain temps à agir, mais je sais que les oligo éléments, les micro nutriments...remettent à long terme (très long terme même) un peu d'ordre, au niveau des réactions, des comportements...çà ne peut que être bénéfique!! j'en avais aussi pris, mais faut être patiente c'est sûr!!

voila, sinon, faut surtout pas se laisser couler, faire une chute n'est pas grave, çà veut pas dire que c'est la fin de tous les efforts ou qu'on a tout gâché et qu'il faut tout recommencer, NON au contraire, çà veut dire qu'il faut reprendre, là où on s'est arrêté, et sereinement...la chute n'est qu'une 'pause' sur le parcours vers la victoire!!

Je fais beaucoup de métaphores et j'image beaucoup ce que je ressens, j'espère que çà peut te réconforter et t'encourager à nouveau.

BIZOO à tous/toutes
Un grand merci Lenam pour ton message... Il me redonne bcp d'espoir, crois-moi.

Je comprends parfaitement tes métaphores, très "réalistes" à mes yeux.

Concernant les AD, la seule quetsion qui me titille est de savoir si l'on peut en prendre en même temps que des compléments alimentaires, mais j'imagine que si l'on en parle lors du RDV, je lui poserai la question de toute évidence...

Ce matin, je sens que j'ai eu pas mal de crises ces derniers jours (j'ai l'estomac plus fragile suite à une gastrite et des ulcérations d'il y a un an), alors aujourd'hui je vais y aller molo, me reprendre en mains niveau alimentaire, ce sera déjà ça qui me soulagera, tant mentalement que physiquement.

Cela fait du bien de lire tous ces encouragements au réveil... ;-)

Hier, j'ai essayé de discuter avec une amie proche qui, hélas, m'a plus frustrée qu'autre chose, en me disant (je cite : "j'ai connu deux anorexiques qui sont maintenant heureuse et qui vont tres bien, et le fait de manger sous l'emprise des emotions, c chez tout le monde quasi
dc rien de grave. pas de stress avec ca. ca se controle... (en parlant de mes crises d'hyperphagie), c comme tout dans la vie la miss, quand on veut on peut
".
Voilà ce que j'ai entendu (lu) hier soir... Grosse frustration, j'ai coupé court à la conversation, n'étant pas d'accord avec cet avis "tranchant" vous en convenez.
Ca m'a encore plus donné le sentiment que peu de gens comprennent ce que l'on vit... :(
Pas facile à accepter, surtout quand ce sont des proches...

Passez tous et totues une bonne journée.

ps : je vais lancer un post sur le derneir sujet dont je viens de vous parler (l'entourage, leurs réactions).

Bibi0211
re!! :)

ton message me fait très plaisir aussi, si j'ai pu te rassurer et te redonner un peu de force ;)

j'attends ton poste sur les 'autres', l'entourage qui nous brusque parfois avec des avis ou des reflexions complètement hors sujet

je pense que quand on est pas directement concerné par les 'crises' on peut pas comprendre d'où l'intérêt de ce genre de forum où on se retrouve entre personnes qui souffrent du même mal (bien que chacun à un parcours et une relation différente avec LE problème), qui partagent et qui savent de quoi elles parlent, elles!! :evil:

tu n'es pas seule...on est toute une petite 'armée' et on va gagner cette guerre!!

a très vite
bibi0211, je comprends tout à fait ce que tu ressens.

Je souffre moi aussi d'hyperphagie, depuis des années. Depuis juillet, j'ai décidé de commencer un suivi dans une clinique pour l'obésité à Bruxelles. Depuis lors, plus de crise, mais je fais souvent des exceptions à mon régime (surtout des restos)...

Il y a un élément qui m'aide beaucouo à ne plus craquer :
j'ai maintenant une vie bien remplie, je ne passe plus tellement de temps seule, donc ça m'évite de faire des bêtises. Ce qui m'occupe : mon travail, principalement, avec des longs trajets, donc je rentre tard et mes parents sont là quand je rentre. Je me suis inscrite dans un club de jeux de société, ça me détend, ça me fait rencontrer des gens et ça occupe mon vendredi soir et parfois plus. Sinon, j'ai souvent une à deux occupations prévues le week-end.

Je comprends tout à fait comment on se sent, quand on change d'humeur tout le temps et qu'on broie du noir. Se sentir très mal sans savoir précisemment pourquoi, j'ai connu, et je risque de connaitre encore. Dans ces cas-là, c'est important de trouver des gens à qui parler, ici, sur le forum, où avec ta psychologue ou ton psychiatre (pas tes amies visiblement, je n'en ai pas des connes comme ça, mais je comprends d'une manière générale le problème...)

Un petit conseil aussi : il ne faut pas te culpabiliser quand tu as des crises. Quand tu craques, essaie surtout de profiter de ce que tu manges. Te culpabiliser par la suite te fera sentir plus mal, alors essaie plutôt de te dire que tu as eu raison de te faire plaisir. Et le passé est le passé, on ne peut pas le changer, alors pense surtout à l'accepter.

Je suis en tout cas de tout coeur avec toi, je t'envoie pleins d'ondes positives. Tu traverses un moment difficile, mais, ne t'inquiète pas, je te garantis qu'il y a des beaux moments à venir.
Oups, pas de fonction "edit":
j'ai été un peu fort en traitant ton amie de "conne", je m'en excuse.

Je voulais d'ailleurs revenir sur ce qu'elle t'avait dit. Si je me rappelle bien, elle a dit aussi que ce genre de crise arrivait à tous. Là, je pense qu'elle n'a pas tort. Il ne faut pas que tu crois que c'est un comportement rare, ça arrive à mon père, à ma soeur... qui sont loin d'être obèses. Simplement, pour beaucoup de gens, manger complusivement n'est pas considéré comme grâve (pas de problème de poids...) mais comme quelque chose d'assez normal. Je pense que nous nous culpabilisons beaucoup plus parce que ça nous arrive aussi plus souvent, parfois dans des proportions plus grandes, et que nous avons des problèmes de poids que les gens nous reprochent.
Merci Malorie pour ton message.

Pas de prob pour "conne" d'amie lol, disons que ça a cassé un petit quelque chose entre nous, et je n'ai plus envie de me confier à elle, c'est dommage mais bon.
J'ai une autre amie qui elle, m'a tjs comprises et ne m'a jamais jugée! C'est déjà ça, pas vrai ?! Mais en ce moment, je n'ai plus envie de partager ma tristesse et mes problèmes, je sens que je me renferme terriblement. Je ais, cela ne va pas m'aider mais c'est plus fort que moi. Et cette récente déception m'a encore plus renforcé dans l'idée que peu de gens peuvent comprendre réellement ce que je vis.

Concernant les crises, je viens de passer 2 semaines difficiles à ce niveau là, mais je ne perds pas espoir...
J'ai bcp de soutien de part l'équipe qui me suit (5 personnes avec chacune une spécialité différente, c'est pas rien!) et avec qui le contact passe très bien. Si ce n'est pas indiscret, par qui es-tu suivie ds ton centre ? (je suis juste curieuse de connaitre leur spécialité, pas les noms hein).

Mes cours reprennent le 14 / 09 (2 jours par semaine), je t'avoue que j'appréhende un peu (difficulté à parler, à bouger, de concentration, à être entourée, etc.) mais d'un autre côté, je me dis que cela pourra au moins m'occuper pendant ces deux jours là, où je ne serai pas seule et moins de risque de crises. Sinon, j'avais des loisirs, des passions mais je n'y arrive plus à m'y mettre depuis des mois.

Je rejoins ton avis, je pense que bcp de gens peuvent aussi à un moment donné se jeter sur la nourriture, mais je pense dans des proportions moindres que nous...

Ai eu mon RDV chez psychiatre vendredi, elle m'a prescrit un AD... je le commence lundi. On verra, j'espère que ça m'aidera. Je la revois dans deux semaines. Mais perso, j'accroche mieux avec ma psychologue (qui me suit depuis 15 mois) et c'est surtout avec elle que le "travail" se fait. Mais l'aide de la psychiatre et médoc sont peut-être nécessaires. Le temps me le dira.


Je te remercie encore d'avoir pris le temps de me lire et de me répondre.

Passe une bonne journée.

Bibi0211
Je vais à la clinique Saint Jean à Bruxelles, je suis suivie par une nutritionniste (je ne te la conseille pas trop, je ne la trouve pas super...), une psychologue (très chouette) et une kiné pour faire un peu de sport.

J'évite aussi de trop parler des mes problèmes d'hyperphagie à ma famille ou mes amis, ils sont super, je les adore, mais c'est difficile de comprendre ce que l'on ressent quand on ne l'a jamais vécu. Tu sais, je connais des gens de corpulence normale qui mange comme des ogres, alors on n'a surtout eu pas de chance avec nos gênes. ^^

Tu as raison de prendre les AD, ça ne peut pas faire de mal. Mais c'est vrai que je pense qu'une psychologue apporte plus de soulagement, un psychiatre est surtout là pour l'aide médicamenteuse.

N'hésites pas aussi à lever le pied dans ton régime pour te sentir mieux, ça t'aidera peut-être aussi à avoir moins d'hyperphagie. Reprendre quelques kilos n'est pas grâve si c'est controlé et si c'est pour ton bien-être psychologique.

Bon courage en tout cas, je connais ce genre de phase, donc je comprends à quel point ça peut être dûr.

Bisous
Ok, une équipe pluridisciplianire pour toi aussi.
Il y a aussi une kiné dans "mon" centre avec ui je fais 1h de sport en groupe, c'est chouette. Et un autre kiné qui joue le rôle de sophrologue, j'ai commencé depuis peu et j'aime bcp aussi. Bon courage dans ta démarche.

Oui voilà je pense aussi comme cela avec ma psy & psychiatre... et elles le savent donc pas de problèmes ;-)

Ce qui est bien, enfin pour ma aprt c'est comme ça que je le ressens et c'est leur philosophie au centre, c'est qu'ils ne donnent pas de régime à suivre. Leur but, c'est d'aider les gens à manger de tout mais en quantité raisonnable, donc pas de restriction, pas d'aliments dits "tabous". C'est plus une approche comportementale. D'ailleurs le mot "régime" est bani lol. Donc ça me convient, et jamais en 15 mois je me suis sentie au régime, c'est surtout un travail sur les habitudes alimentaires et des comportements plus spécifiques (les TCA ou autres prob.) Je sais pas si c'est clair ce que je raconte... voilà un aperçu et un petit résumé de ma prise en chargé.

En tout cas, tu peux être fière de toi, d'avoir osé faire le pas et être prise en charge au centre à Bruxelles. Je te souhaite une bonne route, et merci encore à toi...

Bibi0211
Ton centre a l'air bien mieux que le mien. ^^ J'espèrais trouver aussi ce genre d'approche, mais moi je me tape un régime drastique. :p

Je veux te féliciter aussi, ça fait longtemps que tu as entammé ton suivi et que tu ne lâches pas, tu es vraiment pleine de courage !
Hello à tous!

je tenias à vous donner mes news suite à mon long témoignage, mon dernier message datant du 4 septembre, il s'est passé pas mal de choses.

J'ai été sous Prozac durant un mois, cet antidepresseur n'a pas fonctionné, j'etais terriblement sur les nerfs...
je suis allée, depuis fin septembre sous Effexor.

Je suis hélas encore dans les TCA : je ne fais plus de crises d'hyperphagie mais de boulimie (crise + vomissements) avec des alternance de jeûn ou de restriction alimentaire (je peux vomir même après un repas "normal" voire petit ou dietetique). La route est donc encore longue!

J'ai été hospitalisée durant douze jours dans le service de psychiatrie, de ma psychiatre. cela m'a fait du bien et a permis a ma psy d'affiner son diagnostic. Elle m'a parlé d'angoisses endogènes et de sentiment de vide mais n'a pas émis de diagnostic de personnalité. Pas de réelles surprises pour moi mais encore bcp de questions que je me pose sur ma personnalité justement.
J'ai des ajouts au niveau de ma médication, en plus de l'AD : un neuroleptique Abilify pour mes angoisses/vide, et un sédatif pour dormir au coucher. Jusqu'à présent, aucun de ces médicaments ne m'ont fait grossir, OUF!

sinon j'essaie de retrouver un peu de plaisir, de retourner vers les autres, vers l'extérieur... cela se fait petit à petit et dépend des jours.

Je suis evidemment tjs suivie par le centre d'orthonutrition, cela se passe bien, je suis tjs aussi bien soutenue et comprise par l'équipe.

Et vous, quelles nouvelles ??

A bientôt, bonne journée

Bibi0211
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