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Bonjour à tous

C'est mon premier message sur ce forum.. je vais expliquer ma situation au mieux.. malgré ma difficulté à parler de ce sujet. Je pense que ce récit va être pénible.. donc merci à ceux qui auront le courage de le lire :)

Je me lance..j'ai 21 ans, depuis petite je crois que j'ai toujours eu un problème avec la nourriture. Je n'arrive pas vraiment à savoir à partir de quand ça a commencé, si il y a eu élément déclencheur ou pas.
Enfin.. je me souviens que petite j'étais hypersensible, angoissée, prêtant de l'attention à chaque petit détail et prenant trop à coeur les réflexions/regards des enfants/adulte à l'école, à propos de mes mini-rondeurs. D'ailleurs je suis devenue phobique scolaire à cause de cela..
Plus tard, à l'adolescence l'âge ingrat.. et c'est peu de le dire :D j'ai très mal vécu mon surpoids. Je me renfermais de plus en plus, mangeais de plus en plus.. ne parlais plus à personne etc.
Depuis à peu près 5ans, je suis dépressive mais j'ai mis du temps à le reconnaitre, je ne soigne pas vraiment cette dépression. Plus les années passent, plus ma santé s'aggrave. Je ne sais plus vraiment qui je suis.
De plus, je crois que je suis boulimique, je passe par des périodes très difficile où je mange tout le temps, des quantités énormes, je n'ai plus la sensation de satiété, je mange sans cesse. Malgré cela je ne ressens pas vraiment la faim, j'ai l'impression que la nourriture n'est qu'une drogue, je ne la perçois plus comme un élément vital, c'est juste pulsionnel. J'ai le sentiment que sans la nourriture je ne peux rien faire, j'y suis dépendante, j'en ai besoin de façon pulsionnel mais en même temps je la déteste au plus haut point. Je pense avoir atteins le seuil de tolérance au niveau du poids.. je ne sais plus trop quoi faire. Je me demande si c'est de l'hyperphagie boulimique ? ou boulimie simple ? Vu que je ne rejette rien de ce que je mange.

VOilà, mon p'tit déballage, j'espère que je ne donne pas l'impression d'être une victime, c'est juste la première fois que j'en parle..donc ça a sûrement l'air d'un récit dramatique :D pardon pour cela
bonjour et bienvenue à toi sur ce forum :) :)

tout d'abord je te félicite d'avoir eu le courage d'écrire ton histoire, je sais que c'est pas facile mais c'est le 1er pas et 'çà... c'est fait'!!!

je me reconnais en toi, et je comprends très bien quand tu parles de ta relation avec la nourriture, cette 'drogue'...moi aussi j'ai le sentiment que la nourriture me tue plus qu'elle ne m'aide à vivre!!

je suis dépressive aussi et malgré les psys que j'ai pu rencontrer, je n'ai jamais suivi et accroché suffisament pour persévérer, je suis un peu anti-psy je crois...et depuis j'oscille entre crises d'hyperphagie, moments d'angoisse et de tristesse profonde, et dévalorisation de moi même!!

tu vois mon récit à moi n'est pas très joyeux non plus! j'ai aussi découvert ce forum depuis peu et on y trouve des personnes ouvertes, qui savent de quoi on parle et qui ne jugent pas, c'est l'essentiel.

car bien qu'ayant le même problème de base (l'hyperphagie) chacun le vit différemment et le fait de s'en parler permet d'avoir des approches autres et peut être LE déclic qui fera tout changer pour un mieux!!

sache que tu n'es pas seule et que il y a forcément une issue, même si le processus est long, il faut continuer la bataille (on est des soldats non ??) ;)

ps : tu parles d'hyper sensibilité...depuis petite je suis comme toi, à fleur de peau, tout me touche, j'ai l'impression de ne pas avoir d'armure, le coeur est atteint direct, j'essaye pourtant avec l'âge de me blinder mais c'est dans ma nature je crois cet excès d'émotions, de sensibilité...d'où le fait que je me fasse du mal avec les crises, je n'embête personne, ne fait souffrir que moi en silence!!

mais bon, il y a de quoi analyser, et je serais contente de pouvoir en parler avec toi, et d'échanger nos expériences, pour peut être, qui sait, avancer et ....rêvons....s'en sortir ENFIN!!!

bizoo à toi à très vite
Bienvenue Mysticriver.
j'ai vu que tu cherches un chirurgien , je pense que tu devrais vraiment chercher un psy en premier lieu, pour que tu puisses comprendre ton comportement alimentaire.
une chirurgie ne reglera rien à tes problemes , ce n'est pas en t'empechant de manger que tu resoudras tes troubles du comportements alimentaires.
ta chirurgie aura toutes les chances d'etre un echec , et tu as des chances de deplacer ta dependance à la bouffe sur une autre dependance.
Et de toute facon, si tu commences le parcours chirurgie, tu devras avoir un suivi psy pre-operatoire de minimum 6 mois.
alors donne toi cette chance de te comprendre avant de te faire charcuter .
...And shes buying a stairway to heaven....
Merci à vous deux pour vos réponses =)

Lenam, ta réponse me réconforte, merci beaucoup.. je ressens un poids en moins(ahah :D) de m'être confiée.
Le fait de me dire que je ne suis pas seule dans ce cas me "fortifie" en quelque sorte. Cependant ça me rends triste de savoir que des personnes puissent souffrir autant..
Je serais ravie qu'on puisse échanger nos expériences également =) Merci encore


Ladybuguette, en premier lieu ce qui me fait un peu sourire à propos de l'idée du psy, c'est que moi même je suis étudiante en psychologie depuis trois ans en voie de devenir psy.
Je le veux en partie parce j'ai été déçue de me confronter à certains qui n'étaient pas digne de l'être (bien que je sois persuadée que certains sont très compétents etc).
De plus, je ne pense pas qu'un psy soit la solution à tout les problèmes, et les médicaments encore moins..
Dans mon cas après des années de dépression, je connais la maladie mieux que moi même :D et je sais que c'est cette obsession par rapport à la nourriture qui m'a rendu dépressive.. alors je me dis que peut-être (à tort) je devrais essayer pour une fois de régler mon problème à l'envers. De toute façon je ne prendrais pas de situation à la légère, je veux juste m'en sortir, avoir un espoir même si il semble démesuré.
Oh je viens de lire que tu fais des études pour devenir psy!! et moi qui te disais que j'étais un peu anti psy :roll: lol

j'espère ne pas t'avoir offensé, mais je ne critique pas les psys, je trouve juste que (dans mon cas) j'ai pas obtenu l'aide et le soutien que j'attendais auprès d'eux, c'est à dire que j'en ai vu quelques uns quand même et j'ai eu toujours cette impression désagréable d'une personne en face de moi, qui écoute à peine, qui ne comprends rien ou qui fait semblant de comprendre et qui me laissant m'enliser dans mes récits (moi qui avait déjà la frousse de raconter mon problème d'hyperphagie, sujet assez tabou chez moi, mon entourage proche n'étant même pas au courant, d'où le reconfort que je trouve sur ce forum)

ceci dit, je ne généralise pas, mais les psy m'ont découragés, vu leur comportement, à persévérer dans une thérapie...il y a certainement de bons et mauvais psys comme dans toutes les professions, je ne dois pas avoir eu de chances avec ceux auxquels j'ai été confrontée, ou alors peut être était ce moi qui n'était pas prête pour çà!!

voila, pour le côté psy lol mais en tout cas, ce sont des études assez dures alors bon courage et je trouve çà bien que d'une certaine manière tu trouves dans cette vocation le moyen d'aider les autres et par là même de t'aider toi même!! et c'est là que je vais sortir la fameuse expression d'usage : les cordonniers sont les moins bien chaussés!! :( par contre, cela peut être un avantage pour toi, car toi même tu sais de quoi tu parles quand il s'agit de souffrance par rapport aux TCA et donc tu es plus concernée et plus disposée à soutenir et orienter ceux ou celles qui ont ce problème.

alors je me propose d'être ta 1ère 'patiente' lol :P et oui, on partagera nos expériences de cette façon!!

voilou, à tout bientôt
Ne t'inquiète pas, je ne me suis pas sentie offensée, je te comprends complétement.
Moi idéaliste, je pensais que les psys étaient des personnes plus humaines, perspicaces, sensibles.. c'est complétement faux =D il y en a sûrement qui le sont, du moins je l'espère. Mais les psys sont avant tout des personnes comme tout le monde, sûrement un peu névrosés etc =D ahah

Enfin.. j'espère devenir psy mais pas dans le domaine clinique, pathologique ou psychanalytique .. mais plutôt me spécialiser dans l'étude des troubles autistiques chez les enfants/adultes. Je ne sais pas si je serais capable d'aider efficacement des personnes atteintes des mêmes troubles que les miens, ça me semble difficile. En tout cas je ne suis pas contre le fait d'écouter, partager, aider si je le peux =)
Juste un mot sur les psys: perso, j'en ai vu 8 ou 9, entre celles de la consultation gratuite pour étudiants où je ne pouvais plus aller une fois les études terminées, ceux avec qui je n'ai pas accroché, ceux que je ne pouvais plus voir pour cause de déménagement, et ceux qui ont montré leurs limites au bout d'un certain temps.

J'ai eu une chance, c'est que la première sur laquelle je suis tombée avait une qualité d'écoute exceptionnelle. Mais je me suis rendue compte de plusieurs choses:
- les premières séances ont surtout servi à me décharger, à déposer un fardeau en quelque sorte. C'est très bien, ça soulage, mais ça n'est pas suffisant.
- au bout d'un moment, je me suis aperçue que je ne progressais plus, et que le changement de praticien n'y faisait rien. J'ai alors laissé passer de l'eau sous les ponts, puis j'ai été voir ailleurs.
- j'ai compris qu'il fallait que je formule des choses tellement évidentes qu'avant je n'aurais même pas pensé qu'on pouvait les dire. C'est pour ça que j'étais bloquée à un moment: j'avais dit tout ce qui était gros, visible immédiatement, tout ce qui paraissait évident comme cause de souffrance. Mais il y a des tas de détails insignifiants auxquels on pense sans y penser qui ont une importance capitale. Je travaille à présent sur ces détails évidents, et ça m'aide à comprendre des problèmes et des comportements sous un jour tout neuf.

Tout ça pour dire qu'il ne faut pas se décourager avec les psys. Ça n'est pas un parcours linéaire, il y a des stagnations et des déclics. Ce qui m'a aidée aussi, c'est de pratiquer (irrégulièrement) la méditation, notamment la plein conscience, laisser affleurer les émotions, pour leur permettre de se laisser identifier. Une fois que l'émotion est identifiée, le psy me sert surtout à déposer cette émotion, sans avoir à en parler à un proche avec qui l'affect serait trop important. Mais bien sûr, si vous avez une personne de confiance à qui vous pouvez parler, ça marche aussi.

Je termine là, car je me suis éloignée du sujet. Mais la piste psy reste pour moi très sérieuse dans le traitement des TCA.
Merci pour ta réponse..
Une chose m'interpelle plus particulièrement.. tu fais de la méditation ? Je pensais en faire justement. Qu'est ce que ça te procure au quotidien ? quel est vraiment le but de la méditation ?
Ce que procure la méditation? Pour faire simple, je me recentre. J'ai tendance à me disperser, à faire 36 choses en même temps, alors quand je médite, je m'arrête, ça me coupe dans mon élan d'agitation, et je prends les choses une par une au lieu de brasser tout d'un coup.

Bref, ça me déstresse. Au début, je méditais, ça me calmait le temps de le faire, ainsi que dans les minutes ou les heures qui suivaient, mais ça n'était pas du long terme. Maintenant, je commence à savoir m'arrêter intérieurement de bouillir même quand je suis déjà en train de faire quelque chose. Peu à peu, j'apprends (lentement) à appliquer ce calme à mes activités.

Pour être tout-à-fait complète, il faut dire que je fais aussi du tai-chi/qi gong depuis plusieurs années, et la démarche méditative vient de là aussi, avec en plus la dimension corporelle.

Le but de la méditation? Être, c'est tout. Se sentir être. Il y a d'autres effets (par exemple ceux que j'ai décris), mais ils ne sont pas le but. Je dirais même que pour bien méditer, il ne faut pas qu'il y ait un but précis. Si tu as des attentes précises et qu'elles tardent à se réaliser, tu risques de te décourager, ce qui est dommage car elles pourraient peut-être venir plus tard, ou tu pourrais ne plus en ressentir le besoin.
Bonjour, je me joins à vous car moi aussi j'aimerai faire de la méditation

Parfois le soir quand j'ai une angoisse je me concentre sur ma respiration et de ce fait j'oublie meme mes soucis.

Cela m'aide , je n'ai pas de technique et je fais cela au feeling

Aurais tu un livre à nous conseiller ?

merci
Le dernier livre que j'ai lu c'est Méditer jour après jour, de Christophe André. Il traite de la pleine conscience, je l'ai trouvé vraiment bien. C'est un auteur qui gagne vraiment à être connu.

Sinon, j'ai aussi lu Le principe du calme, de Paul Wilson. Il donne une méthode particulière de méditation, qui consiste à répéter un mantra (un mot ou une courte phrase, que chacun choisit selon sa personnalité). C'est une façon de faire, mais personnellement, je n'y arrive pas.

Arnaud Desjardins aussi est intéressant, parfois un peu compliqué pour moi, à cause des termes venant du yoga ou autres techniques indiennes.

La première fois que j'ai lu quelque chose sur la méditation, c'était Rika Zarai, dans Ces émotions qui guérissent. Sa méthode consiste à observer sa respiration en comptant les mouvements respiratoires. Quitte à se focaliser sur quelque chose, ça me plaît mieux qu'un mantra. J'ai essayé ça il y a sans doute 15 ans, et la première séance m'a fait l'effet d'une bombe. J'ignorais tout de la méditation, et je me suis sentie tellement bien après... sauf que je n'ai jamais réussi à reproduire cette sensation incroyable par la même méthode. Je pense que c'était trop bien, trop surprenant, et que j'avais trop d'attentes. J'étais crispée sur l'envie de retrouver ça. C'est pour ça qu'il ne faut pas se focaliser sur un but.

Il y a aussi Jon Kabat-Zinn, que je n'ai pas lu, mais qui a été un des tout premiers médecins à utiliser la méditation comme thérapie contre le stress, la douleur, etc. J'ai juste feuilleté un de ses bouquins, et ça m'a l'air assez clair.

Le plus important, c'est toujours la présence à ce que l'on fait. On peut se contenter de dire "assieds-toi et respire", c'est suffisant pour méditer.
vaincre a écrit :Bonjour, je me joins à vous car moi aussi j'aimerai faire de la méditation

Parfois le soir quand j'ai une angoisse je me concentre sur ma respiration et de ce fait j'oublie meme mes soucis.

Cela m'aide , je n'ai pas de technique et je fais cela au feeling

Aurais tu un livre à nous conseiller ?

merci


Je fais de la méditation et cela m'aide beaucoup au quotidien, je prends les choses avec plus de détachement, plus de sérénité. Je te conseille "Zen la méditation pour les nuls". Je n'aime pas trop les livres pour les nuls mais celui-là est vraiment très complet.

Il y a aussi "le miracle de la pleine conscience" de Thich Nhat Hanh : http://www.amazon.fr/miracle-pleine-con ... 035&sr=8-1
Je me disais que, tant qu'il y aurait des livres, le bonheur m'était garanti.
Mémoires d'une jeune fille rangée- Simone de Beauvoir
et bien ça donne vraiment envie de s'y essayer.. merci pour vos conseils les filles =) je vais avoir beaucoup de lecture..
Merci pour vos conseils,
Je vais aller regarder ces bouquins

j'ai vraiment besoin d'apprendre à méditer pour me sortir de ce mal qui me ronge.

aujourd'hui, j'ai un peu craqué, j'avais besoin de manger en grosses quantités

je suis certaine que la méditation pourrait m'aider

encore merci
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