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Bonjour,

Je suis une ronde qui croyait s'être acceptée, mais des événements ont fait que mon acceptation est remise en question et pour pas grand chose...

J'ai passé des vacances avec notamment 2 enfants de 5 et 6 ans. Assez rapidement j'ai eu droit à la question "Et pis comment t'es devenue grosse comme ça?". J'ai répondu calmement sur le moment. Mais la question est revenue plusieurs fois. Puis ça a laissé place à des "Toi t'es grosse..." ou d'autres "je veux plus manger de biscuits, je veux pas devenir comme toi...". Je n'ai plus su comment réagir. C'était dur. J'essayais de relativiser en me disant que ce ne sont que des enfants, qu'effectivement la réalité est que je suis grosse, qu'ils disent la vérité. Mais quand même, j'avais l'impression qu'ils ne voyaient et ne remarquaient que ça, comme si j'étais une extra-terrestre...

Retour des vacances, j'essaie d'oublier et hier, un collègue se fout ouvertement de moi, de ma démarche soi-disant "lourde" et mes manières plutôt énergiques. Il me dit que je le fais rire à marcher comme ça, que si j'arrivais comme ça chez les clients, ce serait la catastrophe... Ca m'a vraiment touchée, d'autant plus que c'est quelqu'un que j'apprécie beaucoup (enfin jusque là).

Maintenant, des pensées telles que "tu n'es qu'un gros tas, une grosse vache, tu n'es bonne à rien, tu ne peux pas séduire, etc." me hantent. Le moral à zéro de constater que ça a suffit à me replonger dans le dénigrement, à détruire l'image positive que j'avais de moi-même... je continue à soigner mon apparence, je suis coquette, mais à l'intérieur, c'est le champ de bataille...

Celles qui s'acceptent, avez-vous vécu des retours en arrière? Comment s'en sortir? Comment ne plus être touché par les remarques des autres, surtout ceux qu'on aime?

Belle journée à toutes!
Je ne peux pas vraiment t'aider car je suis pareil,je fais yo-yo avec mon image,parfois je m'accepte super bien et d'autres(montée sur la balance du gyneco et constat de la réalité par ex)je suis démoralisée et meme fachée contre moi de me "laisser aller" :cry:
J'essaye d'etre plus forte que l'image négative que je peux avoir mais c'est pas toujours facile :?
La vie ne se mesure pas par le nombre de respirations prises mais par le nombre de moments qui nous ont coupés le souffle!
je m'accepte vraiment maintenant.

Je n'ai pas de soucis avec les remarques des enfants car pour moi c'est comme des autres questions.

Si un enfant dit qu'il ne veut pas manger de biscuits car il ne veut pas devenir comme toi, c'est qu'il a déjà été marqué par son entourage comme quoi gros=moche. Donc je profiterais pour lui dire, un truc du style : tu ne veux pas être comme moi pourquoi ? tu trouves que cela n'est pas beau d'être gros ? et de dire que tous les gouts sont dans la nature et ce que quelqu'un trouve moche, une autre personne trouvera cela beau.

Pour ton collègue je trouve cela nul et cela le classerait dans le clan des personnes pour qui j'ai moins d'estime et oui je serais blessée également.

J'en veux pour preuve que j'ai été blessée par un copain une fois qui m'écoutait raconter combien j'allais mieux dans ma tête depuis que je m'acceptais comme j'étais, depuis que j'avais cessé cette lutte des régimes etc.., que j'avais retrouvé une estime de moi etc.. et qui m'interromp en me disant : comment tu peux avoir une estime de toi en restant comme cela, ton discours ne tient pas la route car si tu es vraiment mieux dans ta tête tu devrais te voir comme tu es et maigrir.

Je lui avais répondu que je n'avais pas besoin qu'il approuve ma démarche pour avancer, mais j'avais été blessée et d'ailleurs quelques années après je suis toujours vexée et je lui en ai gardé rancune. Mais bon là les dernières avancées que j'ai faites, font que je pense pouvoir mieux gérer ce genre de remarques maintenant.

Il m'arrive aussi de me sentir la grosse vache devant certaines personnes, simplement que cela ne dure pas. Après je remets en place mon estime de moi.

Ce qui m'aide c'est que je me dis que c'est même possible que tous mes amis pensent que c'est dommage que je sois grosse, mais dans le fond c'est leur droit et tant qu'ils m'acceptent comme je suis sans se croire obligés de me convaincre de cela, cela ne m'atteint plus. Ils m'apprécient et m'aiment par ailleurs, cela j'en suis sûre.

Il m'arrive aussi certaines fois de me dire que je ferais différemment que mes amis, mais je me dis très vite que c'est leur histoire et que je n'ai pas à juger leur comportement.

C'est vrai que l'acceptation de soi n'est pas toujours simple car on aimerait que tout le monde pense comme nous, mais dans la vie ce n'est pas le cas, tant puis.

Ici sur ce forum, je suis contente de rencontrer des gens qui pensent comme moi et c'est un ilot ou je me ressource quelques fois, mais je sais que dans la vie réelle c'est différent.

Ton collègue par contre tu pourrais lui dire de se moquer de ton physique, malgré que tu t'assumes t'as moyennement plu, c'est comme si tu te moquais de telle ou telle particularité physique de lui-même. Et que tu as été surprise de sa remarque car tu estimais qu'il était différent de ce genre de personnes qui se moquent des autres.
Tu sais, ce n'est pas non plus très sain de se trouver tout le temps belle et se dire qu'on a aucun soucis physique.
Y'a que les cons qui changent pas d'avis.
S'accrocher à des convictions n'est pas sain et il est normal de souvent se remettre en question et de passer d'état de total harmonie avec son corps à des moments où on ne gère plus son physique.
Je dirais que il ne faut pas laisser les autres nous pousser.
Malgré que les gens sont comme des vagues qui nous balanceraient de haut en bas. On ne peut rien y faire si ce n'est profiter du creux de la vague pour remonter :) Dans tous les cas se laisser flotter.
On se sens pas bien aujourd'hui ? Bein alors on attends que le courant change de sens. On fais comme d'habitude on prends soin de soi et y'a bien un moment où un rayon de soleil nous fera du bien.
Les enfants sont pas méchants, c'est que quelque part ils ont vu des gens parler de personnes obèses d'une mauvaise façon.
Et par rapport au mec qui te dit: tu peux pas t'accepter grosse en effet on l'a toute entendu au moins une fois je crois. Le fait de dire: mais je fais pas de régime ça laisse les gens cons. Ils se disent: moi qui ai un IMC normal je cherche à perdre du poids et elle obèse elle est bien ? Mais de quel droit...
Je me dis qu'ils sont enfermés dans un corps qu'ils ne comprennent pas. Ils se battent contre eux mêmes ! Eux ne pourront jamais faire de yoyo avec leur acceptation puisqu'ils sont toujours au plus bas.
Coincés dans leur cercle vicieux alors que nous laissons simplement aller la vie comme elle viens :)
@JeMeLance: et bien tu m'aides quand même, ne serait-ce que parce que ton témoignage me montre que je ne suis pas seule :)

@saralou: j'ai essayé de leur expliquer, aux enfants, la tolérance, la diversité des goûts, etc., etc., mais apparamment, ils devaient avoir effectivement entendu de leur entourage des choses pas tristes, pour me resservir du "t'es grosse" à peu près chaque jour. Il n'y a plus qu'à espérer qu'avec le temps, ils s'ouvrent un peu à la diversité. J'essaie d'oublier.
Pour mon collègue, il a bien baissé dans mon estime. Je ne pense pas pouvoir en reparler avec lui, car il est absent pour 2 semaines et je me vois mal ressortir cette histoire après un si long laps de temps. Mais s'il me refait un coup comme ça, je suis au moins prévenue et je pense être armée pour lui répondre.
@psychopsuey: c'est vrai que le temps arrange bien les choses. Le soleil revient, les émotions se calment. Aujourd'hui, j'ai pu parler à quelqu'un de ce qui m'était arrivé, des larmes ont coulé et ça va déjà mieux. Et la remise en question est effectivement bénéfique, une fois le coup de blues passé.

Vos réponses m'ont également fait du bien. Je n'ai rien à prouver à ces personnes, et je n'ai pas besoin de leur estime pour vivre ma vie... Les enfants, je pardonne, ce sont des enfants. Mon collègue a rejoint le tiroir des cons et c'est mieux comme ça. J'ai appris qu'il a fait le même genre de remarque à une autre collègue ronde. J'ai tendance à penser que lui a un réel problème...

Merci à vous et :kiss:
L'important, c'est que tu te plaises. Les enfants, pffff, ce sont des enfants, avec la bêtise qui va avec (pas pour tous, mais souvent :roll: ), les cons, y en a partout, c'est pas pret de changer.
Je comprends bien ce que tu ressens, et c'est pour ça que le forum est là, pour qu'on se redonne le moral quand il est à la baisse :)
Gros bisous ;)
Pigeonne a écrit :Les enfants, je pardonne, ce sont des enfants.

Juste une petite parenthèse, si ça ne te dérange pas d'y répondre, parce que la question me turlupine : Les parents réagissaient comment quand les petits te disaient ça?
Poupee_Russe a écrit :
Pigeonne a écrit :Les enfants, je pardonne, ce sont des enfants.

Juste une petite parenthèse, si ça ne te dérange pas d'y répondre, parce que la question me turlupine : Les parents réagissaient comment quand les petits te disaient ça?


Seule la mère était (parfois) présente. Elle leur disait "Faut pas dire ce genre de choses", sans trop de fermeté, ni en les regardant dans les yeux. Alors c'est comme s'ils n'avaient rien entendu :?
Humm, j'me permets d'intervenir :')

Hellow tout le monde au passage!

Je m'interroge. On parle souvent sur ce forum de l'acceptation de soi ... ok, vu d'ici ça à l'air sympa le concept... mais dans les faits mesdames pourquoi à chaque fois que nous parlons de "l'acceptation de soi" ça passe uniquement par le physique?
On se targue à longueur de post d'être rebutées par une société qui nous pousse à "manger 5 fruits et légumes, faire du sport pour être en bonne santé, mettre des crèmes antiride, couvrir les cheveux blancs, planquer les capitons, faire 10x/jour la bouche en cul de poule pour pas avoir de rides ... etc etc", cette société cruelle et si superficielle ... mais quand pour nous l'acceptation de soi rime uniquement avec: assumer son physique ... qui est superficiel finalement?

C'est facile ce que je dis, sûrement. Mais pour ma part avant d'assumer mon physique, j'ai commencé à assumer ma vie, mon caractère, mes erreurs, mes maladresses, mes pensées, mon passé. J'me suis pardonné. Et j'ai arrêté de me faire la guerre, que ce soit en reproches sur ma personnalité ou que ce soit quand je mange quelque chose qui me fait plaisir.
Je n'ai plus envie de me planquer derrières mes rondeurs parce que je ne suis pas qu'une simple enveloppe, j'ai un contenu et vous aussi.

Mon physique est tel qu'il est, désormais je le cajole, il m'a porté 31 balais, il va le faire encore quelques décennies, il a couvé une crevette et en couvera peut être d'autre, un jour. J'lui dois bien un regard de tendresse et de reconnaissance.
Oui je m'aime, mais pas trop, j'ai juste appris à gérer la cohabitation corps, esprit, cœur dans un joyeux bordel et la collocation se passe plutôt bien depuis.
J'ai appris à me respecter ... enfin.
Dum Spiro Spero
SecretMel, je ne peux parler que de mon expérience. Dans mon cas, des choses pas très heureuses sont arrivées dans mon enfance, j'ai été abusée d'une part et d'autre part j'ai été le "mouton noir" durant toute ma scolarité parce que moins maigre (mais pas encore grosse) que les autres, parce que je portais des lunettes. J'ai été insultée des années durant sur mon apparence et mon caractère "faible" ne m'a pas permis de ruer dans les brancards. J'ai laissé dire et encaissé et fini par me convaincre qu'ils avaient raison, que l'apparence est primordiale, que si elle ne plaît pas, rien ne peut plaire, etc. etc. Bon j'ai fait du chemin depuis, j'ai compris pas mal de choses, réalisé que j'avais plein de qualités tant physiques que mentales, ce qui m'a permis de m'épanouir, d'avoir une vie amoureuse, un enfant, etc. Ces moqueries que j'ai reçues dernièrement ont fait ressurgir ces vieux et pénibles souvenirs et replonger dans le dénigrement de moi-même. Dans ces moments, je me dis effectivement que je suis moche, grosse, mais aussi conne, stupide, inintéressante, dénigrement tant sur le plan physique que mental.
En ce qui concerne le diktat de la société, et bien c'est un rappel "édulcoré" de ce que j'ai vécu dans mon enfance. tu rentres pas dans le moule physiquement, tu vaux rien. Mais ça, ça fait longtemps que j'ai zappé, que ça ne m'influence plus.
Pour moi, tout est lié, même si ça a démarré sur le plan physique. Et le travail est long pour arriver à ton stade, où semble-t-il, tout est acquis?
Mais jamais je ne me suis sentie qu'une simple enveloppe. Par contre, me planquer derrière mes rondeurs, ça oui, elle m'ont servi de protection durant longtemps, protection contre tout abuseur potentiel, même si en même temps elle m'ont bloquée sur le chemin de la vie. Elles sont toujours là maintenant, j'arrive à les aimer le plus souvent parce qu'elle font partie de ce que je suis et qu'elles ont une histoire.
SecretMel a écrit :Je m'interroge. On parle souvent sur ce forum de l'acceptation de soi ... ok, vu d'ici ça à l'air sympa le concept... mais dans les faits mesdames pourquoi à chaque fois que nous parlons de "l'acceptation de soi" ça passe uniquement par le physique?

Je trouve cela très intéressant ce que tu dis. Et je trouve que tu as raison. Etre bien, c'est aussi se sentir bien avec sa personnalité.

Moi j'ai beaucoup de mal là-dessus. A la limite, j'accepte mieux mon corps que mon mental. Je me rabaisse souvent, je me trouve nulle, je ressasse pendant des années mes fautes. Je ne sais pas, peut-être suis-je un cas isolé puisque effectivement il semble qu'il y ait plus de monde qui ait du mal à s'accepter physiquement que mentalement.
SecretMel, je suis bien d'accord avec toi, l'acceptation concerne aussi l'intérieur.

Mais il faut bien dire que le physique nous sert très souvent de bouc émissaire: je suis trop moche pour trouver un mec, trop grosse pour bosser dans la restauration, trop lourde pour faire du sport, etc. Accepter son physique, c'est arrêter de s'interdire de faire des choses. C'est souvent un préalable à un autre changement.

De plus, le physique est ce qui nous met directement en contact avec l'extérieur. S'accepter est donc envoyer un signal pour dire aux autres de nous accepter aussi.

Je trouve en tout cas ta remarque très intéressante. Si je prends mon exemple,je suis une grande procrastinatrice, j'aimerais vraiment changer ça, ça me stresse. Et en fait, je trouve plus difficile de vivre avec le désordre qui règne souvent chez moi qu'avec mon poids, c'est plus difficile de vivre en repoussant toujours tout. Mais j'ai l'impression que si j'acceptais ce défaut, je ne pourrais plus avancer du tout. Je ne peux pas le considérer comme un mode normal de fonctionnement.
Pigeonne a écrit :SecretMel, je ne peux parler que de mon expérience. Dans mon cas, des choses pas très heureuses sont arrivées dans mon enfance, j'ai été abusée d'une part et d'autre part j'ai été le "mouton noir" durant toute ma scolarité parce que moins maigre (mais pas encore grosse) que les autres, parce que je portais des lunettes. J'ai été insultée des années durant sur mon apparence et mon caractère "faible" ne m'a pas permis de ruer dans les brancards. J'ai laissé dire et encaissé et fini par me convaincre qu'ils avaient raison, que l'apparence est primordiale, que si elle ne plaît pas, rien ne peut plaire, etc. etc. Bon j'ai fait du chemin depuis, j'ai compris pas mal de choses, réalisé que j'avais plein de qualités tant physiques que mentales, ce qui m'a permis de m'épanouir, d'avoir une vie amoureuse, un enfant, etc. Ces moqueries que j'ai reçues dernièrement ont fait ressurgir ces vieux et pénibles souvenirs et replonger dans le dénigrement de moi-même. Dans ces moments, je me dis effectivement que je suis moche, grosse, mais aussi conne, stupide, inintéressante, dénigrement tant sur le plan physique que mental.
En ce qui concerne le diktat de la société, et bien c'est un rappel "édulcoré" de ce que j'ai vécu dans mon enfance. tu rentres pas dans le moule physiquement, tu vaux rien. Mais ça, ça fait longtemps que j'ai zappé, que ça ne m'influence plus.
Pour moi, tout est lié, même si ça a démarré sur le plan physique. Et le travail est long pour arriver à ton stade, où semble-t-il, tout est acquis?
Mais jamais je ne me suis sentie qu'une simple enveloppe. Par contre, me planquer derrière mes rondeurs, ça oui, elle m'ont servi de protection durant longtemps, protection contre tout abuseur potentiel, même si en même temps elle m'ont bloquée sur le chemin de la vie. Elles sont toujours là maintenant, j'arrive à les aimer le plus souvent parce qu'elle font partie de ce que je suis et qu'elles ont une histoire.


Intervention très intéressante avec laquelle je ne peux qu'être d'accord.
Après, on a jamais dit que c'était simple ;)
Ben dites donc, vous êtes drôlement patientes. Enfant ou pas, au bout du 3ème "je veux pas être comme toi t'es grosse", le gamin mal elevé se serait entendu répondre "au moins j'ai pas ton gros pif/tes yeux qui louchent/ton sourire de boxeur". Ou, plus probablement, je lui aurai expliqué que j'en ai assez de ses remarques et que si il continue je me passerai de sa compagnie.

Si on apprend pas la politesse à un gamin de 6 ans, ça va être joli à 16!
You say asylum like it's a bad thing.
Kwikie a écrit :Ben dites donc, vous êtes drôlement patientes. Enfant ou pas, au bout du 3ème "je veux pas être comme toi t'es grosse", le gamin mal elevé se serait entendu répondre "au moins j'ai pas ton gros pif/tes yeux qui louchent/ton sourire de boxeur". Ou, plus probablement, je lui aurai expliqué que j'en ai assez de ses remarques et que si il continue je me passerai de sa compagnie.

Si on apprend pas la politesse à un gamin de 6 ans, ça va être joli à 16!

:multi:
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