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Cet article intitulé Place du psychiatre dans le traitement chirurgical de l’obésité : L’expérience du réseau angevin est très intéressant...

Écrit par des médecins et autres professionnels de la santé, il donne notamment une liste des contre-indications psychiatriques à la chirurgie de l'obésité :

Le patient ne doit pas présenter de contre-indications : pathologies endocriniennes évolutives non contrôlées, maladies inflammatoires du tube digestif, pathologies organiques graves (néoplasies, maladies cardio-vasculaires sévères, insuffisance rénale…), risques anesthésiques divers, troubles psychiatriques, impossibilité à donner un consentement éclairé.

Parmi les contre-indications psychiatriques, on distingue deux niveaux :

Les contre-indications absolues :

- Troubles du comportement alimentaire : boulimie, anorexo-boulimie.

- Schizophrénies, troubles délirants et psychoses chroniques.

- Troubles addictifs liés à l’utilisation actuelle et continue de substances psycho-actives : alcoolisme et toxicomanies.

- Troubles de l’humeur sévères, non stabilisés.

- Absence de consentement éclairé (retard mental…).

Les contre-indications relatives :

- Troubles de l’humeur modérés.

- Troubles anxieux non stabilisés (anxiété généralisée, troubles obsessionnels compulsifs, troubles phobiques).

- Troubles graves de la personnalité.

- Présence dans les antécédents d’un épisode psychopathologique franc mais actuellement résolu (tentatives de suicide, épisode dépressif…).

- Attentes irréalistes et idéalisation « magique » du traitement et/ou mauvaise compliance.
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C'est pour cela que l'avis d'un psy est obligatoire dans le cadre d'une chirurgie bariatrique.

Ces contre-indications ne son pas données en l'air. Il y a eu des morts ou des réinterventions d'urgence derrière. A priori un des deux morts du groupe témoin actuellement suivi par la sécu était un drogué. Voir ici http://www.vivelesrondes.com/forum/viewtopic.php?p=369237#369237
je suis d'accord avec maria tout les examen qu'ils font passer avant une gastroplastie ce n'est pas pour rien
mel
Je suis d'accord avec vous les filles.. D'ailleurs dans l'article ils expliquent le protocole de pré et post opératoire au niveau du suivi psy.

Quand je pense que la gynéco que j'ai vu m'a proposé/conseillé de me faire poser un anneau alors même que je lui avait dit que j'avais un TCA, faut être très vigilant et ne pas faire aveuglément confiance à certains médecins...
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La plus part des médecins ne sont pas des spécialistes de l'anneau, Pupucinette. Ils connaissent très mal les contrindications de l'anneau. Le seul TCA compatible avec l'anneau est l'hyperphagie simple. A condition d'en entreprendre le traitement quand même en parallèle, puisque l'anneau ne doit jamais être envisagé comme une solution définitive.

Maintenant, ne désespère pas. Les TCA se soignent. Ensuit, ou ton poids redescendra en dessous de l'obésité et tout sera très bien, ou un anneau sera probablement envisageable (au moins l'anneau résorbable en cours de validation actuellement)
Maria, je n'envisageais et n'envisage pas du tout de me faire poser un anneau, mais je parcours souvent ce forum et je me suis dit que ça pourrait être utile à certaines personnes qui voient en l'anneau un remède miracle alors qu'elles sont atteintes de TCA...

Je sais que certains modos et d'autres personnes ont souvent lutter pour expliquer à ce personnes les dangers d'un anneau quand on a des TCA et/ou quand on est instable psychologiquement, donc peut-être que cet article apportera de l'eau à leur moulin...

En ce qui concerne les médecins qui parlent de l'anneau à leurs patients, c'est clair que tous ne sont pas spécialistes et de ce fait devraient éviter d'en parler ou alors se renseigner un peu avant d'embarquer des gens dans cette histoire... Je trouve ça très grave...

Et apparemment, il y a même des médecins qui interviennent dans ce genre de chirurgie et qui ne prennent même pas en compte ces contre-indications, donc moralité, il faut être très vigilent... :lol:
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pupucinette a écrit :En ce qui concerne les médecins qui parlent de l'anneau à leurs patients, c'est clair que tous ne sont pas spécialistes et de ce fait devraient éviter d'en parler ou alors se renseigner un peu avant d'embarquer des gens dans cette histoire... Je trouve ça très grave...
Mon médecin généraliste n'est pas non plus une spécialiste de l'anneau. Pour moi, comme pour au moins une autre de ses patientes, elle a jugé qu'il y avait là un traitement à entreprendre. Et elle nous a envoyé vers une équipe spécialisée. Cela ne me choque pas du tout.

Quand mon mari a fait une crise cardaque, notre médecin traitant l'a dirigé vers un cardiologue. Pour moi, les deux faits sont à mettre en simple parallèle. Un médecin traitant, un gynéco ne sont pas spécialistes de tout. Le problème est quand une équipe spécialisée opère un patient sans avoir suffisamment verifier l'ensemble des problèmes. Pas quand un médecin non spécialiste envoie vers un spécialiste à tort. Eliminer une piste, c'est aussi progresser vers une meilleire thérapie.

Par contre, que nous, parce que nous avons des problèmes avec notre poids, ne pations pas sous silence des renseignements demandés par l'équipe qui nous prend en charge, que nous ne trichions pas et n'insistions pour être au final opérés alors que nous ne remplissons pas les critères, ça c'est important. Il peut y aller de notre vie.

Alors, des fils comme celui que tu as initié sont très important pour nous rappeler que tout traitement a ses indications et ses contre-indications et qu'i faut savoir les accepter.

Et bravo à toi si tu viens à bout de tes problèmes sans passer par la chirurgie, ce que je te souhaite de tout coeur. A 26 ans, j'aurai très surement partagé ton point de vue.
Merci Maria, je comprends bien ce que tu dis et je suis d'accord avec toi.

Mais il ne faut pas que les médecins non spécialistes en parlent comme d'une solution miracle ou en parlent à la légère, pask'en face ils ne savent pas comment les patients vont réagir... :?

Bon courage :D
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pupucinette a écrit :Mais il ne faut pas que les médecins non spécialistes en parlent comme d'une solution miracle ou en parlent à la légère, pask'en face ils ne savent pas comment les patients vont réagir... :?

Entièrement d'accord avec toi. Comme tu l'a souligné en fin de ta citation :
Les contre-indications relatives :
Attentes irréalistes et idéalisation « magique » du traitement et/ou mauvaise compliance.


A ce sujet une définition de la compliance trouvée ici : http://www.actions-traitements.org/article.php3?id_article=157
La compliance suppose un rôle actif du patient sur son traitement, une occasion pour lui de participer aux soins de sa maladie, à sa gestion.
Compliance et maladies chroniques

Les expèriences avec les maladies chroniques comme le diabète, l’insuffisance rénale, la tuberculose et l’hypertension artèrielle indiquent que la compliance du patient a un effet direct sur les résultats cliniques. Dans ces maladies, la compliance au traitement atteint une moyenne de 40 à 60%. Les investigateurs ont identifié un nombre de facteurs constamment associés à une mauvaise adhésion.

Ils comprennent : La mauvaise connaissance de la maladie et du traitement , l’anxiété associée à la prise de médicaments, l’inquiétude liée aux effets secondaires, les croyances personnelles sur la santé, la complexité des modalités de prise et les mauvaises relations entre le praticien et le patient. De plus, certains patients choisissent de ne pas adhérer au traitement comme si c’était un moyen de garder un certain contrôle de leur maladie ou de vivre avec.


Bien sûr, remplacer maladie par obésité...
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