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Bonjour à tout le monde,
Je ne sais pas si je poste au bon endroit mais j'ai besoin de parler de ça. J'ai vécu un an avec une personne alcoolique. Quand on s'est connu on est tout de suite tombé très vite très amoureux et malgré tout ce qui s'est passé pendant cette année on l'est encore profondément. Mais après avoir tout essayer et tout donner pour le sortir de cet enfer, et malgré tout l'amour que j'ai pour lui je suis partie. Sans l'alcool on aurait sans doute vécu ensemble toute notre vie parce que notre vie d'amoureux en elle même était vraiment parfaite, mêmes gouts, mêmes envies, mêmes projets, mêmes délires, jamais aucune disputes sauf pour l'alcool. Depuis mon départ il m'assure qu'il n'a pas rebu une goutte d'alcool. Je ne demande qu'a le croire mais cette promesse il me l'a faite des 10aines de fois. Aujourd'hui je culpabilise beaucoup parce que si je suis malheureuse et lui aussi c'est parce que je refuse de retourner vivre avec lui. J'ai peur de revivre comme j'ai vécu, à avoir peur toute la journée de ce qu'il va se passer le soir en rentrant du boulot parce que lui ne travaillait pas, et 9 fois sur 10 je le trouvais allongé, endormi après avoir bu de grande quantité d'alcool... C'est super difficile parce que j'ai quitté la personne que j'aime, le seul garçon que j'ai connu et qui malgré tout à beaucoup fait pour moi. Si quelqu'un(e) a connu la même chose n'hésitez pas à me contacter et à discuter.
Bonne soirée à tous,
Merci
C'est assez difficile comme situation en effet. Je ne peux pas vraiment te donner de conseil, parce que tu es la seule à savoir ce qui est bon pour toi à long terme.

Mais c'est vrai que parfois, l'amour ça ne suffit pas pour une vie de couple... Malheureusement. Et c'est difficile de l'admettre... J'admire ton courage. C'est dur de quitter une personne qu'on aime. Ca doit similaire à s'arracher un membre...

Mais contrairement à la croyance populaire, moi je pense que l'amour ça ne sauve pas tout. Il faut tellement plus pour vivre avec quelqu'un...Et c'est clair que la dépendance est fardeau lourd à porter.

A mon avis, et ça n'engage que moi, s'il était vraiment sérieux dans sa quette de sevrage, il irait se faire soigner par des pros...
je ne sais pas trop quoi te dire non plus, parce que d'une je n'ai jamais vécu ça et de deux c'est une situation vraiment personnelle.

déjà bravo d'avoir eu le courage de partir, je pense que c'est une bonne idée parce que ça le fait réaliser qu'il faut qu'il change vis a vis de son addiction si il veut te récupèrer.

est ce qu'il est suivi ? il voit un psy, il va aux alcooliques anonymes etc ... ou c'est juste qu'il te dit qu il a arrêté tout seul comme un grand ?
peut être si il va à ces réunions tu peux commencer par l'y accompagner pour lui montrer ton soutien et t'assurer qu il fait ce quil faut, en plus ça vous permettrai de vous revoir vous "réapprivoiser" dans revivre directement, y revenir progressivement quoi, parce que j'aurai peur en revenant directement vivre avec lui qu'il reprenne ses mauvaises habitudes, il vaut sans doute mieux qu il perde son addiction, et que tu "cède" après...

enfin ce nest que mon avis tu es la mieux placée pour savoir ce qu il faut faire, en tous cas bon courage !
J'ai vécu l'alcoolisme de mon mari pendant plus de 10 ans. Plein de fois j'ai pensé partir, plein de fois je ne l'ai pas fait.

Je l'ai bien regretté après...

Pourtant il a cessé de boire. A ce jour il est abstinent total depuis bientôt 9 ans.

Je croyais que ça changerait tout qu'il arrête de boire, mais je me trompais. Bien sûr l'alcool n'est plus là, mais les dégâts qu'il a générés oui. On ne reconstruit jamais pareil que la 1e fois, soit on accepte du "réparé" soit on reprend tout à zéro mais rien ne dit que ça va être bien.

C'est toi qui dois décider ce que tu dois faire. Pour ma part je t'envie d'avoir eu le courage de faire ce que je n'ai pas fait quand je l'aurais du. Je ne sais qu'une chose, c'est que plus jamais je n'accepterai l'alcoolisme d'un homme, plus jamais je ne sacrifierais ma vie pour quelqu'un qui boit.

Je ne sais pas où votre histoire peut mener. A-t-il réellement cessé de boire ? Ne risque-t-il pas de recommencer ? Les mauvais souvenirs ne seraient ils pas trop présents dans une nouvelle relation sans alcool ? A toues ces questions, quelle que soit la réponse, je répondrais "sans moi". Mais tu n'es pas moi ! ;)
Toute chose prend sa source dans le voeu des hommes
Bonsoir à toutes les 3 qui m'avez répondu, et à tout les autres

Merci pour vos petits mots, il n'y a pas de jugement négatif et c'est plutôt réconfortant parce que moi même je me dis parfois que je l'ai quitté alors que c'est en ce moment qu'il a le plus besoin de moi, l'alcoolisme est une maladie l'aurais je quitté s'il avait eu un cancer ou un grave accident ? Une amie a qui je me suis confiée après la rupture m'a posé cette question et ça m'a fait vraiment mal. J'ai conscience d'avoir fait tout ce que je pouvais, d'avoir tout donné mais il y a quand même une grande culpabilité de ne pas lui avoir donné une ultime chance, celle qui me demande encore aujourd'hui.
Par rapport à ta question CAMILLETTE59, quand on était encore ensemble j'ai réussi à le convaincre d'aller voir un psy pour qu'il parle de tout ce qui le hante et qui l'entraine dans l'alcoolisme. Le courant n'est pas passé entre eux alors il a choisit de consulter un médecin spécialisé dans une association. J'ai cru que ça allait l'aider mais pendant 2 mois il s'est encore plus enfoncé. Quand je suis partie il a touché le fond pendant 3 jours et a demandé lui même l'hospitalisation mais il n'est resté que 2 jours au lieu des 30 minimun. Depuis il continue d'aller dans cette association mais je crois que depuis un mois il n'y a pas été. Lui me jure qu'il n'a pas bu une goutte depuis mon départ mais je ne suis pas avec lui, je ne sais pas ce qu'il fait...
Voilà, comme tu dis SIBELL l'amour ne peut pas tout sauver car je l'aime de toute mon âme encore aujourd'hui et malgré tout ce que j'ai vécu mais je refuse de prendre le risque de vivre à nouveau comme j'ai vécu pendant un an. Comme tu dis PATTY même s'il était vraiment abstinent total, il y a trop de séquelles maintenant. J'aurais peur que mon retour le fasse se relâcher et qu'il replonge, aujourd'hui ou dans 1 an ou 10 ans. Et puis dans ce genre de relation il y a beaucoup de mensonges. Il m'a tellement menti pour aller boire, pour boire à la maison,... et de mon coté j'ai développé de très mauvaises habitudes : je l'accompagnais partout pour pas qu'il ait l'occasion de s'arrêter dans un bar ou un magasin, je fouillait son téléphone pour voir s'il avait eu des contacts avec des copains qui auraient pu l'entraîner, je fouillais son portefeuille pour trouver des tickets de carte bleu... C'est ingérable à terme ce genre de situations, il y a même eu des jours ou je n'allais pas me doucher car il en profitais pour boire. Est ce que tu as vécu comme ça aussi PATTY ? Y a t il encore aujourd'hui toutes ces séquelles dans ton histoire avec ton mari ?
Mais je me dis que si vraiment il arrête totalement et qu'il tient toute sa vie je l'aurai perdu pour rien, c'est ce qui est difficile. Car plusieurs mois après l'avoir quitté il me manque toujours à un point que je ne pensais pas. C'est super difficile j'ai des 10aines de question en tête tout les jours.
Je ne sais pas non plus si je trouverai à nouveau l'Amour mais effectivement jamais plus je n'accepterai l'alcoolisme d'un homme. Je le quitterai au premier incident. C'est ce que j'aurai du faire cette fois ci mais je m'en suis rendu compte au bout de 2 mois et j'étais déjà profondément amoureuse et j'ai voulu essayer de voir si c'était vraiment grave au début, puis j'ai voulu l'aider à s'en sortir et pendant ce temps je n'arrêtais pas de l'Aimer toujours plus...enfin bon c'est plein d'ambivalence ce genre de situation.
Merci pour vos mots de soutien, vraiment
A bientot
Oui j'ai subi tout ça et bien d'autres choses aussi, que je n'aurais jamais du accepter. Quant aux séquelles dans notre histoire... Ben il n'y a plus d'histoire voilà et j'aurais du y mettre un terme bien avant. Certes il a arrêté de boire, mais les dégâts étaient faits et plus rien n'a jamais été comme avant. Voilà pourquoi je t'envie et même je t'admire ne pas avoir perdu le temps que j'ai perdu (cela étant je l'ai fait de bon coeur, j'y croyais vraiment, je ne dois pas regretter, mais bon... ;) ).

Je voudrais revenir à ton amie qui dit que tu laisses tomber un malade et que tu ne le ferais pas s'il avait un cancer ou s'il avait eu un accident.

Certes l'alcoolisme est une véritable maladie et je suis capable de l'expliquer très scientifiquement, j'ai fait un stage dans un centre d'alcoologie dans le cadre de mes études d'infirmière, donc jamais je n'irais dire que ce n'est pas une maladie.

Toutefois c'est une maladie très particulière, qui n'a qu'un seul médicament : l'alcoolique lui-même.

Un alcoolique qui boit n'a pas besoin de nous, il a besoin d'alcool et il ne s'intéresse à nous que si nous sommes un moyen de lui en procurer. En dehors de ça, l'alcoolique pense surtout à lui, à sa dose. Et ce qui est pervers, c'est qu'il sait par contre se dédouaner de son problème sur les autres et qu'il en profite tant que ça marche. Ca lui permet d'avoir un bouc émissaire qui lui dit qu'il peut guérir mais qui est incapable de l'empêcher de boire. Donc si l'alcoolique boit, c'est la faute de l'autre. Et on le conforte dans son idée en le surveillant, en lui disant qu'il ment, en lui coupant les vivres, en se pourrissant la vie pour qu'il ne boive plus. Et en dépoit de tout ça, que fait-il ? Il boit. En l'aidant de cette façon, on le conoforte juste dans l'idée que quelqu'un d'autre peut l'empêcher de boire donc il ne reconnait pas son problème.

Mon mari a arrêté de boire quand j'ai arrêté de le surveiller, quand je lui ai dit que c'était SON problème, plus le nôtre et surtout plus le mien. Le médecin m'avait dit "il veut tomber, laissez le tomber. Quand il sera en bas, il y restera ou il remontera, mais c'est à lui d'agir pas à vous, son alcoolisme c'est son problème à lui, c'est lui qui peut le régler, vous n'y pouvez rien et vous devez lui dire".

Et ça a marché. Ca fait très mal de voir tomber l'autre. Mais une fois seul avec son problème, mon mari a réagi effectivement. Oh pas tout de suite.

Voilà l'aide qu'on peut apporter, mettre l'autre en face de son problème car il est seul à pouvoir le régler. Mais ça ne veut pas dire qu'on doit le subir aussi. On peut le faire, comme je l'ai fait. Mais on peut aussi faire ton choix, car RIEN ne t'obligeait à subir cela, ni l'amour, ni la compassion.

Ne culpabilise surtout pas, cette maladie est la sienne, toi tu devais te protéger car si elle détruit l'alcoolique, elle détruit surtout ses proches et encore plus vite.

Je vais le répéter car c'est important : l'alcoolisme est une maladie particulière qui ne peut être prise en charge QUE par le malade. Les proches doivent faire ce qu'il faut pour se protéger et si se protéger c'est partir, ils ont raison, l'alcoolique a toujours le choix et c'est la différence avec une autre maladie.

Tu ne peux pas décider d'arrêter un cancer. Tu peux réaliser que tu as un problème d'alcool et t'en sortir.
Toute chose prend sa source dans le voeu des hommes
Bonjour PATTY, bonjour tout le monde,

Ca me fait du bien de lire tes mots étant donné que tu as vécu la même chose que moi, mais c'est super dur ça me bouleverse parce que tes mots sonnent tellement juste j'ai l'impression que tu parles de mon histoire, sauf que moi j'ai du mal à m'exprimer à ce sujet, j'ai pas assez de recul je pense et je suis encore complètement dans les émotions. Tu ne regrettes pas d'être restée 10 ans et je pense au tu as raison, tu as tout donné aussi. Le plus dommageable se sont les conséquences sur la famille, et les compagnes. Moi non plus je ne regrette pas du tout cette histoire parce mon ex compagnon m'a aussi donné les plus beaux moments de ma vie et moi j'ai tout donné, tout fait par Amour parce que je voulais vraiment avoir un avenir avec lui. Mais c'est vrai qu'en 1 an tout ça m'a complètement détruite moralement et aussi au niveau de mon caractère. J'ai une confiance en moi à zéro et si un jour je recontre qq'un d'autre il aura vraiment du boulot pour avoir ma confiance.
C'est aussi quand je suis partie et qu'il s'est retrouvé seul que mon ex a réagis. Après la rupture j'ai rencontré une assistante sociale/psy qui s'occupe des familles des malades dans l'association ou on allait. Elle m'a expliquer que rien de ce que j'aurais plus faire ou dire de plus ou de moins ne l'aurait aidé, c'est effectivement sa maladie et son chemin. Mon départ à été le déclancheur mais pas la raison de l'arret de l'alcool.
C'est super dur ce que tu dis : "Un alcoolique qui boit n'a pas besoin de nous, il a besoin d'alcool et il ne s'intéresse à nous que si nous sommes un moyen de lui en procurer"...il y a eu tellement de mensonges dans notre relation que je lui ai déjà demandé si au niveau des sentiments qu'il a eu pour moi il m'avait jamais menti. On ne peux pas vivre un an avec une personne et lui dire tout les jours qu'on l'aime si c'est pas vrai... enfin j'espère. J'ai tellement peur que ça aussi ça ait été faux. J'espère que non mais quand je te lis à ce niveau là ça me fait peur. C'est quand même une histoire d'Amour à la base...
J'ai quitté la personne que j'Aime encore infiniment et je me dis que si ça l'a aidé un minimum a tout faire pour s'en sortir tant mieux mais quel gachis pour nous 2...
J'espère que toi tu vas mieux, que le temps fait son travail.
Bonne journée, et merci
Bonsoir,

1 mois après mes dernières conversations ici je viens vous dire ou j'en suis et tenter de me libérer un peu.
Ca fait 4 mois maintenant que j'ai quitté l'homme que j'aime toujours et je me sens toujours aussi mal, peut être même de plus en plus mal. Car chaque jour qui passe me donne l'occasion de cogiter, me poser de nombreuses questions et penser à lui à tout ce que j'ai perdu de en le quittant...

Quand ça va pas je pense à tout ce que j'ai subi : les mensonges, le vol, l'angoisse perpétuelle de se demander ce qui va se passer, la vision de l'homme qu'on aime et avec qui on vit dans un état pitoyable, la violence du dernier soir...et je me dis que c'est vraiment pas normal et que je ne veux et ne peux pas vivre comme ça. Mais d'un autre coté, si j'en crois ses mots (et ceux de sa maman également mais elle ne vit pas non plus 24h/24 avec lui) il n'a plus rien bu depuis mon départ alors là je me dis que si on souffre encore tous les 2 aujourd'hui c'est parce que je ne retourne pas vers lui => 1ère source de culpabilité. Et puis je me dis que si il ne boit plus je l'ai quitté pour rien, j'ai tout perdu et maintenant je pourrais être avec la personne que j'aime et qui est sobre mais je ne le suis pas. Il rencontrera peut être une personne avec qui il bâtira quelque chose de sain, avec qui il vivra toujours (enfin je l'espère) sobre mais moi j'aurai pas cette chance avec lui...c'est difficile a expliquer, dsl si je m'embrouille.

2ème culpabilité => je l'ai quitté au moment ou il aurait eu le plus besoin de moi, être avec son Amour pour lutter contre cette put**n de maladie l'aurait peut être aidé, se sentir soutenu c'est très important dans ces situations.

Sur les conseils de ma famille et mes amies je suis aller voir mon médecin, je lui ai dis que j'étais très angoissée en ce moment, je m'attendais à ce qu'il me questionne et m'amène à parler mais non. Il m'a donné un traitement anxiolytique léger en me disant d'y retourner dans un mois si ça va pas...Peut être que je devrais aller voir un psy, j'ai besoin de parler de ça mais surtout qu'on me parle, qu'on m'explique les choses a propos de cette maladie et de mon histoire.

Quel gâchis, pas cette histoire d'Amour que je ne regrette en rien du tout mais les conséquences que ça a eu sur notre couple. Quand à moi j'avoue que ça m'a complètement détruite. Moralement surtout et physiquement aussi (je prends du poids en ce moment). J'ai perdu peut être ma seule chance d'être heureuse dans cette vie de m**de. J'ai perdu la personne que j'aime de toute mon Âme, mais comme il me le rappelle parfois c'est moi qui l'ai quitté.... j'ai en plus cette responsabilité là.

Merci à ceux qui auront eu le courage de me lire jusqu'au bout ! Toutes les remarques, réflexions, questions constructives seront lues avec plaisirs.

Merci et bonne nuit à tous !
boomerang a écrit :Bonsoir,

1 mois après mes dernières conversations ici je viens vous dire ou j'en suis et tenter de me libérer un peu.
Ca fait 4 mois maintenant que j'ai quitté l'homme que j'aime toujours et je me sens toujours aussi mal, peut être même de plus en plus mal. Car chaque jour qui passe me donne l'occasion de cogiter, me poser de nombreuses questions et penser à lui à tout ce que j'ai perdu de en le quittant...

Quand ça va pas je pense à tout ce que j'ai subi : les mensonges, le vol, l'angoisse perpétuelle de se demander ce qui va se passer, la vision de l'homme qu'on aime et avec qui on vit dans un état pitoyable, la violence du dernier soir...et je me dis que c'est vraiment pas normal et que je ne veux et ne peux pas vivre comme ça. Mais d'un autre coté, si j'en crois ses mots (et ceux de sa maman également mais elle ne vit pas non plus 24h/24 avec lui) il n'a plus rien bu depuis mon départ alors là je me dis que si on souffre encore tous les 2 aujourd'hui c'est parce que je ne retourne pas vers lui => 1ère source de culpabilité. Et puis je me dis que si il ne boit plus je l'ai quitté pour rien, j'ai tout perdu et maintenant je pourrais être avec la personne que j'aime et qui est sobre mais je ne le suis pas. Il rencontrera peut être une personne avec qui il bâtira quelque chose de sain, avec qui il vivra toujours (enfin je l'espère) sobre mais moi j'aurai pas cette chance avec lui...c'est difficile a expliquer, dsl si je m'embrouille.

2ème culpabilité => je l'ai quitté au moment ou il aurait eu le plus besoin de moi, être avec son Amour pour lutter contre cette put**n de maladie l'aurait peut être aidé, se sentir soutenu c'est très important dans ces situations.

Sur les conseils de ma famille et mes amies je suis aller voir mon médecin, je lui ai dis que j'étais très angoissée en ce moment, je m'attendais à ce qu'il me questionne et m'amène à parler mais non. Il m'a donné un traitement anxiolytique léger en me disant d'y retourner dans un mois si ça va pas...Peut être que je devrais aller voir un psy, j'ai besoin de parler de ça mais surtout qu'on me parle, qu'on m'explique les choses a propos de cette maladie et de mon histoire.

Quel gâchis, pas cette histoire d'Amour que je ne regrette en rien du tout mais les conséquences que ça a eu sur notre couple. Quand à moi j'avoue que ça m'a complètement détruite. Moralement surtout et physiquement aussi (je prends du poids en ce moment). J'ai perdu peut être ma seule chance d'être heureuse dans cette vie de m**de. J'ai perdu la personne que j'aime de toute mon Âme, mais comme il me le rappelle parfois c'est moi qui l'ai quitté.... j'ai en plus cette responsabilité là.

Merci à ceux qui auront eu le courage de me lire jusqu'au bout ! Toutes les remarques, réflexions, questions constructives seront lues avec plaisirs.

Merci et bonne nuit à tous !


Bonjour,

Pardon car je réagis un peu dans le vif mais te lire me fait beaucoup de peine.
Tu te flagelles toute seule et franchement j'ai vraiment du mal à ne pas réagir.

Mon père a été alcoolique pendant des années, a tapé sur ma mère (j'avais 12 ans, j'ai été témoin plusieurs fois).
J'ai fini par être placée en famille d'accueil à cause de ça.
Ma mère n'a pas quitté mon père. Elle le fliquait, elle tentait de le contrôler et comme l'a dit Patty, avec le résultat inverse.
Quand nous sommes partis (j'ai un grand frère également qui est parti en foyer de jeune travailleur), mon père s'est retrouvé face à sa maladie et il s'est fait suivre (par une association) et est abstinent depuis 15 ans environ (je n'ai jamais compté).
La relation entre mes parents n'a plus jamais été la même, je le vois bien, les séquelles entre eux restent mais ma mère n'est pas partie et je ne sais pas si elle le regrette ou si elle se rend compte du prix que ça lui a coûté...

Je pense que vu ton état émotionnel, il serait peut être bon que tu ailles voir une association qui suit les alcoolique afin de te faire expliquer la maladie et que tu n'es EN RIEN RESPONSABLE de la situation.
Je vois à travers tes lignes ta culpabilité et je peux te dire que je comprends que tu la ressentes mais qu'il faut au plus vite que tu t'en sortes et que tu comprennes que tu n'aurais rien pu faire pour lui.
Patty l'a dit, un alcoolique ne peut se soigner que lui même.

Avec des si, on refait le monde, et surtout on se torture en même temps. Personne ne peut dire ce qui se serait produit si tu étais restée mais j'ai l'exemple de ma mère et ça n'a rien arrangé donc je pense que tu sais déjà que cette alternative t'aurait encore plus détruite (sinon tu ne serais pas partie)

Tu n'aurais pas su l'aider en restant et Patty te l'a déjà tellement bien expliqué (mieux que je ne saurais le faire).

Pour le fait de te torturer l'esprit en imaginant qu'il va rencontrer quelqu'un d'autre maintenant qu'il est sobre, et bien c'est possible.
Mais tu l'as quitté donc sobre ou non, il est tout à fait normal qu'il refasse sa vie après toi.

Je pense que la question à te poser c'est "Veux tu lui redonner une chance ou non ?"

Parce que c'est ce que je lis moi. Tu culpabilises de l'avoir quitté car maintenant il semble s'être soigné et donc la cause de votre rupture n'existe plus.
Et tu semble également refuser d'aller de l'avant.

Je pense que nous n'avons pas qu'un seul amour dans une vie, sauf si on agit de telle sorte qu'on s'empêche d'en avoir d'autres et il me semble que c'est ce que tu fais actuellement.

Tu vis dans le regret et le remord, et c'est ça qui te détruit, pas de l'avoir quitté car tu sais que c'était la meilleure décision pour toi comme pour lui (il a pu avancer)

Maintenant, tu souffres car tu te demandes si tu dois lui redonner une chance.
La seule façon d'aller mieux sur ce point c'est d'y répondre.

Je suis retournée vivre chez mes parents après que mon père se soit fait soigné, reconstruire une relation a été difficile (je lui en voulais, oui j'étais jeune et je ne comprenais pas cette maladie, donc il était plus simple pour moi de voir mon père comme un salaud sans voir plus loin. J'ai compris des années plus tard la réalité de cette maladie)

Tu idéalises également cette relation et cet amour car c'est ton premier.

Mais parfois pour apprendre, il faut le vivre.

Peut être que parler à un psy peut te faire du bien.
Maman d'une petite Elora née le 19/02/2012

Que du bonheur !
Ah la culpabilité ! C'est avec elle que nous tiennent les alcooliques le plus souvent, puisque malheureusement les proches sont ces "je sais tout" qui disent à l'alcoolique qu'il doit arrêter de boire, mais qui sont incapables de l'en empêcher. Donc c'est leur faute.

Qu'est ce que j'ai pu culpabiliser pour ça. Culpabiliser de tout : de ne pas avoir eu d'enfant, d'être grosse, d'avoir eu une enfance heureuse, d'avoir eu la chance de faire des études, d'avoir un bon boulot et un meilleur salaire. Je crois même que j'en suis arrivée à culpabiliser de ne pas boire, puisque monsieur est allée par deux fois se consoler de la vie merdique que je lui faisais vivre (c'est ce qu'il racontait aux gens...) avec deux autres femmes. Alcooliques... :roll:

A moi aussi il a fait le coup de l'abstinence quand il sentait que je risquais de partir. Mais ça repartait de plus belle quand je reprenais confiance.

Jusqu'au jour où il a réellement arrêté de boire et où j'ai cru que notre vie allait reprendre comme au début. Et qu'en fait non. :(

Je ne vois qu'une différence avec toi, mon mari ne m'a jamais frappée une seule fois (tu parles de violence du dernier soir, mais peut être que ce n'était que verbal).

Sa violence était parfois verbale, mais le plus souvent c'était du silence, de la manipulation, histoire que je culpabilise bien. Je n'ai jamais vraiment compris s'il faisait ça consciemment ou pas. L'alcool le changeait c'est certain. Mais son comportement manipulateur avait toujours existé en fait. A un autre niveau.

Tu regrettes quoi exactement ? De ne pas avoir été celle qui l'a sorti de l'alcool ? D'être partie au moment où tout aurait été mieux ? De lui avoir fait du mal ? Et à sa mère ? D'avoir été la "salope" (pardon pour le mot, moi à un moment je me sentais comme ça :? ) qui le rend maintenant malheureux avec le risque qu'il recommence et ça sera vraiment de ta faute ?

Tout ce que je lis dans ton récit, c'est de la culpabilité d'une faute que tu n'as pas commise, d'une situation dont tu n'es pas responsable, pas plus que de ses conséquences. De la culpabilité de ne pas avoir attendu, mieux aidé, mieux compris, mieux assisté, mieux aimé ...

Je ne te dirai pas ce qu'il faut faire. Moi je suis restée 20 ans (oui 20, pas 10, il a bu pendant 10 ans mais j'étais là avant et je suis restée longtemps après aussi). Ben j'aurais pas du? J'aurais du partir avant, accepter que l'alcool était plus fort que moi et refaire ma vie, pas penser que j'étais celle par qui tout pourrait s'arranger. Mais je ne l'ai pas fait et j'ai le sentiment d'une perte de temps et d'une perte de vie. :(

C'est toi qui sais ce que tu dois faire, il n'y a que toi qui puisse décider. Peutêtre qu'il ne boira plus jamais. Peut être aussi qu'il ne fait que du chantage par l'abstinence et qu'une fois qu'il aura vu que ça marche il va reboire. On ne peut pas le savoir.

Moi je pense qu'il t'en a assez fait pour que tu tournes la page et que tu le laisses se débrouiller avec sa vie et ses problèmes. Et il peut se débrouiller, il ne faut jamais sous estimer les autres, même s'ils vous font croire le contraire. Mais je sais aussi ce qu'on peut faire par amour. Sauf que ce n'est pas toujours la bonne solution, ni pour soi, ni pour l'autre.

A toi de voir e désolée de ne pas avoir la vraie réponse.
Toute chose prend sa source dans le voeu des hommes
Bonjour,

En vous lisant je comprends que les compagnes qui ont aussi le courage de rester voient leurs vies complètement bouleversées. Leur vie à elle biensûr et leur vie de couple. Rien ne redevient comme avant l'alcool, on ne retrouve pas l'homme qu'on a connu au début de l'histoire commune.

Je l'ai aussi énormément « fliqué » et j'ai perdu toute confiance en lui car il y a eu beaucoup de mensonges dans notre histoire autour de son malêtre et de l'alcool. Il y a eu tellement de mensonges que j'en suis venu (depuis notre rupture) à me demander s'il ne m'avait pas aussi menti sur l'essentiel : son Amour pour moi...Je lui ai exprimé mes craintes et souhaite croire en l'honnêteté de sa réponse. Quand à la fidélité je pense sincèrement qu'il l'a été.

Maintenant c'est vrai que je pense beaucoup au fait qu'il rencontre à nouveau quelqu'un surtout s'il tient le coup dans son combat contre l'alcool. Biensûr je lui souhaite sincèrement de ne pas rester seul mais j'aurai tellement voulu que se soi moi qui « profite » de la vie avec cet homme bien, avec qui je n'avais que des goûts communs et qui m'a aussi beaucoup apporté. Etre celle pour qui il arrête tout ça avant qu'il ne soit trop tard. Maintenant il semble qu'il tienne le coup et effectivement la cause de notre rupture n'existe plus et ça c'est super difficile a accepter.

Notre rencontre a été un véritable cataclysme dans ma vie. C'est effectivement le premier garçon que j'ai connu, il m'a donné confiance en moi petit à petit par son Amour, son regard, ses mots et moi j'ai tout changé dans ma vie pour lui. On a très vite habité ensemble (par Amour biensûr mais aussi parce que je pensais pouvoir contrôler les choses, l'aider plus facilement). J'ai laissé de côté ma famille, mon travail, mes amis pour lui, non pas par esprit de sacrifice mais parce qu'il était tout pour moi, ma vie c'était lui. Alors en le perdant j'ai tout perdu, et j'ai effectivement le sentiment que tout est fini pour moi.

Tous les jours je me dis « mais vas-y retournes-y, tu lui a laissé des 10aine de chances tu peux bien lui en laisser une ultime si ça te permet de retrouver l'homme que tu aime ». Mais si après mon retour il replongeait de plus belle ? Mais surtout, le soir où je suis partie, il était ivre couché dans notre chambre/salon (on vivait dans un studio) et quand j'ai rassemblé mes affaires il s'est réveillé. Il était incapable de passer du lit au fauteuil mais quand il a vu et compris que je partais il a été pris d'un élan de force il s'est jeté sur moi. Je ne sais pas s'il voulait me faire partir plus vite ou me retenir mais il a été violent verbalement et physiquement. C'est la seule raison pour laquelle je ne lui accorde pas cette dernière chance. Je ne veux pas prendre le risque de devoir en plus faire face aux coups. Voilà pourquoi je ne peux/veux pas retourner vers lui malgré tout l'Amour que j'ai pour lui. Et c'est ça qui me détruit, cette ambivalence, cette culpabilité, le manque aussi. Il m'a récemment dit que si je l'aimait vraiment je serais revenue vers lui maintenant. Je lui ai expliqué ce que je viens de vous dire, qu'il avait levé la main sur moi et ça a été super dur pour lui à lire.

Par rapport à la maladie en elle même je n'ai jamais porté de jugement. Je sais tout ce qu'il a vécu et qui l'a sans doute poussé à chercher une issue dans l'alcool. Je sais que c'est une maladie et jamais j'ai considéré qu'il était faible ou sans volonté. Biensûr parfois en moi la colère me faisait penser des choses négatives mais j'ai toujours su faire la part des choses. J'ai essayé en tout cas et je ne crois pas lui avoir balancé quoi que se soit à la figure. Sauf ce que je lui ai dit récemment sur ce qu'il m'a fait le soir de mon départ et là je sais que je lui ai vraiment fait du mal. Mais c'était vraiment pas l'objectif. J'ai vraiment pas de colère, de haine, de désir de lui faire du mal. Au contraire, que de l'Amour, du manque, de la peine...

Ce que je regrette...: avoir perdu l'homme que j'aime et avec qui j'aurais voulu et pu vivre toute ma vie si l'alcool n'avait pas été là. Que notre Amour mutuel ne l'ait pas aidé à sans sortir avant d'en arriver au pire. De l'avoir laissé au moment où il a eu le plus besoin de moi. De ne pas prendre le risque de revenir vers celui que j'aime et de ne plus être là au moment ou tout ira mieux. De le faire souffrir et le faire douter de mon amour.

Aujourd'hui si quelqu'un me disait « il n'a pas re-bu depuis ton départ et c'est sur et certain à 100% qu'il ne re-boira jamais » j'y retournerai sur le champs ! Mais c'est pas possible, il n'y a rien de sûr et vivre dans le doute en permanence c'est vraiment destructeur, que se soit pour le jour même ou pour l'avenir. Ne pas pouvoir compter sur l'autre car si un jour on crève sur la route on ne sait pas si on pourra l'appeler pour qu'il vienne nous aider par exemple.

Merci pour votre soutien et pardon de remuer de mauvais souvenirs.

Merci
Un peu plus haut tu m'avais demandé s'il t'aimait vraiment ou si, comme je l'avais dit, il aimait surtout en toi le moyen de se procurer de l'alcool et de faire passer sa culpabilité à une autre personne.

Et comme tu l'as remarqué, j'ai soigneusement évité de te répondre. :oops: ;)

Parce que je n'en sais rien du tout. L'alcool change tellement une personne, mais révèle aussi tant de choses sur son vrai caractère que je ne suis pas capable de dire si quelqu'un atteint de cette maladie est encore capable de sentiments réels.

Je l'avais demandé à mon mari quand il ne buvait plus depuis longtemps. Il m'a dit qu'à cette époque je comptais bien moins que l'alcool. Bien moins que nos projets et notre vie. Que j'avais une place mais qu'il ne savait pas laquelle. :? De toutes façons, pour m'avoir fait ce qu'il m'a ait il fallait vraiment que j'aie une place pas si importante que ça dans sa vie... J'étais une bouée, un phare dans la tempête. Voilà. Le problème c'est qu'après l'alcool je suis restée une bouée. Pas la même. Mais une bouée. :roll:

J'ai renoncé à savoir. Je ne saurai jamais. Lui non plus.

Si tu l'aimais vraiment tu serais restée ? Il n'a pas changé ! Un bon coup de culpabilité encore. Tu n'en as pas assez fait, pas assez subi sans doute ? S'il t'aimait vraiment, il comprendrait que l'alcool a détruit votre relation et te laisserait te reconstruire. Faut pas se tromper de victime non plus. Maladie ou pas. Passé difficile ou pas.

Ne sois pas une bouée ni un phare ! ;)
Toute chose prend sa source dans le voeu des hommes
Si on te disait qu'il ne boira jamais plus, sûr à 100%, tu y retournerais ?

Ben j'y suis retournée moi. Enfin j'y suis restée. Avec un truc cassé tu fais juste du recollé. La confiance ne revient jamais. La culpabilité ne part jamais (il m'en reste encore plein pour ne rien te cacher). Et ce qu'on nous a fait ne s'efface pas.

J'ai essayé de recoller. Ca faisait des traces. J'ai essayé de démolir et de reconstruire autre chose, un après alcool. C'était pas ce que j'avais avant, j'ai fait du neuf mais les matériaux de base n'étaient pas de bonne qualité. Ca n'a pas pu durer. Certes il n'y avait plus d'alcool. Mais le reste oui. Le mensonge est resté. La manipulation aussi. Comme quoi l'alcool peut aussi révéler des choses qu'on n'avait pas vues ou pas voulu voir.

Les souvenirs sont restés aussi. Et même la peur. Un sale truc totalement irraisonné, un truc qui fait que tu sais que ça risque de recommencer un jour. Un truc qui fait que jamais tu ne vis tranquille. Fuir est le seul moyen de faire taire cette saloperie de peur.
Toute chose prend sa source dans le voeu des hommes
Oui j'y retournerai pour laisser une chance à notre histoire d' Amour. Cette partie de notre vie, notre vie d' Amoureux était idyllique. Jamais de dispute, que des gouts en commun, les mêmes envies pour l'avenir, les mêmes valeurs, le désir de l'autre aussi...Alors biensûr, j'ai conscience qu'avec le temps tout cela se tâchait de tous ces mensonges, cette peur permanente du lendemain...Mais oui je lui aurait/nous aurait laissé une dernière chance. A tort ou à raison, je ne sais pas...Je l'avais déjà fait en fait. Une fois je suis partie quelques jours suite à une grosse crise. Effectivement rien n'avait changé à mon retour, les 1ers jours si, mais ça n'avait pas duré. Mais en fait je profitais de chaque moment ou il était sobre et ou on vivait notre vie d' Amoureux à 100%. J'avais conscience qu'on avait une épée de Damoclès au dessus de la tête alors je vivais les bons moments à 100% : les anniversaires, les vacances, les moments en familles, Noël, notre St Valentin...mais aussi tous ces petits moments qui faisaient notre quotidien : nos repas, nos soirées film au fond du lit, mes nuits sur son épaules, nos fou rires... C'est à tout ça que je laisserais une chance.

Mais en vous lisant, toi et Miss_Flamme je réalise qu'effectivement même sans l'alcool on ne retrouve pas la relation des débuts, tout est biaisé par les souvenirs, le manque de confiance en soi et en l'autre, la peur... mais il y a peut être des couples pour qui ça marche !?

Ce que t'a dit son ex mari sur le fait qu'à une époque tu « comptais moins que l'alcool », c'est super dur et ça a du être horrible à entendre. La personne que j'ai vu dans l'association où il consultait un médecin m'avait expliqué que le comportement de mon ex compagnon n'avait rien a voir avec l'Amour qu'il me portait. Que ça n'était pas parce qu'il n'arrêtait pas qu'il ne m'aimait pas, ça allait bien au delà de l'Amour. Je pense qu'il m'aimait vraiment mais qu'effectivement il n'a pas su me faire une place dans sa vie à ce moment là, au milieu de son malêtre et de son addiction. Je n'ai pas su me faire cette place non plus d'ailleurs.

Je suis désolée pour tous ces difficiles souvenirs, j'espère que maintenant tu vas mieux. J'espère qu'on peut sortir de cette peur, de cette absence de confiance en soi et en l'autre, de cette estime de soi à zéro et de cette culpabilité au plus haut...

Bonne soirée et merci
J'ai deux collègues qui sont d'anciens alcooliques. A ce que je constate, leur couple a tenu. Maintenant j'ignore comment ça se passait durant la période où ils buvaient et j'ignore aussi comment ça va réellement dans leur couple. Vu de l'extérieur ça va. Mais dans le mien, vu de l'extérieur, on faisait limite couple modèle...
Toute chose prend sa source dans le voeu des hommes
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