boomerang a écrit :Bonsoir,
1 mois après mes dernières conversations ici je viens vous dire ou j'en suis et tenter de me libérer un peu.
Ca fait 4 mois maintenant que j'ai quitté l'homme que j'aime toujours et je me sens toujours aussi mal, peut être même de plus en plus mal. Car chaque jour qui passe me donne l'occasion de cogiter, me poser de nombreuses questions et penser à lui à tout ce que j'ai perdu de en le quittant...
Quand ça va pas je pense à tout ce que j'ai subi : les mensonges, le vol, l'angoisse perpétuelle de se demander ce qui va se passer, la vision de l'homme qu'on aime et avec qui on vit dans un état pitoyable, la violence du dernier soir...et je me dis que c'est vraiment pas normal et que je ne veux et ne peux pas vivre comme ça. Mais d'un autre coté, si j'en crois ses mots (et ceux de sa maman également mais elle ne vit pas non plus 24h/24 avec lui) il n'a plus rien bu depuis mon départ alors là je me dis que si on souffre encore tous les 2 aujourd'hui c'est parce que je ne retourne pas vers lui => 1ère source de culpabilité. Et puis je me dis que si il ne boit plus je l'ai quitté pour rien, j'ai tout perdu et maintenant je pourrais être avec la personne que j'aime et qui est sobre mais je ne le suis pas. Il rencontrera peut être une personne avec qui il bâtira quelque chose de sain, avec qui il vivra toujours (enfin je l'espère) sobre mais moi j'aurai pas cette chance avec lui...c'est difficile a expliquer, dsl si je m'embrouille.
2ème culpabilité => je l'ai quitté au moment ou il aurait eu le plus besoin de moi, être avec son Amour pour lutter contre cette put**n de maladie l'aurait peut être aidé, se sentir soutenu c'est très important dans ces situations.
Sur les conseils de ma famille et mes amies je suis aller voir mon médecin, je lui ai dis que j'étais très angoissée en ce moment, je m'attendais à ce qu'il me questionne et m'amène à parler mais non. Il m'a donné un traitement anxiolytique léger en me disant d'y retourner dans un mois si ça va pas...Peut être que je devrais aller voir un psy, j'ai besoin de parler de ça mais surtout qu'on me parle, qu'on m'explique les choses a propos de cette maladie et de mon histoire.
Quel gâchis, pas cette histoire d'Amour que je ne regrette en rien du tout mais les conséquences que ça a eu sur notre couple. Quand à moi j'avoue que ça m'a complètement détruite. Moralement surtout et physiquement aussi (je prends du poids en ce moment). J'ai perdu peut être ma seule chance d'être heureuse dans cette vie de m**de. J'ai perdu la personne que j'aime de toute mon Âme, mais comme il me le rappelle parfois c'est moi qui l'ai quitté.... j'ai en plus cette responsabilité là .
Merci à ceux qui auront eu le courage de me lire jusqu'au bout ! Toutes les remarques, réflexions, questions constructives seront lues avec plaisirs.
Merci et bonne nuit à tous !
Bonjour,
Pardon car je réagis un peu dans le vif mais te lire me fait beaucoup de peine.
Tu te flagelles toute seule et franchement j'ai vraiment du mal à ne pas réagir.
Mon père a été alcoolique pendant des années, a tapé sur ma mère (j'avais 12 ans, j'ai été témoin plusieurs fois).
J'ai fini par être placée en famille d'accueil à cause de ça.
Ma mère n'a pas quitté mon père. Elle le fliquait, elle tentait de le contrôler et comme l'a dit Patty, avec le résultat inverse.
Quand nous sommes partis (j'ai un grand frère également qui est parti en foyer de jeune travailleur), mon père s'est retrouvé face à sa maladie et il s'est fait suivre (par une association) et est abstinent depuis 15 ans environ (je n'ai jamais compté).
La relation entre mes parents n'a plus jamais été la même, je le vois bien, les séquelles entre eux restent mais ma mère n'est pas partie et je ne sais pas si elle le regrette ou si elle se rend compte du prix que ça lui a coûté...
Je pense que vu ton état émotionnel, il serait peut être bon que tu ailles voir une association qui suit les alcoolique afin de te faire expliquer la maladie et que tu n'es EN RIEN RESPONSABLE de la situation.
Je vois à travers tes lignes ta culpabilité et je peux te dire que je comprends que tu la ressentes mais qu'il faut au plus vite que tu t'en sortes et que tu comprennes que tu n'aurais rien pu faire pour lui.
Patty l'a dit, un alcoolique ne peut se soigner que lui même.
Avec des si, on refait le monde, et surtout on se torture en même temps. Personne ne peut dire ce qui se serait produit si tu étais restée mais j'ai l'exemple de ma mère et ça n'a rien arrangé donc je pense que tu sais déjà que cette alternative t'aurait encore plus détruite (sinon tu ne serais pas partie)
Tu n'aurais pas su l'aider en restant et Patty te l'a déjà tellement bien expliqué (mieux que je ne saurais le faire).
Pour le fait de te torturer l'esprit en imaginant qu'il va rencontrer quelqu'un d'autre maintenant qu'il est sobre, et bien c'est possible.
Mais tu l'as quitté donc sobre ou non, il est tout à fait normal qu'il refasse sa vie après toi.
Je pense que la question à te poser c'est "Veux tu lui redonner une chance ou non ?"
Parce que c'est ce que je lis moi. Tu culpabilises de l'avoir quitté car maintenant il semble s'être soigné et donc la cause de votre rupture n'existe plus.
Et tu semble également refuser d'aller de l'avant.
Je pense que nous n'avons pas qu'un seul amour dans une vie, sauf si on agit de telle sorte qu'on s'empêche d'en avoir d'autres et il me semble que c'est ce que tu fais actuellement.
Tu vis dans le regret et le remord, et c'est ça qui te détruit, pas de l'avoir quitté car tu sais que c'était la meilleure décision pour toi comme pour lui (il a pu avancer)
Maintenant, tu souffres car tu te demandes si tu dois lui redonner une chance.
La seule façon d'aller mieux sur ce point c'est d'y répondre.
Je suis retournée vivre chez mes parents après que mon père se soit fait soigné, reconstruire une relation a été difficile (je lui en voulais, oui j'étais jeune et je ne comprenais pas cette maladie, donc il était plus simple pour moi de voir mon père comme un salaud sans voir plus loin. J'ai compris des années plus tard la réalité de cette maladie)
Tu idéalises également cette relation et cet amour car c'est ton premier.
Mais parfois pour apprendre, il faut le vivre.
Peut être que parler à un psy peut te faire du bien.