Bonjour à toutes et tous,
Je suis devant un dilemne et je viens vous demander votre avis.
Ma mère vient de me demander de rendre un gros service à mon petit frère. D'accepter qu'il déclare que je l'héberge (il demande une adresse de référence pour son courrier et percevoir ses allocations de chômage) et que des assistantes sociales viennent le vérifier. Ca me dérange un peu...beaucoup.
Pour expliquer un peu: mon frère est revenu chez ma mère après avoir eu son propre appart pour cause d'arrêt des études et de plantage financier (ça arrive aux meilleurs, j'ai connu aussi, je ne juge pas). Il vit donc chez elle, elle l'entretient à moitié et encaisse de mon père (parents divorcés) une aide mensuelle de 250 euros qu'il verse théoriquement à mon frère pour compléter son chômage et qu'il vole de ses propres ailes. Sauf que...en ayant son appart il percevait 750 euros par mois environ d'allocations, s'il déclare vivre avec ma mère, il y perd et ne gagne plus "que" 380 euros (sans loyer à payer) et elle qui est en invalidité suite à un accident voit sa paye recalculée aussi. Ils ont donc décidé de tricher: il garde son ancienne adresse de l'appart où il ne vit plus, mais vit chez môman. Les sous tombent tous les mois tranquillement, pas besoin de se prendre la tête. Ca devait durer un mois ou deux le temps de mettre de côté pour une caution et reprendre un studio. Evidemment ça s'éternise, et la nana qui a repris l'appart de mon frère, à force de recevoir des rappels pour ses factures en souffrance, a décidé de le faire radier de cette adresse. Plus d'allocations de chomage ce mois-ci donc, pour cause d'imbroglio dans les adresses. C'est moi, qui, bonne pomme, et connaissant un peu le sujet pour avoir bossé dans la réinsertion, lui explique qu'il peut demander une adresse de référence, mais je pensais plutôt qu'il demanderait à un pote ou quoi. Mais non c'est tombé sur moi.
Et je me sens coincée, car pour le moment ma mère s'occupe d'aller rechercher mes enfants à l'école, donc je ne me sens pas le droit de dire non. Pourquoi je veux dire non? Parce que je ne tolère pas bien le fait qu'il "fraude" le système comme ça. Je suis peut-être trop stricte, mais il touche ce que touche une personne seule en guise d'argent de poche, alors même en ayant repris des cours je trouve ça moyen...Et puis j'ai peur d'avoir des soucis aussi, théoriquement il devrait être considéré comme sdf, dormant chez moi de temps à autre mais pas domicilié chez moi. Mais je n'ai pas envie qu'il y ait un problème et que je me retrouve avec des ennuis avec mon propriétaire ou avec les allocations familiales ou la mutuelle qui me paie en ce moment puisque je suis en arrêt de travail.
Bref, que feriez-vous à ma place? J'ai tendance à dire que la famille c'est sacré, mais là il n'est pas vraiment sdf (je ne me poserais pas la question, ou moins en tout cas) et il profite des failles du système sans même essayer de se bouger un peu pour s'en sortir.
Merci d'avoir lu mon pavé, et merci encore plus pour d'éventuels avis...
Je suis devant un dilemne et je viens vous demander votre avis.
Ma mère vient de me demander de rendre un gros service à mon petit frère. D'accepter qu'il déclare que je l'héberge (il demande une adresse de référence pour son courrier et percevoir ses allocations de chômage) et que des assistantes sociales viennent le vérifier. Ca me dérange un peu...beaucoup.
Pour expliquer un peu: mon frère est revenu chez ma mère après avoir eu son propre appart pour cause d'arrêt des études et de plantage financier (ça arrive aux meilleurs, j'ai connu aussi, je ne juge pas). Il vit donc chez elle, elle l'entretient à moitié et encaisse de mon père (parents divorcés) une aide mensuelle de 250 euros qu'il verse théoriquement à mon frère pour compléter son chômage et qu'il vole de ses propres ailes. Sauf que...en ayant son appart il percevait 750 euros par mois environ d'allocations, s'il déclare vivre avec ma mère, il y perd et ne gagne plus "que" 380 euros (sans loyer à payer) et elle qui est en invalidité suite à un accident voit sa paye recalculée aussi. Ils ont donc décidé de tricher: il garde son ancienne adresse de l'appart où il ne vit plus, mais vit chez môman. Les sous tombent tous les mois tranquillement, pas besoin de se prendre la tête. Ca devait durer un mois ou deux le temps de mettre de côté pour une caution et reprendre un studio. Evidemment ça s'éternise, et la nana qui a repris l'appart de mon frère, à force de recevoir des rappels pour ses factures en souffrance, a décidé de le faire radier de cette adresse. Plus d'allocations de chomage ce mois-ci donc, pour cause d'imbroglio dans les adresses. C'est moi, qui, bonne pomme, et connaissant un peu le sujet pour avoir bossé dans la réinsertion, lui explique qu'il peut demander une adresse de référence, mais je pensais plutôt qu'il demanderait à un pote ou quoi. Mais non c'est tombé sur moi.
Et je me sens coincée, car pour le moment ma mère s'occupe d'aller rechercher mes enfants à l'école, donc je ne me sens pas le droit de dire non. Pourquoi je veux dire non? Parce que je ne tolère pas bien le fait qu'il "fraude" le système comme ça. Je suis peut-être trop stricte, mais il touche ce que touche une personne seule en guise d'argent de poche, alors même en ayant repris des cours je trouve ça moyen...Et puis j'ai peur d'avoir des soucis aussi, théoriquement il devrait être considéré comme sdf, dormant chez moi de temps à autre mais pas domicilié chez moi. Mais je n'ai pas envie qu'il y ait un problème et que je me retrouve avec des ennuis avec mon propriétaire ou avec les allocations familiales ou la mutuelle qui me paie en ce moment puisque je suis en arrêt de travail.
Bref, que feriez-vous à ma place? J'ai tendance à dire que la famille c'est sacré, mais là il n'est pas vraiment sdf (je ne me poserais pas la question, ou moins en tout cas) et il profite des failles du système sans même essayer de se bouger un peu pour s'en sortir.
Merci d'avoir lu mon pavé, et merci encore plus pour d'éventuels avis...
"Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir et l'envie furieuse d'en réaliser quelques-uns... Je vous souhaite surtout d'être vous." Jacques Brel.
