huitre a écrit :Bonjour
Je crois que je n'arrive pas à gérer ça, je crois que j'ai besoin qu'on me parle du deuil et de la mort et de comment l'affronter.
Ne pas arriver à gérer c'est normal et je dirai même: "ne cherche pas à gérer." Laisse-toi dériver...
Laisser la porte ouverte à sa peine, sa tristesse, sa colère, son refus, son indignation, sa rage, son abdication et enfin l'acceptation est le meilleur des remèdes...
Idem: il ne s'agit pas d'affronter un deuil mais de vivre avec et de finir par réussir à l'accepter (mais ça il m'a fallu des années pour y arriver).
C'est long, plus ou moins selon les personnes.
Quand j'ai perdu mon père à 28 ans, j'ai, comment dire perdu le sens des réalités pendant un temps court (quelques semaines): je me sentais être spectateur de tout, comme si j'étais dans une quatrième dimension: je voyais les gens autour de moi, je les voyais parler, je voyais le chat là , là bas dans le jardin, mais tout ça comme dans un lointain écho. Comme si tout ce monde était si loin, n'avait plus d'importance (car plus rien n'avait d'importance - mon papa plus là , celui, le seul qui me connaissait si bien..., mon papa avec son triporteur....crotte v'là que je chiale maintenant) et moi qui planait au dessus d'eux. On a vu l'assistante sociale (pour tenter de nous aider sur un plan financer), puis le notaire, puis tous ces gens tristes. Et moi là , je restais à les voir tous ces gens mais à les entendre loin, très loin.
Et puis après sont venus d'autres sentiments une fois redescendu sur terre...Ce travail est propre à chaque individu.
Chacun est différent. Ne te fie pas aux expériences des autres.

Courage