Excusez-moi, d’abord, pour la longueur du post, je ne pourrai pas faire court, et même si je sais que des topic qui se rapprochent de ma question existe, voilà , ils s’en rapprochent, ce ne sont pas les mêmes.
C’est une question un peu complexe que je me pose, et que je ne peux poser sans expliquer d’abord le pourquoi du comment, d’où la longueur, so sorry :$
Donc, voilà , faut bien se lancer. Quand j’avais 19 ans, je me suis fait violer. C’était mon ex-premier copain, le premier qui m’avait embrassée, le premier pour qui j’avais des sentiments, c’était à la fois une contrainte physique et psychologique, et un homme totalement pervers, bref, c’était une horreur totale, je me suis vue mourir ce jour-là , et j’ai mis sept ans à m’en remettre (je n’ai pas consulté de psy, erreur énorme), sept ans avec un dégoût et une peur totalement violente des hommes, complétée par le fait qu’au moment où ça a eu lieu, j’avais déjà une image très dégradée de l’homme héritée de mon père, sept ans à culpabiliser aussi, à me dire que c’était bien fait pour moi, parce qu’après m’être débattue pendant trois plombes puisqu’il avait cadenassé la porte, quand il l’a rouverte et que je me suis jetée dessus pour me barrer il a suffi qu’il dise « s’il te plaît, reviens » pour que comme une connasse je revienne et me laisse faire, que j’avais assistée à ça en serrant les dents –un peu comme extérieure à la scène, et trois ans de plus à pouvoir dire le mot « viol » puisque pour certains de mes amis, ce n’en était pas un, j’étais restée quand j’ai eu la possibilité de partir, puisque certains ne m’ont pas crue, puisque moi même j’ai cru devenir folle en pensant avoir rêvé ça. Je me suis construite à côté, par force morale, parce que j’avais des passions immenses qui m’ont probablement sauvé la peau à l’époque, des amis extraordinaires, et un idéalisme et un Absolu tels que je devais aller de l’avant, même à genoux parce qu’il le fallait, la vie étant trop courte pour ne pas en profiter.
Donc, sept ans après, je me remets en selle, je réessaie, je tombe sur un chasseur, je me prends une nouvelle expérience sordide de plus dans la tête, je ne couche pas puisque de toute façon je dégoûtais ce pauvre type, je ne m’apitoie pas, je ne pleure pas, puisque de toute façon j’avais épuisée mon stock de larmes avant, et que je m’étais construit un mur si épais qu’à part le fendiller ça ne m’a pas brisée. Bref, j’avance, encore. Il y a eu, plus que probablement, durant toutes ces années, des hommes géniaux à côté desquels je suis passée, parce que de toute façon je n’étais pas disponible pour les voir, dans la mesure où même en marchant la tête haute je détestais mon corps, et que je ne m’aimais pas du tout à l’époque, et c’est peu dire, pour regarder les hommes, c’est là toute la différence entre voir et regarder.
Je rencontre l’an dernier un doux dingue rêveur instable, qui ne veut pas m’aimer mais qui me propose de chouettes parties de jambes en l’air, je refuse. A chaque fois de toute façon c’était la même chose, j’avais si peu confiance en l’autre que je me mettais à trembler de tout le corps, pas loin de la crise de spasmophilie, et tellement bloquée que non, pas possible.
Cette année, je rencontre un homme génial, dont je tombe très amoureuse, qui tombe très amoureux de moi, avec lequel naît une évidence extraordinaire, et un sentiment de confiance absolu, de telle sorte que je me dis, voilà , c’est lui, c’est moi, c’est nous, semons du bonheur parce que là c’est tellement évident que mes blocages, que je lui avais expliqués, quand j’étais avec lui, ben nada, envolés, pas de tremblements intempestifs, que du plaisir et du bonheur, je me suis entièrement livrée, confiée, ce que je n'avais jamais pu faire sans me planquer derrière mon ironie, j'ai cru en moi, en lui, en nous, je me suis épanouie comme pas possible... Entre temps de toute façon j’avais avancé, j’ai un boulot que j’adore, des amis toujours extraordinaires, les mêmes passions dans lesquelles je m’épanouis, un idéalisme toujours aussi fort – biberonné de littérature-, je m’aimais chaque jour davantage, enfin, j’acceptais les compliments donnés, je pratiquais beaucoup la dérision, l’autodérision, quand j’étais avant surtout hyper cynique, mes angoisses n’étaient plus des crises violentes, j’étais posée, équilibrée, bref tout allait bien dans le meilleur des mondes possibles. Jusque là , donc, pas de problème…Et puis, là , je me suis perdue. Je me suis mise, moi, une pression monumentale. Dans ma tête, je suis restée vierge, et si je n’ai pas couchée avec le gentil doux dingue rêveur, c’est que j’avais choisi, choisi de réserver ce moment-là à une personne que j’aimais vraiment, et que ce moment, je le voulais magique, je l’avais sacralisé avec une telle puissance, que je me suis effondrée sous la pression, parce que pour faire l’amour, et non pas simplement se faire sauter, il faut être deux, et que sont arrivées des angoisses terribles, de celles à la con « serais-je à la hauteur ? » autour desquelles j’ai cristallisé des angoisses de l’abandon, notamment celle de la famille. Comme c’était une relation à distance, les angoisses m’ont rongée, parce que je me disais, déjà qu’on se voit pas beaucoup, forcément la prochaine fois on va le faire, pression pression pression= angoisses angoisses angoisses. Bref, je ne me reconnaissais pas, du tout, parce je suis une personne posée, très passionnée, mais dans le bon sens du terme –mes passions, je les partage, j’essaie de donner un max-qui réfléchit beaucoup-beaucoup trop parfois-, et vite, donc j’apprends vite aussi (quand on a passé sept ans dans un trou, on ne veut plus perdre de temps après). Bien. Que fait une femme, un homme qui a des crises d’angoisse pareilles ? Il les jette à la tête de l’autre…Je l’ai fait. Avec maladresse d’abord, cruauté aussi, dans les mots, qui sont justement l’essence de mes passions (j’enseigne la littérature, j’écris, je fais du théâtre). Et l’homme que j’aimais m’a quittée, puisque je l’ai fait souffrir. Ce que ça m’a fait, ce que ça me fait encore, peu importe, ce n’est pas le sujet du post, et sa réaction ne l’est pas non plus. Alors non, je ne considère pas être la seule responsable de l’échec de cette relation, les torts étaient partagés, ils le sont toujours, il y avait d’autres problèmes, mais ce n’est pas pour ça que j’écris ce message. Avec le recul, même si c’est encore très frais – je réfléchis vite…voilà , je me pose la question suivante :
Dois-je vraiment me faire interner…non, désolée je plaisante, le rire est un paravent chez moi.
Dois-je vraiment continuer de sacraliser la relation sexuelle, ce qui m’a mise dans cet état, et donc attendre le prince charmant, dont je sais qu’il n’existe pas, la preuve, et donc garder cette « virginité » au risque, avec le temps, de voir s’intensifier les crises d’angoisse, à tel point que j’attendrais tellement de l’autre que ça le fera toujours fuir… ?
Ou dois-je m’envoyer en l’air avec le premier clampin- enfin, un gentil clampin quand même- qui passe, pour régler une bonne fois pour toute la question, et avancer vraiment ?
Merci à ceux qui m’auront lu jusqu’au bout, encore plus, déjà , à ceux qui prendront la peine de me répondre.
C’est une question un peu complexe que je me pose, et que je ne peux poser sans expliquer d’abord le pourquoi du comment, d’où la longueur, so sorry :$
Donc, voilà , faut bien se lancer. Quand j’avais 19 ans, je me suis fait violer. C’était mon ex-premier copain, le premier qui m’avait embrassée, le premier pour qui j’avais des sentiments, c’était à la fois une contrainte physique et psychologique, et un homme totalement pervers, bref, c’était une horreur totale, je me suis vue mourir ce jour-là , et j’ai mis sept ans à m’en remettre (je n’ai pas consulté de psy, erreur énorme), sept ans avec un dégoût et une peur totalement violente des hommes, complétée par le fait qu’au moment où ça a eu lieu, j’avais déjà une image très dégradée de l’homme héritée de mon père, sept ans à culpabiliser aussi, à me dire que c’était bien fait pour moi, parce qu’après m’être débattue pendant trois plombes puisqu’il avait cadenassé la porte, quand il l’a rouverte et que je me suis jetée dessus pour me barrer il a suffi qu’il dise « s’il te plaît, reviens » pour que comme une connasse je revienne et me laisse faire, que j’avais assistée à ça en serrant les dents –un peu comme extérieure à la scène, et trois ans de plus à pouvoir dire le mot « viol » puisque pour certains de mes amis, ce n’en était pas un, j’étais restée quand j’ai eu la possibilité de partir, puisque certains ne m’ont pas crue, puisque moi même j’ai cru devenir folle en pensant avoir rêvé ça. Je me suis construite à côté, par force morale, parce que j’avais des passions immenses qui m’ont probablement sauvé la peau à l’époque, des amis extraordinaires, et un idéalisme et un Absolu tels que je devais aller de l’avant, même à genoux parce qu’il le fallait, la vie étant trop courte pour ne pas en profiter.
Donc, sept ans après, je me remets en selle, je réessaie, je tombe sur un chasseur, je me prends une nouvelle expérience sordide de plus dans la tête, je ne couche pas puisque de toute façon je dégoûtais ce pauvre type, je ne m’apitoie pas, je ne pleure pas, puisque de toute façon j’avais épuisée mon stock de larmes avant, et que je m’étais construit un mur si épais qu’à part le fendiller ça ne m’a pas brisée. Bref, j’avance, encore. Il y a eu, plus que probablement, durant toutes ces années, des hommes géniaux à côté desquels je suis passée, parce que de toute façon je n’étais pas disponible pour les voir, dans la mesure où même en marchant la tête haute je détestais mon corps, et que je ne m’aimais pas du tout à l’époque, et c’est peu dire, pour regarder les hommes, c’est là toute la différence entre voir et regarder.
Je rencontre l’an dernier un doux dingue rêveur instable, qui ne veut pas m’aimer mais qui me propose de chouettes parties de jambes en l’air, je refuse. A chaque fois de toute façon c’était la même chose, j’avais si peu confiance en l’autre que je me mettais à trembler de tout le corps, pas loin de la crise de spasmophilie, et tellement bloquée que non, pas possible.
Cette année, je rencontre un homme génial, dont je tombe très amoureuse, qui tombe très amoureux de moi, avec lequel naît une évidence extraordinaire, et un sentiment de confiance absolu, de telle sorte que je me dis, voilà , c’est lui, c’est moi, c’est nous, semons du bonheur parce que là c’est tellement évident que mes blocages, que je lui avais expliqués, quand j’étais avec lui, ben nada, envolés, pas de tremblements intempestifs, que du plaisir et du bonheur, je me suis entièrement livrée, confiée, ce que je n'avais jamais pu faire sans me planquer derrière mon ironie, j'ai cru en moi, en lui, en nous, je me suis épanouie comme pas possible... Entre temps de toute façon j’avais avancé, j’ai un boulot que j’adore, des amis toujours extraordinaires, les mêmes passions dans lesquelles je m’épanouis, un idéalisme toujours aussi fort – biberonné de littérature-, je m’aimais chaque jour davantage, enfin, j’acceptais les compliments donnés, je pratiquais beaucoup la dérision, l’autodérision, quand j’étais avant surtout hyper cynique, mes angoisses n’étaient plus des crises violentes, j’étais posée, équilibrée, bref tout allait bien dans le meilleur des mondes possibles. Jusque là , donc, pas de problème…Et puis, là , je me suis perdue. Je me suis mise, moi, une pression monumentale. Dans ma tête, je suis restée vierge, et si je n’ai pas couchée avec le gentil doux dingue rêveur, c’est que j’avais choisi, choisi de réserver ce moment-là à une personne que j’aimais vraiment, et que ce moment, je le voulais magique, je l’avais sacralisé avec une telle puissance, que je me suis effondrée sous la pression, parce que pour faire l’amour, et non pas simplement se faire sauter, il faut être deux, et que sont arrivées des angoisses terribles, de celles à la con « serais-je à la hauteur ? » autour desquelles j’ai cristallisé des angoisses de l’abandon, notamment celle de la famille. Comme c’était une relation à distance, les angoisses m’ont rongée, parce que je me disais, déjà qu’on se voit pas beaucoup, forcément la prochaine fois on va le faire, pression pression pression= angoisses angoisses angoisses. Bref, je ne me reconnaissais pas, du tout, parce je suis une personne posée, très passionnée, mais dans le bon sens du terme –mes passions, je les partage, j’essaie de donner un max-qui réfléchit beaucoup-beaucoup trop parfois-, et vite, donc j’apprends vite aussi (quand on a passé sept ans dans un trou, on ne veut plus perdre de temps après). Bien. Que fait une femme, un homme qui a des crises d’angoisse pareilles ? Il les jette à la tête de l’autre…Je l’ai fait. Avec maladresse d’abord, cruauté aussi, dans les mots, qui sont justement l’essence de mes passions (j’enseigne la littérature, j’écris, je fais du théâtre). Et l’homme que j’aimais m’a quittée, puisque je l’ai fait souffrir. Ce que ça m’a fait, ce que ça me fait encore, peu importe, ce n’est pas le sujet du post, et sa réaction ne l’est pas non plus. Alors non, je ne considère pas être la seule responsable de l’échec de cette relation, les torts étaient partagés, ils le sont toujours, il y avait d’autres problèmes, mais ce n’est pas pour ça que j’écris ce message. Avec le recul, même si c’est encore très frais – je réfléchis vite…voilà , je me pose la question suivante :
Dois-je vraiment me faire interner…non, désolée je plaisante, le rire est un paravent chez moi.
Dois-je vraiment continuer de sacraliser la relation sexuelle, ce qui m’a mise dans cet état, et donc attendre le prince charmant, dont je sais qu’il n’existe pas, la preuve, et donc garder cette « virginité » au risque, avec le temps, de voir s’intensifier les crises d’angoisse, à tel point que j’attendrais tellement de l’autre que ça le fera toujours fuir… ?
Ou dois-je m’envoyer en l’air avec le premier clampin- enfin, un gentil clampin quand même- qui passe, pour régler une bonne fois pour toute la question, et avancer vraiment ?
Merci à ceux qui m’auront lu jusqu’au bout, encore plus, déjà , à ceux qui prendront la peine de me répondre.
"Il faut porter en soi un chaos pour mettre au monde une étoile dansante" N.
http://www.youtube.com/watch?v=nD0cinfF ... plpp_video
http://www.youtube.com/watch?v=nD0cinfF ... plpp_video
