Voici un article qui m'a vraiment
Les hétéros, cible non prioritaire
Le sida a beau être grande cause nationale, la prévention patine.
Par Matthieu ECOIFFIER
jeudi 11 août 2005 (Liberation - 06:00)
'est l'été du «Sida grande cause nationale» mais qui s'en est aperçu ? Plusieurs associations s'inquiètent du vide de la politique de prévention en direction des hétérosexuels. Pire, certaines ont vu leurs actions en direction de ce public supprimées. Couples contre le sida (CCS), qui couvre la plupart des boîtes échangistes dans trois régions dont l'Ile-de-France, a vu son budget national amputé et son action au Cap-d'Agde retoquée. Même constat au «Kiosque». «Nous avons essuyé un refus de l'Institut national de prévention et d'éducation à la santé (Inpes) de financer une brochure intitulée Femmes et VIH, regrette Sylvain Brotthier, chargé de mission. "Intéressant mais pas prioritaire", nous a-t-on dit.»
Au bureau Sida de la Direction générale de la santé (DGS), on reconnaît que l'action de CCS au Cap-d'Agde est «intéressante» et que ses ennuis viennent d'«un manque de savoir-faire pour dialoguer avec l'administration». Et du fait que «son action n'est pas portée par l'épidémiologie». Quatre cibles sont prioritaires pour le ministère de la Santé : «Les séropositifs, les homos, les migrants et les résidents des Antilles-Guadeloupe-Guyanne.»
Et puis, «pour maintenir la vigilance et le niveau d'information de la population générale, il y a les spots télé», rappelle la DGS. «Chez les femmes, près d'un quart des nouvelles contaminations concerne des femmes de nationalité française. On ne peut prétendre que cette population n'est pas exposée au VIH», s'étonne Emmanuel Château d'Act-Up. Et de dénoncer «une prévention à nouveau ciblée sur les "groupes à risques" qui ignore la réalité des pratiques : comme les aventures extraconjugales des hétéros, jamais évoquées à cause du tabou de la fidélité».
Les hétéros, cible non prioritaire
Le sida a beau être grande cause nationale, la prévention patine.
Par Matthieu ECOIFFIER
jeudi 11 août 2005 (Liberation - 06:00)
'est l'été du «Sida grande cause nationale» mais qui s'en est aperçu ? Plusieurs associations s'inquiètent du vide de la politique de prévention en direction des hétérosexuels. Pire, certaines ont vu leurs actions en direction de ce public supprimées. Couples contre le sida (CCS), qui couvre la plupart des boîtes échangistes dans trois régions dont l'Ile-de-France, a vu son budget national amputé et son action au Cap-d'Agde retoquée. Même constat au «Kiosque». «Nous avons essuyé un refus de l'Institut national de prévention et d'éducation à la santé (Inpes) de financer une brochure intitulée Femmes et VIH, regrette Sylvain Brotthier, chargé de mission. "Intéressant mais pas prioritaire", nous a-t-on dit.»
Au bureau Sida de la Direction générale de la santé (DGS), on reconnaît que l'action de CCS au Cap-d'Agde est «intéressante» et que ses ennuis viennent d'«un manque de savoir-faire pour dialoguer avec l'administration». Et du fait que «son action n'est pas portée par l'épidémiologie». Quatre cibles sont prioritaires pour le ministère de la Santé : «Les séropositifs, les homos, les migrants et les résidents des Antilles-Guadeloupe-Guyanne.»
Et puis, «pour maintenir la vigilance et le niveau d'information de la population générale, il y a les spots télé», rappelle la DGS. «Chez les femmes, près d'un quart des nouvelles contaminations concerne des femmes de nationalité française. On ne peut prétendre que cette population n'est pas exposée au VIH», s'étonne Emmanuel Château d'Act-Up. Et de dénoncer «une prévention à nouveau ciblée sur les "groupes à risques" qui ignore la réalité des pratiques : comme les aventures extraconjugales des hétéros, jamais évoquées à cause du tabou de la fidélité».
Jane Lane : "I like having low self esteem. It makes me feel special."
