Ce sera la première fois que je vais faire un poste pour soulager ma peine mais j'ai tellement mal que je ne sais plus comment gérer cette souffrance.
Il y a un an, j'ai rencontré P. Tout se passe bien. Je suis heureuse. Je rayonne. On s'entend tellement bien. On s'aime. C'est d'ailleurs le premier qui a dit "je t'aime".
Tout le monde s'exclame qu'on s'est bien trouvés.
Nous avons le projet d'emménager ensemble. C'est un peu compliqué puisque nous avons 500km entre nous mais il y croit donc j'y crois aussi. On fait les trajets dès que nous pouvons et surtout lui.
Et puis en novembre, il perd son travail. Il vient vivre avec moi.
Tout se passe super bien ou presque puisqu'il ne trouve pas de travail dans ma région. Mais c'est un petit passage, il va trouver.
Mais voilà en février, j'apprends que je perds mon travail aussi. Le préavis se finit le 22 mars.
P. et moi discutons de la situation. Il me certifie qu'en retournant en Belgique, il trouvera vite un travail. Je pose mon préavis d'appartement et dans trois mois, j'arrive en Belgique.
Il part début mars et je fais mon mois de préavis. Il vient me voir, je viens le voir. Mais il a beau démarché les entreprises, il n'est pas embauché.
En avril, je passe mes week ends sur la route pour le voir. Son moral diminue un peu mais il a reçu des propositions, passé des entretiens et il a fait quelques petits boulots d'interim. Je commence les visites pour les appartements mais ce n'est pas spécialement fructueux et je dois repartir en France car il vit chez ses parents et que je ne peux pas trop m'éterniser.
Et ça commence à merdoyer. Je m'empètre dans les démarches administratives. Ca devient grandguignolesque. Je ne touche pas d'ARE pour le moment donc je ne peux pas aller le voir. Et lui, sa voiture l'abandonne et ne peut plus se déplacer. Coup du sort. Ca va s'arranger.
Nous nous voyons pas pendant un mois. Il n'a pas de travail. Son moral chute, enfin je crois.
Et puis la semaine dernière je ne comprends plus son comportement au téléphone. Il est déprimé, distant et cinglant. Il me dit qu'il n'aura plus jamais le moral. Je veux comprendre mais il me dit "je veux pas t'expliquer par téléphone. Je veux pas le faire ainsi car c'est lache. Je veux t'en parler samedi." Pas possible d'attendre trois jours alors que c'est évident ce qu'il a à m'annoncer. C'est ce que je lui explique. Je n'ai pas pu obtenir les raisons mais je sais qu'il me quitte. Je dois avoir ses raisons ce samedi car je me suis exilée et isolée chez mes parents pendant une semaine. Cependant, on peut pas fuir éternellement.
Et ce soir, je suis de nouveau dans mon appartement qui ne sera plus le mien pour longtemps et je tente de relativiser sur ma situation mais:
j'ai perdu mon travail
j'ai plus d'argent à cause des méandres et de la sottise des administrations
j'ai plus l'amour de ma vie
j'ai plus de projet
et faute d'argent depuis deux mois et demi je plonge financièrement
j'ai posé mon préavis au moment où nous avions convenus que j'allais le rejoindre donc je ne vais plus avoir d'appartement dans peu de temps
Ce soir, je sais que je suis à deux doigts de me retrouver à la rue et je ne sais plus quoi faire. Toutes les démarches que j'ai entamés échouent à cause d'un flot d'incompétents (un papier que le pole emploi ne m'envoie pas, l'académie qui ne veut rien entendre, l'assistante sociale qui ne se bat pas pour m'aider...)
Je m'excuse car je n'ai pas de questions mais j'avais envie de trouver un tout petit peu de réconfort.
Il y a un an, j'ai rencontré P. Tout se passe bien. Je suis heureuse. Je rayonne. On s'entend tellement bien. On s'aime. C'est d'ailleurs le premier qui a dit "je t'aime".
Tout le monde s'exclame qu'on s'est bien trouvés.
Nous avons le projet d'emménager ensemble. C'est un peu compliqué puisque nous avons 500km entre nous mais il y croit donc j'y crois aussi. On fait les trajets dès que nous pouvons et surtout lui.
Et puis en novembre, il perd son travail. Il vient vivre avec moi.
Tout se passe super bien ou presque puisqu'il ne trouve pas de travail dans ma région. Mais c'est un petit passage, il va trouver.
Mais voilà en février, j'apprends que je perds mon travail aussi. Le préavis se finit le 22 mars.
P. et moi discutons de la situation. Il me certifie qu'en retournant en Belgique, il trouvera vite un travail. Je pose mon préavis d'appartement et dans trois mois, j'arrive en Belgique.
Il part début mars et je fais mon mois de préavis. Il vient me voir, je viens le voir. Mais il a beau démarché les entreprises, il n'est pas embauché.
En avril, je passe mes week ends sur la route pour le voir. Son moral diminue un peu mais il a reçu des propositions, passé des entretiens et il a fait quelques petits boulots d'interim. Je commence les visites pour les appartements mais ce n'est pas spécialement fructueux et je dois repartir en France car il vit chez ses parents et que je ne peux pas trop m'éterniser.
Et ça commence à merdoyer. Je m'empètre dans les démarches administratives. Ca devient grandguignolesque. Je ne touche pas d'ARE pour le moment donc je ne peux pas aller le voir. Et lui, sa voiture l'abandonne et ne peut plus se déplacer. Coup du sort. Ca va s'arranger.
Nous nous voyons pas pendant un mois. Il n'a pas de travail. Son moral chute, enfin je crois.
Et puis la semaine dernière je ne comprends plus son comportement au téléphone. Il est déprimé, distant et cinglant. Il me dit qu'il n'aura plus jamais le moral. Je veux comprendre mais il me dit "je veux pas t'expliquer par téléphone. Je veux pas le faire ainsi car c'est lache. Je veux t'en parler samedi." Pas possible d'attendre trois jours alors que c'est évident ce qu'il a à m'annoncer. C'est ce que je lui explique. Je n'ai pas pu obtenir les raisons mais je sais qu'il me quitte. Je dois avoir ses raisons ce samedi car je me suis exilée et isolée chez mes parents pendant une semaine. Cependant, on peut pas fuir éternellement.
Et ce soir, je suis de nouveau dans mon appartement qui ne sera plus le mien pour longtemps et je tente de relativiser sur ma situation mais:
j'ai perdu mon travail
j'ai plus d'argent à cause des méandres et de la sottise des administrations
j'ai plus l'amour de ma vie
j'ai plus de projet
et faute d'argent depuis deux mois et demi je plonge financièrement
j'ai posé mon préavis au moment où nous avions convenus que j'allais le rejoindre donc je ne vais plus avoir d'appartement dans peu de temps
Ce soir, je sais que je suis à deux doigts de me retrouver à la rue et je ne sais plus quoi faire. Toutes les démarches que j'ai entamés échouent à cause d'un flot d'incompétents (un papier que le pole emploi ne m'envoie pas, l'académie qui ne veut rien entendre, l'assistante sociale qui ne se bat pas pour m'aider...)
Je m'excuse car je n'ai pas de questions mais j'avais envie de trouver un tout petit peu de réconfort.
