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Bonjour.

Précisons tout d'abord que ce post contient du matériel pouvant choquer les personnes se positionnant contre l'avortement.
Mon but ici n'est pas de poser le pour ou contre l'avortement, d'en débattre et de créer une polémique. Le but est davantage de vous exposer ma situation, mes craintes et de récolter des avis et pourquoi pas discuter des expériences d'autres.

A 135 kilos, près de trente ans, mon couple va bien.
Nous ne nous sommes jamais projetés dans le désir d'enfant.
Mon mari est plus jeune que moi, bénéfice de contrats de travail instables.
Quant à moi, en plus d'être une femme très ronde, je souffre d'une maladie qu'on appelle la fibromyalgie.

La fibromyalgie, pour celles et ceux qui ne connaissent pas ce terme, est une maladie dont les causes sont assez peu connues. On parle de souci hormonal, de gènes, de choc psychologique...
Elle peut survenir à tout âge et touche 2% de la population en général dans des pays "modernes".
Les symptômes sont : fatigue chronique, troubles du sommeil et de l'endormissement, douleurs persistantes et diffuses, crises de douleurs plus imposantes, syndrome du colon irritable, ...
Tout ceci est très théorique.
Voilà maintenant comment je vis ma fibromyalgie.

La mienne serait due à la violence familiale subie dans le courant des années 90, où je m'étais placée en situation d'hypervigilence par rapport aux "pétages de plombs" répétés de mon père.

Dès ces années, j'ai commencé à constater des pertes de concentration, des soucis de mémoire, des difficultés à suivre une conversation ou à comprendre ce qu'on me disait. De la brillante élève, je suis passée à l'élève moyenne en un rien de temps.

Souffrant déjà des séquelles d'une lordose, cyphose et de la maladie de Sheuermann (destruction totale ou partielle de certains disques intervertébraux), j'avais beaucoup de difficultés au niveau du dos.
Mais également une fatigue très intense, parfois des crampes dans le ventre, des baisses de tension pendant les règles.

Petit à petit et même après avoir quitté le domicile parental, d'autres symptômes sont apparus comme des difficultés à marcher une rue en pente, des soucis gastriques (nausées très fréquentes), des problèmes de concentration toujours de plus en plus grands, de l'insomnie assez imposante et un tas d'autres choses qui m'ont finalement petit à petit fait perdre pied.

Ne me demandez pas comment mais j'ai tout de même réussi à passer un diplôme supérieur tout en étant dans cet état.

C'est à 26 ans, quand je travaillais, que ma dose de stress a réaugmenté via un harcèlement moral sur mon lieu de travail.
Depuis, mon stress n'a jamais baissé et mes symptômes n'ont fait qu'empirer.

Je vous passerai les détails car ce texte ressemble de plus en plus à un roman mais ces dernières années, j'ai subi énormément de choses, ce harcèlement, la perte de grands-parents et d'autres proches, des conflits qui ont resurgi avec mes parents, ... bref la totale.

Après avoir vu psy, psychiatre, rhumatologue, nous sommes tombés d'accord sur le fait que je n'étais pas dépressive mais que ma situation globale n'était pas positive et me mettait dans une situation de stress quasi intenable pour un être humain moyen.

Il a donc fallu que je lâche la soupape. Ceci a été fait et bien fait étant donné que depuis mon diagnostic l'an dernier, je suis comme un zombie. Je dors très mal, j'ai des crises et des douleurs de plus en plus régulières. Mes douleurs sont parfois intenables et me font pleurer. J'ai également subi des douleurs du ventre qui étaient à tomber par terre avec baisse de tension et hypothermie dues à la douleur.

Bien entendu, faire reconnaitre la maladie par autrui n'a rien d'évident et les administrations n'aident pas. Mon mari a un travail mais des contrats précaires qui se finissent la semaine prochaine et nous ne savons pas ce qu'il sera de l'avenir. Les administrations poussent pour que je travaille alors que mon état de santé ne me le permet pas.

Tout d'abord car mes troubles du sommeil ne me donnent aucune régularité de vie. Impossible de dire si je pourrai être levée pour un rendez-vous à 10H00 du matin ou même parfois à 14H00. Je vis souvent aux heures américaines mais sans régularité aucune. Nous avons essayé les hypnotiques récemment qui ont donné de très bons résultats.

Je suis sous traitement à base de gabapentine, en gros, un "médicament" qui agit sur le cerveau pour inhiber certaines substances et permettre finalement moins de douleurs.

Nous avons également planifié de mettre en place des thérapies alternatives vu le manque de réponse hautement scientifique à la maladie. Entre autres, nous avons pensé à l'hypnothérapie.

Nous étions, mon époux et moi, très motivés à tenter de me remettre en forme à remuer ciel et terre pour espérer voir mon état s'améliorer.

Il faut dire que je ne vis qu'une demie-vie. Je prends cet exemple souvent : marcher dans la rue pour n'importe qui, c'est regarder les boutiques, c'est respirer l'air, regarder les tenues des gens éventuellement ou encore les voitures qui passent. Pour moi, c'est à chaque pas très douloureux, un enfer lorsque mes jambes sont touchées par la maladie. Parfois, c'est mon dos, parfois mon ventre. Je ne sais jamais prévoir ce qui se passera le lendemain.
Tout ce qui me reste est cette fatigue insoutenable et cet état de léthargie, de flottement dans lequel je me retrouve en fin de compte, sans doute car en étant à moitié crevée, il est moins difficile de faire face aux douleurs. C'est vrai, pour moi.

J'ai également oublié de mentionner mes migraines régulières qui peuvent durer jusqu'à trois jours.

Au sujet de la fibromyalgie, précisons-le, certains considèrent la maladie comme "imaginaire", nous serions toutes et tous des hystériques ou des personnes en manque d'attention ou encore des gens fainéants qui se cachent derrière une maladie fantaisiste. A vrai dire, si on prend le cas de maladies comme la sclérose-en-plaques, elle est bien réelle et pourtant, pendant des années, ses victimes ont été remises en question ce qui est encore plus douloureux car se battre pour un mieux-être et en plus faire face au jugement d'autrui n'a rien d'évident.

Et donc.................... dans tout ça.
Je suis enceinte.

Cinq semaines. Je n'ai jamais vraiment eu de désir d'enfant. Nous n'avons jamais vraiment essayé. Nous projetions une grossesse à "quand ça ira mieux".

Ceci signifie que je devais d'abord penser à essayer de faire en sorte de trouver un traitement adéquat à la maladie, à prendre soin de moi (chose qui a rarement été faite dans ma vie), à résoudre certains conflits psychologiques, à régler ma situation sociale PUIS à envisager éventuellement quand j'irais mieux une grossesse afin que celle-ci se passe dans des conditions correctes.

Nous avions mis en place des rendez-vous récemment pour tenter de refaire un peu de sport, essayer de me faire sortir de mon "trou", m'aider à me sortir de cette situation qui inclut des variables physiques et psychologiques.
Je me suis en effet assez bien "enterrée" seule ces dernières années suite à tout ce qui s'est passé.

Le désir de grossesse ou d'enfant, comme je le disais, n'est pas très présent. CAD que vu que je souffre énormément, prendre son temps était nécessaire. Nous nous protégions donc.

Mais voilà, pour des raisons inconnues, il y a cinq semaines, j'ai commencé mon aménorrhée et je ne sais pas ce qui a pu se produire mais j'ai ressenti des symptômes de grossesse.
Lundi, j'ai donc demandé à mon mari de passer à la pharmacie prendre un test.
Positif.

La réaction a été assez émotionnelle. Je ne savais si je devais être contente ou autre. Entre l'attente des autres, le désir de petit-enfant de ma mère et de mon père et ma propre santé, mon coeur balance. J'ai beaucoup pleuré, je ne m'étais jamais dit que ça arriverait si vite. J'ai également eu une réaction de nervosité intense se soldant chez moi par le rire. Mais ça ne représente pas réellement du bonheur. Plutôt de l'angoisse, chez moi.

Mon mari a de suite été inquiet et moi également. En effet, mon état de santé actuel nécessite la prise de médicaments lourds.
Evidemment, nous avons pensé à l'enfant. Nous avons essayé de nous projeter mais étant donné que ça fait près de trente ans que je ne me projette pas dans la grossesse, que très peu de personnes autour de moi sont tombées enceintes et que j'ai tenu un bébé une fois dans ma vie sans en être heureuse, je ne sais pas vraiment grand chose de tout cela bizarrement.

Egalement, j'étais assez craintive par rapport aux examens gynécologiques étant donné que ma mère m'a toujours dit "on fait ça quand on est enceinte, pas avant. Je n'avais donc jamais véritablement eu à subir d'examens etc.

Grande inconnue donc.
Il existe une part de moi qui désire garder l'embryon et le mener à terme. C'est un idéal...
Mais une partie de moi tente à être davantage réaliste et a peur. Excessivement peur.
Mon poids à lui seul n'est sans doute pas vecteur de grossesse difficile, non. Mais associé à la fibromyalgie et aux soucis liés au stress et à mon état psychique, ma grossesse risque de se passer très mal.

J'ai arrêté les médicaments de traitement de la fibromyalgie dès que j'ai su que j'étais enceinte sans doute par instinct de protection de l'embryon.
Ceci étant, mes douleurs sont dix fois plus fortes maintenant, je dors à peine quelques heures par nuit et mon état de santé est en train de se dégrader.

J'ai davantage l'impression d'être une sorte de marginale voire junkie plutôt qu'une future mère.

La question de l'avortement s'est posée assez rapidement étant donné que ni moi ni mon époux n'avons jamais été contre l'avortement quand les raisons de le faire sont compréhensibles (situations de détresse).

Je m'estime en détresse à l'heure actuelle et c'est la raison pour laquelle nous avons tenté de peser le pour et le contre.

Je ne suis malheureusement pas sûre de ma décision car une part de moi voudrait tenter l'aventure mais l'autre part souffre énormément.

La question qui se pose est donc "dois-je écouter mon corps et reporter éventuellement le projet bébé à plus tard ou dois-je tenter contre vents et marrées à porter cet enfant ?".
Ma maladie est déjà un chemin de croix. J'aurais voulu envisager une grossesse de manière plus sereine.

L'avortement en soi n'a rien d'idéal, il peut être culpabilisant mais je l'envisage sérieusement eut égard au fait que si ma santé ne va pas bien, comment puis-je gérer celle d'un embryon/foetus/bébé ?
A fortiori, comment gérer un accouchement alors que je ne me gère déjà pas moi-même ni mes douleurs?
Et comment s'imaginer s'occuper d'un enfant lorsqu'on n'arrive pas à s'habiller seule, à se lever parfois ?

Je n'ai plus aucune autonomie, je suis faite de douleurs et voilà ceci qui arrive, je suis partagée entre écouter mon corps et donc celui de l'embryon ou à faire preuve de "courage", un courage qui jusqu'ici ne m'a mené qu'à m'enfoncer.

Mon expérience de vie me dit que si j'avais écouté mon corps dans le passé, je ne serais sans doute pas arrivée à ce stade...

Finalement, il existe deux solutions :
- ou mener cette grossesse à terme pour des raisons de morale, de "pression sociale", pour l'envie éventuellement d'avoir un enfant, d'éventuellement défier mon propre corps (envie que je n'ai jamais mesurée), ...
- ou choisir d'écouter les cris mon corps, tenter de faire en sorte de le soigner et ensuite réenvisager une grossesse dans de bonnes conditions.

Entre les deux, mon coeur balance et ce depuis que ce premier test a été effectué, puis le test sanguin puis la première écho.

Et là, j'ai besoin non pas de l'approbation d'autrui ni d'engueulades à ce sujet car je sais que le sujet est sensible vu que beaucoup de femmes rondes font un chemin de croix aussi pour tomber enceinte.
Mais simplement de votre avis, de savoir si vous avez vécu une expérience similaire, ... etc.

Bref : help.
Salut,

je suis pour l'avortement perso, et dans ton cas, ma raison me dirait d'avorter. Le problème c'est que le coeur s'en mêle...

Il y a 8 ans de cela, au tout début de ma relation avec mon chéri, on a eu des rapports non protégés à deux reprises et j'ai pris deux fois la pillule du lendemain, sur une des deux fois j'ai eu des douleurs atroces et des saignements qu ime font dire que j'étais probablement enceinte. Je pense des fois que je pourrais être maman... Mais bon, c'était impensable de le garder et je ne regrette pas.

Pour ce qui est de la pression sociale, personne n'a besoin de savoir que tu as avorté.

Fais ce que tu penses être le mieux pour toi, pour ton couple et pour cet éventuel bébé. Le reste, la pression sociale, tu t'en contrefous.

Tu m'as l'air très claire, ce n'est pas le bon moment, tu dois penser à ta santé avant.


Bon courage, ce n'est pas une décision facile à prendre.
Fichtre que le temps passe...
_C_ a écrit :Salut,

je suis pour l'avortement perso, et dans ton cas, ma raison me dirait d'avorter. Le problème c'est que le coeur s'en mêle...

Il y a 8 ans de cela, au tout début de ma relation avec mon chéri, on a eu des rapports non protégés à deux reprises et j'ai pris deux fois la pillule du lendemain, sur une des deux fois j'ai eu des douleurs atroces et des saignements qu ime font dire que j'étais probablement enceinte. Je pense des fois que je pourrais être maman... Mais bon, c'était impensable de le garder et je ne regrette pas.

Pour ce qui est de la pression sociale, personne n'a besoin de savoir que tu as avorté.

Fais ce que tu penses être le mieux pour toi, pour ton couple et pour cet éventuel bébé. Le reste, la pression sociale, tu t'en contrefous.

Tu m'as l'air très claire, ce n'est pas le bon moment, tu dois penser à ta santé avant.


Bon courage, ce n'est pas une décision facile à prendre.


Je crois que tu m'as bien comprise. Entre raison et coeur, ça balance sévèrement. Je ne suis pas de celles qui pense qu'un embryon est déjà un bébé, je crois en la science et je sais que tout ce qui mourra dans une intervention comme l'avortement, ce sera surtout la potentialité d'être mère.
Ce qui me chagrine beaucoup, c'est de voir à quel point certaines mettent des années à tomber enceinte. Je me voyais déjà, il y a six mois de ça, à trente-cinq ans en train de me faire inséminer car je n'imaginais aucunement pouvoir tomber enceinte à 135 kilos avec une fibromyalgie quand je le désirerais.
Donc d'une certaine façon, il y a la crainte de "et si jamais je n'arrivais plus à tomber enceinte", et "et si jamais je n'allais jamais mieux?".
Ma raison m'a toujours dit qu'il vaut mieux éviter de faire un enfant (raison pour laquelle je me protégeais, en accord avec mes médecins/spécialistes vu que pour aucun d'eux ce n'est le moment) lorsqu'on n'est pas certaine de pouvoir le faire sereinement et de pouvoir s'en occuper.
Je ne veux pas être une mère démissionnaire et je sais que malgré tout, à l'heure actuelle, si je n'écoute pas mon égo, le bébé qui fait partie de moi ne survivra pas.

Aussi, étant donné que je n'ai jamais envisagé de grossesse, toutes mes craintes liées aux grossesses ne sont pas dissipées. Je ne sais pas à quoi m'attendre et cela m'angoisse. Ce n'est pas en quelques jours qu'on fait tout son savoir autour de l'enfant, de l'obstétrique.

Avoir un enfant, l'aimer, n'est pas un "deal" en soi, c'est tout à fait possible.
Mais le souci est de le faire dans de bonnes conditions.
Honnêtement, j'ai peur de flancher pendant la grossesse et à la naissance.

C'est très triste pour moi. J'aurais vraiment aimé pouvoir le porter.
Depuis que je suis enceinte, mes douleurs sont énormes et depuis que j'ai stoppé les médicaments, ça n'a même plus de nom. Je ne fais que dormir ou rester couchée.

Je ne veux pas être égoïste... Mais dans ces conditions peut-être que faire un enfant en devient égoïste aussi. Voire autodestructeur. En tout cas pour moi.
ça doit être terrible comme situation.

Je pense que la seule question à laquelle tu dois répondre est :

Vais-je supporter ces douleurs durant toute la grossesse ?

A te lire, je ne le pense pas, tu dois souffrir atrocement, en plus tu avais trouvé un médicament qui te soulageait un peu, donc gros gros retour en arrière .

Toi seule sait si tu pourras tenir le coup .

Et après, quand bébé sera là, pourras-tu t'en occuper malgré tes douleurs ?

Oui, bien des femmes, en surpoids ou non, ont du mal à tomber enceinte, mais je ne pense pas que tu doive prendre ça en ligne de compte, ni même le désir de ta maman à être grand-mère .

Je m'abstiendrais de te donner un conseil, faire la part des choses entre le désir d'une grossesse et d'une maternité d'un coté et ta douleur de l'autre, toi seule peut le faire .

Je te dirais juste encore : bon courage, quoi que tu fasses...
Et Tessa galope, galope et galope encore !
Merci de bien comprendre en effet cette situation très délicate. Et comme ça a été dit effectivement, la pression sociale/de la grand-mère etc. n'est pas spécialement le plus gros souci.
C'est vraiment de réussir à faire la part des choses.
Je crois que la réponse objective que j'ai, cad que la réponse non émotionnelle mais de raison que j'ai est d'avorter car j'ai peur de me mettre en danger et a fortiori de mettre en danger l'embryon.
Beaucoup de choses me passent par la tête. Je ne prends pas !a au dessus de la jambe. Pas du tout.
L'émotionnel peut parfois prendre le dessus.
J'ai beaucoup d'angoisses la nuit quant à l'éventuel avortement mais aussi la grossesse en général et le jour, le matin, quand je suis +- en forme (ça ne dure jamais longtemps), j'ai envie d'envisager la grossesse mais je suis alors rattrapée par toutes ces douleurs qui viennent s'ajouter aux maux de dos, de ventre et aux nausées de début de grossesse et ça devient insoutenable.

J'ai l'impression que cette grossesse se transformerait en chemin de croix pour moi et l'embryon si je la poursuivais.
La raison est là, le coeur lui a très peu de raison.

-_-. J'aurais aimé éviter cette situation mais la contraception n'a pas été fiable.
poour avoir fait parties des personnes qui ont galéré un max pour etre parents,je vais d'abord te dire que tu n'as pas à te justifier et encore moins à t'excuser concernant ton histoire et ta demande. chacune voit midi à sa porte et serait- bien stupide celle qui se permettrait de te juger.

Après, je trouve très difficile de te donner un avis objectif car toi seule peut mesure si l'envie d'un enfant est plus forte que ta capacité à supporter la souffrance (
C'est vrai qu'une grossesse dure 9 mois mais ça peut etre très long quand on en souffre). c'est a toi de teposer les bonnes questions et d'y répondre:
Vouloez vous vraiment cet enfant ? cet enfant vaut-il d'endurer les pires souffrances? serai-je capable au dela de la grossesse de gerer un petit boutchou au quotidien ( parce que parfois c'est sport)? quel aide morale et physique puis-je esperer de mes proches durant et après la grossesse ?

autant de questions auxquelles tu es seule a pouvoir réponse ( je me rends biencompte que tu as déjà bien reflechi sur le sujet et qu'on va pas pouvoir t'aider beaucoup :cry: )

Par contre, une chose est sure c'est que quoique tu décides, ne regrettes jamais rien.

bon courage :kiss:
anciennement T r i s s s
trisss a écrit :poour avoir fait parties des personnes qui ont galéré un max pour etre parents,je vais d'abord te dire que tu n'as pas à te justifier et encore moins à t'excuser concernant ton histoire et ta demande. chacune voit midi à sa porte et serait- bien stupide celle qui se permettrait de te juger.

Après, je trouve très difficile de te donner un avis objectif car toi seule peut mesure si l'envie d'un enfant est plus forte que ta capacité à supporter la souffrance (
C'est vrai qu'une grossesse dure 9 mois mais ça peut etre très long quand on en souffre). c'est a toi de teposer les bonnes questions et d'y répondre:
Vouloez vous vraiment cet enfant ? cet enfant vaut-il d'endurer les pires souffrances? serai-je capable au dela de la grossesse de gerer un petit boutchou au quotidien ( parce que parfois c'est sport)? quel aide morale et physique puis-je esperer de mes proches durant et après la grossesse ?

autant de questions auxquelles tu es seule a pouvoir réponse ( je me rends biencompte que tu as déjà bien reflechi sur le sujet et qu'on va pas pouvoir t'aider beaucoup :cry: )

Par contre, une chose est sure c'est que quoique tu décides, ne regrettes jamais rien.

bon courage :kiss:


Merci pour tes paroles.

Disons que l'enfant vaut beaucoup évidemment puisque maintenant, il est en cours de création. Et c'est vrai que malgré le fait que j'ai très peu envisagé sérieusement être mère dans ma vie (tout comme mon mari être père), il reste toujours la potentialité d'avoir un enfant ensemble.
Donc je ne peux pas dire qu'il ne vaut pas ma souffrance. Si ce n'était à la limite qu'une question de souffrance, je pourrais encore tenter de m'endurcir mais j'ai un peu de mal à imaginer les conséquences de la souffrance physique sur ma santé et mon état mental ainsi que la santé du bébé. CAD que comme je crois l'avoir mentionné (sais plus), les douleurs sont parfois si fortes que je suis déjà tombée en hypothermie, tension excessivement faible et presqu'en syncope.
Je doute que si ma santé flanche, la santé du bébé ne flanche pas en même temps. Et plus je serai en souffrance, plus je serai limitée donc sujette à la dépression et angoissée. Ca ne va pas aider.

Je me demande donc en quelle mesure il ne serait pas utile de postposer le projet bébé. Je pense que ma décision rationnelle est là.
Mais comme ça a été dit, au niveau émotionnel, c'est dur à gérer...

Je dois avouer que ça doit être le pire moment de ma vie. -_-
Difficile de te conseiller moi sans avoir ta maladie j'ai eu tres peur quand j'ai appris que j'étais enceinte dans le sens ou je ne m'étais jamais projeté maman alors ce genre d'angoisses + les tiennes ca doit etre dur a gerer....

Je rejoins l'avis de Triss fais ce qu'il te semble bon pour toi pas en fonction de ce que pourront penser les uns ou les autres toi seule sait si tu seras capable ou pas... dans les deux cas (avortement ou bébé) il y a des difficultés alors essayes de "t'imaginer" le futur ce que tu es prete a endurer dans quelle situation tu te vois le plus ou pas...

Bon courage en tout cas!
Big_Girl_Beautiful a écrit :Difficile de te conseiller moi sans avoir ta maladie j'ai eu tres peur quand j'ai appris que j'étais enceinte dans le sens ou je ne m'étais jamais projeté maman alors ce genre d'angoisses + les tiennes ca doit etre dur a gerer....

Je rejoins l'avis de Triss fais ce qu'il te semble bon pour toi pas en fonction de ce que pourront penser les uns ou les autres toi seule sait si tu seras capable ou pas... dans les deux cas (avortement ou bébé) il y a des difficultés alors essayes de "t'imaginer" le futur ce que tu es prete a endurer dans quelle situation tu te vois le plus ou pas...

Bon courage en tout cas!


merci <3
je ne sais pas qu'elles ont exactement les conséquences des souffrance de maman sur un embryon. Il serait peut-etre bon avant de prendre une décision aussi définitive, de prendre conseil auprès d'un gynéco-obstétricien. Je pense qu'en outre il doit pouvoir compte tenu des circonstances ce que les effets secondaires de ta maladie( à toi de lui indiquer lesquelles) peuvent donner avec une grossesse.

Quoi que tu décides ( je ne sais pas si on peut encore parler de choix, face a un dilemne aussi cruel), tiens nous au courant.Ton histoir m'émeut beaucoup, et je serai heureuse d'avoir de tes nouvelles quelqu'elles soient.

:kiss:
anciennement T r i s s s
Difficil de conseillé dans ce genre de situation,je dis comme les autre ce choix ne te regarde que toi et ton mari,ce n'est pas les autre qui subisse ta maladie et tes douleurs et ce n'est pas les autres qui assumerons ton enfant....Je pense aussi qu'aant de prendre ta décision final tu devrais aller voir un gynéco...Je te souhaite plein de courage dans ce moment difficil....
moi j 'ai l 'impréssion que t 'as décision est prise et que c 'est avorter pour de bonne raison ta souffrance et peur de souffrir encore plus pendant la grossesse, ce qui fait pense que la decision est prise c 'est que tu n e parle que d 'embryon et non de bb
5 ans que tu illumines ma vie je t'aime mon ptit amour
TheInsaneMogwai
je suis moi aussi fibromyalgique et enceinte de 7 semaines. ce que je sais c'est que les hormones diminuent les douleurs, donc le temps de ta grossesse tu devrais avoir moins mal, dixit mon médecin et une amie fibromyalgique qui vient d'avoir un bébé. Pour l'accouchement il faut bien prévenir le corps médical qu'on est plus sensible à la douleur que les autres, perso je le dis à chaque RDV médico comme le dentiste ou la prise de tension qui est infernale pour moi, mais avec une bonne péridurale et les hormones ça ne devrait pas être plus douloureux que pour une autre.
j'explique toujours que par exemple quand quelqu'un se cogne le coude et qu'il a mal au niveau 4 sur 10 sur l'échelle de la douleur, un fibromyalgique aura mal à 7 sur 10.

tu veux attendre d'aller mieux mais je ne veux pas te décevoir mais aller mieux avec la fibro c'est savoir gérer sa douleur et comme tu dis savoir écouter son corps. Et un corps de 30 ans supporte mieux la grossesse qu'un de 37 (voir 44 pour moi :? )
je trouve qu'avec l'hypnothérapie tu es sur la bonne voie, de mon côté je vois un psy spécialisé dans la douleur ça me fait du bien j'ai moins l'impression d'être une extra terrestre.

pour ce qui est de la grossesse si tu sais écouter ton corps tu sais te reposer souvent, ne pas faire ce qui déclenchera des douleurs comme par exemple 1h de repassage mais plutôt 1/2 h le matin et 1/2 h le soir.

ensuite quand l'enfant est là il s'adapte. Ma fille de 13 ans n'a jamais trouvé que je me reposais trop car je me repose au moment ou elle est occupé (pendant les vacances c'est un peu dur mais je gère) et pour ce qui est d'un petit il se repose souvent il faut donc profiter de ses moments de repos pour en faire autant.

En tous les cas sache que tu n'es pas seule si tu as besoin d'en parler je suis là. c'est bien normal que tu ai peur d'avoir encore plus mal et attention car la peur d'avoir mal déclenche des douleurs.

Les femmes qui ont des douleurs décrivent leur grossesse comme une parenthèse dans la douleur.

Ecoute ton corps et écoute aussi ton cœur ! ;)
Bibi-Malene a écrit :ensuite quand l'enfant est là il s'adapte.


Je ne cherche pas à te juger là-dessus et je ne doute pas que tu fasses ce qu'il y a de mieux pour ton enfant, mais selon moi, ce n'est pas à l'enfant à s'adapter aux problèmes de ses parents...

Après cette parenthèse, je pense que toi seule peux savoir quel choix est le meilleur pour toi, car tu es celle qui vit cette situation. Je ne te dirai même pas ce que je ferais dans ta situation, parce que je ne la vis pas et que de toutes façons, c'est un choix très personnel.

Ce qui m'inquièterait encore plus que le pendant la grossesse, c'est le après dans ton cas. Seras-tu capable de t'occuper d'un enfant débordant de vie et très demandant? Déjà, quand on est pétant de santé, c'est pas rose tous les jours, je n'imagine pas quand on est malade, encore moins quand on souffre comme tu sembles souffrir. De ce côté-là, il faut penser à ce que tu te sens capable ou non de faire, mais aussi à l'impact que ça pourrait avoir sur l'enfant.

Il m'est déjà arrivé d'avoir à faire un choix alors que ma tête et mon coeur étaient en conflit, alors je sais que c'est très difficile. Peu importe ta décision, viens nous donner des nouvelles quand elle sera prise! ;)
Mademoiselle Clémentine devrait voir le jour autour du 31 juillet 2010! On t'attend ma poulette!!!

"Les gens sont vraiment tous des cons! Ouais, mais voilà... les gens, c'est nous!" - Au lit les mômes!
Angelfa a écrit :
Bibi-Malene a écrit :ensuite quand l'enfant est là il s'adapte.


Je ne cherche pas à te juger là-dessus et je ne doute pas que tu fasses ce qu'il y a de mieux pour ton enfant, mais selon moi, ce n'est pas à l'enfant à s'adapter aux problèmes de ses parents...


Pourtant, il y a des parents handicapés qui ont des enfants, et ça n'en fait pas pour autant de mauvais parents... les enfants s'adaptent... penses-tu qu'ils devraient s'abstenir parce qu'ils sont en fauteuil roulant/aveugle/dépressifs... ? Quelque soit la situation, il y a toujours une adaptation, dans les deux sens... l'enfant s'adapte de toute façon au mode de vie de ses parents, à leur environnement qui devient le sien, à leur culture, etc...

Pour ton problème, TheInsaneMogwai, je ne saurais que te dire, c'est très personnel comme décision... Je trouve cependant le post de Bibi-Malene très sensé... J'ai une certaine approche de la fibro, puisque mon conjoint en a une, et je sais combien c'est difficile à vivre au quotidien... Peut-être devrais-tu rencontrer des gens du corps médical pour savoir comment ils gèrent ce type de grossesse associée à une fibro...
...
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