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Bonjour tout le monde.

Voilà, j'ai de sérieux problèmes d'orientation qui m'affectent particulièrement.

A la sortie du lycée, bac en poche, j'ai choisi, poussée par mes parents, de faire une prépa infirmière dans le but de passer mes concours. Un an plus tard, je réussi enfin mon concours infirmier, et je rentre dans une école découvrant pour la première fois ce milieu.

Mon premier stage s'est très très mal passé, il y'avait une mauvaise ambiance au sein de l'équipe, et j'étais avec un aide soignant pervers qui m'encadrait. Bref, l'horreur ...

J'ai quand même tenu le coup, je suis allée jusqu'au bout de mon stage, même si je pleurais tous les jours. Retour à l'école, je me trouve hélas peu d'affinités avec les gens autour de moi. Je ne suis pas comme eux : Ils sont tous minces, avec des corps de rêves, tous très bien habillés et semblent dénués de tous sentiments négatifs : ils ont le sourire, bref, je me sens totalement différente des personnes qui m'entourent.

Tant bien que mal, j'essaye de m'intégrer, mais j'ai du mal à comprendre la mentalité qui règne au sein de cette école : les personnes semblent se donner une image qui n'est pas la leur, une image de grand sauveur de l'humanité, beaucoup se force à aider certaines personnes en difficultés parce qu'ils sont infirmiers et qu'ils SE DOIVENT d'être solidaire. Au final, cela n'est pas leur vraie personnalité, ils deviennent ce que l'école leur enseigne, sous des principes de dignité, d'intimité, de solidarité, d'empathie, et j'en passe...

Je me sens alors de moins en moins concernée par cette école, je ne peux peux plus me cacher sous ses attraits qui ne sont pas les miens : Je suis une personne qui a rencontré énormément de difficultés dans sa vie, et de ce fait, je ne me sens pas pleinement en coordination avec mon corps, je le rejette, je rejette même ma façon de penser... Comment être à même d'aider les gens dans ce cas là ? C'est impossible, je prends les choses trop à cœur, j'ai une boule au ventre lorsque je sais que je dois pénétrer dans l'enceinte de cette école.

Accablée par tous ses soucis, je décide de suspendre momentanément mon année. Je me laisse donc 6 mois pour réfléchir, et me retrouver avec moi même.

Aujourd'hui, j'ai repris l'école d'infirmière, comme prévue. (malgré que je n'avais à la base pas l'intention de le faire, j'ai voulu m'accorder une deuxième chance).
Je suis arrivée complétement requinquée, motivée. Je ne voulais plus me laisser faire, avoir la force d'être ce que je suis tout simplement et me mettre plus en avant car je suis quelqu'un de très effacée.

J'ai donc effectué plusieurs stages au cours de ces deux années :
A l'aide aux personnes âgées à domicile,
en cabinet libéral
en urgence chirurgie digestive.

Pendant ces trois stages, je me suis mise en hibernation. C'est à dire que je ne pensais qu'à cela, dormir, comme pour me couper de tout. Par exemple, lors de mon premier stage, je commencais à 7h00 le matin pour terminer à 11h30 et je reprenait à 16h00 l'après midi jusqu'à 20h30. Et bien, en arrivant à midi, je dormais le plus longtemps possible jusqu'à reprendre mon travail de l'après midi, et le soir, je me couchais le plus tôt possible.

Cela s'est déroulé pendant mes trois stages : Plus de vie, grosse remise en question, plus l'envi d'aller vers l'autre, la peur du temps qui passe (car plus les heures passaient le soir et plus je me rapprochait de l'heure fatidique ou il fallait aller travailler). J'étais fatiguée, épuisée. Mais cette fatigue était en partie dûe aux nombreux efforts psychologiques que je devais fournir pour arriver à m'intégrer et à être en adéquation avec ce que le personnel attendait de moi : je ne voulais surtout pas renvoyer une mauvaise image de moi, elle l'était déjà bien assez à mes yeux pour que l'on me le rappel.

Malgré mon obésité, je me forçais donc de faire comme les
autres : mais quel calvaire de se baissait pour nettoyer, pour ranger, et quelle douleur pour mobiliser les patients. Je manque énormément d'endurance, j'ai des douleurs sur la plante des pieds à en hurler, mais je me force à rester debout pendant ces 8h00 de travail car il le faut, cela va être mon futur métier. Pendant que l'infirmière nous fait une démonstration de soins, je gigote, je ne tiens plus en place, je ressens vraiment trop de douleur. Bien entendu, je mets ça au premier abord sur le compte des chaussures, et hop, 100 euros de chaussures neuves à chaque stage, des vingtaines d'euros investi dans des pansements, des anti ampoule, des consultation chez le médecin à n'en plus finir pour des durillons... (à cause d'un mauvais appui au niveau de mes pieds, le poids déformant le tout).

Et oui, beaucoup de personnes rêverait d'être à ma place dans cette école, mais, le poids de mon corps est déjà trop difficile à surmonter pour que je puisse supporter d'autres choses à côter. Je vois les choses négativement, je n'ai pas trop d'amis, mais personne ne m'attire, j'ai l'impression d'être confrontée à un monde trop faux...

Je retiens seulement une image : une petite mamie, qui a la fin de mon stage, ma prit la main en me disant que plus jamais elle ne verrait une personne comme moi, que je ne suis pas comme tout le monde, qu'elle aimerait en voir plus qui sont entières, naturelles, avec le sourire.

Aujourd'hui, cela fait un mois que je ne suis pas allée en cours, ma référente de l'école me soutient énormément, elle m'écoute et me conseille. Mais, ayant déjà fais un report d'année, je n'ai pas la possibilité de reporter encore une fois mon année.

J'ai peur de faire une erreur, de regretter, car si je tiens dans son monde, c'est aussi parce que c'est la seule chose quelque peu gratifiante pour moi. J'ai peur de l'image que je vais renvoyer à mon alentour, pas forcément très compréhensif au quotidien. J'ai une passion : les animaux. J'ai pensé me réorienté vers un BTA conduite et gestion de l'élevage canin et félin... Mais voilà, là c'est une grosse, décision que je dois prendre et je n'y arrive plus toute seule ! :(

Aidez moi s'il vous plait, et merci beaucoup de m'avoir lu jusque là !
* Me réveiller chaque matin et jouer les cartes qui m'ont été distribuées. *


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Je ne donne pas de mesure, j'ai égaré mon mètre.

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Merci.
khaa a écrit :A la sortie du lycée, bac en poche, j'ai choisi, poussée par mes parents, de faire une prépa infirmière dans le but de passer mes concours.


Ce n'est jamais bon de faire la carrière que quelqu'un d'autre choisi pour soi. Tu n'as pas à faire le job que tes parents veullent que tu fasses.

Ton problème il est là. Ce n'est pas ce que toi tu veux faire, mais ce que tes parents veulent te voir faire.
...le seul problème avec le désert, c'est qu'on s'y ennui à mourir.

Si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on? Il ne sert plus qu'à être jeté dehors, et foulé aux pieds par les Hommes.
Justement, j'ai vraiment peur de quitter ce milieu parce que c'était en quelques sortes la sureté de l'emploi...

Aujourd'hui, j'ai l'impression qu'en changeant je cours droit aux catastrophe, ça me stress vraiment.
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Merci.
bon moi le fait qu'on fasse ce que les parents veulent pour les études et la carrière pro ca m'a toujours complètement dépassé mais je connais bcp de personnes dans ton cas. bcp vont jusqu'au bout pour faire plaisir, se disent que les parents doivent savoir ce qui est mieux pour eux etc... honnêtement faire un boulot où tu pleures tous les matins en partant ou là bas je l'ai fait et ca n'est pas viable. c'est la porte ouverte à une dépression mm si le taf est valorisant.

si j'étais toi je prendrais le temps de réfléchir. peut être faire un bilan compétences, ou discuter avec des personnes qui font les métiers qui t'attirent au quotidien (très important). fait une enquête. va voir des infirmières, va voir des vétos, va voir des personnes qui s(occupent d'animaux. ensuite tu sauras peut être mieux ce que TOI tu veux.

avoir de la reconnaissance dans un métier n'est pas tout, il faut s'y sentir bien. sinon t'es comme moi et tu fais n'importe quel taf pourvu que ca te nourrisse. ben tu peux me croire sur parole : c'est pas facile tous les jours.
l'optimisme est un cruel manque d'information... :))
khaa a écrit :Justement, j'ai vraiment peur de quitter ce milieu parce que c'était en quelques sortes la sureté de l'emploi...

Aujourd'hui, j'ai l'impression qu'en changeant je cours droit aux catastrophe, ça me stress vraiment.


la sureté de l'emploi n'existe plus vraiment... ma tante est infirmière et oui elle avait des contrats pour 5 ans mais ensuite l'hosto te jette ou te déplace. t'as pas une place à vie hein.

pis... les inf qui gagnent le plus sont celles en intérim :D (dixit une très bonne copine à moi aussi infirmière)
l'optimisme est un cruel manque d'information... :))
il faut avant tout faire ce qu il te plait

infirmiere c est un metier crevant car t es toujours debout, a manipuler les gens ! et les horaires sont pas toujours evidents a concilier avec une vie de famille . je parle en connaissance de cause !
sincerement si tu n aime pas cela, change d orientation , car sans motivation c est un boulot trop dur !
bisous !
* anciennement toto974 .

* envoi des vetement en lettre ou en en colissimo a votre choix . dans tous les cas je ne suis pas responsable des aleas de la poste !!

* mon blog en construction : http://www.vivelesrondes.com/kermariane
salut,

déjà premièrement est ce que tu aimes ton futur métier (le contact avec les patients, prodiguer des soins...) ?


ou d'un coté ceux sont une accumulation de plusieurs choses qui viennent entraver tes études (la mauvaise ambiance à l'école, tes problèmes de santé qui font que tu a du mal à rester trop longtemps debout par exemple...) ?

A 18 ans, mon bac en poche j'ai intégré une école d'infirmières.C'était mon choix, depuis toute gamine je rêvais d'être infirmière. J'avais d'excellents résultats. Malgré cela je n'étais pas heureuse, je ne me sentais pas à ma place. Je n'aimais pas du tout l'ambiance de mon école om on nous demandait d'agir en adulte tout en nous traitant en gamines attardées. J'avais du mal avec la mort, avec la souffrance, avec l'ignorance, avec la dureté de certains soignants, avec des choses que j'ai vues et qui m'ont choquée. Je pleurais chez moi, je faisais des crises d'angoisse, je me reprochais de ne pas pouvoir sauver des mourants (je peux encore dire les noms et prénoms de plein de gens qui m'ont marquée). J'ai arrêté avant le diplôme.

Peut être que j'étais trop jeune, surtout affectivement. D'une enfance protégée, je passais dans la vraie vie où rien n'était vraiment comme je m'y attendais.

Infirmière c'est un métier particulier. On est confrontés chaque jour à la souffrance, à la peur, à la mort, à l'indifférence, à des spectacles difficiles, à de belles choses aussi bien sûr. C'est un milieu que je trouve particulier avec ses règles, ses réactions.Il faut pouvoir supporter toute cette "humanité souvent inhumaine".

J'ai changé d'orientation et je suis une juriste heureuse, après avoir été une libraire heureuse. :D

Si tu n'aimes pas ce métier, si tu t'y sens mal, tu ne t'y feras jamais. Il n'y a aucune honte à vouloir changer, je pense qu'on ne peut pas être infirmière "si on n'y croit plus".

Moi aussi j'ai eu peur de changer, mais j'ai bien fait (et j'ai la sureté de l'emploi). On ne peut pas être infirmière seulement pour "la sureté de l'emploi" (qui existe de moins en moins). Il faut être bien dans son boulot, on y passe tellement de temps ! As tu déjà pensé à un autre travail ?
Toute chose prend sa source dans le voeu des hommes
Merci pour vos réponses cela m'aide beaucoup.

En fait, je pense que c'est un tout : ma condition physique, mais aussi l'ambiance générale que je n'aime pas trop.

Pathy, je vois que tu es dans la même situation que moi, cela me rassure dans un sens car tu as réussi à faire un bon métier.

En ce qui concerne mes envies d'orientation, j'ai une grande passion pour les animaux. Je voudrais faire un BTA conduite et gestion de l'élevage canin et félin, ce qui me mènerai par la suite à un poste d'éleveuse, d'employé dans un refuge, d'auxiliaire vétérinaire, de technico commercial ou technicien supérieur dans le domaine animalier.

Bref, cela me plait énormément, mais j'ai peur de la réaction de mon entourage.
En plus, je ne suis pas certaine après cela de trouver un emploi.

Mais ce qui est sur, c'est que je me sentirai bien au sein de cette voie...
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Merci.
Patty a écrit :A 18 ans, mon bac en poche j'ai intégré une école d'infirmières.C'était mon choix, depuis toute gamine je rêvais d'être infirmière. J'avais d'excellents résultats. Malgré cela je n'étais pas heureuse, je ne me sentais pas à ma place. Je n'aimais pas du tout l'ambiance de mon école om on nous demandait d'agir en adulte tout en nous traitant en gamines attardées. J'avais du mal avec la mort, avec la souffrance, avec l'ignorance, avec la dureté de certains soignants, avec des choses que j'ai vues et qui m'ont choquée. Je pleurais chez moi, je faisais des crises d'angoisse, je me reprochais de ne pas pouvoir sauver des mourants (je peux encore dire les noms et prénoms de plein de gens qui m'ont marquée). J'ai arrêté avant le diplôme.

Peut être que j'étais trop jeune, surtout affectivement. D'une enfance protégée, je passais dans la vraie vie où rien n'était vraiment comme je m'y attendais.

Infirmière c'est un métier particulier. On est confrontés chaque jour à la souffrance, à la peur, à la mort, à l'indifférence, à des spectacles difficiles, à de belles choses aussi bien sûr. C'est un milieu que je trouve particulier avec ses règles, ses réactions.Il faut pouvoir supporter toute cette "humanité souvent inhumaine".

J'ai changé d'orientation et je suis une juriste heureuse, après avoir été une libraire heureuse. :D

Si tu n'aimes pas ce métier, si tu t'y sens mal, tu ne t'y feras jamais. Il n'y a aucune honte à vouloir changer, je pense qu'on ne peut pas être infirmière "si on n'y croit plus".

Moi aussi j'ai eu peur de changer, mais j'ai bien fait (et j'ai la sureté de l'emploi). On ne peut pas être infirmière seulement pour "la sureté de l'emploi" (qui existe de moins en moins). Il faut être bien dans son boulot, on y passe tellement de temps ! As tu déjà pensé à un autre travail ?


tout a fait d accord avec toi !!! je suis infirmiere en geriatrie et je peux t assurer que si tu as pas l amour de ton metier cela serait vraiment difficile.
* anciennement toto974 .

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khaa a écrit :Bref, cela me plait énormément, mais j'ai peur de la réaction de mon entourage.
En plus, je ne suis pas certaine après cela de trouver un emploi.


Tu sais, aujourd'hui il n'y a plus vraiment de voie royale qui te permet de trouver un emploi sans problème... Quand tu vas chercher un boulot, il va y avoir une part de chance de toute façon (il faut tomber au bon endroit au bon moment) et une bonne part de motivation et d'effort de ta part, et c'est d'autant plus "facile" de faire ces efforts si tu es intéressée par le boulot que tu souhaite faire.

Il ne faut pas non plus "idéaliser" un boulot, mais si tu es sûre de ton choix et que tu es vraiment motivée je te dirais de suivre la voie qui te plait toi. Ce n'est pas ta famille ou ton entourage qui va devoir aller travailler tous les jours, c'est toi.
En pause VLR longue durée.

Les régimes, ça ne marche pas, c''est dangereux et ça fait grossir:
https://www.anses.fr/fr/content/r%C3%A9 ... igrissants
http://www.huffingtonpost.co.uk/sue-tho ... 56126.html
heu... on s'en fout de l'entourage. à ce que je sache c'est pas eux qui vont aller taffer à ta place ou mm vivre dans ton esprit et ton moral et autres.

si tu fais gaffe à ca tu ne feras jamais rien comme t'en as envie...
l'optimisme est un cruel manque d'information... :))
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