Sur ce forum, nous avons pu voir ces derniers temps une série de posts de femmes décrivant des maltraitances, physiques et/ou psychologiques, qu'elles vivent au quotidien dans leur couple.
A chaque fois, le même schéma se répète : la victime est excédée et découragée, elle envisage de quitter son bourreau de mari, mais vient demander conseil parce qu'elle l'aime. Nous, on sort nos meilleurs arguments, des trésors de persuasion, et la demoiselle revient en disant : finalement, je reste - voire : on va faire un enfant.
Alors je me disais qu'on doit sûrement s'y prendre mal, puisque ces femmes se braquent à chaque fois ou presque, et qu'on finit par s'énerver et limite à leur dire que si elles aiment souffrir, bah qu'elles restent et c'est bien fait (je suis la première à m'énerver, je comprends très bien l'exaspération qu'on ressent face à ces revirements).
Il faudrait peut-être trouver des stratégies différentes et plus progressives. Tout à l'heure, dans "Le magazine de la santé", il y avait un invité qui parlait de la manipulation affective dans le couple, et il disait des choses intéressantes :
Il disait qu'il voyait arriver dans son cabinet des femmes qui disaient avoir "des problèmes de couples" (et c'est précisément le titre de plusieurs de ces posts dont je parle), et qui se rendaient compte au bout de plusieurs mois de thérapie, que c'était un problème de l'autre, et non du couple.
Donc je me disais qu'il faudrait peut-être encourager ces femmes à aller consulter un psy pour leurs "problèmes de couple", puisque nous sommes moins efficace qu'un spécialiste pour déclencher la prise de conscience (et c'est normal). D'ailleurs ces femmes supportent mal qu'on attaque frontalement leur tortionnaire, puisqu'elles l'aiment, et ont du mal à admettre leur statut de victimes (la preuve, quand on parle des femmes battues à mort, elles croient qu'on dramatise, qu'on exagère, que c'est pas du tout leur situation).
Je me disais aussi qu'à la fin de ces posts, on donne finalement raison au conjoint maltraitant, puisqu'on dit à la victime "écoute, si ça te plaît d'être rabaissée, assez pour rester, eh bien reste", non seulement on normalise, on banalise cette violence, mais on finit par rendre la victime responsable de sa triste situation : on participe au rabaissement. En gros : tu es trop nulle pour partir, tant pis pour toi.
Qu'en pensez-vous ? Peut-être qu'on pourrait réfléchir ensemble à des stratégies efficaces pour faire face à ces appels à l'aide, où on doit lutter autant contre la victime que contre le coupable ?
A chaque fois, le même schéma se répète : la victime est excédée et découragée, elle envisage de quitter son bourreau de mari, mais vient demander conseil parce qu'elle l'aime. Nous, on sort nos meilleurs arguments, des trésors de persuasion, et la demoiselle revient en disant : finalement, je reste - voire : on va faire un enfant.
Alors je me disais qu'on doit sûrement s'y prendre mal, puisque ces femmes se braquent à chaque fois ou presque, et qu'on finit par s'énerver et limite à leur dire que si elles aiment souffrir, bah qu'elles restent et c'est bien fait (je suis la première à m'énerver, je comprends très bien l'exaspération qu'on ressent face à ces revirements).
Il faudrait peut-être trouver des stratégies différentes et plus progressives. Tout à l'heure, dans "Le magazine de la santé", il y avait un invité qui parlait de la manipulation affective dans le couple, et il disait des choses intéressantes :
Il disait qu'il voyait arriver dans son cabinet des femmes qui disaient avoir "des problèmes de couples" (et c'est précisément le titre de plusieurs de ces posts dont je parle), et qui se rendaient compte au bout de plusieurs mois de thérapie, que c'était un problème de l'autre, et non du couple.
Donc je me disais qu'il faudrait peut-être encourager ces femmes à aller consulter un psy pour leurs "problèmes de couple", puisque nous sommes moins efficace qu'un spécialiste pour déclencher la prise de conscience (et c'est normal). D'ailleurs ces femmes supportent mal qu'on attaque frontalement leur tortionnaire, puisqu'elles l'aiment, et ont du mal à admettre leur statut de victimes (la preuve, quand on parle des femmes battues à mort, elles croient qu'on dramatise, qu'on exagère, que c'est pas du tout leur situation).
Je me disais aussi qu'à la fin de ces posts, on donne finalement raison au conjoint maltraitant, puisqu'on dit à la victime "écoute, si ça te plaît d'être rabaissée, assez pour rester, eh bien reste", non seulement on normalise, on banalise cette violence, mais on finit par rendre la victime responsable de sa triste situation : on participe au rabaissement. En gros : tu es trop nulle pour partir, tant pis pour toi.
Qu'en pensez-vous ? Peut-être qu'on pourrait réfléchir ensemble à des stratégies efficaces pour faire face à ces appels à l'aide, où on doit lutter autant contre la victime que contre le coupable ?
