Suite à un post intéressant de The Toad sur son blog, je me suis intéressée à mes "déviances" alimentaires, et surtout à ma façon de les assumer (ou non).
En effet, même si je suis sortie de la boulimie vomitive, il m'arrive toujours de me faire des "mini-crises" durant lesquelles je mange un peu tout et n'importe quoi en grande quantité. Enfin, je dis en grande quantité mais c'est sans comparaison avec ce que je pouvais engloutir avant.
Ensuite, généralement je "compense" ma crise en m'enfournant un paquet de laxatifs dans le bec. S'ensuit une nuit d'intenses douleurs (contractions et brûlures d'estomac) puis une trentaine d'allers-retours aux wc (hum... glamour, quand tu nous tiens!).
Quand je le lis écrit comme ça, je trouve ça franchement pathétique. Ne faut-il pas être tarée pour se faire subir ça pour une pauvre baguette et un pot de Nutella? Ou un paquet de pringles et un Saint Albray? Quand je me lis, je me fais presque rire tellement c'est absurde (moins drôle que Ionesco tout de même).
MAIS j'ai remarqué que depuis environ 1 an, je vis ces crises étonnamment bien. Sereine. Pendant qu'elles se déroulent, je suis en parfaite possession de toutes mes facultés d'analyse, je me regarde faire, je me fais des commentaires à moi-même, je n'ai pas du tout l'impression de perdre le contrôle. C'est presque un lâchage maîtrisé.
Je dis "presque" parce que si je m'empêchais de déraper, là je ne sais pas trop ce qui arriverait. Mais tout de même, il y une nette progression.
En fait je crois que désormais j'accepte ces crises.
Parce que je sais pourquoi elles existent.
Parce que je suis fragile, assez instable, et que c'est mon moyen de déconner. Je ne me shoote pas, je ne picole pas, je ne fume pas, je ne hurle pas, je ne frappe personne, je ne me taillade pas les poignets.
Non, je mange de la junk food et je m'enfile des laxatifs.
ATTENTION! En aucun cas je ne souhaite laisser entendre que c'est un comportement anodin, sans conséquence. Je ne cherche absolument pas à banaliser quoique ce soit. Je SAIS que c'est un comportement malsain et dangereux, et je ne le prône en aucun cas.
Ce que je veux dire, c'est juste que j'ai compris que pour le moment je ne pouvais pas fonctionner sans ça. J'ai cette faiblesse, ce "problème". Je cherche à travailler sur moi, à le résoudre, je ne suis pas "résignée".
Mais pour le moment, ces crises existent et je les ACCEPTE. Je ne me flagelle pas mentalement de les faire, je choisis d'être un peu gentille avec moi, de me dire que ce n'est rien, que ça arrive, que oui j'ai eu une dure semaine, qu'un jour ça s'arrêtera, etc...
Pour autant, je ne les ASSUME pas. J'en ai honte. Personne n'est au courant. Je mens à mon fiancé, j'ai bâti toute une histoire de colon irritable qui, régulièrement, déconne.
Au final, je crois que ce sont ces mensonges dont j'ai le plus honte... Mais eux aussi je les accepte, pour le moment. Car si je ne le fais pas, si je n'essaie pas d'apaiser mon rapport avec moi-même, je sais que cela ne fera que me conduire vers plus de crises encore.
Voilà pour moi...
Pour les filles qui ont des problèmes de "crises" (hyperphagie, boulimie...), où en êtes-vous? Les acceptez-vous? Les assumez-vous? Au contraire, est-ce quelque chose que vous vivez très mal?
J'aimerais connaître vos témoignages, pour savoir si je suis une illuminée ou si d'autres passent pas une phase similaire...
En effet, même si je suis sortie de la boulimie vomitive, il m'arrive toujours de me faire des "mini-crises" durant lesquelles je mange un peu tout et n'importe quoi en grande quantité. Enfin, je dis en grande quantité mais c'est sans comparaison avec ce que je pouvais engloutir avant.
Ensuite, généralement je "compense" ma crise en m'enfournant un paquet de laxatifs dans le bec. S'ensuit une nuit d'intenses douleurs (contractions et brûlures d'estomac) puis une trentaine d'allers-retours aux wc (hum... glamour, quand tu nous tiens!).
Quand je le lis écrit comme ça, je trouve ça franchement pathétique. Ne faut-il pas être tarée pour se faire subir ça pour une pauvre baguette et un pot de Nutella? Ou un paquet de pringles et un Saint Albray? Quand je me lis, je me fais presque rire tellement c'est absurde (moins drôle que Ionesco tout de même).
MAIS j'ai remarqué que depuis environ 1 an, je vis ces crises étonnamment bien. Sereine. Pendant qu'elles se déroulent, je suis en parfaite possession de toutes mes facultés d'analyse, je me regarde faire, je me fais des commentaires à moi-même, je n'ai pas du tout l'impression de perdre le contrôle. C'est presque un lâchage maîtrisé.
Je dis "presque" parce que si je m'empêchais de déraper, là je ne sais pas trop ce qui arriverait. Mais tout de même, il y une nette progression.
En fait je crois que désormais j'accepte ces crises.
Parce que je sais pourquoi elles existent.
Parce que je suis fragile, assez instable, et que c'est mon moyen de déconner. Je ne me shoote pas, je ne picole pas, je ne fume pas, je ne hurle pas, je ne frappe personne, je ne me taillade pas les poignets.
Non, je mange de la junk food et je m'enfile des laxatifs.
ATTENTION! En aucun cas je ne souhaite laisser entendre que c'est un comportement anodin, sans conséquence. Je ne cherche absolument pas à banaliser quoique ce soit. Je SAIS que c'est un comportement malsain et dangereux, et je ne le prône en aucun cas.
Ce que je veux dire, c'est juste que j'ai compris que pour le moment je ne pouvais pas fonctionner sans ça. J'ai cette faiblesse, ce "problème". Je cherche à travailler sur moi, à le résoudre, je ne suis pas "résignée".
Mais pour le moment, ces crises existent et je les ACCEPTE. Je ne me flagelle pas mentalement de les faire, je choisis d'être un peu gentille avec moi, de me dire que ce n'est rien, que ça arrive, que oui j'ai eu une dure semaine, qu'un jour ça s'arrêtera, etc...
Pour autant, je ne les ASSUME pas. J'en ai honte. Personne n'est au courant. Je mens à mon fiancé, j'ai bâti toute une histoire de colon irritable qui, régulièrement, déconne.
Au final, je crois que ce sont ces mensonges dont j'ai le plus honte... Mais eux aussi je les accepte, pour le moment. Car si je ne le fais pas, si je n'essaie pas d'apaiser mon rapport avec moi-même, je sais que cela ne fera que me conduire vers plus de crises encore.
Voilà pour moi...
Pour les filles qui ont des problèmes de "crises" (hyperphagie, boulimie...), où en êtes-vous? Les acceptez-vous? Les assumez-vous? Au contraire, est-ce quelque chose que vous vivez très mal?
J'aimerais connaître vos témoignages, pour savoir si je suis une illuminée ou si d'autres passent pas une phase similaire...
Solo los peces muertos siguen la corriente
