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Bonjour tout le monde...

Cela fait maintenant 4 mois 1/2 que je suis... au chômage.
Je cherche activement, postule tous les jours, y compris à des offres qui n'ont aucun rapport avec mon orientation ou mon niveau de diplôme, les offres correspondant exactement se faisant bien rares.
Mais rien n'y fait : je suis toujours "trop jeune" ou "trop diplômée". "trop inexpérimentée" ou au contraire "surdimensionnée" pour les postes.

Bon, c'est la vie et surtout c'est la crise, je le sais, il faut sûrement passer par ce genres d'épreuves, même si j'avais espéré qu'en me faisant suer pendant 6 ans à faire une grande école je pourrais échapper à ce genre de passage à vide. Parce qu'à l'époque où mes potes qui faisaient des BTS travaillaient déjà, se payaient des vacances et des voitures, moi je vivais encore à deux dans une colloc de 12m2, à bouffer des pâtes. Je pensais que ces sacrifices paieraient... mais non.

Enfin là n'est pas tellement le problème (enfin si, mais bon :lol: ), le problème c'est surtout que cette période de chômage détruit totalement mon estime de moi, et à raison :

- Je passe ma journée en sous-vêtements, chez moi, dans le lit, affalée devant l'ordi.
- Malgré tout le temps libre que j'ai, je ne trouve pas la force de sortir de chez moi pour faire des courses, et je ne cuisine rien, je mange des bricoles par-ci par-là.
- N'étant pas fatiguée le soir, je me couche hyper tard alors que mon fiancé se lève le lendemain matin pour aller bosser, ce qui me culpabilise beaucoup.
- Je ne me maquille pas, me coiffe uniquement les rares fois où je vois des gens de l'extérieur.
- Je suis de mauvaise humeur, aigrie, et du coup je fais la tête à mon fiancé pour des choses qui n'en valent pas la peine.
- Je pleure comme une petite c*nne à l'idée de devoir prendre un job de serveuse ou vendeuse en septembre (car ce sera la fin de mon allocation chômage, et que la paie de mon homme ne suffit pas à payer nos charges)
... etc...

Bref, je me suis transformée en loque, je bouffe à peine, ce qui m'amaigrit et m'affaiblit... Je me trouve tellement nulle de bout en bout que je me dis que mon fiancé va sûrement me laisser tomber, et du coup j'en deviens très jalouse... alors que je sais qu'il m'aime...
Tout me semble dur et insurmontable, même les petits riens du quotidien...

Comment se trouver bien, comment s'aimer quand on ne sert à rien?? J'ai l'impression d'être une parasite, une moins que rien...

Si des gens sont passés par-là, merci de me faire partager votre expérience, peut-être que ça m'aidera... :)
Solo los peces muertos siguen la corriente
J'ai fait le métier de serveuse, et vendeuse aussi à des périodes où je ne trouvais rien et où il fallait bien payer mon loyer et me nourrir.
Aujourd'hui, j'ai un job plus "reluisant" socialement. Et alors ? Ca change quoi à ma personnalité ?

Il n'y a pas de honte à aller travailler en tant que femme de ménage, caissière ou autre pour gagner sa vie : ne place pas ton "égo" à cet endroit là ! Et puis, dis toi que c'est provisoire, le temps de trouver autre chose qui te convienne mieux. Ca vous permettra de ne pas être dans la "moise" financièrement toi et ton fiancé, et rien que ça, c'est énorme !

Allez, cesses donc de te démoraliser toute seule :D "A chaque jour suffit sa peine" dit un proverbe. Tu ne sais pas ce que sera demain, donc ne t'angoisses pas à l'avance. Ne t'imagines pas toute ta vie serveuse ou vendeuse. La vie réserve aussi de belles surprises...
Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux (Collin d'Harleville)
Tu as déjà plus ou moins les réponses dans ton texte non?

OK tu es au chômage et ce n'est pas la période idéale mais pourquoi ne cherches tu pas à faire une formation via l'anpe? Ca te remettra un pied à l'étrier, et pourquoi ne pas prendre un boulot même de serveuse le temps de voir venir, un truc à mi temps qui te laisse du temps pour chercher ailleurs?

Et puis et bien habille toi, va chercher ton homme au boulot, va voir des copines, etc.

Evidemment je sais que tout cela est facile à dire mais tu as pointé toutes les choses toi même, donc je crois que tu sais ce que tu dois faire.

Allez hop mets toi un bon coup de pied au derrière !
ce n'est pas facile comme situation...

je ne suis passée qu'une fois par la case chômage, mais c'était il y a très très longtemps, je n'avais aucun diplôme, enfin bref...

Mais j'ai également eu des périodes où c'était très difficile de me lever, de prendre soin de moi, etc.

Peut-être as-tu des amies qui ne travaillent pas et avec qui tu pourrais mettre au point un rituel qui t'obligerait à te "bouger"?

Avez-vous droit à des cours, en France, quand vous êtes au chômage? En Suisse, selon certains critères, le chômage te paie éventuellement des cours, ce qui est un bon moyen de garder une certaine structure de vie.

Mais ne t'inquiète pas, c'est normal qu'en juillet-août tu ne trouves pas de travail, les DRH sont en vacances, et puis les gens ne démissionnent pas avant leurs congés! ;)

J'espère que tu vas trouver très vite, et que tu vas te sortir de cette mauvaise passe!
Et puis serveuse ou vendeuse, ça peut même être sympa, ne t'inquiète pas!
***
Mon blog VLR
***
Bien qu'étant ingénieur, j'ai aussi eu des périodes de chômage, dont une a duré quasiment 2 ans. Ca n'a pas été la période la plus heureuse de ma vie, je peux te le dire. En plus, le gars que je fréquentais depuis quelques mois m'a quitté à ce moment là. Au début, je préparais des concours de la fonction publique (rédacteur territorial que j'ai eu, puis ingénieur territorial que j'ai raté), donc ça m'a occupé. Ensuite, je me suis retrouvée sans rien faire. J'ai commencer par sombrer, par me dire que j'arriverais jamais à rien dans la vie. En plus, je voyais mes petites économies fondre à vue d'oeil. J'en étais arrivée à penser que je n'avais qu'à me laisser vivre comme ça, et que quand ça ne serait plus possible, il suffirait d'user d'une solution radicale pour sortir de cette vie. Et bien sûr, avec ma fierté, il était hors de question d'en parler à quiconque.
Puis, je ne sais pour quelle raison, j'ai décidé de redynamiser ma vie. En fait, je me suis dit que ce n'était pas parce que j'étais en train de chercher du travail que je n'avais pas le droit de sortir de chez moi pour faire d'autres choses. C'était ça, qui me faisait culpabiliser : l'idée de donner l'impression (à ma mère en particulier) que je ne faisais pas tout mon possible pour retrouver un job. Mais ce n'était pas parce que j'étais enfermée chez moi 24h/24 que je passais tout ce temps à rédiger des lettres de motivation.
Alors j'ai pris une carte 10 entrées à la piscine municipale du coin (au tarif chômeur, c'était pas cher). Je me forçais à y aller une fois par semaine au début, puis après je me limitais pour ne pas y aller plus de 2 fois par semaine.
J'ai aussi investi dans un guide de randonnée ("les environs de Paris à pied") et j'allais passer des après midi dans la nature, pour me ressourcer.
A partir de là, ça a été le cercle vertueux. J'ai eu un entretien d'embauche (le premier depuis bien longtemps), où je n'ai pas été prise, mais qui m'a quand même un peu plus donné confiance en moi. Puis j'ai passé d'autres entretiens, jusqu'à trouver un job bien sympa.

Voilà pour mon expérience. Même si on est toutes différentes, si nos cas ne sont pas similaires, j'espère qu'elle te donnera des pistes pour retrouver le moral.

Je te souhaite plein de courage.
Il nous fallut bien du talent pour être vieux sans être adultes
tu as quoi comme formation? parce que tu peux aller faire un bts en alternance, y'a pas de limite d'age
"le conformisme commence à la définition" Georges Braque

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je ne suis pas grosse, je suis confortable!
Pour être passée par là de nombreuses fois, je ne peux que te comprendre...

Mais je vais te donner quelques règles d'or pour mieux vivre le chômage :

1) te lever tôt, par exemple en même temps que ton chéri. Il faut essayer de garder un certain rythme "social", car plus tu te décales par rapport au reste du monde, plus tu te sentiras coupée du monde et comme une étrangère.

2) t'habiller et te préparer comme si tu allais au boulot, tous les jours (bon, je t'autorise le pyjama le dimanche quand même :lol: ), fais comme si un entretien pouvait se présenter à la dernière minute (je sais bien que ce n'est pas le cas, vu les années d'étude que tu as faites, mais c'est un état d'esprit), habille toi bien.

3) faire l'essentiel de tes démarches pour l'emploi le matin, tu seras plus efficace.

4) garder du temps pour toi et ne pas culpabiliser de le faire. Ce n'est pas parce que tu es au chômage que tu dois passer toute la journée à chercher du travail. Déjà ce ne sera pas forcément très efficace, et puis il faut absolument te ménager des loisirs afin "d'exister" socialement, de sortir, de voir du monde ! Et comme tu auras fait l'essentiel de tes démarches le matin, ton après midi sera assez libre.

5) si tu as l'opportunité de trouver un petit boulot, fonce. Il n'y a pas de honte, tu verras, mieux vaut être active, avoir des rentrées d'argent, se lever pour quelque chose, se sentir utile (comme je comprends ce sentiment d'inutilité !...) que rester cloitrée chez soi. En plus le fait de bosser, même partiellement, te boostera et te fera le plus grand bien au moral ;)
Thyselle
huitre a écrit :Tu as déjà plus ou moins les réponses dans ton texte non?

OK tu es au chômage et ce n'est pas la période idéale mais pourquoi ne cherches tu pas à faire une formation via l'anpe? Ca te remettra un pied à l'étrier, et pourquoi ne pas prendre un boulot même de serveuse le temps de voir venir, un truc à mi temps qui te laisse du temps pour chercher ailleurs?

Et puis et bien habille toi, va chercher ton homme au boulot, va voir des copines, etc.

Evidemment je sais que tout cela est facile à dire mais tu as pointé toutes les choses toi même, donc je crois que tu sais ce que tu dois faire.

Allez hop mets toi un bon coup de pied au derrière !

Huitre, ce n'est pas aussi simple. Y'a beaucoup de gens, autour des chômeurs longue durée, pleins de bonnes intentions, qui pensent qu'il suffit de dire "bouge toi, mais pourquoi tu fais pas ci ou ça, pourquoi t'écris pas là, etc. etc.". Je sais d'expérience que ce n'est absolument pas efficace.
Je dirais même que bien souvent ce genre de discours enfonce encore plus les chômeurs dans leur détresse...
Parce que le chômage longue durée amène le chômeur dans une sorte d'état dépressif, dans un sentiment d'inutilité tel que ça rend la moindre petite chose difficile. Alors dire "mets toi un coup de pied au derrière", ça n'aide pas vraiment... ;)...
Thyselle
Thyselle a écrit :Pour être passée par là de nombreuses fois, je ne peux que te comprendre...

Mais je vais te donner quelques règles d'or pour mieux vivre le chômage :

1) te lever tôt, par exemple en même temps que ton chéri. Il faut essayer de garder un certain rythme "social", car plus tu te décales par rapport au reste du monde, plus tu te sentiras coupée du monde et comme une étrangère.

2) t'habiller et te préparer comme si tu allais au boulot, tous les jours (bon, je t'autorise le pyjama le dimanche quand même :lol: ), fais comme si un entretien pouvait se présenter à la dernière minute (je sais bien que ce n'est pas le cas, vu les années d'étude que tu as faites, mais c'est un état d'esprit), habille toi bien.

3) faire l'essentiel de tes démarches pour l'emploi le matin, tu seras plus efficace.

4) garder du temps pour toi et ne pas culpabiliser de le faire. Ce n'est pas parce que tu es au chômage que tu dois passer toute la journée à chercher du travail. Déjà ce ne sera pas forcément très efficace, et puis il faut absolument te ménager des loisirs afin "d'exister" socialement, de sortir, de voir du monde ! Et comme tu auras fait l'essentiel de tes démarches le matin, ton après midi sera assez libre.

5) si tu as l'opportunité de trouver un petit boulot, fonce. Il n'y a pas de honte, tu verras, mieux vaut être active, avoir des rentrées d'argent, se lever pour quelque chose, se sentir utile (comme je comprends ce sentiment d'inutilité !...) que rester cloitrée chez soi. En plus le fait de bosser, même partiellement, te boostera et te fera le plus grand bien au moral ;)


+1
Thyselle a tout dit, ca aide beaucoup de faire tout ca.
Option 48h, sans réponse je passe à l'option suivante.

Paypal et chèque acceptés.
Merci à toutes pour vos réponses rapides, c'est très gentil :D


En effet, je crois que je ne sors pas, non seulement car je n'en trouve pas le courage, mais aussi parce que je culpabilise dès que je m'accorde un peu de temps. Je ne veux pas donner l'impression que je suis "en vacances" alors que je cherche vraiment, tout le temps.

Je n'ai malheureusement pas le droit à une formation ANPE, j'ai déjà fait une demande, on m'a dit que "ce n'était pas pour les gens qui ont mon profil".
C'est débile, je trouve, car ce n'est pas parce que je suis diplômée de Sciences Po Paris qu'une formation ne m'aurait pas aidée. Notamment, j'aurais bien aimé apprendre à maîtriser Excel et Photoshop à haut niveau. Mais bon, pas pour moi...

Voir des gens, c'est compliqué... Mes amis travaillent où sont partis en vacances. J'essaie de voir un peu la famille le weekend, point barre.

Je dois donner l'impression de ne pas faire d'effort, mais chaque jour qui passe me plonge encore plus dans une inertie qui me plombe totalement.
J'ai vécu plein de choses pas cool (comme tout le monde!) et j'ai toujours trouvé la force de m'en sortir. Mais là, je ne sais pas pourquoi je réagis mal...
Peut-être est-ce le fait de ne pas avoir le pouvoir de changer la situation (je ne peux pas obliger les gens à m'embaûcher) qui me frustre, me donne ce sentiment d'injustice et me fait me transformer en Caliméro.

C'est vraiment usant moralement, à chaque offre qui m'enthousiasme vraiment à laquelle je réponds, je ne peux m'empêcher d'espérer, de me projeter... pour finalement me faire invariablement jeter.

Loin de moi l'idée de critiquer le métier de vendeuse, femme de ménage ou autre... Des jobs de ce genre, j'en ai fait, à la pelle!! C'est juste que j'ai fait plein de sacrifices pour avoir l'occasion de faire autre chose, justement. Je me suis endettée pour financer mes études, j'ai vécu très chichement... J'espérais que cela me permettrait de trouver un certain confort de vie. Alors la perspective de devoir endosser à nouveau le rôle de caissière ou serveuse, même provisoirement, me fait mal car j'ai l'impression d'avoir fait tout ça "pour rien", d'être revenue 6 ans en arrière.

Bon, je pleurniche trop je sais, il y a plus malheureux que moi... Mais vraiment, je le vis mal...
J'espère que les choses finiront par s'arranger, malgré le contexte économique pourri :?
Solo los peces muertos siguen la corriente
la phrase qui tu "ces la crise" que je voudrais avoir un € a chaque fois que j'ai entendu cette phrase!!!!!!!!!

il ne faut pas que répondre au annonce ou faire des lettres de motivation,il faut ce rendre chez les employeurs connaitre l'histoire de l'entreprise .
Avoir une démarche volontaire et pas dire j'ai envoyé 200 cv et j'ai pas reponse .
l'avenir ,l'amour sont a vivre a deux
Je pense que tu dois etre trop diplomé pour etre embauché comme vendeuses ou serveuses :? Je sais c'etait mon cas et pourtant je n'ai pas des etudés comme les tiennes

Et en interim il n'y a rien ? Souvent c'est à partir de la tu peux trouvé quelque choses.

Et tu ne peux pas financer un cours de excel si tu pense que ca peux t'aider. Tu trouvera peut etre des tarifs etant au chomage

Au pire tu peux t'inscrire aux cours de la marie de Paris qui recommencer au mois de septembre

http://www.cours-municipal-d-adultes-cma.cma-paris.org/

La c'est des infos pour l'année passé mais si tu appel l'hotel de ville tu peux avoir les renseignements pour celles à venir ;)
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Bring our troops home.

England Till I Die.
La majorité des postes sont gelés pour l'instant mais en septembre l'horizon risque fort de s'éclaircir. Les conseils lus plus hauts me semblent très pertinents mais je sais comme toi que parfois on aimera arrêter d'avoir à se battre pour tout. Pour le reste, je t'ai envoyé un petit mp.
Strega : Merci pour l'info ;)

David : Hum... Je me vois bien aller taper à la porte du directeur de la comm' d'Areva ou Vinci, tiens... Sûr qu'il va me recevoir, avec le sourire et un p'tit café en plus!
Je prends tous les conseils mais il faut veiller à ne pas dire n'importe quoi non plus, surtout sur un ton de quasi-reproche comme le tien...
Non seulement j'envoie à chaque candidature un CV avec lettre de motivation personnalisée et alimentée par des recherches sur la société concernée, mais j'envoie également des candidatures spontanées, et j'essaie de plus de faire fonctionner mon réseau. Alors désolée de te contredire mais je n'ai pas l'impression de me contenter de peu dans ma recherche.
Il y a des secteurs et des types de poste où cela ne se fait pas d'aller frapper à la porte d'une entreprise.
Et oui, la rengaine de la crise c'est agaçant, mais c'est une réalité pour plein de gens vois-tu. J'aurais été reconduite dans mon ancienne boîte si les embaûches n'avaient pas été gelées. En temps de crise, la majorité des entreprises prennent le partie de ne pas communiquer. Alors quand justement tu bosses dans la comm', eh bien c'est un peu gênant.


Pour ce qui est de l'intérim, je me suis inscrite dans plusieurs spécialisées dans l'emploi cadre. Malheureusement, rien pour le moment... Il faut dire que dans la comm' c'est pire que bouché actuellement.


Enfin je ne vais pas poursuivre plus loin dans les détails, j'ai mis ce poste dans "image de soi" car je me posais la question "comment faire pour conserver une bonne estime de soi quand on subit le chômage?", pas vraiment la question "comment trouver un emploi?".

En tout cas, merci à toutes pour vos remarques et vos conseils éclairés, cela fait du bien d'être écoutée.
Solo los peces muertos siguen la corriente
Coucou,


Je suis passée par là moi aussi.

Après des études de droit j'ai été 9 mois au chômage et je n'ai eu qu'un entretien pour un job qui ne me plaisait même pas. Ces 9 mois ont été difficiles.
Au début j'étais pleine de motivation. Je recherchais activement. Etant en région parisienne, j'en ai profité pour visiter quelques musées et me balader. Je me suis découverte une passion pour la cuisine. Je faisais le ménage à fond, etc... Bref je ne me morfondais pas trop et prenais la vie du bon côté
Puis petit à petit je me suis sentie couler, je me levais n'importe quand, je répétais que j'étais bonne à rien, je ne sortais presque plus de chez moi, je ne parlais à personne, je ne voulais pas voir mes amies, etc...
Par contre, Chéri et ma famille ont été super : ils ne m'ont jamais mis la pression en me répétant à longueur de temps "alors t'as trouvé du boulot?".

Puis j'ai fini par accepter de faire un boulot de vacataire à la cour d'appel de Paris. Et, même si ça n'avait pas grand chose à voir avec mes diplômes, ça m'a fait un bien fou!! Je retrouvais une vie sociale. Je suis tombée sur des gens très sympa avec qui je pouvais discuter. J'ai gagné un peu de sous et surtout ça m'a reboosté! J'ai eu de nouveau envie de faire des choses! Je me suis remise à sortir, à voir mes amies, à avoir des projets, etc...

Je me suis réinscrite à la fac. Aujourd'hui je suis en pleine rédaction de mon mémoire et j'enchaine avec un second stage jusque décembre.

Par contre l'idée d'être de nouveau au chômage m'angoisse mais je sais que maintenant je n'hésiterais plus à faire un petit boulot en attendant...

Mais je comprends ce que tu veux dire. Moi aussi je me disais qu'en faisant des études je m'en sortirais mieux que certaines de mes copines et finalement celles qui ont fait un BTS ou qui n'ont pas de diplôme s'en sortent mieux que moi mais tant pis...
Ex Tallula
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