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Sorry tout le monde, mais comme beaucoup de soirs où l'insomnie s'empare de ma nuit, je me lance dans des grandes réflexions. Sûrement qu'à 3h du mat' j'aurais mieux à faire, mais voilà ce soir, il y' a des choses qui me turlupinent. Je m'explique : en lisant des post par ci par là, j'ai remarqué que nous avions tendance à beaucoup nous plaindre. Comme une complainte à la victimisation tout le temps. Les hommes trop méchants, la société trop restrictive, les gens intolérants et blablabla et là oui ce soir je me suis dit que nous avions cette faculté (humaine) de ne nous sentir vivre qu'en accusant les autres de tout nos maux.
Alors je me demande : Est ce que nous nous cachons derrière les uns et les autres pour ne pas voir nos propres conneries? Est ce que nous sommes plus heureux en pseudo subissant notre vie? Est ce une histoire de caractère? Ou de vécu? Est ce que l'approche de la sérénité ne passe pas par le fait de ne plus accuser chez les autres des erreurs que nous même faisons sûrement à un moment donné de notre vie? Ou est ce tout simplement le fait que devenir acteur plutôt que simple figurant nous fait simplement flippés?
Désolé de mon pavé et qu'il soit éventuellement mal interprété par des personnes, mais je m'interroge. Peut être que je généralise, peut être que c'est un cliché que j'ai et j'aimerais comprendre ...
Dum Spiro Spero
Je n'ai vraiment pas de réponse à t'apporter, mais je suis bien d'accord avec toi.

Cette victimisation, l'idée sous-jacente de toujours trouver des responsables ailleurs, non ce ne sont pas des clichés.

Et l'on se sent bien mieux lorsqu'on cherche en nous les réponses à nos problèmes, lorsqu'on cesse d'accuser les autres.
J'ai longtemps cru l'inverse, évidemment, question d'éducation je crois.

Dire cela est souvent mal reçu. Car aider les autres n'est pas forcément leur apporter la solution, mais les faire réagir pour qu'ils la trouvent par eux-même. face à leurs contradictions, certains le prennent mal.
La Reine

Faut-il partir ? Rester ?
Si tu peux rester, reste ;
Pars, s'il le faut.

[Charles Baudelaire]
Je crois aussi que le français est très râleur de nature ! :lol:




:arrow:
“Croyez-vous en l’égalité entre les hommes et les femmes ? Non, les hommes deviendraient incontrôlables”
Je pense qu'il y a un temps pour être victime, un temps pour se prendre en main.

Des fois, je me dis que la personne qui vient se plaindre ici se l'autorise peut être pour la première fois de sa vie. Alors c'est une bonne chose.

Le tout, étant, à mon avis, de ne pas rester éternelle victime
Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux (Collin d'Harleville)
je pense que c'est plus qu'un préjugé, un caractère ou une éducation, c'est carrément une des caractéristiques de l'homme vivant en société en général! de tous temps, l'homme à trouvé des excuses, des boucs émissaires, pour expliquer ou excuser ses propres fautes, ce qu'il ne comprenait pas ou ce qu'il ne pouvait pas changer.

on est tous l'intolérant, le lache, le bourreau ou la victime-bouc émissaire de quelqu'un d'autre...

peut être que la sagesse passe par une acceptation de soi et de ses propres fautes.

ça me rappelle une prière chrétienne (lisez bien, parce que je ne fais pas souvent référence à la religion chrétienne!!) que j'aime bien:

donne-moi d’accepter avec sérénité
ce que je ne peux changer,
Donne-moi le courage de changer ce qui peut l’être,
Et donne-moi d’être assez sage pour voir la différence.
Fais que je me contente de vivre un jour à la fois ;
Que je jouisse du moment présent ; que j’accepte les difficultés
comme le chemin qui mène à la paix ;
Que j’accepte, comme Tu le fis toi-même, ce monde pécheur
comme il est,
Non pas comme je le voudrais.


c'était le moment théologique et spirituel du jour...
pour être aussi cons, certains ont du apprendre, impossible autrement...
-------------
halte à la dictature!
Ben je pense que ce qu'on intériorise dans notre vie car on n'a personne à qui le dire, ou pas le courage de le faire.. ici c'est facile et anonyme..

donc cela ne m'étonne pas plus que cela qu'il y ait plus de messages ouin ouin que de messages youpi la vie est belle.

Moi ca me fait penser aux paroles d'une chanson de Zazie!

Sur Toi

J'écris sur ce que j'endure
Les petites morts, sur les blessures
J'écris ma peur
Mon manque d'amour
J'écris du coeur
Mais c'est toujours

Sur ce que je n'ai pas pu dire
Pas pu vivre, pas su retenir
J'écris en vers
Et contre tous
C'est toujours l'enfer
Qui me pousse

A jeter l'encre sur le papier
La faute sur ceux qui m'ont laissée
Ecrire, c'est toujours reculer
L'instant où tout s'est écroulé

On n'écrit pas
Sur ce qu'on aime
Sur ce qui ne pose pas
Problème
Voilà pourquoi
Je n'écris pas
Sur toi
Rassure-toi


En plus j'adoooore cette chanson :)
Turn to Stone, Lose my Faith, I'll be Gone, before it happens...
Ce n'est pas tant le fait qu'il y ait ce genre de message qui étonne ou qui peut poser problème, c'est plutôt un type de discours où l'on se complait dans le rôle de victime.
Où tout ce qui a pu arriver de négatif n'est là que pour renforcer cette idée, et sert à conforter également les autres dans ce rôle.

Je suis assez d'accord avec SecretMel lorsqu'elle dit que c'est plus facile que d'être acteur de sa vir.
Bien sûr qu'il y a un temps pour être victime, et que c'est peut-être ce qui va servir à ne plus l'être, encore faut-il vouloir sortir de ce statut.
La Reine

Faut-il partir ? Rester ?
Si tu peux rester, reste ;
Pars, s'il le faut.

[Charles Baudelaire]
je pense que je rentre dans la case de la plaintive eternelle, de la pauvre victime sans défense

Comme déja dit, c'ets vraiment parce que j'ai personne pour m'écouter et qu'ici, on est protégé par l'écran. On se dévoile sans vraiment se dévoiler

On extériorise pour éviter de somatiser aussi.. Car si on ne se plaignait jamais, on ne sortait pas ses souffrances, cela pourrirait de l'intérieur et les effets seraient surement pires.. OU on extériorise autrement, par l'art, par le sport

La société actuelle met en avant le controle de soi, avec pour résultat l'augmentation tres importante des depressions et des médicaments..Faut pas se plaindre, faut aller de l'avant, etre acteur de sa vie

Bien sur il faut etre acteur et non spectateur, je suis entre les deux..Mais on peut etre acteur tout en etant ecouté, mais l'écoute se perd, les liens familiaux et amicaux se distendent et on se retrouve solitaire, et on tombe ici sur les forums, qui sont comme les forums antiques.
heuuu... je fais une grosse différence entre chercher des excuses faciles et mal vivre réellement une situation.

la plainte ok on en abuse bien souvent. mais ce n est pas que du flan.

je suis une râleuse mais j organise ma vie pas du tout en fonction de ça.

conctater un problème et se planquer derrière c est différent.


exemple, ces merdeux qui m ont dit "grosse vache" il y a 3 jours. j en ai pas fait une montagne mais j avoue que ça m a quand mêem fait mal, et en parler soulage cette douleur. point. j en ai pas profité pour avoir un comportement different ou je en sais quoi.


Oxyjane a pas tort. ici au moins il y a des choses que je en peux dire autour de moi.
Câline, c est totalement ça pour moi.
allegro fortissimo <3 mon association pour vous !

http://www.actuanimaux.com/soutien_abandons.php

http://djaguarrrrr.blogspot.com/

Facebook well rounded
Je pense en effet qu'il y a des personnes qui se complaisent dans leur rôle de victime, ne serait ce que pour attirer l'attention..

J'ai un ami comme cela.. il va toujours mal, il se plaint tout le temps.. et du coup il a sacrément fait le vide autour de lui par son comportement.

Mais il faut aussi faire attention de ne pas mettre tout le monde dans le même panier, car tout le monde n'est pas comme ca!
Turn to Stone, Lose my Faith, I'll be Gone, before it happens...
Provence a écrit :Ce n'est pas tant le fait qu'il y ait ce genre de message qui étonne ou qui peut poser problème, c'est plutôt un type de discours où l'on se complait dans le rôle de victime.
.


Ok je comprends ce que tu veux dire.

OUi, je pense que c'est plus facile ou plus confortable de se dire que les problèmes viennent automatiquement des autres plutôt que d'admettre sa part de responsabilité : c'est une attittude que je trouve assez immature.
Les gens en ont-ils cependant conscience ? N'est-ce pas un mode de défense, une stratégie de survie mise en place très tôt à l'époque ou l'enfant était réellement victime ? Dans ce cas ça voudrait dire que la personne n'a pas réussi à "grandir" ?

En tout cas, en ce qui me concerne, je préfère être actrice de ma vie que spectatrice :lol:
Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux (Collin d'Harleville)
Je n'ai pas l'impression qu'être acteur de sa vie empêche de se plaindre.
C'est plutôt le fait de trouver des responsables ailleurs. De dire toujours c'est la faut à untel ou telle chose
Bien sûr qu'il y a une origine à nos problèmes, mais l'aide est à trouver en nous, pas dans ce qui en est à l'origine.

tubby19, je n'ai pas du tout l'impression que tu soit dans ce schéma-là ;)
La Reine

Faut-il partir ? Rester ?
Si tu peux rester, reste ;
Pars, s'il le faut.

[Charles Baudelaire]
tubby19 a écrit :je pense que je rentre dans la case de la plaintive eternelle, de la pauvre victime sans défense

.


Je dirais qu'en ce qui te concerne, valable pour Djaga aussi et plein d'autres finalement, c'est qu'avant d'être acteur de sa vie, il faut pouvoir admettre (avec la honte et la culpabilité qui va avec) et comprendre qu'on a été d'abord victime.
Ensuite, devenir sortir de cet état de victime (ça ne se fait pas en un jour mais par étapes) pour reprendre sa vie en main

Par contre, comme le dit Provence, il y'a des gens qui toute leur vie durant se vivront victime afin de n'avoir jamais à prendre leur responsabililité. Quoiqu'il arrive, de toute manière c'est systématiquement et forcément de la faute des autres (ma mère - et oui encore elle :lol: - est une spécialiste en la matière !)
Peut être une manière d'éviter la honte et la culpabilité dont je parle plus haut...mais c'est vraiment pénibles (et encore le mot est faible :lol:) :evil:
Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux (Collin d'Harleville)
Je dirais qu'en ce qui te concerne, valable pour Djaga aussi et plein d'autres finalement, c'est qu'avant d'être acteur de sa vie, il faut pouvoir admettre (avec la honte et la culpabilité qui va avec) et comprendre qu'on a été d'abord victime
.
J'admets mes responsabilités.. Je sais qu'autour e moi c'est pas simple, mais je pèche par ma timorité et ma peur de l'inconnu..Mais je me plains puis j'avance (la plainte est mon essence :D
Je ne pense pas etre a l'extrême de la plaintitude , au contraire on loue ma non chiantitude (toi t'es pas chiante c'est bien ca)

Faut juste éviter de tomber dans la plainte perpétuelle oui, de la faute des autres tout le temps :-)
Provence a écrit :Je n'ai pas l'impression qu'être acteur de sa vie empêche de se plaindre.
C'est plutôt le fait de trouver des responsables ailleurs. De dire toujours c'est la faut à untel ou telle chose
Bien sûr qu'il y a une origine à nos problèmes, mais l'aide est à trouver en nous, pas dans ce qui en est à l'origine.


Je suis d'accord. C'est exactement ma façon de penser. Mais je crois que chez certains la complainte est tellement pathologique que même si on leur explique que la solution est en eux, ils nous répondront qu'ils sont tellement acculés contre leur obstacle qu'ils n'ont aucun pouvoir.
C'est tellement facile d'arrêter net en disant qu'on n'y peut plus rien. Le fatalisme fait des ravages.
J'en connais certains qui, s'ils dépensaient toute l'énergie qu'ils ont pour raler dans la recherche de leur solution ils s'en sortiraient mieux.

Pour ma part dans ce domaine j'ai toujours tendance à peser entre l'intérêt de raler et ce que cela peut me rapporter.
Je suis un raleur, mais un raleur fénéant.
Variante : je suis un raleur investisseur.
Je rale si j'ai la chance que cela m'apporte quelque chose. Sinon je laisse tomber. Même si j'ai les boules.
Exemple: Je ne rale jamais en voiture car je suis persuadé qu'à part des ennuis, je n'aurai rien d'autre.
Je rale auprès des grandes surfaces parce qu'ils ont tellement le sens du client développé que je pense que je peux recevoir un dédommagement.
Je ne rale jamais contre les institutions publiques parce que le système publique deresponsabilise au maximum les acteurs et empêche d'obtenir quoique ce soit. Dans cette dernière catégorie je jouerais plutôt la carte du charme.

Bref, raler oui. Ca me semble non seulement nécessaire pour soi-même mais cela reste vital à la société et permet un équilibre des masses en opposition.
Raler tout le temps, en revanche, non. C'est un coup à être catalogué comme raleur compulsif, et donc n'exprimant pas vraiment son désarroi.
Exemple : Je passe régulièrement dans les ateliers de production d'une des usines dont je m'occupe.
Je tombe fréquemment sur une personne qui se plaint en permanence.
A chaque fois que je le vois, c'est quelque chose de nouveau.
En revanche, j'ai un de ses collègues qui est plutôt constructif et celui là, le jour où il s'est mis à se plaindre. Je l'ai écouté et j'ai porté son problème à la lumière du comité de direction. C'est peut-être arbitraire de penser comme ça, mais à force de se faire victime, on finit par se demander si ce n'est pas un jeu de rôle (et pis je m'en fous, j'assume le fait de l'avoir aidé lui et pas l'autre).

Et enfin, je ne peux terminer sans passer en revue le cas des raleurs qui râlent de mauvaise foi. J'entends par là ceux qui commettent une erreur et qui se plaignent des conséquences. A part aller se cacher de honte, je ne vois pas ce que l'on pourrait leur conseiller.
Exemple : les automobilistes qui se victimisent lorsqu'ils se font choper au delà de la vitesse autorisée. Il y en aura toujours un pour dire qu'il roulait vite parce que c'était urgent, qu'il est victime de la politique répressive ou fiscale du gourvernement.

valà............j'ai fini de raler :lol: :lol: :lol:
Hâtons nous de succomber à la tentation avant qu'elle ne séloigne. (Epicure)
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