j'ai dû me resoudre à faire euthanasier ma vieille minette mardi soir. Ces 3 derniers mois elle a été très malade: problèmes respiratoires du fait de sinus hypertrophiés ( le veto n'a pas decouvert la cause de ce problème malgré de multiples examens, et une exploration sous anesthesie générale).On l'a mis sous cortisone, mais ça a aggravé une insuffisance rénale qui n'avait pas encore été decelé. elle a donc eu de gros problèmes de vomissement, ne mangeait plus (il a fallu la faire perfuser presque 24h la veille de noel), ses reins étaient bloqués à 30%. de nouveau fin de semaine dernière, après une periode tranquille d'un mois durant laquelle elle allait mieux et un traitement pour ses reins, , elle a recommencé à refuser la nourriture, à vomir son eau et ses sucs gastriques.Le verdict est tombé: ses reins étaient bloqués désormais à 90% (malgré son traitement, ça s'est aggravé de manière fulgurante
)). Comptetenu de son age ( 16 ans), sa fin était proche d'après la veto, et assurement elle aurait été douloureuse. Je crois que j'ai pris la meilleure décision pour elle ( après 16 ans d'affection et de calins, elle méritait de partir sereinement sans souffrance) mais je ne peux m'empêcher de culpabiliser d'avoir pris cette décision. Je ne fais que revoir ce denier moment où elle est restée à coté de moi, sur la table du veto, confiante de ce qui pourrait survenir puisque j'etais là , pendant qu'on l'anesthésiait. Je revois sa petite tete qui s'est posée dans ma main quand l'anesthesie genérale a fait effet. Elle n'a rien senti par la suite, je suis restée jusqu'au bout auprès d'elle à la caliner, je ne voulais pas qu'elle reste seule avec des inconnus, elle habituellement si craintive. J'etais sure ce jour là d'avoir pris la meilleure décision ( j'ai toujours été pour laisser les individus, hommes comme animaux, partir dignement avant que la souffrance ne devienne insoutenable) mais depuis je culpabilise, j'ai l'impression de l'avoir trahie, j'assume pas ce choix que je lui ai, de fait, imposé
.
Comment assumer une telle décision quant on ne sait pas ce qu'aurait fait l'individu en question s'il avait été capable de decider par lui même( ce qui est encore moins évident quand c'est un animal)?
Comment assumer une telle décision quant on ne sait pas ce qu'aurait fait l'individu en question s'il avait été capable de decider par lui même( ce qui est encore moins évident quand c'est un animal)?
anciennement T r i s s s
