Aujourd'hui j'ai décidé de vous parler du problème qui me suit depuis toujours, qui fait de moi quelqu'un de très seul et peu apprécié. J'en parle ici car je ne sais pas à qui m'adresser, je ne sais pas si c'est grave, si je serai comprise...
Depuis l'école maternelle j'ai toujours été une fille extrèmement renfermée et solitaire. Je me suis toujours sentie très mal à l'aise avec les autres, pas à ma place, trop différente. Déjà toute petite je n'avais pas de copains-copines. Je n'en avais pas envie et la présence des autres enfants me gènait. J'apportait un livre pour m'occuper toute seule pendant les récréations, mon univers était dans mon immagination (très fertile), je m'inventait un autre monde ou j'étais heureuse.
Puis petit à petit les autres enfants on commencé à se moquer de moi, m'insulter, me prendre comme "tête de turc".... Moche, bête, grosse, sale... c'était ce que j'entendais au quotidien. De jour en jour ma confiance en moi diminuait et ma haine envers les autres enfants grandissait. Je n'ai jamais rien dit, je ne me suis jamais défendue car j'avais peur, j'ai toujours gardé ça pour moi car je me sentais incomprise. Mes parents me pensait simplement timide et étaient persuadés que ça allait s'arranger.
Puis arriva l'époque du collège, les pires années de ma vie. Dés la première semaine j'était déjà la cible de moqueries de tous... sans même avoir dit un mot. Je ne portais pas de marques, je n'était pas "branchée", je n'était pas jolie ni drole ni grande gueule. Je ne correspondais pas aux critères de poppularité alors j'étais moins que rien. Petit à petit les mots se sont transformés en coups, je me suis plainte à la directrice du collège qui m'a simplement dit "Mais regarde toi! C'est pas étonnant que les autres ne t'aiment pas... et puis tu n'a qu'à te défendre!" Incroyable mais pourtant vrai.
Lorsque j'avais 14 ans j'ai été victime d'une aggression sexuelle. J'ai pris mon courage à 2 mais pour aller porter plainte... pas facile. Une semaine après, l'aggressivité de mes camarades d'école s'est brutalement accentuée (je me demandais pourquoi), j'avais peur d'aller au collège et fesais semblant d'être malade pour ne pas y aller. J'ai vite appris que mon agresseur était le père d'un des caïds du collège et que celui ci était au courant pour ma plainte. Evidemment tout le monde me prenait pour une menteuse et s'acharnait sur moi pour que je retire ma plainte... j'ai tenu bon (la personne est en prison).
Suite à cette histoire j'ai fait une tentative de suicide et obtenue une dérogation pour changer d'établissement. Dans mon nouveau collège j'était de nouveau très seule mais on me laissais tranquille, je m'y sentais en sécurité.
Solitude, dépression, alcool, auto-mutilation... voià mon quotidien de la fin de mes années collège. Je jouait un rôle de jeune fille épanouie devant mes parents, je cachait ma véritable vie pour ne pas leur faire de la peine.
Les années ont passées et depuis ces évènements de l'eau a coulée sous les ponts. J'ai rencontré mon copain avec qui je suis depuis 4 ans et que j'aime plus que tout. Je suis dans une école ou personne ne me parle et j'ai quelques rares amis en dehors. Je supporte de moins en moins la compagnie des gens, dans la rue je me sent oppressée et j'ai du mal à respirer... dans le bus je panique quand quelqu'un s'installe à côté de moi... mes amis j'essaye de les voir le moins possible. La seule personne dont j'apprécie réellement la compagnie est mon copain, je suis vraiment heureuse en sa présence. J'ai l'impression d'être anormale, égoïste, monstrueuse. Je voudrais partir m'isoler au fond d'un désert, me couper du monde, ne plus avoir à croiser le regard des autres. Les choses ne vont pas en s'améliorant, je sais bien qu'un jour je finirais par ne plus arriver à sortir de chez moi... je ne sais plus quoi faire.
Dois-je aller consulter un psy? Quelqu'un pourrait-il comprendre ma situation sans me juger en mal? Suis-je vraiment une anormale? Y a t-il un nom attribué à ce mal être?
Merci de me répondre gentillement, je suis fragile et au bout du rouleau.
Depuis l'école maternelle j'ai toujours été une fille extrèmement renfermée et solitaire. Je me suis toujours sentie très mal à l'aise avec les autres, pas à ma place, trop différente. Déjà toute petite je n'avais pas de copains-copines. Je n'en avais pas envie et la présence des autres enfants me gènait. J'apportait un livre pour m'occuper toute seule pendant les récréations, mon univers était dans mon immagination (très fertile), je m'inventait un autre monde ou j'étais heureuse.
Puis petit à petit les autres enfants on commencé à se moquer de moi, m'insulter, me prendre comme "tête de turc".... Moche, bête, grosse, sale... c'était ce que j'entendais au quotidien. De jour en jour ma confiance en moi diminuait et ma haine envers les autres enfants grandissait. Je n'ai jamais rien dit, je ne me suis jamais défendue car j'avais peur, j'ai toujours gardé ça pour moi car je me sentais incomprise. Mes parents me pensait simplement timide et étaient persuadés que ça allait s'arranger.
Puis arriva l'époque du collège, les pires années de ma vie. Dés la première semaine j'était déjà la cible de moqueries de tous... sans même avoir dit un mot. Je ne portais pas de marques, je n'était pas "branchée", je n'était pas jolie ni drole ni grande gueule. Je ne correspondais pas aux critères de poppularité alors j'étais moins que rien. Petit à petit les mots se sont transformés en coups, je me suis plainte à la directrice du collège qui m'a simplement dit "Mais regarde toi! C'est pas étonnant que les autres ne t'aiment pas... et puis tu n'a qu'à te défendre!" Incroyable mais pourtant vrai.
Lorsque j'avais 14 ans j'ai été victime d'une aggression sexuelle. J'ai pris mon courage à 2 mais pour aller porter plainte... pas facile. Une semaine après, l'aggressivité de mes camarades d'école s'est brutalement accentuée (je me demandais pourquoi), j'avais peur d'aller au collège et fesais semblant d'être malade pour ne pas y aller. J'ai vite appris que mon agresseur était le père d'un des caïds du collège et que celui ci était au courant pour ma plainte. Evidemment tout le monde me prenait pour une menteuse et s'acharnait sur moi pour que je retire ma plainte... j'ai tenu bon (la personne est en prison).
Suite à cette histoire j'ai fait une tentative de suicide et obtenue une dérogation pour changer d'établissement. Dans mon nouveau collège j'était de nouveau très seule mais on me laissais tranquille, je m'y sentais en sécurité.
Solitude, dépression, alcool, auto-mutilation... voià mon quotidien de la fin de mes années collège. Je jouait un rôle de jeune fille épanouie devant mes parents, je cachait ma véritable vie pour ne pas leur faire de la peine.
Les années ont passées et depuis ces évènements de l'eau a coulée sous les ponts. J'ai rencontré mon copain avec qui je suis depuis 4 ans et que j'aime plus que tout. Je suis dans une école ou personne ne me parle et j'ai quelques rares amis en dehors. Je supporte de moins en moins la compagnie des gens, dans la rue je me sent oppressée et j'ai du mal à respirer... dans le bus je panique quand quelqu'un s'installe à côté de moi... mes amis j'essaye de les voir le moins possible. La seule personne dont j'apprécie réellement la compagnie est mon copain, je suis vraiment heureuse en sa présence. J'ai l'impression d'être anormale, égoïste, monstrueuse. Je voudrais partir m'isoler au fond d'un désert, me couper du monde, ne plus avoir à croiser le regard des autres. Les choses ne vont pas en s'améliorant, je sais bien qu'un jour je finirais par ne plus arriver à sortir de chez moi... je ne sais plus quoi faire.
Dois-je aller consulter un psy? Quelqu'un pourrait-il comprendre ma situation sans me juger en mal? Suis-je vraiment une anormale? Y a t-il un nom attribué à ce mal être?
Merci de me répondre gentillement, je suis fragile et au bout du rouleau.
Je préfère être détestée pour ce que je suis...
qu'aimée pour ce que je ne suis pas !
qu'aimée pour ce que je ne suis pas !
