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Il me faut beaucoup de courage pour venir poster ici... J'ai tellement honte des sentiments que m'inspirent cette grossesse, et en meme temps je n'y comprends tellement rien...

Je n'arrive meme plus a savoir si c'est un probleme de couple, ou si le probleme vient de moi. Si la grossesse n'a fait que reveler des sentiments que j'avais, au fond, deja en moi ou si elle reveille au contraire des sentiments irrationnels. Je repense parfois a nous deux avant que je tombe enceinte et je ne me souviens meme plus de ce que je ressentais pour lui. Aujourd'hui, a mon grand desespoir, je ne ressens plus que mepris pour cet homme... mepris que j'essaie de combattre mais qui se manifeste de maniere violente au quotidien.

Je lui en veux de ne pas etre enceinte, lui. De ne pas souffrir dans son corps de cette presence etrangere et de toutes les reminiscences qui y sont liees. Depuis le debut, je suis souvent malade, je m'affaibli, je commence a saturer... Dernierement, a trois mois de grossesse, mon ventre commence a s'arrondir. Et c'est un veritable choc qui se produit en moi. Je me sens victime, souillee, salie. Comme si mon corps n'etait qu'un objet qui, encore une fois, avait ete soumis au desir masculin sans plus de consideration. Je me sens diminuee en tant que femme, puisqu'il n'y a aucun autre moyen d'avoir des enfants, j'ai l'impression d'etre une victime choisie par la nature.

J'ai vecu plusieurs fois dans ma vie cette sensation que mon corps m'echappait et ne m'appartenait plus. Apres des annees de reconciliation cette grossesse me revient comme une giffle, balayant tout le respect que j'avais pu construire pour moi.

Et je lui en veux a lui... je lui en veux d'etre un homme et que sa vie ne change pas. Je lui en veux de ne pas etre tres psychologue et de passer a cote de mon mal etre, de ne pas comprendre. Je lui en veux tellement et avec une telle force que je me demande bien ce que cela cache vraiment.

Et a cote de cela, je culpabilise. De ne pas etre heureuse. De ne pas vivre un moment merveilleux. Que cette aube d'avant mariage et d'avant bebe ne soit plus vecue que comme un chemin vers l'echaffaud, quelque chose qu'il faut bien faire... Je m'en veux de parler ainsi alors que tant de femmes revent et attendent d'etre enceintes, alors que tant d'autres seraient certainement comblees par cet homme que je n'arrive plus a voir a travers ma douleur.

Je me leve en pleurant, je fais un job alimentaire qui ne me plait plus, je dois prevoir de quitter mon pays d'adoption et m'inquieter de notre avenir, sacrifier et attendre... encore. Pourtant ca n'est pas cet enfant qui m'inquiete. C'est toute la partie ou il est dans mon ventre et ou je suis victime de cette presence. J'aimerai retrouver ce sentiment d'etre seule dans mon corps.... Et en attendant j'ai l'impression de tout gacher.

Je ne sais pas vraiment ce que j'attends comme reponse, peut etre des temoignages, un lieu ou pouvoir parler, un peu de soutien... Je me sens en confiance parmis vous et rares sont les endroits ou l'on peut s'exprimer librement sur des sentiments aussi contradictoires et politiquement incorrects...

Merci.
Et mon cul, c'est du poulet ?
Tu n'as pas à avoir honte et tu as le droit de ressentir des émotions même des "que tu crois que c'est pas bien".
La grossesse épanouissante ce n'est pas une obligation, avoir déjà le mal du pays c'est normal, en vouloir à ton homme c'est sûrement logique si ce n'est hormonale (moi et mes hormones :lol:).

Je crois que j'ai un peu vécu ça mais plutôt après mon accouchement où je lui en ai voulu pour tout un tas de choses que je lui reprochais à lui justement de ne pas les vivre. Je n'ai peut-être pas choisi la meilleur façon mais j'ai pas trop eu le choix alors j'ai fait de mon mieux pour qu'il partage mon mal-être. Trop souvent on fait l'erreur de tout garder pour nous et d'épargner l'autre mais en attendant on est seule avec notre détresse. Je pense que l'autre il est là aussi pour les moments difficiles.
Du coup bah monsieur a senti passé ma déprime post-partum puis la prise de conscience du fait d'être parent, puis ensuite ma renaissance à moi (je ne m'intéresse plus) et le retour des ambitions :lol:

J'ai toujours été persuadé qu'il fallait dans mon cas qu'on passe par là, des choses devaient être faite et d'ailleurs s'il n'avait pas suivi, je partais sans lui. Puis c'était peut-être difficile pendant quelques mois, ça a boulversé des tas de choses mais tout le monde va pouvoir en bénéficié.
Ce que je veux dire parce que bon je blablate quand même c'est que ce n'est pas forcément négatif ou méchant.
Des choses importantes arrivent et tu as besoin peut-être de passer par là aussi pour que ces choses se passent au mieux.

Bon je me rends compte je suis peut-être pas assez clair :lol:
Zut
comme si la grossesse était une intrusion dans ton corps.
Tu es peut être angoissée par l'idée que ton corps pourrait être le siège d'une agression, comme si ça remettait en cause ton intégrité.

As tu déjà eu le sentiment d'être en danger dans ton intégrité corporelle?
Oh, oui j'ai deja eu le sentiment d'etre en danger dans mon integrite corporelle. Que ce soit un episode, petite, dont j'ai deja parle ailleurs ou, ado, les traitements intrusifs a l'hopital que j'ai subi pendant plus d'un an.

Oui, dans ces moments la j'avais perdu toute dignite et sentiment d'integrite. Mais ce sont des evenements sur lesquels, dans les annees qui ont suivi, j'ai beaucoup travaille. La RA avait d'ailleurs joue un grand role et depuis quelques annees je me sentais veritablement en paix avec mon corps. D'ailleurs, meme aujourd'hui alors que j'ai du mal a m'y retrouver physiquement (nausees etc.) les TCA ne sont pas reapparus.


Yubaba, ce que tu me dis est tres clair... J'en arrive justement a ce point la aussi: s'il ne peut pas etre la, je partirai sans lui. A part que dans notre situation "partir sans lui" ca veut dire aller dans un pays dans lequel il ne peut pas se rendre, et lui "enlever" son enfant. :? J'aimerai tellement que l'on puisse traverser cela ensemble, mais je me rend bien compte que c'est peut etre une demande impossible et qu'il est aussi tres loin de pouvoir comprendre ces consideration emotionnelles ou psychologiques. En homme africain, il cache ses sentiments et me demande d'en faire autant. Sa reponse invariable est "tout ira bien".

Pourtant... je sais qu'il m'aime... mais est ce que je peux vraiment lui demander, au nom de l'amour, de comprendre quelque chose que je ne comprends pas moi meme? Quand a etre la, il l'est, malgre mes attaques incessantes, malgre que je juge ses reactions comme insuffisantes, il est toujours la... mais je ne me sens pas mieux...
Et mon cul, c'est du poulet ?
Je t'avouerai je ne sais pas ce qui a changé pour que d'un coup chez lui tout se remette en place et qu'un jour je me dise tiens qu'est ce que ça va bien en ce moment d'ailleurs depuis ça n'a pas changé et tout se passe drôlement bien depuis.
Il a bien compris que ça allait se faire sans lui mais ce n'était pas vraiment ça qui d'un coup l'a poussé à "changer" même si ça a dû l'atteindre et puis il a compris tout un tas d'autres choses.

Par contre oui on peut lui demander de comprendre même s'il le faut à notre place c'est sollicité son aide surtout si ce que vous avez construits jusqu'à maintenant est en jeu. Je n'hésiterai pas d'ailleurs je n'ai pas hésité puis mon but était justement de le faire réagir par n'importe quel moyen, j'avais vraiment l'impression que c'était ça qu'il nous fallait.
J'avais des besoins ce n'était pas que pour moi, c'était aussi important pour la famille puisque désormais on était une famille et qu'elle a besoin d'un certain équilibre.
Tester le père, voir s'il sera un vrai père parce que par exemple pour moi je n'en ai jamais eu un qui se soit conduit comme tel, c'était important mais pas que pour moi. D'ailleurs c'était une peur que j'avais avant l'accouchement. Je ne sais pas ce que c'est un père alors je doutais de mr Yub. C'est comme si tout ce qui n'était pas assez stable ou équilibré était une copie à revoir afin d'accueillir le petit bout dans un endroit où on aura fait de son mieux. Le truc est que j'avais déjà accouché.
Zut
J'ai vécu un peu ça avec ma 1ere grossesse ...
C'etait comme un corps etranger en moi, un remake d'alien, posychologiquement je ne gerais pas du tout et j'ai été super mal (depression ...).

Et tout ce negatif c'est transformé en positif à la naissance de ma puce. Tout mon mal etre prenait du sens quand j'avais ma choupinette dans mes bras, tout etait oublié, elle etait là, elle avait besoin de moi et de mon amour et c'etait tout !!!

Ma 2eme grossesse a été ambivalente ...
J'ai desiré très fort ma 1eme fille mais decidement la grossesse ce n'est pas pour moi.
Je me suis sentie mal dans mon corps tout en etant fiere de mon gros bidon (j'avais fait une grossesse "plate" pour la 1ere et ça m'a marqué).

Et puis mon mari m'ennervait, il ne comprenait pas, ne s'attardait pas sur mon mal-etre ... a partir du moment ou je n'etait pas "malade" à proprement parlé c'est que ce n'etait rien.
Et puis il avait autre chose en tete que ma grossesse : son nouveau taf, sa période d'essai.
Je me suis renfermée, je me suis un isolée de lui ...

Et re-miracle de la maternité ...
Quand ma 2eme puce est arrivée, tout a été oublié, on etait juste heureux, c'etait juste magnifique !!!

Comme quoi le ressenti d'une femme enceinte hin ...

Mais maintenant je sais que je suis "faite" pour etre maman mais pas pour etre enceinte, c'est un etat physique qui me m'occasionne de la souffrance psychologique ...
"Pendant que le monde est monde et que chacun refait ses comptes, j'emmène au creux de mon ombre ... des poussières de toi !"
Merci pour vos temoignages... Ca ne sont pas les premiers dans ce sens que je lis sur le net (periode difficile puis amelioration que ce soit avant ou apres la naissance) et si vous saviez a quel point je m'accroche a l'espoir que cela se passe ainsi pour nous aussi...

Ce matin une amie m'a pose une question tres pertinente alors que je me plaignais "mais, avant, il etait la pour toi?". Avant... je ne sais pas, on a eu une periode ou on vivait ensemble (on est separes pour le moment pour son "business") et au quotidien c'est un homme present. Par contre il est vrai que je ne peux rien attendre cote surprises ou romantisme... mais "avant" je n'en n'avais pas besoin, je m'en foutais. Aujourd'hui j'ai envie d'etre prise en charge, j'ai envie que quelqu'un me rassure dans cette periode bouleversante, qu'il ai les epaules assez larges pour "assurer" tout ce qui me depasse et que je n'ai plus qu'a vivre egoistement pour moi meme....

Mais c'est peut etre trop lui demander, a lui qui vit aussi cette periode de chamboulements... Dernierement il m'a avoue qu'il realisait a peine que j'etais enceinte. Et pareil que toi, Tryskellia, pour lui je ne suis pas "malade" et mes vomissements (qui ces derniers jours m'ont empechee de manger et boire pendant + de 48h) ne sont qu'un detail. "Tu n'es pas la premiere a etre enceinte". Il ne comprend pas tout ce "cinema"....

Oui, c'est vrai, je lui en demande beaucoup. Vraiment beaucoup, alors qu'il devient mari et pere. Tout comme toi, Yubaba, un peu comme un "examen d'entree" je recherchais a construire ce couple que je n'ai jamais vu chez mes parents... finalement je ne sais pas comment ca marche. Et je veux qu'il soit un pere et mari solide, celui qui soutien et guide la famille...

Je suis sure qu'il s'occupera tres bien du bebe une fois la, pour l'avoir deja vu avec des enfants et connaitre son attitude face aux taches du quotidien. Mais aujourd'hui il ne s'agit pas de l'enfant, mais de "moi" et je voudrais qu'il me montre que je peux compter sur lui dans les moments ou je craque, meme s'il ne sait pas ce qui m'arrive... Je sais que j'ai besoin de liberer ma tete de beaucoup de choses pour pouvoir envisager la grossesse d'une maniere plus sereine, besoin de beaucoup y penser, intellectualiser cette periode... et la je suis tellement depassee que je n'y arrive pas. J'ai peur de me retrouver avec un bebe dans les bras sans avoir realise ce qu'il se passait... :cry:
Et mon cul, c'est du poulet ?
C'est ce que moi j'appelle un cap. Il est arrivé à un moment où j'ai pris toute l'ampleur des responsabilités qu'englobe un enfant en pleine face. Pour moi c'était ainsi et j'ai dû accepter ça. D'ailleurs ça faisait partie de mes reproches parce que j'ai pas eu l'impression qu'il ait suivi comme moi le mouvement ni compris toute l'ampleur. En même temps c'est logique s'il peut compter sur moi puisque moi je sentais cette obligation donc j'ai dû lui montrer ma place en l'obligeant. Bon ce n'est pas ton cas ou pas encore.
Je veux dire que ça peut paraître dur sur le moment mais on le passe, on apprend à vivre avec et même après on se dit qu'on ne voudrait plus que ça s'arrête.
Quand fiston est né à la première seconde je l'ai aimé mais découvrir vraiment ce qu'il représentait pour moi et tout ce que sa naissance m'apporte j'ai commencé à vraiment y voir plus clair après 3/4 mois. Ce n'est pas toujours facile de comprendre ce que l'on vit et ce que l'on ressent puis en même temps parfois c'est si compliqué.
Zut
y aura tjs un fossé entre ce que l'on attend de son conjoint et ce qu'il fait ou est réellement ...
C'est comme ça ... faut vivre avec ou se condamner à etre eternellement malheureuse et insatisfaite ...

On en a parlé avec chéri cette semaine : lui a de grosse tendance egoiste et moi je suis une inconditionnelle du "je vois le mal partout, tout le mon il est mechant et je suis malheureuseuuuuuuuuuuuuu"

On le sait ... y a des moment ou ces defauts gache notre vie de couple mais on arrive tjs à remettre les choses à leur place, à valoriser le bon de chacun et à se dire qu'on s'aime et qu'on est fière de nous, de notre famille ...
"Pendant que le monde est monde et que chacun refait ses comptes, j'emmène au creux de mon ombre ... des poussières de toi !"
nous avons toutes des peurs pendant la grossesse.... :oops:

j'ai comme toi un mari qui n'est pas trés attentionné en temps normal....
il faut souvent lui souffler l'idée pour obtenir un peu de romantisme!
c'est dans sa nature je le sais... la grossesse n'a rien changé!
cependant dans les moment ou nos corps changes, ou nos hormones nous titillent, nos attentes ne sont plus les mêmes!

moi aussi j'ai eu la période: j'ai besoin qu'on me poupoune qu'on me chouchoute parce que je suis à une période de ma vie ou j'ai un peu peur de ce qui m'arrive ou je ne suis pas certaine d'y arriver....

j'en ai beaucoup parlé avec mr, c'est vrai que pour un homme c'est un peu dur à comprendre! il ne vivent pas le gros chamboulement par lequel nous passons des les premiers moments! en tous cas pas tout de suite! souvent tant que notre ventre n'est pas rond ils ont du mal... et puis quand ils sentent bébé bouger ça les aide aussi à réaliser!
certains ne s'en rendent comptent que le jour de l'accouchement! et n'ont donc pas le comportement que nous attendant d'eux ni même les bons mots!
en tout cas ceux que nous avons besoin d'entendre!!!

en attendant c'est vrai que c'est dur! que ça fait peur, que nous pensons à la vie de couple et de famille qui nous attendent aprés....
le fait d'être loin c'est dur ( je suis à 700 km de ma famille et de celle de mon mari) surtout quand dans ces moments là on a besoin d'un peu plus d'affection! et pour ces situations je pense que les femmes se comprennent bien! en tout cas mieux que la plus part des hommes.

abandonner son corps pendant 9 mois à un petit être qui va doucement le coloniser, abandonner ses habitudes de vie, son rythme habituel tout ça n'est pas simple!
ça demande un temps d'adaptation! et même parfois ce n'est pas facile jusqu'au bout!
moi aussi j'ai des peurs pour l'avenir de mon couple, j'ai peur de ne pas savoir faire de ne pas être à la hauteur...
moi aussi j'ai douté de mon mari, je me suis dit qu'il ne m'aimait plus, qu'il ne comprenait pas.... qu'une fois que bébé serait là je ne serai plus que la couveuse au ventre vide.... le biberon humain...

franchement j'en ai discuté avec ma maman et elle m'a aidé à comprendre que mon mari est égal à lui même peu communiquant sur ses sentiments ne parlant pas de ses peurs.... un homme se doit d'être fort! il n'est pas fait pour couver qui que se soit! (sauf ceux qui ont un sens développé un peu féminin!) en tout cas c'est ce que pense beaucoup d'hommes sans vouloir se l'avouer!
Je pense que dans ces moment là nous sommes moins aptes à remettre les choses dans le contexte et que plus le moral est bas moins on arrive à relativiser!

parle en avec lui, prend le temps d'aller mieux et de te dire que si tu as fais le choix de faire un bébé avec cet homme c'est qu'au fond tu sais que c'est un homme bien!
tu as abandonné tellement de choses pour lui, je en pense pas que tu l'ai fait sans raison!
fais toi confiance,fais confiance à ton couple, fais confiance à ton corps et fais confiance à ton bébé! le temps va t'aider! il te faut juste reprendre confiance et relativiser!

plein de courage à toi!!!!!!! :kiss:
et oui........................
coucou mamisha!

je ne peux témoigner de mon expérience en ce sens que je n'ai pas vécu mes grossesses ainsi...
mais simplement te dire qu'à travers ce que tu dis et pour avoir suivi tes galères pour le suivi et l'accouchement (dur dur quand même!) je me demande si ces sentiments "négatifs" ne surviennent pas justement à cause de ces galères :oops: je veux dire que si tu avais été enceinte avec des conditions plus faciles pour organiser cette période de façon sereine, peut-être que ces questions ne prendraient pas une telle importance...?

parce que là tu dois faire face à beaucoup de problèmes distincts et aussi difficiles à résoudre les uns que les autres le tout avec les fameuses hormones de future maman qui sont déjà tout un poème dans des circonstances "normales"...je sais pas si tu me suis, je dois pas être très claire là :oops:

malgré la joie que peut apporter ta grossesse, il est difficile (et je le comprends très bien) d'envisager l'avenir sereinement car il est délicat d'organiser ton suivi facilement, pour des raisons indépendantes de ta volonté, tu ne peux préparer ton accouchement comme tu le souhaiterais pour les mêmes raisons, côté boulot, ça t'échappe également, donc qui ne pèterait pas un câble dans ces conditions :shock: :?: même si on ne veut pas TOUT maîtriser, avoir le sentiment que tout s'imbrique petit à petit, ça rassure et ce n'est peut-être pas ce qui se passe pour toi?

alors si en plus tu ne peux pas en discuter facilement avec ton zhom parce qu'il n'aime/ne veut pas en parler, ou qu'il ne te comprend pas (et c'est pas toujours facile pour un homme de comprendre tout ça :roll: ), il y a bien un moment où tu vas douter...et c'est logique!!!

ça ne va guère t'aider ce que je te dis, je ne peux que te renouveler ma compassion, ma sollicitude, t'encourager, t'envoyer mes pensées les plus positives :kiss: :kiss: si je peux t'aider autrement, ce sera avec plaisir, j'espère juste ne pas avoir été maladroite :oops:
Tu sais eolo rien que le fait que l'on comprenne ça fait du bien. C'est bête moi je l'ai vécu il y a quelque temps et pourtant entendre tes mots ça me fait du bien.

Avoir ses besoins ne veut pas dire vouloir changer l'autre fondamentalement mais bon ce bébé a été fait à deux pourquoi devoir tout supporter dans son coin sous prétexte que c'est comme ça ou qu'on est enceinte. C'est justement je trouve le moment pour voir qu'en est il de notre couple, d'être épaulé sinon quand le ferait on autrement. Quand tout va bien?

Mr Yub il a dû faire des efforts, il a supporté aussi des moments difficiles certes mais en même temps il n'a rien sacrifié non plus derrière. Tout est encore là sauf que maintenant il y a aussi sa femme et son enfant et tout le monde est nourri à la même enseigne et ce n'est sûrement pas parce que je serais une hystérique et qu'il a pas le choix.
Zut
Merci beaucoup a toutes, je savais que je pouvais compter sur vous ;)

Tous vos temoignages, tous vos messages m'apportent soutien, reconfort et m'aident a relativiser. J'ai pris quelques jours off toute seule cette semaine, car j'etais a bout physiquement. Meme si je ne suis toujours pas en forme, ces moments m'ont permis de m'apaiser, de me recentrer et essayer de comprendre ce qu'il m'arrive.

Chacune, a votre facon, avez eclaire mes sentiments de maniere juste: l'eternelle imperfection de nos hommes (et la notre!) qui se heurte parfois a notre vision revee du couple, le bouleversement de la grossesse, la pression de notre situation, le fait que ces etapes de "crise" soient parfois necessaires pour avancer...

Oui, il est vrai que si la situation materielle etait differente je serai peut etre plus zen. Je culpabilise enormement de ne pas offrir cette "stabilite" a mon bebe, alors que je pensais que je m'en foutais et que ca n'etais pas le plus important. Je me decouvre des sentiments que je ne pensais pas avoir... Je vis aussi la distance d'avec mon homme comme un echec, comme s'il ne me considerai pas comme suffisament bien pour vivre avec moi, alors que c'est une situation que je comprenais et acceptais (pour son boulot) mais "avant" de tomber enceinte.

J'ai compris aussi quelque chose d'important, c'est que toute cette rancoeur que j'entretenais contre lui n'etait que la preuve de mon besoin profond de le savoir a mes cotes. Je n'ai choisi d'avoir cet enfant que parce que c'est avec lui, les autres aspects de notre situation etant loin d'etre ideaux. Il doit venir aujourd'hui, je lui ai ecrit un petit mot et j'espere amorcer le dialogue....

merci encore beaucoup pour votre soutien.
Et mon cul, c'est du poulet ?
Je suis contente de voir que tu as pu y voir beaucoup plus clair.

Je crois que la culpabilité apparemment fasse partie de nous quand on devient parent. On s'inquiètera toujours de savoir si on offre assez à notre enfant et si l'on fait aussi bien que les autres. D'ailleurs on a toujours l'impression que les autres y arrivent mieux :lol:

On est un petit budget ici alors il y a des tas de choses que même si l'on voudrait on ne pourra pas offrir à tibou mais bon je me dis aussi que son équilibre il n'est pas là dedans. Ce qui est important c'est ce qui est vital tu le restes c'est des détails.
J'ai vécu avec ma mère et ma soeur des jours très difficiles où on était très pauvres et dans une situation très incertaine et pourtant mon enfance reste quelque chose qui ne m'a pas traumatisé je pourrais même dire que c'était une enfance heureuse mais juste parce que j'ai eu tout l'amour dont j'avais besoin de ma mère et qu'on m'a laissé vivre mon enfance.
Zut
tu sais quand on est enceinte tout est exacerbé, les sentiments, les odeurs, les ressentis... n'aie pas honte c'est normal d'avoir des coups de mou et de vouloir qu'on s'occupe de toi. maintenant faut juste bien en discuter avec lui et surement qu'il comprendra que tout ca c'est pas forcément facile.

comme dit yubaba on a toujours l'impression que les autres font tout beaucoup mieux que nous même, le tout c'est d'accepter le fait que tout parent est quelque part un "mauvais" parent. personne n'est parfait ;)
l'optimisme est un cruel manque d'information... :))
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