C'est après pas mal d'hésitations que je me décide à rédiger ce post...
Comme certains d'entre vous ont peut-être pu le lire ou le deviner à travers mes posts, surtout d'il y a quelques mois, je souffre d'une dépression, comment dire, "pas piquée des hannetons".
Pour résumer rapidement le truc, le décès de ma mère il y a 5 ans a refait surgir et a empiré un mal-être enfoui depuis la mort de mon père 13 ans auparavant. J'avais alors 4 ans.
S'y sont greffés des angoisses pathogènes qui m'ont fait arrêter d'aller en cours toute une année en le dissimulant à mes proches, et qui souvent me bloquent encore pour aller à la fac. Plus un gros développement de mon hyperphagie qui sommeillait depuis mon enfance et les premiers régimes imposés par la famille bien-pensante...
La mort de ma tante du côté maternel et de mon grand-père maternel il y a peu m'ont replongé d'autant plus fort dans cette nasse, me donnant l'impression tenace que j'avais perdu tout lien avec ma mère (avec qui j'entretenais une relation fusionnelle).
Enfin bon...voilà pour planter le décor. Après pas mal de tergiversations, de premiers rdv avec d'autres praticiens sans revenir ou même y aller, j'ai pris rendez-vous il y a quelques semaines avec une psychiatre, spécialisée dans les tca. A l'issue de quelques discussions, elle m'a proposé de faire cet été un séjour de 4 à 6 semaines dans le service psychiatrie de la clinique où elle officie.
En effet, au début du travail qui pourrait me permettre d'aller mieux, elle craint que le remède soit pire que le mal, et pense qu'il est indispensable que je sois bien entourée pendant ces premiers temps.
Je suis absolument d'accord avec elle sur ce point, et l'idée d'un séjour en institution spécialisée m'avait déjà plus qu'effleurée.
Nous avons donc décidé d'une hospitalisation à partir de début juillet, afin de ne pas troubler le rythme scolaire. Je vous dis tout de suite que j'ai hâte de m'y trouver.
Mais j'ai aussi une frousse terrible, de quoi, je ne saurais le dire précisément... De ce qui va être révélé.. De ne plus avoir le soutien de la nourriture, qui me détruit à petit feu mais qui me permet aussi de tenir bon, et pourtant j'ai tellement envie de retrouver un rapport harmonieux avec la nourriture. Peur aussi de cette confusion qui fait que lorsqu'on dit qu'on va en hp, les gens nous imaginent aussitôt un couteau à la main et la tête de quelqu'un à l'autre...ou l'image du patient à la "Vol au-dessus d'un nid de coucou"...
Cependant ma décision est prise, et dûment réfléchie. Alors pourquoi suis-je en train de tartiner à tout-va ?
J'avais envie d'en parler sur ce forum où j'ai trouvé des mots à mettre sur mes maux. Et j'aimerais aussi savoir si certains et certaines d'entre vous ont connu des expériences similaires..
Merci de m'avoir lue.
Comme certains d'entre vous ont peut-être pu le lire ou le deviner à travers mes posts, surtout d'il y a quelques mois, je souffre d'une dépression, comment dire, "pas piquée des hannetons".
Pour résumer rapidement le truc, le décès de ma mère il y a 5 ans a refait surgir et a empiré un mal-être enfoui depuis la mort de mon père 13 ans auparavant. J'avais alors 4 ans.
S'y sont greffés des angoisses pathogènes qui m'ont fait arrêter d'aller en cours toute une année en le dissimulant à mes proches, et qui souvent me bloquent encore pour aller à la fac. Plus un gros développement de mon hyperphagie qui sommeillait depuis mon enfance et les premiers régimes imposés par la famille bien-pensante...
La mort de ma tante du côté maternel et de mon grand-père maternel il y a peu m'ont replongé d'autant plus fort dans cette nasse, me donnant l'impression tenace que j'avais perdu tout lien avec ma mère (avec qui j'entretenais une relation fusionnelle).
Enfin bon...voilà pour planter le décor. Après pas mal de tergiversations, de premiers rdv avec d'autres praticiens sans revenir ou même y aller, j'ai pris rendez-vous il y a quelques semaines avec une psychiatre, spécialisée dans les tca. A l'issue de quelques discussions, elle m'a proposé de faire cet été un séjour de 4 à 6 semaines dans le service psychiatrie de la clinique où elle officie.
En effet, au début du travail qui pourrait me permettre d'aller mieux, elle craint que le remède soit pire que le mal, et pense qu'il est indispensable que je sois bien entourée pendant ces premiers temps.
Je suis absolument d'accord avec elle sur ce point, et l'idée d'un séjour en institution spécialisée m'avait déjà plus qu'effleurée.
Nous avons donc décidé d'une hospitalisation à partir de début juillet, afin de ne pas troubler le rythme scolaire. Je vous dis tout de suite que j'ai hâte de m'y trouver.
Mais j'ai aussi une frousse terrible, de quoi, je ne saurais le dire précisément... De ce qui va être révélé.. De ne plus avoir le soutien de la nourriture, qui me détruit à petit feu mais qui me permet aussi de tenir bon, et pourtant j'ai tellement envie de retrouver un rapport harmonieux avec la nourriture. Peur aussi de cette confusion qui fait que lorsqu'on dit qu'on va en hp, les gens nous imaginent aussitôt un couteau à la main et la tête de quelqu'un à l'autre...ou l'image du patient à la "Vol au-dessus d'un nid de coucou"...
Cependant ma décision est prise, et dûment réfléchie. Alors pourquoi suis-je en train de tartiner à tout-va ?
J'avais envie d'en parler sur ce forum où j'ai trouvé des mots à mettre sur mes maux. Et j'aimerais aussi savoir si certains et certaines d'entre vous ont connu des expériences similaires..
Merci de m'avoir lue.
